Nouveau chapitre ! Bonne lecture !
Coeur sur vous les lecteurs !
Ce chapitre me semble important à détailler car il marque l'attente d'Héra sur l'île de Sphinx. Il m'a semblé bon de ne pas faire une ellipse de temps car ça gâcherait un peu l'histoire de passer trop rapidement du départ de Marco à son retour de la guerre.
Chapitre 43 - Loin des yeux mais proche du coeur
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J'observe le combat naval, même s'il est trop loin pour y voir vraiment quelque chose d'intéressant. J'aurais au moins assisté un peu à la guerre. Une petite part de moi aurait aimé être présente pour voir le plus grand événement de One Piece à mes yeux. Je dois rester calme car Marco et mes frères auront besoin de tout notre soutien lorsqu'ils reviendront pour enterrer Ace et Père aux côtés des pirates du Roux.
D'ici là, j'attendrai avec impatience les journaux que nous recevrons pour nous indiquer le résultat de la guerre.
/ Jour 1 /
Marco, Izou, Thatch et tous nos frères sont partis hier matin, ils me manquent affreusement. Après leur départ, j'ai observé le combat naval entre les équipages de Shanks et Kaido durant plusieurs heures, ça m'a occupé l'esprit. Mais l'équipage de Shanks ne s'est pas arrêté sur l'île, leur navire a continué sa route à la fin des combats. Quelques-uns de mes frères sont allés sur la plage pour achever des blessés venants des lignes de Kaido, dans le but de s'assurer qu'ils ne viennent pas fouiner sur l'île. C'est une façon brutale de faire les choses, mais ils ont eu raison de le faire. Les hommes de Kaido n'ont récupéré aucun survivant, et ils ne se sont pas posé de questions à ce sujet. Ils n'ont rien soupçonné car nous avons effacé nos traces de pas dans le sable.
L'après-midi je me suis entraînée avec mes frères les plus motivés, j'ai fait la connaissance de plusieurs d'entre eux, des gars sympas. Certains sont des combattants expérimentés, j'ai travaillé des techniques avec eux. Les plus jeunes ont également participé avec moi, de quoi nouer quelques liens. Mamie biscuits nous a apporté des biscuits, ils étaient excellents, vanille-citron.
Le soir, je me suis couchée tôt, j'étais un peu déprimée par l'absence de mes amis. J'ai rêvé d'eux, nous rigolions ensemble sur le pont du Moby Dick, que des bons souvenirs. J'ai peur, car je sais que tout va changer lorsqu'ils reviendront. Mais j'espère que nous continuerons de naviguer tous ensemble.
/ Jour 2 /
Je m'ennuie affreusement ! Marco me manque tellement qu'il ne quitte jamais mon esprit. Je me surprends régulièrement à rêvasser en pensant à lui et en imaginant notre rencart lorsqu'il reviendra avec tous nos frères. J'ai parfois l'impression d'être une enfant de 8 ans qui rêve au prince charmant. J'ai en presque honte.
J'ai décidé de me changer les idées et de prendre sur moi pour faire un peu plus connaissance avec les infirmières. Pour l'effort, j'ai ramené une boîte de biscuits de mamie biscuits afin d'amorcer le contact avec ces dames. Me voilà donc devant notre tente, cherchant un peu de courage avant de rentrer dans la fosse aux lionnes. J'entre d'un pas déterminé, un sourire sur mes lèvres.
- « J'ai ramené des biscuits, ça tente quelqu'un ? » - dis-je en ouvrant la boîte.
Les demoiselles semblent intéressées par l'offre alléchante, je fais passer la boîte pour qu'elles puissent se servir un ou deux biscuits chacune. Elles sont toutes entrain de se préparer un sac, ça me rend curieuse. Tachi me regarde et m'offre un sourire.
- « Nous allons nous baigner à la cascade, tu viens avec nous ? » - propose Tachi.
- « Pourquoi pas. Ce sera surement sympa. » - dis-je avec enthousiasme.
Tachi me prête un petit sac à dos vide, ce qui m'est bien utile car je n'en possède qu'un seul, et il est actuellement plein de vêtements. Je prends une serviette de bain que je fourre dans mon sac, puis mon maillot de bain à fleurs. C'est un maillot de bain en une seule pièce de couleur claire parsemé de motifs floraux, un modèle bustier avec un bandeau volant au niveau de la poitrine. Il est très joli et surtout très élégant quand on est suffisamment belle pour le mettre en valeur. Ce qui n'est pas tout à fait mon cas. Je récupère ensuite des lunettes de soleil, quelques vêtements de rechange, mon escargophone et de quoi grignoter.
Pendant que les infirmières discutent avec les pirates, j'ai la tente rien que pour moi pour enfiler mon maillot sous mes vêtements. Je le fais le plus rapidement possible, puis j'enfile des vêtements légers par-dessus, histoire de ne pas m'encombrer. Lorsque je sors de la tente, les infirmières m'attendent avec une bouée et des brassards pour nager, car j'ai mangé un fruit du démon, j'avais presque oublié. Je les remercie poliment d'avoir pensé à moi sur ce genre de gros détail.
Nous prenons ensemble le chemin de la cascade, deux pirates nous encadrent pour nous protéger des bêtes ou des menaces qui pourraient survenir. Nous marchons un petit quart d'heure avant d'arriver de l'autre côté de la cascade. L'eau du lac est très claire, elle donne vraiment envie de se baigner. Les arbres sont à quelques mètres de l'eau, laissant un grand espace ensoleillé pour nous installer. J'aurais préféré de l'ombre, dommage.
Quelques maisons en ruine sont disposées à côté de la cascade, dans la roche. Je dépose mes affaires sur le sol près de celles des infirmières, afin d'aller jeter un coup d'oeil. Je suis fascinée par les ruines, j'ai toujours rêvé d'y trouver un petit trésor. Mais ici, aucun trésor en vue. Les maisons sont désertées depuis des années, rien n'y a survécu. J'ai entendu dire qu'un ancien village en ruine se trouve du côté des plages, surement un reste du passé de notre Père.
Les pirates vont se mettre en position pour surveiller les alentours, j'espère qu'ils n'en profiteront pas pour se rincer l'oeil. Je sors de mon sac ma serviette que j'étale sur l'herbe. Les infirmières retirent leurs vêtements pour se mettre en maillots, et je fais de même. Leurs maillots sont très beaux, et je peux voir la différence entre elles et moi, ce sont de vraies femmes tandis que j'entre à peine dans la catégorie des jeunes adultes. De plus, la différence entre nos poitrines est énorme, elles ont des seins aussi gros que ceux de Nami ou Robin. De mon côté, j'ai des seins normaux, peut-être un brin petit comparé à la moyenne mondial dans le monde de One Piece. Mais ce n'est pas grave, je ne cherche pas à séduire de cette façon. Si Marco m'aime, ce n'est définitivement pas pour la taille de mes seins ou mon corps.
Les infirmières me complimentent sur mon maillot de bain, et je les remercie. J'enfile la grosse bouée en forme de donuts avant d'entrer dans l'eau fraîche. La dernière fois que je me suis baignée remonte à quelques mois, c'était lors de la journée plage avec l'équipage. Certaines infirmières préfèrent bronzer au soleil, d'autres viennent également se baigner avec moi. Elles se rapprochent pour discuter et échanger quelques éclaboussures d'eau. Je me prends au jeu, arrosant mes camarades. C'est vraiment amusant, j'aimerais faire ça avec Marco à son retour. Nous jouons une dizaine de minutes avant de nous calmer pour flotter sur l'eau. C'est très reposant de se laisser flotter dans l'eau, je me laisse aller contre la bouée.
- « Dis-moi Héra ? Marco et toi... c'est du sérieux maintenant ? » - me demande l'infirmière Hana avec curiosité.
- « On peut dire que oui, bientôt. Il m'a promis un rendez-vous lorsqu'il reviendra. » - dis-je avec beaucoup enthousiasme.
- « Un rendez-vous ?! Oh mon Dieu ! On va avoir un couple parmi l'équipage ! » - s'enthousiaste Mana.
- « Tu dois nous donner des détails croustillants de votre relation ! Vous faites des trucs mignons ensemble ? » - demande Hana.
- « Marco est toujours très gentil avec moi, on partage nos desserts, il me protège de la perversité de Thatch, il me prend dans ses bras lorsque nous dormons... Il s'inquiète pour moi, il soigne mes blessures, il me fait des câlins et parfois il me prend par la main. Il est toujours pas loin de moi. C'est la première fois depuis que je suis sur le Moby Dick que nous allons être séparés aussi longtemps. » - dis-je en rougissant.
- « C'est trop mignon ! Invitez-moi à votre mariage ! » - ajoute Shizu.
- « Oh oui ! Un grand mariage rassemblant plein d'hommes parmi l'équipage et les alliés. On va pouvoir draguer les filles ! » - déclare Hana.
- « Vous emballez pas les filles, on n'en est pas là Marco et moi. » - dis-je en essayant de calmer les filles.
Hana et Mana m'éclaboussent gaiement en me disant que je ne suis pas drôle. Nous débutons une bataille d'eau assez longue et déterminée.
Nous passons l'après-midi entière à nous baigner et à bronzer un peu entre filles. C'est agréable de passer un peu de temps entre nous, même si nous sommes assez différentes. Ces femmes aiment séduire les hommes, même si elles n'ont pas l'intention de les côtoyer. Nous discutons de Marco et moi, et je me rends compte à quel point c'est bien de se sentir aimée par quelqu'un. Même si au fond de moi j'ai tout de même peur que ses sentiments aient changé à son retour.
/ Jour 3 /
J'ai envie d'hurler au monde entier que Marco me manque. Je me retiens de le répéter pour la dixième fois de la journée aux membres de notre équipage, car je crois qu'ils vont bientôt saturer de m'entendre en parler. Marco devait m'appeler hier et avant-hier, mais il ne l'a pas fait. J'ai un besoin, non une nécessité, une obligation de lui parler et d'entendre sa voix.
Je décroche mon escargophone avec détermination, mais lorsque je dois composer son numéro... je me sens un peu fébrile d'un coup. Mon coeur bat très rapidement, j'appréhende. Je souffle un coup avant de composer très rapidement son numéro d'escargophone. ... Il sonne... Il sonne... Il décroche !
- « Allo ? » - demande Marco de l'autre côté.
- « C'est moi ! » - dis-je comme si c'était une évidence.
- « Héra ! Je suis désolé, je devais te téléphoner mais j'ai eu beaucoup de travail imprévu. Pardonne-moi. » - s'excuse Marco d'un ton désolé.
- « Je sais pas... Devrais-je te pardonner alors que j'attends ton appel depuis deux jours ? Je suis vraiment déçue... » - dis-je avec une fausse tristesse.
- « Que puis-je faire pour que tu me pardonnes yoï ? » - demande Marco humblement.
- « Hum... Revenir le plus rapidement possible ? » - dis-je avec honnêteté.
- « Je te manque tant que ça ? Je reviendrai aussi vite que possible Héra. » - répond Marco avec douceur.
- « Je m'ennuie sans toi, mes journées sont fades. » - dis-je simplement.
- « Toi aussi tu me manques yoï ... Mes journées sont grises sans toi... Raconte-moi tes journées. » - dit-il tendrement.
- « Avant-hier je me suis entraînée et l'équipage s'est occupé d'achever les blessés de l'équipage de Kaido. Et hier je suis allée me baigner à la cascade avec les infirmières. On a parlé de toi. » - dis-je avec amusement.
- « Vous avez parlé de moi ? Qu'est-ce que vous avez dit ? » - répond-il avec beaucoup d'amusement.
- « J'ai dit que tu m'avais fait une promesse, et on a discuté du fait que tu es vraiment gentil avec moi. » - dis-je toujours avec amusement.
- « La meilleure promesse que j'ai faite de toute ma vie, Héra. » - répond-il avec beaucoup d'amusement.
- « J'ai hâte de savoir ce que tu me réserves Marco. C'est la première fois que j'irai à un rendez-vous. » - dis-je.
- « Tu t'en souviendras longtemps, promis yoï. Je vais devoir raccrocher Héra, on se parle demain d'accord ? » - dit-il d'une voix profonde.
- « D'accord, à demain Marco. » - dis-je avec un brin de déception.
Nous raccrochons en même temps nos escargophone. Je suis heureuse d'avoir pu entendre la voix de Marco, c'est comme s'il était là avec moi. J'ai hâte de lui parler demain.
/ Jour 4 /
Je ne suis pas d'un naturel très empathique ou enclin à prendre des initiatives pour aider des gens... Pourtant, je m'ennuie tellement que j'ai commencé à aider les vieux de l'île. J'ai aidé une mamie à faire des gâteaux, une autre à prendre soin de son potager, un grand-père en jouant avec ses petits-enfants... Ma journée a été bien remplie.
Les infirmières Hana et Shizu m'ont proposé de prendre le temps en fin d'après-midi de m'apprendre à prendre soin de moi. Je n'étais pas très convaincue par l'idée jusqu'à-ce qu'elles sortent les arguments décisifs en évoquant à quel point Marco sera heureux de me voir ravissante comme jamais pour l'accueillir à son retour. J'ai craqué, j'ai accepté.
Me voilà donc assise devant un grand miroir, entourée d'Hana, Shizu et Mana. Des dizaines de rouges à lèvres, gloss, et palettes de maquillages sont éparpillés sur une table près de nous. J'ai un peu peur, mais elles sont toutes bien maquillées, donc je ne dois pas m'inquiéter. Elles débutent la séance par un soin de mes cheveux, ils en ont bien besoin après autant de temps en mer sans voir un coiffeur. Elles coupent un peu les pointes abîmées, et appliquent des lotions hydratantes. En attendant qu'ils sèchent naturellement, elles commencent à nettoyer ma peau avec un premier produit qui décape très bien. Elles traitent les points noirs, puis passent une crème hydratante. On fait une pause après ce processus pour attendre que la crème pénètre bien ma peau avant de mettre le maquillage.
- « Quelles couleurs préfères-tu sur la palette ? » - me demande Shizu.
- « J'aime bien les nuances marron et j'adore les nuances de rouge, c'est ma couleur favorite. » - dis-je en observant les couleurs.
- « Le rouge est assez à la mode, surtout pour les yeux marron. Si on fait un maquillage léger, ça sera très joli sur toi. » - affirme Shizu.
- « Un maquillage léger et naturel sera parfait. Je ne suis pas douée pour mettre du maquillage, donc je ne pourrai jamais reproduire quelque chose de compliqué. Et de toute façon je ne veux pas porter quelque chose de trop tape-à-l'oeil. » - dis-je clairement aux infirmières.
Elles semblent satisfaites de notre choix. Sous leurs ordres, je ferme les yeux pour me laisser pomponner. Elles appliquent du fond de teint clair sur ma peau, de quoi gommer mes cernes noirs sous mes yeux, du gloss puis enfin le maquillage sur mes paupières. L'ensemble de la manipulation prend une grosse demie-heure durant laquelle nous discutons un peu pour m'occuper.
Lorsque j'ouvre les yeux, je découvre un maquillage léger et mignon, très actuel dans mon monde, on peut trouver ce genre de maquillage en Corée ou en Chine. Elles ont mis un peu de mascara noir sur mes cils, un trait de liner noir qui se fait plus épais vers l'extérieur, finissant en une jolie ligne courbée. Un dégradé rose-rouge partant de l'intérieur de ma paupière jusqu'à l'extérieur, mettant en valeur le coin extérieur de mes yeux avec la couleur plus foncée. Le dessous de l'oeil est également décoré de ce même dégradé, mettant aussi en valeur le coin de mes yeux. Le gloss de mes lèvres est d'une couleur rouge-rose discret mais brillant, et ma peau est unifiée d'une couleur naturelle. Le maquillage est parfaitement à mon goût, élégant et discret.
Nous sortons de la tente pour demander l'avis de quelques pirates qui traînent dans le campement, ils me trouvent tous très jolie avec ce maquillage. Je suis ravie du résultat, j'ai hâte de le montrer à Marco.
Lorsque le soir arrive, Marco me téléphone après le repas. Je décroche joyeusement, j'ai attendu ce moment toute la journée.
- « C'est moi yoï. Je t'ai encore manqué ? » - demande le phénix.
- « Énormément ! Comment s'est passé ta journée ? » - dis-je avec énergie.
- « Bien, mais un peu ennuyeuse. Et la tienne ? » - dit Marco.
- « Les infirmières m'ont appris à utiliser du maquillage. Elles m'ont fait un maquillage des yeux assez léger avec du rouge, c'est vraiment beau. » - dis-je avec satisfaction.
- « J'ai envie de voir ça. Tu le feras pour mon retour ? » - demande Marco avec curiosité et impatience.
- « Pour toi, je le ferai. » - dis-je.
- « Comment va ton moral ? » - me demande Marco avec un peu d'inquiétude.
- « Plutôt bien, même si le temps passe trop lentement à mon goût. Et toi ? Pas trop stressé ? As-tu peur ? » - dis-je avec curiosité.
- « Je vais bien yoï. J'ai un peu peur... la guerre sera sanglante. Mais je suis tellement rassuré de savoir que tu es très loin du danger. » - ajoute-t-il avec douceur.
- « Si je pouvais... je te ferais un gros câlin. » - dis-je comme si je parlais à un enfant.
- « Je t'en ferai un énorme en revenant. » - promet-il.
- « Dans combien de temps arrivez-vous à Marineford ? » - dis-je avec impatience.
- « 3 à 4 jours environ. Je vais devoir raccrocher Héra, bonne nuit. » - termine-t-il.
- « D'accord Marco, bonne nuit. » - dis-je doucement.
Je raccroche après avoir dit un dernier mot à Marco. Encore quelques jours, puis Marco sera sur le chemin du retour. C'est seulement quelques jours, je dois être courageuse et prendre mon mal en patience.
/ Jour 5 /
Ce matin, j'ai joué au ballon avec un sphinx, c'était très amusant. C'est fou comme ces créatures ont une sale tête de demeurés. Il suffit de lancer le ballon pour qu'il court après sans chercher à réfléchir, mais par contre, il ne le ramène pas. J'étais forcée d'aller lui prendre des pattes pour le relancer. Heureusement que c'est des créatures assez sympathiques.
Cette après-midi, j'ai décidé de m'entraîner un peu, histoire de ne pas perdre le rythme. En ce moment j'ai vraiment la plus grosse flemme de ma vie. Le changement de décor du Moby Dick à ce village trop calme m'affecte vraiment beaucoup. Je n'ai pas la motivation de m'entraîner, j'ai seulement envie d'acquérir de nouvelles techniques avec mon fruit du démon. Mais aucun utilisateur de fruit ne se trouve sur l'île. Masaru m'est même pas présent sur l'île, lui aussi est à la guerre. ... Et si je reportais à demain l'entraînement hein ? Pourquoi pas, je ferais ça sérieusement demain, là j'ai juste envie de rester allonger dans l'herbe à l'ombre des arbres... et rêver de mon premier rendez-vous avec Marco.
/ Jour 6 /
Demain... Demain aura lieu la bataille de Marineford. L'équipage a réussis à faire le voyage en quelques jours, un record. Marco doit être très occupé, mais je veux lui parler une dernière fois avant la bataille. Je compose son numéro en silence, attendant ensuite qu'il décroche.
- « C'est moi. Je voulais prendre de tes nouvelles avant de te laisser un peu tranquille. » - dis-je.
- « J'ai quelques minutes devant moi pour toi, Héra yoï. » - ajoute Marco d'un ton préoccupé.
- « Comment ça va ? Pas trop surchargé de travail ? » - dis-je.
- « J'ai mal dormi cette nuit, et je vais passer la prochaine nuit auprès de nos frères, surement à boire un peu. Les nuits avant une bataille sont toujours assez stressantes. » - ajoute Marco en soupirant.
- « Si ce soir tu as du mal à t'endormir... je peux te chanter une berceuse si tu veux ? » - dis-je avec douceur.
- « Je serais heureux d'entendre ta voix avant de m'endormir, tu sais chanter yoï ? » - demande le phénix avec amusement.
- « Je ne connais aucune berceuse et je ne sais pas chanter, mais je connais quelques chansons très sympas. » - dis-je avec amusement à mon tour.
- « Je t'appellerai ce soir avant de dormir. » - ajoute Marco doucement.
Une voix appelle Marco derrière lui, et mon phénix favori doit raccrocher, il me promet de me rappeler ce soir. De mon côté, je déplace mon sac de couchage et deux-trois affaires en dehors de la tente, dans un petit coin pour dormir à la belle étoile. Si je dois chanter pour lui avant de dormir, je ne peux pas le faire dans la tente avec les infirmières. Je m'installe sous un arbre un petit peu à l'écart, et j'utilise un grand drap pour recouvrir le sol par-dessous mon couchage.
Après mon appel avec Marco, je me suis un peu entraînée physiquement, mais au final, c'était davantage une séance de sport qu'un entrainement au combat. Je n'avais pas envie de me faire taper dessus, et pas la foi d'avoir encore des bleus.
Ce soir on se rassemble entre frères et soeur pour donner du courage à notre famille depuis cette île. Nous avons allumé un grand feu de bois au milieu de notre campement, et nous mangeons tous ensemble un dîner cuisiné par les habitants du village. C'est une belle pièce de viande accompagnée de légumes, c'est très bon. Mais la beauté de la soirée réside dans ce feu de camp, ses flammes sont comme celles d'Ace, oranges. Mais je voudrais voir des flammes aussi bleus que celles du phénix. Le feu brille dans la plaine sombre éclairée par la lune tandis que quelques-uns de mes frères chantent des chansons de pirates, même si l'alcool leur fait perdre les paroles exactes. À l'orée des arbres, des lucioles se baladent paisiblement. Un peu partout sur l'immense plateau, les lumières des maisonnettes sont allumées, créant une atmosphère chaleureuse.
Je suis assise avec les infirmières, elles ont accepté de se joindre à nous. Nous discutons calmement, un verre d'un alcool local dans les mains. La plaine est tellement silencieuse que s'en est un peu effrayant, j'ai perdu l'habitude du silence.
- « Je me suis toujours demandé, mais qui a choisi votre uniforme de travail ? Rose et léopard franchement ? » - dis-je avec amusement.
- « C'est nous, malheureusement. Comme nous sommes sur un navire rempli d'hommes et de pirates, nous voulions un uniforme un peu spécial pour se démarquer. On n'est pas de simples infirmières d'hôpital, on est des infirmières travaillant pour des pirates. Tu vois la différence ? On voulait montrer notre différence. Alors on a opté pour un mélange féminin assez osé, du rose pour les vêtements et des cuissardes léopards. Grrr ! » - répond Hana en terminant sa phrase en imitant un félin.
- « Je n'aurais pas la foi d'être habillé en tenue courte et talons hauts toute la journée, ça doit être une torture. » - dis-je toujours avec amusement.
- « On finit par s'y habituer, après tout, les pirates n'ont pas vraiment le droit de nous côtoyer de trop près. Donc personne ne risque de voir nos sous-vêtements. Ce n'est pas ça le plus embêtant dans notre travail. » - répond Hana avec un sourire.
- « Qu'est-ce qui est difficile ? » - dis-je avec curiosité.
- « Une partie du matériel est adapté à la taille du capitaine, c'est assez lourd et peu pratique pour nous. Et en plus, il a parfois mauvais caractère avec nous, il n'obéit pas à nos consignes. » - répond Hana avec un sourire embêtée.
- « Il boit trop d'alcool n'est-ce pas ? » - dis-je avec un sourire un peu triste.
- « Médicaments et alcool ne font pas bon ménage ensemble. Mais il ne veut rien entendre. » - répond Hana.
Nous continuons notre discussion sur Père, les infirmières me racontent des anecdotes à son sujet, toutes drôles ou émouvantes. Comme à leur habitude, les infirmières ne tardent pas à aller dormir avant dix ou onze heures du soir. Je quitte les pirates ivres qui chantent pour regagner mon couchage.
J'allume faiblement une lampe à huile, puis je m'installe confortablement dans mon couchage. C'est la première fois que je dors à la belle étoile, c'est un peu... étrange toute seule.
Après quelques minutes, mon escargophone sonne. Je décroche pour entendre Marco me réclamer sa berceuse pour la nuit. Nous discutons un petit peu, je lui raconte ma soirée et lui la sienne, il a bu quelques verres avec les autres commandants. Je l'entends s'installer confortablement dans son lit avant de poser son escargophone. Je me réinstalle plus confortablement, m'allongeant pour voir les étoiles. Je me racle la gorge tandis que Marco me demande de chanter.
** « L'horizon là-bas scintille
De mille feux, il brille
Puisque tu vis en son sein
Caché dans le creux de ses mains
Si toutes ces lumières sont belles
Si elles nous émerveillent
C'est grâce à toi, parce que tu es là
Puisque tu es l'une d'entre elles
Un bout de pain emballé
Tant de choses dans nos bagages
Une lame, une lampe pour nous aider dans ce long voyage
Mon père déposa en moi ce coeur si chaleureux
Mon regard vient de ma mère, elle dort là dans mes yeux
La Terre tournera encore, jamais ne s'arrêtera
Son regard brillera fort, te cachant dans tout son éclat
La Terre tournera toujours, te portant en son sein
Je sais qu'un jour, elle nous portera
Tous les deux, main dans la main
Mon père déposa en moi son coeur si chaleureux
Mon regard vient de ma mère, elle dort là dans mes yeux
La Terre tournera encore, jamais ne s'arrêtera
Son regard brillera fort, te cachant dans son tout éclat
La Terre tournera toujours, te portant en son sein
Je sais qu'un jour, elle nous portera
Tous les deux, main dans la main... »
Je peux voir Marco sourire par le visage de l'escargophone, j'observe les étoiles en souriant moi aussi. C'était une belle chanson, directement prise d'un dessin animé de mon monde. J'espère qu'elle lui a plu.
- « C'était magnifique, les paroles sont belles. Tu peux la rechanter yoï ? » - demande Marco.
- « Bien sûr, autant de fois que tu le désires Marco. » - dis-je doucement.
Je chante une fois de plus la chanson, essayant de respecter le rythme, c'est difficile de chanter quand on ne le fait jamais. Marco finit par s'endormir de l'autre côté, laissant l'escargophone ouvert, je ne raccroche pas, j'aime bien entendre sa respiration. Je laisse mon escargophone ouvert en me laissant porter par le sommeil.
/ Jour 7 /
C'est aujourd'hui le grand jour, le jour de la guerre de Marineford. Une partie de moi aurait voulu assister de ce rassemblement de gens puissants... Je voudrais voir ce moment où notre Père rattrape un météore de magma et souffle dessus comme sur une bougie d'anniversaire... Voir Joz soulever un immense bloc de glace pour le lancer sur les marines, puis observer Luffy tomber du ciel avec son navire de guerre jusque dans le troue d'eau. Voir Crocodile empêcher l'exécution d'Ace, et Mister 3 se démener pour crocheter les menottes du fils de Roger. Voir les sourires de Luffy et Ace qui se retrouvent pour s'enfuir de la plateforme d'exécution. Voir Ivankov faire ses death winks, Mihawk trancher l'immense vague gelée, Oz Junior se sacrifier pour son frère et Boa Hancock se faire des films sur Luffy. Voir le monde trembler devant le pouvoir destructeur de notre Père et enfin... voir Shanks mettre fin à la guerre d'une façon si charismatique et intense... J'aurais au moins voulu le voir par les écrans de Sabaody ou du monde entier.
J'attends maintenant la fin de la guerre pour recevoir le journal qui sera livré par les oiseaux du Times, les News Coco. Je prépare déjà quelques pièces de monnaie pour pouvoir payer le journal, et je demande à une vieille dame des informations sur la livraison du journal sur l'île. Je m'assieds dans l'herbe près d'une clôture, observant le grand ciel bleu à l'affût d'un news coco.
Un News Coco survol l'île en dessinant de grands cercles dans le ciel surplombant le village, je lui fais signe en lui criant que je désire un journal. Il se pose sur une clôture à côté de moi, et je lui échange mes pièces contre un journal. Quelques pirates viennent aussi se payer un exemplaire du journal. Ensuite, l'oiseau s'envole pour reprendre sa route.
En première page du journal figure une photographie de Père, c'est la scène de sa mort, il est debout dans des décombres, un navire renversé non loin de lui. Le titre en anglais informe de la mort de Shirohige. Mes yeux me piquent, je croyais être vraiment prête à voir l'information devenir véridique. Les autres articles du journal relatent la mort de Ace et du géant Oz Junior. Une photographie de Shanks est visible, il arrête la guerre de Marineford.
J'observe en silence les pirates qui sont autour de moi, ils apprennent la nouvelle de plein fouet. Je passe ma main sur leurs épaules, essayant de les réconforter un peu. Ils me remercient pour le geste, mais ils doivent en informer tout le village rapidement. Ils se dépêchent de réunir tous les habitants et les pirates sur la petite place, devant la petite maison du chef du village. La nouvelle choque tout le monde, les larmes salées font leur chemin sur les visages de tous les âges. Les familles, les enfants, les vieilles personnes, les pirates et les infirmières sont touchés par la mort du grand Barbe Blanche. Il était un père, un protecteur, un patient... Il était beaucoup pour nous. Quand le choc diminue, tout le monde se met au travail pour l'arrivée des pirates revenants de la guerre, il faut choisir un endroit pour enterrer Père et Ace, ainsi que les autres victimes, il faut préparer les pierres tombales, la cérémonie d'enterrement, et l'arrivée d'autant de gens dans la petite vallée.
Ce soir, Marco n'appelle pas, je me dis qu'il doit être rongé par la tristesse. J'essaie d'appeler de mon côté, mais l'appel ne débouche pas. Je sais que le Moby Dick a été détruit, il a surement laissé son escargophone à l'intérieur. Il prendra contact avec moi lorsqu'il trouvera un escargophone, après tout... je n'ai pas de mauvais pressentiment. Tout ira bien.
La suite au prochain chapitre ! ;)
N'hésitez pas à donner votre avis en commentaire !
*N'ayant pas réussis à trouvé les prénoms réels des infirmières, j'ai inventé.
*Dans l'anime, Luffy a 6 jours environ pour sauver Ace à partir du moment ou il apprend l'exécution de son frère dans le journal. De mon côté, j'ai rallongé le délais de quelques semaines car sinon ce n'était pas gérable au niveau de ma timeline.
** Il s'agit de l'adaptation de la chanson "Kimi Wo Nosete / Carrying You" du Château dans le Ciel (Castle in the Sky) chanté sur youtube par Mioune.
Voilà le titre de la vidéo pour trouver la chanson car Fanfiction censure les liens (elle est magnifique) = [French] Kimi Wo Nosete (Carrying You) - Castle In The Sky
Ruko-Yoru :
N'hésite pas à me MP quand tu auras un nouveau compte :) Je répondrai à toutes tes questions ! (Je viens de voir ce matin que tu as créé ton compte, youpi !)
