-Bien, faisons les choses simplement ! Commença-t-il.

Il frappa dans ses mains d'un air enthousiaste, un sourire malsain étirant ses lèvres.

-Corvus Lestrange est mort ! Asséna-t-il. Et n'importe quelle personne qui connaît un tant soit peu la famille Lestrange le sait ! Si vous en doutez, vous n'avez qu'à vérifier leurs archives ou demander à leur dernière descendante… Donc non, Credence Barebone n'est pas Corvus Lestrange ! Ensuite…

Il inclina la tête sur le côté, se foutant ouvertement de leur gueule en leur faisant un grand sourire.

-Pas besoin de le chercher ! Il à bien quitté les États-Unis, et je peux même vous dire où il est…

Newt se redressa et prit une grande inspiration. Merlin, qu'il se haïssait pour ce qu'il allait faire…

-Credence ! Appela-t-il.

A l'extérieur de la salle, Aurelius se figea. Est ce qu'il avait bien entendu ?

Bien sûr qu'il avait senti la fureur de son Vampire à travers le lien, il avait même fait peur à Leta tant sa rage s'était vue sur son visage… Il avait cependant réussi à se calmer, se demandant ce qui pouvait bien se passer pour Newt à l'intérieur de cette salle, mais ça, il ne s'y était pas attendu…

Il prit une grande inspiration et s'efforça de rester calme. Il était en train de faire une crise de panique, et même si il n'avait apparemment plus à craindre l'Obscurus, ce n'était pas une raison pour le vérifier…

Il n'avait rien à craindre. Newt était son Vampire, il était incapable de le blesser. Pas volontairement en tout cas. Et si il y avait été contraint, même psychologiquement, alors il devait déjà en souffrir le martyre !

Si il l'avait appelé Credence, c'était que l'espace d'un instant, d'un instant seulement, il avait besoin de Credence…

Inconsciemment, il rentra la tête dans les épaules et baissa le regard. Timidement, il poussa la porte et passa la tête dans l'entrebâillement…

-Oui ? Demanda-t-il.

-Rentre, Credence, lui demanda Newt.

Credence s'avança jusqu'à son Vampire, le visage fermé, les mâchoires crispées, qui faisait face à trois hommes visiblement terrifiés, mais étonnamment silencieux… A côté, écrasé contre un mur, se trouvait un quatrième homme qui les fixait tous les deux d'un regard haineux, plus Theseus, qui se tenait un peu en retrait, libre de ses mouvements, et il devina que Leta les observait depuis le couloir…

-Comme vous le voyez, Credence Barebone n'est pas bien loin, messieurs… Maintenant, dis-nous, Credence, quel est ton nom ?

-Mon nom ? Balbutia-t-il, haïssant ses automatismes pour revenir aussi vite…

-Ton véritable nom, répondit Newt en lui caressant tendrement la joue de sa main froide, toutefois sans quitter les trois hommes du regard, et sans en accorder un seul au quatrième, qui semblait désespérément tenter de de se libérer du sortilège…

Aurelius soupira de soulagement intérieurement.

-Aurelius, répondit-il en se redressant, reprenant sans même s'en apercevoir sa place en tant que Mage, et laissant sa Magie s'échapper dans la pièce, suffocante.

-Aurelius comment ? Demanda Newt.

-Dumbledore, répondit-il. Fils de Kendra et de Percival Dumbledore, frère de Albus, Aberforth et Ariana Dumbledore…

La stupéfaction sembla telle chez les trois sorciers que Travers réussit même à briser le sortilège de silence !

-C'est impossible, il est bien trop jeune ! S'exclama-t-il.

Newt haussa un sourcil hautain.

-Impossible, Monsieur Travers, dans le Monde Magique ? Il y à des centaines de possibilités pour que Aurelius soit aussi jeune, trouvez la bonne!

-Dumbledore n'a pas de sœur ! Grommela-t-il.

-Morte dans l'enfance, répondit Newt d'un ton sec. Maintenant, que les choses soient bien claires…

Il se pencha par dessus la table au reflets et approcha son visage tout près de celui de Travers, dévoilant ses canines dans un horrible sourire… Travers pâlit, déglutit bruyamment et se renfonça autant qu'il le put dans sa chaise, lançant un bref regard à ses deux comparses qui les observaient, paniqués.

-Je vais m'occuper du cas de Grindelwald car cet homme est une menace pour mon Calice, énonça Newt, et j'ai de toute façon d'autres raisons de m'intéresser à lui, mais il hors de question que je devienne un Auror, est ce bien clair !? Cracha-t-il.

Travers hocha vivement la tête…

-Et maintenant, pour être sûr que nous nous comprenions bien, je vais utiliser des mots simples…

Il pointa vivement un doigt sur Grimmson, toujours collé à son mur, qui le toisait maintenant avec dégoût.

-Laissez cet homme s'approcher de mon Calice, et mon peuple considérera cela comme une déclaration de guerre ! Empêchez-nous, mon Calice et moi, de quitter le pays, et mon peuple considérera cela comme une déclaration de guerre ! Faites quoi que ce soit pour nous épier, nous contrôler, ou nous faire surveiller, et mon peuple considérera cela comme une déclaration de guerre ! J'ai été gentil avec vous jusque là, Travers ! J'ai tout de même joué les gentils petits humains et ai tenté par cinq fois d'obtenir ce passeport par les voies normales, mais vous n'avez de toute façon pas le droit de m'interdire de voyager, que cela soit à l'international ou sur notre territoire ! Car après tout, Aurelius et moi ne dépendons pas des lois Sorcières, n'est ce pas ? Et tant qu'on y est, vous êtes vraiment le dernier des abrutis ! Choisir vos mercenaires parmi les fidèles de Grindelwald, il est beau le Chef du Bureau des Aurors !

Soudainement, Travers pâlit. Enfin encore plus si c'était possible.

-Que… Grimmson ?

-Sérieusement, Travers ? Gronda Newt. Un homme comme lui qui se considère comme supérieur à tout ce qui n'est pas humain, pensez-vous vraiment que sa mansuétude s'étend à tout ce qui n'est pas magique ? Croyez-vous vraiment qu'il considère les moldus autrement que comme du bétail ? Ce sont les types comme lui que recrute Grindelwald ! Et maintenant, que nous en avons terminé, j'attends mon nouveau passeport et celui d'Aurelius d'ici deux jours ! Je paierai vos baguettes, précisa-t-il.

-Merci… Ce sera fait... Balbutia Travers.

Aussitôt, Newt prit la main d'Aurelius et s'apprêta à partir.

-Nous vous attendons tous les deux ce soir pour le dîner, le rappela Theseus.

-C'est évident. A ce soir, Theseus, Leta, les salua Newt.

-A ce soir, répondit Leta.

-Attendez, Scamander ! S'exclama Travers, vous dites que nos actions risquent d'être prises comme des déclarations de guerre par votre peuple, mais vous n'avez pas peur que ce que vous venez de faire soit considéré comme tel par le nôtre !? Alors que vous avez caché un Obscurial et que…

Newt se retourna vivement à vitesse vampirique et se pencha de nouveau par dessus la table, surprenant Travers qui se renfonça aussitôt dans sa chaise.

-Mais absolument pas, Monsieur Travers. Premièrement, Aurelius était bien loin d'être « caché », étant donné qu'il à commencé par vivre à Hogwarts en faisant le service à la Tête-de-Sanglier, à Pré-au-Lard… Ensuite, se promener librement au Ministère, je n'appelle pas ça être « caché » non plus, Travers, êtes-vous sur que ce ne sont pas plutôt vos Aurors qui sont aveugles ? Et vous même ? Quant à Aurelius, vous apprendrez qu'il n'est plus un Obscurial depuis que la Magie du Lien à fait son office et qu'il est devenu mon Calice… Et pour finir, vous apprendrez qu'il était définitivement loin d'être « caché », attendu qu'il était sur le territoire britannique avec l'aval du Ministre, et même de la Confédération Magique Internationale… Mais ça, si Monsieur le Ministre n'a pas jugé bon de vous en informer, ce n'est pas mon problème, Travers… Après tout, peut être est-il en train de reconsidérer votre présence à ce poste, après l'évasion ridicule de Grindelwald ?

-Comme si vous auriez pu l'en empêcher… Grommela Travers en lançant un regard à Spielman, toujours muet.

-J'aurais pu, ricana Newt en se tournant vers lui. Mais je ne l'aurais pas fait, car la Magie ne l'aurait pas permis. Elle n'aime pas que l'on s'en prenne à ses enfants chéris. Vous avez de la chance de pouvoir encore vous servir d'une baguette, Spielman…

Travers fronça les sourcils, déjà prêt à brandir le spectre de la Coopération Magique Internationale pour recel d'informations, mais Newt s'en contrefichait. Il n'avait en théorie rien dit qu'ils n'étaient incapables d'interpréter, mais ça, ce n'était que de la théorie. Encore fallait-il qu'ils connectent leurs neurones, et là, Newt doutait sérieusement de leurs capacités…

Là dessus, il sortit, prenant Aurelius par la main et l'entraînant derrière lui, levant les sorts d'entrave et de silence au passage, laissant Grimmson s'écraser lourdement au sol. Il lui avait peut être rajouté un peu de poids aussi…

Il discuterai de tout ça avec Theseus et Leta ce soir. Ce soir, mais pas maintenant. Il avait blessé Aurelius en lui demandant de redevenir Credence, même pour un instant. Son Vampire en lui hurlait son repentir, et Aurelius en tremblait encore, alors pour l'instant, il devait se faire pardonner d'abord, pendant que quelque part en France, un idiot avec des cheveux blonds massacrait une famille de moldus pour squatter leur maison…

A peine furent-ils arrivés à l'Aire de Transplanage du Ministère que Newt serra Aurelius contre lui pour qu'ils puissent enfin rentrer chez eux. Il faudrait que Aurelius passe le permis de transplanage un de ces quatre, lorsque leur lien les autoriserait à s'éloigner, mais Newt n'était pas si pressé de voir ce jour arriver…

Ils arrivèrent directement dans la chambre. Aussitôt, Aurelius se retourna dans les bras de Newt pour l'embrasser avec tout l'énergie d'un désespéré !

-Je suis désolé, lui murmura Newt, le front collé contre le sien, une fois qu'ils se furent séparés. Je suis désolé…

-Je sais, répondit Aurelius, tremblant, mais…

-Je n'aurais jamais du t'appeler comme ça, reprit Newt. Tu n'es plus lui. Jamais !

Se mordillant nerveusement la lèvre, Aurelius hocha la tête.

-Tu veux que je te morde ? Demanda Newt.

Aurelius releva timidement les yeux vers lui, les pommettes légèrement rosées.

-S'il te plaît… Demanda-t-il en baissant légèrement les yeux, gêné.

Alors Newt commença à le déshabiller, passant les mains sur ses épaules pour lui retirer sa veste, avant de commencer à déboutonner sa chemise. Ce n'était pas vraiment obligatoire, mais ça lui permettait d'éviter de mettre du sang partout, et surtout, ça lui permettait de pouvoir caresser son Calice…

Calice qui frissonna adorablement en sentant ses mains froides sur sa peau. Newt retira vivement sa veste et fit s'allonger Aurelius sur le lit, avant de s'installer à califourchon sur lui.

Lentement, Newt recommença à l'embrasser, quittant sa bouche pour descendre progressivement jusqu'à sa gorge en un chemin de baisers que Aurelius avait toujours adoré…

Il mordilla délicatement la marque de la première morsure, la seule qui avait laissé une cicatrice, et Aurelius se cambra sous lui en gémissant. Avec douceur, il enfonça ses dents, perçant la chair avec une délicatesse que bien peu soupçonnaient chez les Vampires, et Aurelius soupira de contentement.

Il avait eu besoin de ça. Il avait eu besoin d'être rassuré par son Vampire, et quel meilleur moyen de l'être que la morsure ? Pourtant, Newt ne buvait pas, ou très peu, il le sentait. Cette morsure était juste pour lui…

Maintenant complètement détendu, les membres épars sur le lit, Aurelius glissa ses doigts dans les cheveux de Newt alors que le désir faisait son apparition en lui. Maintenant qu'il se sentait rassuré, il n'était pas contre le fait de reprendre là où ils s'étaient arrêtés ce matin…

Newt n'eût pas besoin du lien pour le décrypter, et il cicatrisa la morsure avant de remonter à ses lèvres pour l'embrasser. Le corps de Aurelius s'enflamma, et il s'empressa de déshabiller son Vampire, pressé qu'il était de se retrouver contre son corps froid. Newt, plus qu'impatient d'accéder à sa demande, les débarrassa de leurs derniers remparts de vêtements, et lorsqu'ils se retrouvèrent tous les deux nus l'un contre l'autre, ils laissèrent échapper un long gémissement de contentement…

A peines quelques minutes plus tard, Aurelius gémissait déjà son plaisir alors que la langue de Newt s'enroulait autour de son sexe, avant de descendre l'explorer plus au sud. Merlin qu'il adorait ça, quand Newt faisait durer les préliminaires !

Le problème, c'était que lui n'allait pas durer longtemps si le Vampire continuait ! Un grondement de contentement monta de la gorge de Newt et il s'empressa de satisfaire son adorable Calice gémissant. Oui, vraiment, cette entrevue au Ministère leur avait fait perdre beaucoup trop de temps…