Hey !

Le confinement se passe bien pour vous ? Ça commence à faire long, j'espère que ça ne vous pèse pas trop, et que ça va côté travail/étude. De mon côté c'est grave cool niveau temps libre et projets d'écriture, mais le confinement, c'est un nid à angoisse, une horreur. Bref !

Merci à Ima, à Mijoqui et à Ya-dorable pour leurs reviews et le fav ! C'est juste génial de savoir que vous suivez, et ça me motive au taquet !

Merci aussi à Yu pour la correction !

Bonne lecture !


« - T'es sérieux ? »

Van se tend. Il hésite à ignorer la voix d'Axel qui s'approche dans son dos, concentré sur le linge qu'il trie pour lancer sa lessive, mais le poids de ses mots lui noue l'estomac. Il se mord la lèvre. L'orage pèse, il le sent. Il ne peut pas faire comme s'il ne le voyait pas. Ignorer la foudre ne l'empêchera pas de tomber.

« - Quoi ? »

Il sait très bien quoi. Il veut gagner du temps. Peut-être qu'en parlant, il pourra adoucir le rouquin. Eviter une tempête. Peut-être. Il faut. Il a surement une chance.

« - Quoi ? Tu me prends pour un idiot ? »

Non. Quoi que le résultat est semblable, il le prend plutôt pour un petit ami énervé qui va lui tomber dessus à bras raccourcis.

Il récupère tous les vêtements noirs et les mets dans une panière. C'est fou le nombre de fringues sombres qu'il a, en fait. Des restes de sa période gothique qu'il a gardé. Faut dire aussi, les crânes, ça rend tellement bien avec son air de chien féroce. Et ça lui donne un côté impitoyable dont il s'accommode parfaitement. Comme une aura d'assurance froide qui dissuade les gens qui voudrait lui parler ou l'emmerder. Il aimait bien ça, avant. Ça lui plait toujours un peu.

« - Tu crois que je sortirais avec un idiot ?

- Non. Certes. »

Il profite des quelques secondes de répit que l'étonnement d'Axel lui offre pour soulever sa panière.

« - T'as une trop bonne estime de toi pour ça. »

Mais quand il se retourne, une allumette géante lui barre la route. Son visage est froid, ses bras maigres croisés contre son ventre trahissent un vent de pensées coléreuses qui tournent dans sa tête. Et son regard, fixé sur lui. Il déteste quand Axel le fixe. Sauf quand son regarde brûle d'envie. Mais là, clairement, il n'est pas venu pour baiser.

« - T'avais dit que tu ferais des efforts.

- J'en ai fait.

- Pardon ?

- J'l'ai salué correctement.

- Saluer correctement ? Parce que t'as dit bonjour ? C'est la base, Van. La base de la décence. »

Bonjour, c'est toujours mieux que Yo. Il imagine pas, Axel, que c'est pas fastoche de se défaire de ses vieilles habitudes.

« - T'as pas essayé de lui parler une seule fois pendant toute la soirée.

- Si.

- Ah ?

- J'lui ai demandé comment ça se passait, au boulot.

- Bah putain, tu devrais bosser dans une boite de comm', tu révolutionnerais le domaine. »

Ravalant sa salive, et la verve qui l'anime habituellement, le corbeau serre son bac en plastique contre lui. Il essaye de soutenir le regard d'Axel. Malgré l'angoisse.

« - Qu'est-ce tu voulais que j'lui dise à Saïx ? J'le connais même pas.

- C'est sûr, vu que tu lui parles jamais. »

Le louveteau ravale un grognement rauque, et un cuisant sentiment d'injustice. L'autre aussi, il parle peu. Lui non plus, il ne lui pose pas de questions. Il est encore moins loquace, et surtout plus flippant. Alors pourquoi la mauvaise humeur du renard doit retomber sur sa gueule ?

« - Lui non plus y m'cause jamais.

- Evidemment Van ! T'as vu comme tu le regardes ? Tu crois que ça le met bien quand il passe à l'appart ? Que ça lui donne envie de revenir ? Tu crois que c'est à cause de quoi qu'il reste jamais manger ? »

De qui, il veut dire. De toi, il sous entend.

Le noiraud se crispe. Plus qu'il ne l'est déjà. La panière contre lui, il cherche le courage pour avancer, mais l'idée de bousculer Axel ne lui traverse même pas l'esprit. Il ne veut pas savoir ce qui lui tomberait dessus, s'il osait.

« - Il met pas à l'aise non plus. T'as qu'à lui dire à lui de parler plus, et pas qu'à toi !

- Il te parlerait peut-être, si tu le regardais pas comme un déchet ?

- Mais j'lui ai rien fait là ! C'est lui qu'est pas foutu d'aligner deux mots, aussi ! »

"J'ai fait des efforts, moi" il pense. "J'ai essayé. A peine y m'a répondu."

Mais il y a les yeux de l'autre, son expression neutre qui se tord, évolue, son non sourire qui s'étire en un rictus proche de la moquerie puis qui s'abaisse sous le coup de la déception. Sa langue qui doit passer sur ses dents, parce qu'il la voit bouger sous ses lèvres et qu'il le sent chercher ses mots, sans jamais rompre le lien que son regard dur noue avec sa petite personne.

« - Forcément, c'est la faute des autres. »

La phrase le frappe au ventre. Il n'en montre rien, mais la douleur grimpe dans sa poitrine. C'est pas vrai. Il a mauvais caractère, oui, mais il ne rejette jamais la faute sur les autres sans avoir au moins une bonne raison de le faire. C'est vrai, que Saïx est froid, pire que froid, qu'il a le regard qui transperce et la parole terne, une voix profonde qui doit rester aussi basse quand il pleure que quand il rit. C'est vrai qu'il l'efface l'autre, quand il vient. Qu'il le regarde, et qu'il ignore ensuite sa dommageable existence.

« - J'ai pas dit ça.

- Nan nan mais c'est bon, j'ai compris. Je t'en parlerai plus, puisqu'apparemment c'est jamais toi le responsable.

- Il est vraiment pas facile à vivre ! Tu peux pas dire le contraire !

- T'en fais pas chaton, je te crois, c'est toi qui a raison. »

Et enfin Axel se retourne, pour libérer le passage, mais Van ne se sent aucunement soulagé. Un désagréable sentiment le titille. Il ne peut pas laisser la situation telle qu'elle.

« - J'ai vraiment fait des efforts !

- C'est pas toi c'est les autres, j'ai compris.

- Arrête de dire ça ! C'est pas ce que je pensais !

- Non mais j'ai capté Van, je te reprocherai plus rien, promis. »

Il voudrait crier et mordre, lui dire qu'il est injuste et qu'il n'a pas le droit, non, pas le droit de lui faire ça. Que c'est bas, vraiment, tellement bas, mais il ne trouve rien à lui répondre. Ce sont les mêmes mots qui tournent en boucle dans la bouche de l'allumé. Et, le pire, c'est ce sourire sur son visage, doux comme une boule de coton. Cette tendresse, comme s'il était vraiment en train de le rassurer.

« - Tu peux pas dire qu'il est pas désagréable !

- Mais oui chaton, c'est lui, c'est pas toi. T'y es pour rien, c'est la faute aux autres. »

Et il rit, il rit tendre. Il rit comme s'il n'était pas en colère quelques minutes avant et il le laisse là après un sourire tout doux.

Vanitas voudrait bien jeter la panière par la fenêtre. Et la suivre, tant qu'à faire.

xoxoxox

J 191

La terrasse est chouette, ici. Elle donne sur la Garonne, et ça lui rappelle ces journées qu'ils passent parfois le long de la prairie des filtres, une bière choppée au supermarché en main, à parler de tout et de rien. Ces réunions après les cours et le boulot, ou sur leurs jours de repos.

« - Le Monaco ?

- Pour moi. »

Larxène élève la voix et le serveur lui tend le verre, avant de poser le café devant Van. Il s'apprête à sortir de quoi payer, mais elle l'arrête.

« - Laisse, j't'invite. »

Il hausse les épaules. Si ça lui fait plaisir. Elle lui a demandé sa matinée pour un entretient, un truc pour son devoir de socio. Et quitte à être dans le centre-ville, avant une demi-journée de boulot …

« - Merci encore.

- Y a pas de quoi.

- J'parle pas que du dossier. »

Il hausse un sourcil, puis percute au moment où elle ouvre la bouche.

« - Avec Aqua.

- Ah, ouais.

- Ça s'est bien passé ?

- Yep. C'était cool. »

Elle n'ajoute rien de plus. Forcément, ce peu de mots, ça pique là où la curiosité de Van dormait. Il se moque bien de ce genre de d'histoire, d'habitude, mais la vie en groupe lui a donné le goût du ragot. Mais, si elle ne poursuit pas, c'est qu'il n'y a pas lieu de poser plus de questions.

De ce qu'il en sait, Larx a traîné l'objet de son attention dans un ciné qu'elle aime bien. Il s'est fié aux dires de Nami pour lui conseiller un film, rien de bien méchant. Mais si ça peut lui faire plaisir. De toute façon, le geste ne lui a rien coûté. Il espère juste que la nymphe ne ramènera pas trop souvent la jeune femme aux perms où à leurs soirées. Voir même, qu'elle ne la ramènera jamais.

Dire qu'il la lui avait présentée en croyant qu'elle était hétéro.

Elle l'est peut-être, d'ailleurs. Il ne s'est rien passé de concret entre elles.

« - Et sinon, quoi de neuf pour toi ? » elle demande en sirotant son Monaco, ce truc qui ressemble à une bière à la grenadine et que le corbeau ne tenterait pour rien au monde.

« - Bah, rien d'puis la dernière perm.

- T'es pas venu à la dernière perm.

- Ah, t'es sûre ?

- Tu te souviens, quand Yuyu a chouré le portable a Ienzo pour lire les textos qu'il envoyait à Leaxeus ?

- Evidemment.

- C'est con, iel l'a jamais fait. »

Merde. Grillé.

« - Bien essayé.

- T'es fourbe.

- Pour ça qu'on s'entend bien. »

Elle sourit, croise les jambes et il entrevoit le haut de la robe qu'elle porte aujourd'hui. Un long vêtement près du corps avec un large bracelet en cuir simple à son poignet, qui changent de ses éternelles chemises. Quoi qu'il est mauvaise langue. Elle aime bien s'habiller sexy à l'occasion. Mais Larxene est naturellement sexy, peu importe ce qu'elle porte. Et elle le sait. Et elle le fait sentir.

« - Eh ?

- Quoi ?

- Imagine, t'as pas parlé à tes parents pendant genre deux ans et t'hésites à leur envoyer un truc. Tu leur dirais quoi ? »

La guêpe hausse un sourcil.

« - T'as pas parlé à tes parents pendant deux ans ? A ce point ?

- C'est une hypothétique situation imaginaire.

- Mon cul, c'est une demande de conseil déguisée.

- Fais comme si. »

Elle échappe un rire plein d'amusement, la tête redressée, avant de revenir sur sa boisson. Le garçon tend les mains vers son café pour en avaler une gorgée. Il repère le sucre qu'il ne glissera pas dans le liquide, mais s'en saisit pour le mettre dans sa poche. C'est toujours utile, un sucre gratuit.

« - Déjà un mail t'auras une réponse plus vite, si les hypothétiques parents imaginaires sont rapides. Mais une lettre, c'est plus personnel.

- Ouais bof, personnel c'est pas trop mon truc.

- Ton truc ?

- Le truc du moi hypothétique imaginaire. »

Elle sourit. Il pose sa tasse à moitié pleine, y laisse ses mains quelques secondes de trop pour en savourer la chaleur. Il fait froid, vraiment, et l'hiver leur tombe doucement dessus comme un flocon. Ils sont en plein dans cette période où les extrêmes de températures se frôlent de peu. Demain, il fera grand soleil et il sortira en tee-shirt.

« - Et pour commencer, bonjour, c'est pas mal.

- Nan, jure.

- Si si, vraiment.

- J'ai dit moi hypothétique, pas moi en état d'mort cérébrale. »

La boisson de Larxene est terminée, il n'en reste rien. Elle se tourne vers la Garonne qui ronronne tout près, furieuse.

« - Toi hypothétique peut faire genre qu'y a pas eu deux ans de gros blanc entre lui et ses parents.

- C'est osé.

- Quoi, tu te vois vraiment faire un pavé d'excuse ?

- Ouais, nan. »

Parce qu'il n'a pas à s'excuser. Il n'a rien fait de mal, et eux, ils lui diront qu'ils avaient raison mais ils ne sauront pas, non, tout ce qu'il a enduré, ce qu'il a vécu, ce qui l'a marqué. Ils n'en auront pas la moindre idée. Ils n'ont pas le droit de juger.

« - Voilà.

- C'est pas au moi imaginaire de s'excuser. »

Elle hausse les épaules. Ça n'a pas d'importance.

« - Honnêtement, je vois pas trop quoi te dire. »

Elle tire un paquet de clope de sa poche, comme s'il allait régler tous leurs problèmes.

« - Parle-leur. Demande-leur comment y vont. Comme tu ferais avec un pote de longue date. Et si jamais ils te trouvent culotté, bah ils te le diront et vous verrez bien. Hypothétiquement. »

Ça ne l'avance pas vraiment, ce genre de réponse. Mais sa situation, aussi, elle n'offre pas beaucoup de solutions. Il s'en serait sorti depuis longtemps, sinon. Si c'était simple. Si seulement. Est-ce qu'il est sûr de vouloir renouer le contact ? Est-ce qu'il veut laisser la situation telle qu'elle est, à pourrir dans un coin, sans faire au moins une petite tentative ?

« - Mouais.

- Eh, j'suis déjà pas douée avec mes problèmes, va pas me demander d'régler les tiens.

- C'est toi qu'a dit que t'étais là si j'avais besoin d'aide. »

Il marque un point. Elle allume sa clope et tend le paquet vers Van.

« - Merci. »

Puis elle lui passe le briquet.

« - Certes. Mais je pensais pas à ce genre de problème ? C'est pas … J'suis pas douée avec la famille, gars.

- Je vois ça. »

A son tour de hausser les épaules. Ils se ressemblent peut-être un peu trop. C'est pour ça qu'il s'est tourné vers elle, pour ça qu'elle ne peut pas l'aider.

« - C'est tes parents, le problème de ces derniers jours ?

- Pas vraiment. »

C'est plus une lointaine conséquence d'un problème qui remonte tellement. Avant Axel, même. Il se demande, un instant, s'il se serait laissé piéger avec ses géniteurs à ses côtés. Peut-être qu'il aurait sauté moins vite dans la gueule du loup.

« - C'est compliqué, c'est ça ?

- Ouais.

- C'est toujours compliqué.

- Bah c'est pas ma faute, hein.

- Mouais. »

Elle tire une taffe. Vraiment, entre la clope et la robe, elle des airs de femme fatale qui doivent attirer tous les hétéros du quartier.

« - Tu t'entendais pas avec les tiens, toi ? »

Elle rit.

« - Lesquels ? »

Ah, oui. C'est vrai. Il ne sait plus quoi répondre, alors il porte aussi sa cigarette à ses lèvres.

« - Nan mais je déconne, hein. J'avais genre, deux ou trois ans quand ma mère m'a laissé. On a pas eu le temps de pas s'entendre.

- J'vois. »

Il est gêné, un peu. Pas doué pour ce genre de conversations. Mais curieux, aussi. Pas de son histoire en soit. D'elle. Il se rend compte, en fumant avec elle qu'il aime bien Larxene. De la même manière qu'il aime bien Ienzo. Et Demyx, aussi. Ils lui inspirent quelque chose.

« - Tu t'en souviens ?

- De ?

- Ta mère. La première.

- Moyen. Je me rappelle de quasi rien de quand elle était là, c'est hyper flou. Je connais pas sa voix où son visage, ni l'endroit où on vivait. Mais j'ai comme des flashs. Tu sais, ces souvenirs que t'as de quand t'étais tout gamin, mais tu te demandes si c'est pas un vieux rêve, ou un truc sorti tout droit de ton imagination. »

Il hoche la tête, comprenant l'idée.

« - Ouais, j'vois.

- Genre, je me revois monter les escaliers, et y a quelqu'un en haut qui m'attend. Ou y a un orage dehors, j'ai peur et j'cours dans un lit. Le sien, j'suppose. Et puis le letton aussi, j'le parle pas, mais je trouve ça familier ? Mais c'est pas plus clair que ça. »

Elle écrase le mégot consumé dans le cendrier posé sur la table, avant de s'en ressortir une.

« - Le seul truc qu'est un peu clair dans ma tête, c'est quand elle est pas rentrée. Y a plus eu personne, d'un coup. J'ai pas vraiment compris. »

J'imagine, c'est ce que Van s'apprête à dire, mais il s'arrête de justesse. Parce que non, justement, il n'imagine pas. Il ne sait pas ce que c'est. Il ne le saura jamais, même. Il n'a pas la prétention de pouvoir comprendre.

« - Désolé que ça te soit arrivé. »

Ces mots ne sont pas d'une grande utilité, mais ils ont au moins le mérite d'être sincère.

« - Bah, c'est fait. Ça remonte maintenant, puis ça va mieux quoi. »

Il sent qu'elle chasse le sujet, et il ne compte pas le ramener.

« - Et ta famille actuelle ?

- Oh, eux ils sont chouettes, vraiment. Ils ont pas toujours étés parfaits, mais ils ont fait de leur mieux. »

Ils ont fait de leur mieux. Leur mieux. Ces mots raisonnent dans la tête de Van. Il pense aux siens. A son père et à sa mère. Est-ce qu'ils ont fait de leur mieux, eux ? Il voudrait croire que non. Qu'ils ont foiré, sur toute la ligne. Qu'ils étaient nuls. C'est plus simple pour leur cracher dessus. Mais il sait que c'est plus compliqué que ça. Et pourtant, il ne peut pas s'empêcher de leur en vouloir.

« - Puis j'étais pas un cadeau, quoi.

- Genre ?

- Genre gamine compliqué. »

Il n'arrive pas à savoir si elle ne veut pas en parler, ou si elle n'y arrive pas.

« - J'ai un peu beaucoup merdé. Mais bon, au moins c'est passé. Puis j'm'en tire pas trop mal, maintenant.

- Ouais. »

A son tour de finir son bâton de tabac. Il refuse celui que Larx lui tend ensuite. Dans vingt minutes, il doit être au boulot, et il en a presque quinze de trajet. Dix s'il court.

« - Et toi, avec tes vieux ?

- Ils sont cons.

- Cons, du style ? »

Il comprend qu'elle va s'imaginer des trucs pas vraiment cools, s'il la laisse sur cette phrase.

« - Pas des ordures. Mais c'est pas pour rien qu'on s'parle plus, quoi.

- Tu les aimes quand même ?

- Je crois. »

Oui. Parce qu'il lui reste de bons souvenirs avec eux. Mais celle qui lui manque, c'est surtout la petite princesse.

Et pour elle, ce mail, il est prêt à le faire.

« - Faut que j'y ailles.

- Avant de raconter le plus croustillant ? T'es naze.

- Faut savoir entretenir le suspens. »

Elle sourit ouvertement, lui souffle sa fumée à la gueule sans réussir à l'atteindre. Lui il se lève, ajuste son sweat, et réalise qu'il n'a pas terminé le café froid qu'il engloutit aussitôt. C'est dégoûtant, mais il n'aime pas faire payer les gens pour rien.

« - Bon courage du coup.

- La même. Tu vas faire quoi ?

- Rentrer pour retranscrire l'entretien.

- D'acc.

- Tu viens mercredi ?

- C'est chaud avec le boulot, jeudi plutôt.

- Ça marche. »

D'un geste de la main, ils se disent au revoir, à plus et porte toi bien.


Et voilà ! Ça vous a plu ? N'hésitez pas à laisser un commentaire pour donner votre avis !

Sur ce, à la semaine prochaine !