CHAPITRE 48 : LIEU DE RÉFLEXION ÉTERNEL ?
~ 15h09 – Infirmerie du QG de Marineford ~
- Vous semblez pressé de partir, amiral Kizaru ! s'étonne l'infirmière en chef en s'approchant de l'homme lumière ne train de rédiger une lettre. Vous nous quittez … ?
- Je doois aller chercher quelque choose urgemment ~ réplique-t-il sans lâcher des yeux son précieux papier.
Borsalino écrit rapidement ses derniers mots et signe de sa plus belle écriture, avant de ranger sa missive dans une enveloppe qu'il dépose en évidence sur ma table. Son regard bienveillant et paternaliste s'attarde sur le corps inanimé de la jeune femme à ses côtés.
- Vous n'êtes pas renvoyé de vos fonctions, rassurez-moi ! s'insurge la femme les mains sur les hanches attirant ses collègues.
- Nooon, pas d'inquiétudes mesdames. Nous avoons fait la paix Sengoku et mooi… Melody a besoin que nous restoons soudés auprès d'elle ~
- Vous me rassurez ! s'exclame-t-elle, une main sur le cœur. Je n'avais pas envie d'être celle qui lui annoncerait que vous avez été contraint de nous quitter !
- Ca n'arriveraa pas, répond Kizaru avec calme. Néanmoins, j'ai beeesoin que quelqu'un veeeille à ma plaaace ses prochaines semaines…. ~ Puis-je vous demander de vous occuper d'elle ma chère… ? ~
- Kizaru Borsalino, sortez immédiatement de cette infirmerie avant que je ne vous pique ! explose l'infirmière. Si vous veniez un peu plus souvent pour vos bilans de santé, vous sauriez que je prends soin de chacun de mes patients sans qu'un singe habillé de jaune me le demande !
Agacée, elle lui jette la première chose qui lui passe sous la main c'est-à-dire un oreiller, qui passe au travers de l'amiral. Kizaru ne tient pas compte de la tentative d'agression de la femme et se contente de lui faire son petit sourire en coin satisfait, avant de tourner les talons en les saluant d'un geste de la main.
- Trèès bien. Je la veux sur paaattes à mon retour ! Bonne chaaance !
Une seconde plus tard, la lourde porte de l'infirmerie se referme derrière lui, les quittant pour une destination inconnue, à la recherche d'un mystérieux médecin, lancé dans la piraterie. Alors qu'il part prendre ses affaires dans ses appartements, Borsalino attrape l'avis de recherche de Trafalgar Law et souffle à lui-même.
- Espéroons qu'il sera facile à trouver… ~ Le temps jooue contre moi désormais. ~
Son regard fixe la photographie du jeune homme au regard brûlant d'une émotion qui lui retourne l'estomac. Bien qu'il ne connaisse pas ce pirate, une chose est sûre pour lui : il risque d'être un problème dans le futur s'il n'est pas interpellé rapidement. D'un geste las, il plie le papier qu'il glisse dans sa poche intérieure de son costard tandis qu'il disparaît en direction de son navire, déjà prêt à quitter le port avec l'ensemble de ses soldats. En une fraction de seconde, il arrive sur le navire et fait signe aux soldats d'embarquer avant de regarder le QG au loin, et baille la tête marmonnant une promesse que seul lui entend :
- Je n'échoue jaaamais une mission ~ Et je rameneraaais ce pirate même si ceelaa doit tous nous traainer dans la boue, Melodyy~
Il part immédiatement dans la salle de pilotage de son navire, et prend les commandes pour se diriger vers le Nouveau Monde.
~18h14, quelque part dans la tête de Melody ~
Cela fait maintenant plusieurs minutes…. Plusieurs heures, ou plusieurs jours que je marche à travers un épais brouillard qui ne semble pas avoir de fin. J'ai abandonné l'idée de crier pour demander de l'aide, n'ayant qu'un seul retour : mon écho. J'ai crié à l'aide auprès de mes proches venant du monde réel si je peux le nommer ainsi, puis j'ai appelé mon amiral préféré à l'aide, puis Aokiji, puis Akainu et en désespoir de cause, j'ai finalement appelé mon père. Mais rien ne s'est passé comme pour les autres.
Maintenant, je suis complètement épuisée à marcher dans ce lieu. Suis-je morte… ? Ou en train de rêver ? Je n'en sais rien, mais ça devient affreusement long. Je m'arrête au milieu de nulle part comme chaque minute que je passe ici et m'assois péniblement sur le sol. Je suis toujours étonnée par la texture que je ressens. Lorsque je marche, le sol est solide et composé d'un matériel assez consistant pour que je marche sans difficulté. Mais dès lors que je m'assois, que je tombe ou m'allonge, le sol se transforme dans une matière moelleuse pour m'amortir ma chute. Qu'elle n'a pas été ma surprise la première fois que j'ai chuté. Ça remonte à un moment il me semble. Ici, je n'ai plus de notion du temps. Tout ce dont je me souviens, c'est la douleur dans mes jambes à force de courir sans relâche puis de la chute qui a suivi. J'ai crié dans le vide et j'ai tendu les bras pour éviter de tomber trop violemment. Mais étonnamment, c'est un sol élastique qui m'a réceptionné avec délicatesse. Et ce n'est pas sa seule fonctionnalité d'après mes expériences.
Alors que je m'allonge sur le ventre, je commence à me modeler un oreiller dans le sol, qui prend la forme que l'on souhaite. Je me forme un petit oreiller, puis je tire à nouveau sur le sol à ma droite pour me créer une couverture. La matière vient sans problème à moi comme les autres jours, pour former tout ce dont j'ai besoin en termes de mobiliers uniquement. J'ai essayé de former des aliments et des bouteilles, mais cela n'a rien donné. Mais pour l'instant, ce n'est pas utile car je ne ressens ni la faim, ni la soif, ce qui est d'ailleurs curieux.
Dans quel monde puis-je me trouver si ce n'est ni l'enfer, ni le paradis ? Peut-être que je me retrouve à nouveau dans un genre de sas d'accueil pour me faire juger par le tribunal des âmes mortes comme la première fois. Cette seule pensée me fait frémir tandis que je revois les images de ce procès en mousse, car oui, il l'était. Aujourd'hui, je me sentais coupable d'avoir infligé une sentence pareille à mon ex petit-ami Jeremy…
Grosse claque dans ma figure quand je réalise mes paroles. Il a commis un meurtre, a séquestré un enseignant et il a sûrement commis d'autres larcins lorsqu'il sortait avec son ex petite-amie qui a bien survécu elle.
Mon passé dans l'autre monde me revient en pleine figure tandis que je tente de trouver le sommeil pour quelques heures, avant de reprendre mon interminable chemin. Je serre ma couverture improvisée contre moi, et commence des exercices de respirations pour m'endormir plus vite. Je sens progressivement ma respiration se détendre, et mes paupières devenir aussi lourdes qu'un cartable d'un sixième lors de sa rentrée au collège. Je passe mes bras autour de mon oreiller et m'endors oubliant temporairement mes problèmes d'orientation et de santé.
Je sombre dans un sommeil profond en quelques minutes, laissant le champ libre à deux étranges visiteurs qui apparaissent à quelques mètres de ma position. Ils restent là, observant ma fine silhouette dans le monde qu'ils nomment : « le lieu des incertitudes » côtoyé par les mortels dont le corps est si affaibli que l'âme atterri ici pour tenter de retrouver leur chemin et leur destinée.
Best Off / chapitre 46 (scène avant le début du chapitre 46)
- Kizaru, on avait dit non à ces caleçons ! grognais-je tandis que le concerné me montre un énième caleçon ridicule.
- Maaais ! couine-t-il avec une moue adorable. Kuzaaan m'a volé mes autres caleçooons ! Je ne peux vraaaiment pas le caleçooon avec Pikachuuu ? Il est jaaaune comme moi !
- Alors surtout pas lui. Tu n'es pas censé connaître Pikachu et encore moins les Pokémons. Et celui que tu portes actuellement, il est aussi à motif nounours ou avec des bananes ?!
- Oooooh, je ne sais paaaas ~ Il n'y qu'à vérifiiier tiens ! jubile-t-il.
Avant que je puisse caler un autre mot, Borsalino détache sa ceinture et baisse son pantalon…. Et se loupe totalement, et descend également son caleçon devant moi et tous les membres de l'équipe de production. Je rougis comme une tomate tandis que je me retrouve face à mon acteur favori, et son immense chibre à un mètre de moi. Mon nez pisse le sang et j'en tombe en arrière sous le choc. Les autres femmes présentes à cet instant hurlent dégoutées et partent en courant du studio tandis que le reste des personnes présentes détourne le regard, lui tournant le dos reprenant leur activité. C'est finalement Sengoku qui fusille Kizaru du regard qui remonte en vitesse son pantalon, l'air pas du tout désolé, tandis qu'une équipe médicale vient me récupérer pour m'emmener à l'infirmière pour saignement nasal trop abondant.
Bordel. Je ne l'admettrais jamais devant lui, mais putain j'ai adoré cette vue de près !
Scène Coupée / chapitre 46 :
- Et si j'en ai pas envie ? gémit Kizaru tandis qu'une maquilleuse vient lui repasser un peu de poudres sur le visage.
- Ne fais pas chier Borsalino, et suis le script qu'on t'a donné, peste Sengoku qui relit son texte. Tu acceptes de me pardonner et on passe à la suite. On a suffisamment de retard dans la production pour que tu commences à nous les briser.
Des ricanements retentissement du côté de l'équipe technique face à la discussion houleuse entre les deux acteurs sur la suite des évènements. Mais ce n'est pas ce qui décourage notre singe préféré. Il lit en diagonal ses dernières répliques pour terminer la longue journée de tournage quand lui vient une idée diabolique. Un micro-sourire apparait derrière sa barbe et il range ses feuilles en hors-champs alors que tout le monde se met en place pour reprendre la scène. J'arrive à côté du caméraman et vérifie avec lui les derniers réglages et donne mon feu vert pour reprendre le tournage.
- Silence sur le plateau, on tourne ! 3….2…1…. A vous !
Les deux acteurs se mettent en condition et le silence se fait sur le plateau. Sengoku prend la parole, reprenant à merveille son rôle :
- Très bien, venons-en aux faits. Si je t'ai convoqué….
- Vous alleeez me vireer, n'est-ce paaas ? Après tooout…. Je…. Nooon… En fait, je m'eeen fous de pourquoooi je suis lààà ! roucoule Borsalino en sortant du script.
Gros blanc sur le plateau. Sengoku tente de ne pas paraître déstabilisé et improvise à son tour, alors l'équipe de tournage derrière moi s'agite. Je serre les dents, et observe l'échange, en espérant que ce n'est qu'une blague qu'ils me font.
- Borsalino, je ne crois pas t'avoir autorisé d'être aussi familier ! Je disais donc que si je t'avais convoqué, c'était pour….
- Je m'eeen fiche, Sengokuuu ! glousse Kizaru. Viiiirez-moi…. Au moooins, je pourraaais me la taaaper !
- ALORS LA, MEME PAS EN REVE ! hurle Melody depuis les coulisses. JE N'AIME QU'HINA ET SMOKER !
Je coupe l'enregistrement de la caméra et me dirige sans bruit derrière Borsalino pour lui assèner un coup dans la nuque. Ce dernier couine sous la douleur et se retourne vers moi, le visage furieux et les deux mains se protégeant la nuque et la tête. Je le fusille du regard et me penche vers lui, l'air énervée.
- Je sais pertinemment que notre script ne te plait pas, mais pourrais-tu arrêter de retarder la production des chapitres ?!
- Noooon ! Tu as oublié le mot magiqueeeee ! jubile Borsalino sans se départir de son sourire de singe idiot.
- Nous reprenons les tournages demain matin à 10h donc magne-toi le cul sinon je te remplace par Piko-Taro dès la semaine prochaine !
- …. Qui çaaa ? fait-il en haussant un sourcil.
Je souris victorieusement, face à son innocence et rapproche mon visage du sien, fière de moi.
- Oooh, tu ne sais vraiment pas ? C'est dommage…. C'est pourtant ton sosie craché… Tu sais… C'est le personnage dans ta chanson préférée… PPAP ~
Le dernier mot prononcé, je me redresse et tourne les talons en ordonnant le départ de tout le monde pour cette fin de journée. Mais je suis vite rattrapée par Borsalino qui se jette à mes pieds, le regard larmoyant et qui m'attrape par la taille, suppliant.
- Cheeesca-chaaan…. Je te demaaaande pardooon ! Je recommeeeencerais pluus, c'est promiis mais ne me remplaaace pas !
- Mhh… Rendez-vous donc demain matin à 10h... Je lui enverrais mes salutations au cas-où. Je veux quand même le rencontrer. Peut-être qu'il pourrait m'être utile~
Je me régale intérieurement de sa petite moue si adorable, et le force à se détacher de moi tandis que je repars dans mes appartements. C'est si facile de le mener à la baguette ce singe. Il suffit de le menacer avec l'unique sosie qu'il puisse l'imiter à merveille pour qu'il redevienne obéissant. J'adore être productrice !
Et voilà un nouveau chapitre ! :)
Des reviews ? Sinon pas d'autres chapitres ! Aaaanw, s'il vous plaaait ! :)
Chesca-Shan
