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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien !
On se retrouve aujourd'hui pour le vingt-quatrième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira !

N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis !

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ANNONCE

Je vous parlerais de mes futurs projets à la fin de ce chapitre !

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Bonne lecture !

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Chapitre XXIV : Il reviendra.

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PDV Mathieu

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Je soupirais et secoua doucement la tête, m'apprêtant à parler avant qu'un long cri strident, un cri rempli d'horreur et de douleur ne se mette à résonner dans les égouts, provenant du tuyau devant nous.

Aussitôt, je regardais Antoine, terrifié. Lui aussi me regarda, dans tous ses états, et à peine quelques secondes plus tard nous nous retrouvions à cavaler dans le tuyau en direction des cris. Je ne savais pas qui criait, vraisemblablement un enfant, mais était-ce Alois d'habitude si calme ? Je ne savais pas mais je ne comptais pas attendre de me retrouver avec un cadavre supplémentaire sur les bras pour le savoir. Pris par un instinct paternel soudain, souhaitant protéger mon fils plus que tout, je courrais comme je n'avais jamais couru, ressentant à peine cet effort.

Le souffle court et le cœur battant, ne pensant à rien d'autre que mon but, j'avançais rapidement. J'étais obligé de me baisser et de courber le dos dans le tuyaux mais pas autant que mon mari, qui à genoux dans la gadoue avançait difficilement mais tout aussi rapidement. Je lui en voulais d'avoir douté mais étais soulagé de voir que finalement il me croyait. De toute manière dans cette situation il n'avait pas d'autres choix.

J'espérais vraiment retrouver mon gosse, je ne voulais pas qu'il souffre, mais une partie de moi souhaitait que ce soit ses cris que nous ayons entendu. Je voulais revoir sa petite bouille adorable.

Essoufflés et nos oreilles vrillant à force d'entendre les cris, on arriva dans une partie de l'égout où plusieurs tuyaux se rejoignaient pour déverser leur immonde contenu. Au milieu de ce genre de pièce se trouvait mon fils, un monstre hideux à l'apparence d'une femme rachitique aux orbites vides lui mordant avidement le mollet.

Le choc. Cette scène était terrible, hideuse, j'arrivais à peine à y croire. Pouvait-on appeler ça du cannibalisme dans la mesure où cette chose n'était plus humaine ? Antoine lâcha une exclamation d'horreur alors que furieux et mort de peur pour mon fils je hurlais :

« Lâche-le ! »

La chose se tourna vers nous. Je déglutis quand mes yeux se heurtèrent aux orbites vides. Pouvait-elle nous voir ? Vu comme ça, même si elle était effrayante, elle n'avait pas l'air si dangereuse. Etait-ce la première fois qu'un parent découvrait son existence et arrivait pour venir délivrer son enfant ? Alois leva brusquement la tête, le visage baigné de larme en regardant autour de lui, l'air incertain en cherchant certainement à savoir où nous étions.

« Mathieu ? Antoine ?

-On est là, bonhomme, on vient te chercher ! » s'exclama Antoine, les yeux rivés sur lui.

Soudain, le Baba Yaga s'écarta de notre fils en poussant un cri bestial, et avant que l'on ne puisse dire quoi que ce soit, se précipita dans notre direction pour me sauter dessus. Je lâchais un cri en tombant à la renverse et hurlais de douleur alors que cette chose frappa mon torse avec sa main. Elle avait une force surprenante que l'on ne devinait pas en voyant son physique. Je vis Antoine pâlir en me voyant et même si je décelais dans son regard l'envie de m'aider, il se contenta de rejoindre rapidement notre petit pour mon plus grand soulagement.

Alois pleurait à chaudes larmes. Il m'avait entendu hurler mais ne comprenait pas ce qu'il se passait. Mon mari le porta et le mis sur ses genoux en observant son mollet, déchirant une partie de sa chemise pour l'enrouler autour de son mollet ensanglanté.

« Où est Mathieu ?! Pourquoi il a hurlé ?! Je vais perdre ma jambe ?!

-Tout va bien, tout va bien... » murmura-t-il face au ton paniqué du gamin.

Je regardais cette scène en me débattant, tendant les bras vers le sac à dos à quelques mètres de moi, cherchant à atteindre le flingue que j'avais emmené. Le visage du monstre surgit face à moi m'empêchant de regarder ma famille, sa bouche pleine de sang dégoulinant sur mon menton alors que je retenais un haut le cœur.

« Bordel ! »

Je tentais de bouger mais le Baba Yaga me maintenait par les épaules avec une telle force que je fus seulement capable de tortiller mes épaules, et elle enfonça ses dents noires et pourris dans ma nuque. Je lâchais un hurlement de douleur en sentant mes chairs broyées, mes muscles sectionnés et un liquide chaud couler dans mon cou.

« Laisse-le ! » s'exclama mon mari d'une voix menaçante.

Je vis Antoine tirer la chose en arrière en usant de toutes ses forces, tombant à la renverse dans l'eau pleine de crasse. Aussitôt je me relevais, titubant en plaquant une main contre la plaie dans mon cou, ma vue se brouillant. Je ramassais mon sac rapidement et me dirigea vers eux alors qu'Antoine cria :

« Mathieu ! Pars avec le gosse ! »

Je tournais la tête vers mon fils. Il était assis sur le rebord d'un des tuyaux, prostré, incapable de s'enfuir, de nous aider, ou de comprendre ce qu'il se passait. Il pleurait, la respiration erratique et s'écria :

« Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce qu'il se passe ?! »

Je tournais à nouveau la tête vers Antoine, le coeur battant. Hors de question de partir sans lui. Ensemble, nous étions forts. On pouvait le battre. Tremblant et incertain, je sortais l'arme de mon sac en la pointant sur le monstre. Antoine et cette chose, entrelacés, ne formaient plus qu'une seule forme indistincte. A travers leurs mouvements, impossible pour moi de savoir où commençait Antoine et où s'arrêtait le Baba Yaga. Je tentais de viser la peau grise de cette chose, essayant de suivre leurs mouvements et pris une légère inspiration avant de tirer.

Antoine lâcha un hurlement déchirant. C'était lui que j'avais visé, à l'épaule. Je le vis fondre en larme sous la douleur alors que le Baba Yaga en profita pour mordre avidement son torse. J'avais tiré sur mon mari. Sous le choc, je restais quelques instants immobile, tremblant et pleurant silencieusement.

« Mon dieu... je suis désolé... » dis-je dans un souffle.

Antoine grogna en tentant de repousser le monstre, haletant de douleur et me jeta un regard noir. Je m'en voulais tellement. Je ne savais pas s'il m'en voulait de l'avoir blessé ou d'être resté alors qu'il me demandait de partir.

« Fou le camps, putain ! Je vous rejoindrais ! Pars avec le petit !

-Mais...

-Mais obéis putain ! Tu veux qu'on se fasse tous bouffer ?! » vociféra-t-il en donnant des coups à la bêtes qui, indifférente, continuait de déchirer ses vêtements en lambeau, mangeant sa chair avec.

Ce monstre semblait être dénué d'intelligence ou d'esprit stratégique. Son seul but était de se nourrir, comme un animal sauvage qui n'aurait rien mangé depuis plusieurs semaines. Il ne faisait ni attention à moi, ni à Alois, toute son attention était centrée sur le repas surement exquis qu'était Antoine.

Les larmes aux yeux je jetais rapidement le flingue dans sa direction, espérant qu'il pourrait s'en servir contre la bête, et sans un regard prit mon sac en partant en courant. Je pris au passage Alois dans les bras en m'enfonçant dans un tuyau pour sortir de cet endroit.

« Mathieu ! Non ! Mathieu, on ne peut pas partir sans Antoine ! » cria le petit en tentant de sortir de mes bras.

J'admirais son courage. Si j'avais eu son âge, je n'aurais pas réagis de la même façon pour sauver ma peau. Contrairement à lui, j'étais un enfant très égoïste. Au fur et à mesure que j'avançais, ma lampe de poche dans la bouche pour éclairer mon chemin, les hurlements de souffrance d'Antoine diminuaient. Je n'avais pas le temps de pleurer, pas le temps de m'inquiéter, trop occupé à chercher une sortie. De toute façon, il allait revenir. Il nous rejoindrait.

Je sortis du tuyau, traversa l'eau noire de déchet et de déjection en portant mon fils sur le dos pour remonter sur le petit trottoir longeant l'eau. Le petit pleurait mais avait arrêté de se débattre, accroché à mon dos comme si sa vie en dépendait. Au bout de quelques minutes à regarder le plafond, je trouvais une bouche dégout et l'ouvris avec l'aide de mes outils. Je jetais un dernier regard derrière moi, plein d'espoir. Aucune trace d'Antoine. Il nous rejoindrait bientôt.

Je montais l'échelle rapidement, le coeur battant dans mes tempes, mes jambes lourdes comme du plomb. J'atterris sur un parking et fus happé par la lumière de la lune. Nous avions passé vingt-quatre heures dans les égouts de la grande ville de Nantes. Le parking était vide à cette heure-ci et je posais Alois par terre sans faire attention à l'hypermarché qui se dressait devant nous, trop occupé à regarder les étoiles. C'était si beau, si calme, l'air frais me faisait du bien même si nous empestions les égouts. En silence je m'assis par terre, encore chamboulé par ce calme soudain après tous ces évènements.

Est-ce que tout ça était vraiment arrivé ?

Je restais assis devant la bouche d'égout, attendant. Je ne lui avais pas dit que je l'aimais. Je n'avais pas su l'aider. Nous nous étions disputé, je lui avais tiré dessus par erreur, il s'était sacrifié pour nous. J'étais un véritable boulet. Je ne pouvais pas vivre sans lui, je l'aimais ! Alois l'aimait ! Nous étions une famille, à la fin des histoires les gentils sont toujours épargnés. Nous étions les gentils, n'est-ce pas ?

Alois s'avança vers moi à quatre pattes, approchant à tâtons en tapotant le sol avec ses mains. Sa main finit par rencontrer mon dos et il passa alors vivement ses bras autours de mon torse pour me serrer fort contre lui. Son petit corps était secoué par des sanglots et des hoquets. Il était tellement malheureux... j'enroulais à mon tour mes bras autour de lui, l'attirant un peu plus contre moi. Il leva ses yeux clairs vers moi, sa lèvre inférieure tremblotant. Il était encore inquiet et terrifié, mais contrairement à précédemment, son corps était relâché ce qui témoignait de son soulagement. Dans mes bras, il était en sécurité.

« Je suis désolé Mathieu... je ne voulais pas vous attirer des ennuis... Je vous aime... je veux qu'Antoine revienne ...

-C'est moi qui suis désolé... j'aurais dû te croire dès le début... on aurait dû te croire... » murmurais-je, les yeux dans le vide.

Il me serra un peu plus, s'installant plus confortablement sur mes genoux en fermant les yeux, la tête contre mon torse. Il pleura encore longtemps, mais j'étais trop inquiet et sonné pour m'en soucier. Il finit par murmurer doucement :

« Je t'aime papa... »

Je restais encore longtemps à contempler la bouche d'égout ouverte, assis par terre avec pour seule compagnie les étoiles et mon petit endormi. J'attendais. Je gardais espoir, à moins que ce ne soit le désespoir qui me forçait à rester ici dans la nuit glaciale à attendre quelqu'un qui ne viendrait surement jamais.

Mais je lui avais laissé un pistolet ! Après tout, Antoine était grand et fort ! Il s'en sortirait avec quelques égratignures. J'allais bientôt le revoir.

Il reviendrait.

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Voilà, c'était le chapitre vingt-quatre, jespère qu'il vous aura plu ! C'était l'avant dernier chapitre ! N'hésitez pas à jeter un oeil à mes futurs projets ^^ J'espère que vous ne serez pas trop triste pour Antoine !

Encore une fois, je serais ravi d'avoir vos avis !

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FUTURS PROJETS

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-Sur la route : Un OS sur Mathieu Sommet et sa famille sur la route des vacances, un truc qui se veut nostalgique !

-La transformation : Une fanfiction sur SLG de 20 chapitres sur les personnalités de Mathieu Sommet qui changent de corps !

-Au moment de l'apocalypse : Une fanfiction de 15 chapitres sur Mathieu Sommet et Antoine Daniel durant la Troisième Cuerre Mondiale.

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Passez une bonne semaine, on se retrouve le week-end prochain !
(Je vous donnerais plus d'infos sur mes futurs projets dans le prochain chapitre ^^)

Amour et licorne *^*

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