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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartient pas.
Rating : M (d'un par pour la sécurité et d'autres par car il risque d'y avoir des relation sexuelle)
Bêta (lecteur/correcteur) : .LindaK
Dédicace :
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Discussions sous la couette
Chapitre 28
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Cela faisait presque quatre mois que Roy et Edward étaient fiancés. Quatre mois que le couple vivait le parfait amour entre deux missions d'Edward qui l'envoyaient en voyage plus ou moins loin. Chaque séparation était difficile mais les retrouvailles étaient toujours fantastiques entre les deux alchimistes.
En ce début d'Août, Edward rentrait justement de mission, fatigué comme souvent, son rapport de mission fraichement achevé. Il avait profité des nombreux arrêts du train pour le rédiger, sentant que sa nuit serait courte. Il y avait eu plusieurs incidents sur la route, Edward aurait dû rentrer aux alentours de vingt deux heures mais suite aux nombreux imprévus, le train était arrivé en gare au petit matin. Le blond avait donc saisi l'opportunité de boire un café chaud avec croissant avant de prendre la route du QG, profitant des douches tièdes pour se réveiller avant de prendre la direction du bureau de l'unité Mustang.
-Bonjour, salua joyeusement Edward en poussant la porte.
Sans grande surprise, Hugues se jeta à son cou, habitude que le brun à lunettes avait pris au fil du temps. Edward reçu l'accolade avec joie, avant de saluer les autres militaires présents. La porte du bureau de Roy s'ouvrit alors, laissant apparaitre l'homme qui avait l'air bien trop fatigué pour une heure si matinale.
-Je suis rentré, sourit Edward.
-Bon retour parmi nous, répondit Roy en tendant quelque peu les mains.
Il n'en fallut pas plus pour que le petit blond se jette dans cette étreinte ainsi offerte, se moquant bien de la dizaine de regards tournés vers eux. Les membres de l'unité était désormais habitués à ces scènes de retrouvailles et même si au début ils trouvaient cela étrange, ils avaient fini par s'y faire.
-On se fait un repas demain soir ? proposa Havoc.
-Pourquoi pas, sourit Edward. Je préviens que j'ai une faim de loup, avoua le jeune alchimiste.
-Et tu comptes nous inviter à la cantine ? questionna avec un large sourire Breda.
Ils virent alors Jean se tourner vers Riza, rougissant quelques peu.
-Non, avait répondu avec détermination le fumeur.
Tous furent étonnés par cette attitude mais ne cherchèrent pas davantage, retournant à leurs occupations tandis qu'Edward suivait Roy dans le bureau pour rendre son rapport.
-Tu trouves pas ça étrange, entama Edward une fois la porte fermée.
-Quoi donc ? questionna le plus vieux en s'installant dans son siège.
-L'invitation de Jean, précisa le petit blond en posant sa liasse de feuilles soigneusement attachées sur le bureau. D'ordinaire il propose mais en précisant qu'on squatte chez Hugues, rappela Edward.
-On a bien des pistes à faire avec Maes, mais on attend de voir, souffla Roy en posant ses mains autour d'Edward avant de le faire s'asseoir sur lui pour une douce étreinte.
-Tu penses qu'il serait… en couple ? Jean ? questionna Edward en se mettant de travers pour savourer plus encore l'étreinte.
-Ça a l'air de t'étonner, répondit Roy avec un sourire.
-Disons qu'après toi, c'est le plus grand dragueur de la caserne, voire même de Central.
-Justement, il parait que je suis à deux mois de me marier, souffla Roy en embrassant le cou d'Edward.
Le blond ne trouva pas à redire et profita du baiser avant de passer sa main de chair sur la joue de Roy, caressant cette peau si douce et fraichement rasée du matin avant de sceller leur lèvres dans un doux baiser de retrouvailles.
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En début d'après midi, Edward alla s'installer à la bibliothèque pour lire un peu au calme, il fut bien vite rejoint par Hugues qui à la base cherchait après un livre mais qui avait finit par abandonner sa recherche et s'installer à la table d'Edward pour discuter avec le blond.
-C'est possible tu sais. Il fume beaucoup moins, parait moins énervé même face aux pics de Roy.
-S'il était en couple vous l'auriez su, argumenta Edward. Que moi je ne sois pas au courant, c'est possible, vu que je ne suis pas forcément présent.
-Tu l'es plus qu'à une époque, compléta Hugues avec un sourire.
-Oui, mais on ne peut pas dire que je fais de vieux os au bureau.
-C'est sûr. Cela dit, ce n'est pas le seul à avoir changé.
-C'est-à-dire ? voulu savoir le blond en fixant le père de famille.
-Riza !
-Tu n'es quand même pas en train de me dire que tu penses que Riza est avec Jean ?
Le brun haussa les épaules avant de poursuivre dans ses explications.
-Il y a quelques temps, je ne sais pas si Roy t'en a parlé, elle est entrée dans son bureau pour lui amener sa paperasse, nous a vu rire comme deux ânes et n'a rien dit !
-Rien ?!
-Non, pas la moindre remarque ou le plus petit regard noir. Rien de rien.
-En effet, il était dix-huit heures ?
- A peine quatorze heures !
Edward regarda Hugues avant de se mettre à réfléchir. Il y a avait bien eu deux ou trois fois où il avait vu les deux militaires discuter ensemble, mais rien de suspect en soi, enfin, si peut-être. Il y a avait eu cette fois où ils l'avaient rejoint pas loin de Lior, quand ils avaient croisé la route d'Envy et compagnie. Roy et Riza s'étaient retrouvés légèrement blessés et avaient dû garder la chambre quelques jours. Qu'Edward se porte volontaire pour Roy c'était normal, même si à l'époque personne n'était au courant pour eux deux, mais que Jean se fasse un devoir de s'occuper de Riza. Se pourrait-il qu'eux aussi cachent leur relation depuis aussi longtemps ?
-A quoi tu penses ? interrogea avec une curiosité non dissimulée Hugues en se penchant quelque peu sur le blond.
-Que c'est peut-être pas si impossible que ça, souffla le jeune homme.
-Raconte ! exigea Hugues avec son sourire habituel.
Edward soupira avant de lui raconter, de toute façon avec Hugues il n'y avait pas moyen de garder une information après lui avoir donné une miette. L'homme n'était pas du genre à se contenter de si peu, avec lui c'était tout ou rien !
-J'y pense, se reprit Hugues avec sérieux. Vous avez acheté les bagues ? questionna-t-il en observant la gourmette qui était toujours au poignet d'Edward.
-On a pas encore trouvé le temps, avoua le blond. Et puis, poursuivit Edward en regardant sa main de chair, je ne suis pas sûr de vouloir une bague.
-C'est la tradition !
-Je pense que je préférerai que la gourmette soit gravée comme une alliance.
-Je ne suis pas sûr que ce soit possible. Tu veux que je me renseigne ? proposa l'homme.
-Tu pourrais ? questionna avec un certain étonnement Edward.
-Pour toi, bien sûr, répondit avec un clin d'œil complice le brun. Par contre, je pense que Roy voudra une bague.
-Pourquoi tu dis ça ?
-Quand on a été acheté mes alliances, on en a discuté et il disait que si un jour il se mariait, il voudrait que tous puissent le voir, de manière à ce qu'on arrête de lui tourner autour.
-Comme s'il ne cherchait pas à ce qu'on lui tourne autour, plaisanta Edward.
-Pas forcément, Roy a toujours eu du charme, même au matin, taquina Hugues.
-M'en parle pas, souffla Edward en rougissant quelque peu.
-C'est vrai que tu es le mieux placé de nous deux à ce niveau-là, taquina à son tour le colonel. Quoi qu'il en soit, il voudra une bague, maintenant vu que je suis son témoin, je peux voir avec lui.
-Non, je lui en parlerai ce soir.
Hugues lui fit un clin d'œil avant de se lever.
-Bon, je vais retourner à la recherche de ce fichu livre.
-Essaie la troisième rangée, étagère du fond.
-Ne me dis pas que tu sais où il se trouve et que tu m'as laissé chercher pendant une demi-heure pour rien.
-Il se peut que si, avoua Edward avec un fin sourire.
-Tu as de la chance que c'est toi, avoua Hugues en rigolant avant de partir dans la direction indiquée.
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Le lendemain était arrivé bien vite et à la surprise générale, Havoc avait donné rendez-vous à tout ce petit monde à l'appartement de Riza. En chemin les conversations allaient bon train, Riza et Havoc avait demandé à quitter le travail plus tôt pour préparer la soirée, se doutant bien que les autres les rejoindraient à pieds, l'appartement de Riza n'était pas si loin si on savait par où passer. Gracia et Elysia avaient bien sûr été conviés et attendaient déjà devant le bâtiment quand les militaires arrivèrent. Edward frappa à la porte, s'apprêtant déjà à se faire sauter dessus par Black Hayaté qui ne l'avait pas vu depuis un certain temps. La réaction du chien fut immédiate, sitôt la porte fut-elle ouverte suffisamment, le canidé se jeta sur Edward, manquant de le faire tomber. Heureusement, Roy se trouvait derrière lui et empêcha la chute. Havoc dû attendre que la crise de bienvenue de Black Hayate soit finie pour que ses collègues et amis puissent entrer dans l'appartement.
-Cela fait bien longtemps que nous ne sommes pas venus, entama Breda.
-Mais la question c'est, pourquoi ici ? interrogea Falman.
Edward et Roy de leur côté prenaient leurs aises, accrochant leurs manteaux à la paterne et enlevant leurs chaussures. Le chien alla voir Edward, lui réclamant une dose de caresses supplémentaires tandis qu'il faisait aller son visage du blond à la chambre d'amis.
-Je ne reste pas Black, sourit Edward qui avait parfaitement comprit ce que le chien voulait.
Roy en rigola pendant qu'Edward caressait la boule de poil. Ils finirent par rejoindre les autres dans la pièce principale.
-Besoin d'un coup de main, proposa le haut grader en rejoignant Riza dans la cuisine.
-Je veux bien que tu installes ça sur la table basse, répondit la sniper.
La soirée commença donc dans une bonne ambiance, autour d'un verre avec un assortiment fort copieux de gâteaux et mini bouchées en apéritif. Havoc comme Riza prirent bien soin d'évoquer de nombreux sujets jusqu'à ce que Roy en décide autrement. Il posa son verre avant de fixer ses deux subordonnés avec le regard de celui qui sait déjà tout.
-Il serait temps d'en parler Havoc, déclara l'alchimiste de flamme.
Le fumeur se gratta l'arrière du crane avant d'échanger un regard avec Riza. La blonde lui donna son accord, après tout c'était le but de cette soirée. Jean avait beau avoir imaginé cette scène des dizaines de fois, il n'était pas prêt pour la vivre en vrai, pourtant c'était l'heure des révélations et nul doute que tous voudraient des explications, ne se contentant pas d'un simple « c'est arrivé comme ça ».
-Je suis en couple !
-Chouette mais c'est génial, s'enthousiasma Fuery
-Qui est l'élue ? poursuivit Breda.
-Oh là, on se calme, enchaina Falman avec calme avant de poursuivre, depuis combien de temps ?
Edward de son côté observa la scène, s'arrêtant sur chaque personne présente et tout particulièrement sur Havoc et Riza. Il y avait quelque chose de différent entre les deux militaires, il l'avait déjà remarqué avant de partir en mission sans réussir à mettre un nom dessus mais ce soir il pouvait le dire. Edward échangea un rapide coup d'œil avec Roy, sentant dans son regard que son amant avait aussi compris que les choses entre ces deux-là avaient évoluées.
-Ça va bientôt faire six mois, si je ne me trompe pas, réfléchit Havoc.
-Et tu as réussi à nous le cacher pendant tout ce temps ! s'étonna Breda.
-Tu nous la présentes quand ?
-Vous la connaissez déjà, avoua Havoc.
-C'est rassurant de savoir que c'est Une, sans vouloir vous vexer, se reprit Breda en échangeant un regard avec le couple d'alchimiste.
Roy et Edward ne s'en offusquèrent pas, comprenant parfaitement qu'il allait falloir encore un peu de temps avant que leurs proches n'acceptent pleinement leur relation sans chercher à connaitre les vrais détails de leur debut de relation et comment ils en étaient arrivés là.
-Et donc ? reprit Breda qui était bien trop curieux.
Jean se mit à rougir violemment, ne trouvant pas comment annoncer la nouvelle. Riza se mit à lever les yeux au ciel, surtout en constatant que la situation semblait amuser Roy. Tant pis pour la manière douce, si Jean continuait de réfléchir autant le repas serait froid, et réchauffer n'était pas au programme, autant demander a son supérieur de claquer des doigts pour le cramer une bonne fois pour toute.
-C'est moi, déclara Riza.
Face aux visages plus qu'étonnés des autres, Riza se tourna, attrapa Jean par le col de sa chemise avant de plaquer ses lèvres contre les siennes. Une fois l'étonnement passé, Havoc reprit le contrôle du baiser, passant ses mains dans le dos de la blonde pour la rapprocher de lui tandis que le baiser s'approfondissait.
Edward ne put s'empêcher de sourire surtout en voyant les têtes de merlans frits de ses collègues. Roy se rapprocha de lui, passant ses mains autour de son corps pour le serrer contre lui.
-Et si on passait à table ? proposa Falman.
Riza mit fin au baiser avant de se lever pour disposer la table.
-Edward, appela la blonde.
-Oui, répondit le concerné en se levant.
-Tu penses que tu pourrais…
-Pas de souci.
-Le jour où tu décides de pas faire d'alchimie, préviens nous boss, taquina Havoc en voyant le blond agrandir la table en tapant des mains dessus.
-C'est pas au programme, rassura Edward en aidant Riza à mettre la table.
Une fois la table installée, la blonde amena le plat et Havoc le servit. Breda ne se priva pas de faire son curieux, taquina Havoc qui avait eu la bonne idée de s'installer à ses côté.
-Mais du coup les fiançailles c'est pour quand ?questionna soudain Fuery
-Je voulais justement voir ça avec vous, répondit Havoc en fixant Roy.
-C'est-à-dire ?
-Nous sommes tous les deux dans votre unité, la loi ne permet pas que…
-Jean, je t'arrête tout de suite, la loi je m'en occupe, je ne vais pas vous empêcher de faire quoi que ce soit, d'autant que je pense que c'est trop tard pour certaines choses.
Havoc ne put s'empêcher de piquer un fard tandis que Riza baissait quelque peu la tête.
-Si je suis ton raisonnement, je ne devrais pas être fiancé a Edward, où celui-ci devrait être muté ailleurs. Je ne pense pas que tu ais demandé ta mutation ? questionna Roy en se tournant vers son amant.
-Pas que je sache, répondit Edward entre deux bouchées de légume.
-Donc le sujet est clos. Fiancez- vous si vous le voulez, mariez-vous même, mais je ne compte pas me séparer de l'un de vous deux, rassura le gradé.
La phrase rassura grandement le couple qui soufflèrent de concert avant de commencer à manger, savourant le repas tandis qu'Edward se servait déjà une deuxième part, tout en donnant les os de ce qui fut un poulet à Black Hayaté qui s'était installé à ses pieds, attendant bien sagement et visiblement habitué à récupérer les restants de carcasse du pauvre animal.
La soirée se termina par une partie de loup garou qu'Havoc alla chercher dans la chambre de Riza, confirmant ainsi que le militaire avait une partie de ses effets chez la blonde. La vaisselle avait été faite par Riza, aidée à l'essuyage par Edward et au rangement par Gracia. Hugues comme Havoc gardèrent pour eux la remarque sur le fait qu'Edward aidait sans broncher les femmes, craignant quelque peu la réaction de Roy mais plus encore celle du principal concerné.
-Mais du coup tu vas plus dormir à la caserne ? questionna Breda en milieu de partie alors qu'il venait de se faire « tuer », révélant ainsi sa carte de « voyante ».
-Je n'y dors déjà plus beaucoup tu sais. Le village s'endort, poursuivit Havoc qui était le narrateur du jeu. Mais le fait de garder ma chambre nous assure une certaine sécurité, avoua Havoc.
-Vous comptez faire quoi du coup par la suite ? s'intéressa Hugues qui jouait avec Elysia qui avait du mal à comprendre les règles de ce jeu de cartes pour grand.
- Loup garou réveillez-vous !
-On en a discuté, souffla Riza qui avait toujours les yeux clos, et on pensait attendre que vous soyez mariés pour officialiser notre couple.
-Sage décision, avoua Roy qui les yeux ouverts dissuadait Havoc qui voulait « tuer » Edward. D'ailleurs, je dois aller voir le général pour demander nos deux semaines de congés.
-On va les avoir ? questionna Edward les yeux fermés.
-Je vais tout faire pour, souffla Roy qui avait finit par avoir gain de cause et désignait Falman.
En fin de partie ne restait plus qu'Edward et Riza face à Roy et Havoc. Les deux militaires jouèrent le mort à pierre feuille ciseau, Havoc l'emporta, tuant Edward.
-Haha ! clama Hugues. Roy tu es mort !
-Mais quelle idée tu as eu aussi de nous mettre ensemble, gronda l'homme révélant son statut de Loup Garou et faisant ainsi gagner Havoc.
-C'est Elysia qui a décidé, contra Maes.
Roy se renfrogna avant de recevoir un léger baiser de la part de son amant.
-Finalement j'aime bien ce jeu, souffla Roy avec un fin sourire.
-Mouais. On en refait une ?
-Ce coup-ci je joue en vrai, réclama Elysia qui au cours de la partie avait réussi à saisir les règles.
Une nouvelle partie s'engagea et autant les adultes ne souhaitait pas « tuer » Elysia, autant la petite fille se révéla être sans pitié, ayant très vite compris que c'était pour de faux ! La jeune fille gagna cette partie. Préférant partir sur cette victoire, tous quittèrent l'appartement, surtout en constatant qu'il serait bientôt onze heures et qu'une grande partie d'entre eux, pour ne pas dire tous travaillaient le lendemain. Le couple se retrouva donc seul dans l'appartement, rangeant les quelques choses qui trainaient encore des suites de cette soirée avant de rejoindre la chambre pour une bonne nuit de repos… ou presque.
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Roy et Edward se baladait dans les rues de Central City, profitant du soleil qui brillait en ce samedi après-midi de mi-Août et le couple avait pris la résolution de faire les bijouteries de la ville, se mettant à la recherche de leurs bijoux de mariage. Après une longue conversation, ils en été arrivés à la conclusion que Roy porterait une bague et Edward la gourmette qu'il avait déjà, à la condition qu'elle fût gravée pour l'occasion. Le jeune homme allait donc devoir se démunir du bijou le temps que la petite plaque soit gravée. Sous les conseils d'Hugues, ils se dirigeaient à pas tranquilles chez le bijoutier qui avait fait les anneaux de mariage du couple. La boutique était petite, la devanture n'était pas très engageante en comparaison aux autres bijouteries de la ville. La façade était simple, une porte basique et une fenêtre depuis laquelle on pouvait à peine apercevoir une parure de bijoux et quelques bracelets derrière lesquels était installée une planche de bois recouverte d'un tissu noir des plus simples.
-Tu es sûr que c'est là ? questionna Edward.
-Oui, j'étais venu accompagner Maes quand il a fallu réceptionner les anneaux, confirma Roy en poussant déjà la porte de la boutique oubliant de dire qu'il y était venu aussi plus récemment.
L'intérieur était tout l'inverse de ce que l'extérieur laissait paraitre. La pièce était grande, lumineuse, le parquet brillait sous les lumières disposées de manière stratégique dans les diverses vitrines qui laissaient apercevoir une gamme de bijoux de tout genre et multiples matières, de l'or à l'argent en passant par le cuir, rien ne semblait manquer dans ses étalages.
-Je suis à vous tout de suite, déclara une voix en provenance de l'arrière boutique.
Deux minutes plus tard, arriva alors un homme d'une cinquantaine d'années, vêtu d'une chemise blanche et un pantalon noir au-dessus duquel était noué un tablier crème avec une poche centrale qui servait sans doute à ranger les divers ustensiles dont l'homme avait besoin, il était justement en train d'y glisser une pince à l'embout fin dont Edward ignorait l'utilité.
-Monsieur Mustang , comment allez-vous depuis la dernière fois ? La gravure a-t-elle tenu ? se renseigna l'homme.
-A la perfection, avoua Roy en échangeant un regard avec son compagnon. Je suis ici pour une affaire qui réclame une fois encore votre discrétion.
-Je vous écoute, souffla l'homme en s'installant au comptoir.
-Je viens acheter des bijoux de mariage.
-Les rumeurs sont-elles vraies ?
-En effet, sourit Roy en passant un bras autour d'Edward pour le rapprocher de lui.
-Je suis heureux pour vous. Toute mes félicitations, sourit l'homme.
Edward pouvait clairement voir dans ce sourire et ses parole que l'homme était sincère, il émanait de lui une joie simple qui fit sourire le jeune alchimiste.
-Que puis-je pour vous ? quémanda avec intérêt l'homme.
-J'aimerais une bague pour moi et il faudrait que vous regraviez la gourmette, au dos ce coup-ci.
-Je vois, pas d'échange d'anneaux classique, fit remarquer dans un murmure l'homme. Ça me va, j'ai plusieurs modèles d'alliances à vous proposer mais aussi des bagues plus simples.
-Une alliance me va très bien, répondirent le couple d'une même voix.
Ils échangèrent un regard avant de se sourire. Edward voulait clairement que l'on sache que Roy n'était plus un cœur à prendre, avec une alliance le message serait clair. Le bijoutier leur montra plusieurs modèles en argent, Roy n'aimait pas spécialement l'or ou les autres métaux, et l'argent était aussi un clin d'œil à l'automail d'Edward. Ils mirent une trentaine de minutes à trouver le bon modèle, un anneau simple, pas trop épais mais pas trop fin non plus,
-Je suppose qu'il faut le faire graver ?
-Oui, répondit Edward. « Edward - Roy »
-Très bien. Et la gourmette ?
Edward fixa son poignet avant que Roy ne lui retire le bijou pour le montrer au commerçant.
-Il y a assez de place pour graver au dos, confirma l'homme. « Roy - Edward » je suppose.
-Exactement.
-Pas de date ?
-On en a pas besoin, répondirent d'une même voix les deux alchimistes.
-Très bien. Pour quand vous les faut-il ?
-Début Octobre.
-Ce sera fait. Vous viendrez les chercher en personne ?
-Oui, ou ce sera Maes Hugues mais quoiqu'il arrive il y aura un mot et je vous appellerai pour vous le signaler.
-Merci beaucoup, termina l'homme. Je vais devoir garder la gourmette jusque-là, avoua l'homme qui semblait quelque peu peiné de priver Edward de son bijou.
L'homme se souvenait très bien de la visite du gradé concernant ce bijou. Il lui avait demandé de le graver d'une flamme au plus vite, étant prêt à payer le prix fort car il voulait en faire cadeau à une personne vraiment importante pour lui. Alors quand il avait vu le bijou au poignet du Fullmetal Alchimiste il avait tout de suite supposé que la gourmette devait faire office de bague de fiançailles.
-Prenez en soin, ne put s'empêcher Edward.
-Je vous le promets, rassura le bijoutier.
Edward regarda une dernière fois la gourmette avant de voir le bijoutier la mettre dans un petit sachet en tissu, y accrochant une étiquette avec le nom d'Edward dessus ainsi que la chose à écrire à l'intérieur. Il fit de même pour l'alliance avant de se diriger vers le comptoir. Edward paya la bague de Roy tandis que le brun payait la gravure pour la gourmette. Une fois sortis de la bijouterie, ils prirent la direction d'un bar pour siroter une boisson fraiche avant de continuer à se promener, finissant l'après midi au restaurant avant de rejoindre l'appartement.
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L'unité de Mustang au grand complet avait pris le train pour Resembool. Roy dans un compartiment et Edward dans un autre. Leur collègues passant fréquemment ou presque de l'un à l'autre. Winry n'ayant pas beaucoup de clients à cette période de l'année avait fait un grand ménage dans la maison de Pinacco et préparé les chambres pour toute cette joyeuse troupe. Ainsi, Riza, Havoc, Hugues, Gracia et Elysia, Amstrong, Breda, Fuerry et Falman seraient logés chez Pinacco. Roy y passerait juste cette nuit pour respecter la tradition. Les parents du gradé devaient arriver tôt le samedi et prendraient donc la chambre occupée par Roy pour la nuit de samedi à Dimanche. Edward de son côté dormirait dans sa nouvelle chambre. En effet, à l'approche du mariage, Edward avait demandé à déménager sa chambre à l'étage vu que Sid et William avaient désormais leur maison en ville, ainsi l'ainé serait à l'étage et le jour où Alphonse et Winry auraient des enfants ils seraient tous au même étage.
-Allez raconte ? Je suis sûr que c'est une meringue.
-Hugues, pour la centième fois, commença Edward qui perdait sérieusement son calme, JE NE SERAIS PAS EN ROBE !
L'homme à lunettes rigola, fier de lui tandis qu'il se levait.
-Je vais le dire à Roy, il sera déçu, souffla avec une mimique le colonel, à moins que… C'est Roy la fille !
Edward observa l'homme avec des yeux de chouette, craignant d'avoir compris le sous-entendu fait dans la phrase de l'homme qui se disait être le meilleur ami de son compagnon.
-Je vais lui demander, sourit Hugues en ouvrant la porte du compartiment.
Edward eut juste le temps de se lever, mais Hugues étai décidemment trop rapide pour lui, surtout quand il était ainsi. Il entendit le brun s'écrier dans le couloir fort heureusement désert du wagon.
-ROY ! C'est toi la fille ?!
-Il est plus suicidaire que moi, soupira Havoc en s'installant plus confortablement sur son siège.
-Et presque autant que moi, enchérit Edward en se rasseyant, se doutant bien que son futur époux saurait se sortir des griffes et de la curiosité d'Hugues.
Elysia et Gracia étaient parties dans le wagon restaurant, profitant du confort de celui-ci pour que la petite puisse dessiner confortablement et Maes faisait fréquemment des allers-venues entre ses deux amours et les deux compartiments.
-Mais du coup, vous vous mariez quand ?
- On n'a pas encore fixé de date. Riza aimerait que ce soit en été, durant nos congés, comme ça on pourrait le faire en civil sans craindre d'être appelés pour une urgence.
-Sauf si les homoculus reviennent, ne put s'empêcher de rajouter Breda.
-Ce coup-ci je pense qu'on en entendra plus parler, assura Edward.
Havoc et Breda échangèrent un regard complice tandis que le trajet continuait. Dans une heure, ils seraient arrivés à Resembool et demain à cette heure-ci le mariage et le gros de la cérémonie seraient derrière eux. Edward comme Roy mentiraient s'ils disaient ne pas stresser par rapport à tout ça. Bien sûr tout était prévu, des invités à la couleur des nappes, même si aucun des deux ne semblaient comprendre l'importance de choses aussi simples. Fort heureusement, Winry comme Riza s'étaient occupées de gérer au maximum la cérémonie. Ainsi le couple savait que leur décoration était relativement simple, pas de couleurs criardes même si des pointes de rouge et de bleu roi étaient présentes par endroit. Les nappes, serviettes et tout ce qui concernait la table était blanc ou crème, rien de bien compliqué, d'autant que les jours commençaient à raccourcir avec la douce arrivée de l'automne La cérémonie se passerait dans la salle de cérémonie de la mairie tandis que le repas aurait lieu dans la salle des fêtes non loin. L'avantage de celle-ci était qu'elle se trouvait à exactement six minutes trente de chez Pinacco et était comme presque toutes les demeures de Resembool isolée les unes des autres, ce qui assurait une soirée tranquille à l'écart, sans curieux ou voyeurs pour juger les écarts de folie prévisibles de ce genre d'événements.
Edward eut juste le temps d'embrasser une dernière fois Roy avant de partir avec Alphonse, une fois le train arrivé en gare. Le brun aurait bien prolongé l'échange mais ils se quittaient pour mieux se retrouver. Demain, à cette heure-ci, Edward Elric aurait laissé place à Edward Mustang et cette pensée remplissait le militaire de joie.
La soirée s'était déroulée calmement pour tout. Les enterrements de vie de garçons ayant eu lieu une semaine plus top pour Roy et Edward qui les avait passés respectivement de leur côté. Roy en passant la soirée dans un bar en compagnie de Hugues, Havoc et Breda, Fuerry et Falman ayant refusé poliment l'invitation. Edward lui avait fait une virée dans les égouts et les sous sols de Central en compagnie d'Alphonse, comme ils le faisait lors de son époque armure, se remémorant tout un tas de souvenirs plus ou moins récents.
Aux alentours de vingt-trois heures, Roy monta se coucher, rapidement suivi par les autres et sans grande surprise Hugues le retrouva dans sa chambre pour une dernière discussion.
-Ça va aller ?
-J'aurais vraiment jamais pensé vivre cette journée, avoua Roy dans un souffle.
-Et moi donc. En tout cas j'ai tout prévu pour demain, y comprit les mouchoirs, on est jamais trop prudent, souligna l'homme avec un sourire taquin.
-Tu penses que je vais pleurer ?
-Pas toi, mais Gracia, Elysia voire même Winry et Riza, et qui sait peut-être d'autres. C'est toujours beaucoup d'émotions un mariage.
-Je me souviens assez bien le tien, pour savoir à quel point c'est vrai.
-Même toi tu as versé ta petite larme.
-De rire Maes, souligna Roy.
-Certes, mais c'était quand même une larme.
Ils discutèrent une bonne heure encore avant que Roy ne déclare vouloir dormir car une longue journée les attendait le lendemain. En quittant la chambre, Hugues ne put s'empêcher de le taquiner sur la nuit de noces, faisant rager quelque peu le brun qui lui envoya un coussin à la figure, ou presque, celui-ci chuta contre la porte qui venait de se fermer sur le rire de son meilleur ami.
Edward de son côté, était déjà allongé sous les couvertures, les bras croisés derrière la tête tandis que de sa place il regardait la lune qui brillait de mille feux, se souvenant soudain que cette date n'avait pas été choisie au hasard. Demain cela ferait exactement sept ans qu'il avait rencontré Roy. A l'époque il était lieutenant colonel, et lui était en fauteuil roulant suite à la transmutation de leur mère. Tout ceci lui semblait tellement loin. Tant de choses s'étaient produites depuis.
Alphonse alla réveiller Edward aux alentours de dix heures, ayant retardé au maximum le réveil de son frère mais l'heure n'était plus au sommeil. Les frères prirent un copieux petit déjeuner, sachant déjà que le repas suivant ne serait pas servi avant le soir. Ensuite Edward fila sous la douche avant de monter dans sa chambre en ayant passé une simple serviette autour de ses hanches. Winry devait encore se préparer ainsi que Riza qui avait demandé à venir ici plutôt que de se préparer dans l'ambiance presque exclusivement masculine qui régnait chez Pinacco à l'heure actuelle. Edward mit un soin particulier à s'habiller ce jour-là. Enfilant son pantalon de costume sombre avant de l'ajuster à la taille à l'aide d'une ceinture toute neuve, comme tout ce qui composait sa tenue, du caleçon à la paire de chaussettes en passant par la chemise et les gants. Une fois bien habillé et tous les boutons de sa chemise enfilés, il se regarda dans la miroir, se demandant comment se coiffer, hésitant comme souvent entre sa natte habituelle et une queue de cheval haute. Après cinq minutes de réflexion, il opta pour la queue haute avant d'enfiler ses gants qui était posés sur la commode face au petit miroir.
-Tu es prêt ? interrogea Alphonse en entrant dans la chambre.
-Plus que la cravate à nouer et la veste.
-Tu veux un coup de main.
-Merci, sourit Edward en donnant le bout de tissus à son cadet.
Alphonse s'appliqua à faire le nœud de cravate tout en sentant que son frère semblait tendu. Il suivit son regard qui observait la commode ou plus précisément la montre posée dessus.
-A ton avis, je dois la mettre ou pas ?
-C'est comme tu le sens, répondit Alphonse avec un sourire rassurant.
Edward soupira avant de frôler sa gourmette du bout des doigts, il fixa un instant la montre, puis son reflet dans la glace avec de reporter son regard sur la montre, pour finalement s'en saisir et l'accrocher à sa ceinture pour la ranger ensuite dans sa poche. Cette montre avait été ce qui l'avait uni à Roy au départ, ce ne serait pas normal de ne pas la porter en un jour aussi particulier que celui ci.
Des deux heures qui suivirent, Edward ne garda que des souvenirs flous. Que ce soit le costume d'Alphonse, la robe blanche à fleurs de Winry ou encore la robe bleu- nuit de Riza en passant par la tenue de Gracia et Elysia ou tout le reste. Sa conscience se rappela à lui au moment ou le maire lui posa une seule et unique question.
-Edward Elric, voulez-vous épouser Roy Mustang devant tous en ce jour, devenir son époux, le soutenir dans les moments de joie et les épreuves tout au long de votre vie ?
Le blond avait alors échangé un regard avec son futur époux avant de se tourner vers les invités, pour une fois, tous étaient suspendus à ses lèvres, attendant un seul et unique mot de sa part.
-Oui, répondit Edward en fixant Roy dans les yeux, avant de passer l'anneau symbolique à son doigt.
-Et vous, Roy Mustang, voulez-vous épouser Edward Elric devant tous en ce jour, devenir son époux, le soutenir dans les moments de joie et les épreuves tout au long de votre vie ?
-Oui ! affirma Roy en passant à son tour non pas un anneau mais la gourmette gravée pour l'occasion.
-Je vous déclare mari et … mari, sourit le maire peu habitué à unir des personnes du même sexe. Vous pouvez vous embrasser.
Roy n'attendit pas plus longtemps pour s'approcher d'Edward caressant son visage du bout des doigts avant que sa main parte se caler derrière sa nuque, son autre main au niveau de sa taille, rapprochant le corps du jeune alchimiste pour sceller leurs lèvres dans un baiser rempli de promesses. Aucun des deux ne fit attention au flash d'un appareil photo qui avait immortalisé ce moment, pas plus que la remarque d'Hugues qui soufflait « Celle-la je vais l'encadrer » à Breda et Alphonse debout non loin. Ils ne virent pas non plus Winry essuyer les larmes qui perlaient à ses yeux ou encore Riza sortir de son corsage un mouchoir qu'elle se passa le plus discrètement possible aux coin des yeux. Ils ne virent rien de tout cela, trop occupés à faire passer tout leur amour à travers ce baiser.
-Alors, comment on se sent dans la peau de Monsieur Mustang, taquina Havoc durant le vin d'honneur en arrivant auprès d'Edward qui discutait avec Alphonse et Gracia.
-Pas trop mal, admit le blond en prenant la coupe de cidre tendue par le fumeur.
-Quand je pense que je suis le prochain, souffla Havoc.
-Sauf que tu ne changse pas de nom de famille, souligna Alphonse. D'ailleurs ça va faire drôle au début.
-Oui, avoua Edward. Cela dit on n'a pas encore discuté du point de vue du travail.
-C'est vrai que ce n'est pas banal pour un homme de changer de patronyme.
-C'est pas comme si j'étais attaché a mon père, mais ça va changer pas mal de choses.
-Je vois le genre, le Fullmetal Alchimiste Edward Mustang, anciennement Edward Elric, déclara Havoc en faisant de grand gestes avec ses mains. Ça fait très pseudo à rallonge ! taquina le fumeur.
-Ça compense par rapport à la taille, répondit une voix derrière Havoc.
Le fumeur se tourna vers la personne qui avait eu le culot de dire une telle chose en souriant, ayant parfaitement reconnu la voix tandis qu'Edward gonflait déjà ses poumons.
-Tu sais ce qu'elle te dit ma taille !
-Que tu me dois une danse, répondit Roy en s'approchant de son époux, fier de réussir encore aujourd'hui à l'énerver quelque peu.
Ils avaient tellement joué à s'énerver depuis sept ans que c'était devenu une habitude et ce n'est pas aujourd'hui qu'ils étaient mariés qu'ils s'empêcheraient de continuer.
-Je sais pas danser, souffla soudain Edward.
-Heureusement que je sais alors, répliqua Roy en prenant la coupe des mains de son époux pour la poser sur la table non loin avant de passer ses mains autour de ses hanches. Laisse-toi guider.
Une douce mélodie commença tandis qu'Edward fermait les yeux, voulant profiter pleinement de ce moment. Les mains de Roy qui entouraient sa taille, sa tête baissée sur lui tandis que la sienne s'était lovée d'autorité au creux de son cou, humant sans honte son parfum légèrement épicé. Edward se trouva un peu gauche au début mais bien vite Roy le mit à l'aise et il dû avouer que ce n'était pas totalement désagréable, tellement qu'il ne se rendit pas compte que la mélodie avait changé pour faire place à une autre et qu'ils n'étaient plus seuls sur la piste de danse. Ce fut au bout de la quatrième danse que Roy mit fin à ce moment agréable, ayant quelque peu soif et craignant que s'ils restaient aussi proches encore un moment, le désir prenne le dessus sur tout le reste et ce n'était pas encore l'heure de quitter la fête.
La soirée se finit aux alentours de cinq heures du matin, Elysia et William, qui avaient joué ensemble une grande partie de la soirée, avec le consentement de Maes, dormaient dans un coin grâce aux matelas prévus par Winry qui se doutait que les petits seraient fatigués avant la fin de la soirée. Tous se mirent à ranger au maximum la salle avant de rejoindre la demeure de Pinacco sauf pour Winry, Alphonse, Edward et Roy. Une fois arrivé au domicile familial, Alphonse ouvrit la porte avant d'esquisser un sourire.
-On se voit demain midi.
Edward allait dire quelque chose mais Winry l'en empêcha en enchainant.
-Sid nous loge pour cette nuit, vous avez la maison juste pour vous.
-C'est le moins qu'on puisse faire pour votre nuit de noces, répondit Alphonse avec un sourire avant de faire une légère tape dans le dos de son ainé.
-Merci, souffla Roy avec un sourire tandis qu'il glissait sa main dans celle d'Edward.
A peine entrés dans la demeure, Roy plaqua Edward contre le mur le plus proche avant de sceller leurs lèvres dans un baiser rempli d'amour, de passion et de tant d'autres choses. Le brun fit rapidement dériver ses lèvres vers le menton puis le cou de son mari, passant une main contre le col de la chemise pour en retirer deux boutons, obtenant ainsi un accès plus large à cette peau si douce. Roy ne sut pas exactement à quel moment il passa l'une de ses mains dans les cheveux d'Edward pour retirer l'élastique et ainsi libérer ses cheveux qui tombèrent en cascade dans son dos. Il aimait tellement le voir les cheveux libres pendant leurs moments d'intimité.
-Roy, haleta Edward qui peinait à reprendre son souffle.
-Oui ? questionna le brun entre deux baisers.
-On devrait… monter, souffla Edward tandis que les lèvres de Roy descendaient au niveau de sa clavicule et que l'une de ses mains s'essayait à sortir la chemise de son pantalon.
-Charmante proposition, confirma le brun en mettant fin au baiser. Mais pas comme ça, enchaina t il.
Edward n'eut pas le temps de répliquer que Roy passait ses bras au niveau de ses genoux et derrière son dos, le portant comme une princesse, ne se plaignant même pas du poids des automails. Le jeune mari en profita, passant ses bras autour de son cou avant de laisser sa tête reposée contre son épaule en soufflant d'aise, sentant parfaitement le brun sourire de la situation. Une fois arrivés au deuxième étage, Roy poussa la porte d'un coup de pied, remerciant mentalement Edward de ne jamais claquer la porte de la chambre, avant de déposer Edward avec délicatesse sur le matelas. Ils s'observèrent un moment avant que Roy ne fonde sur lui, happant ses lèvres avec envie tandis que ses mains retournaient à leur mission, à savoir, retirer les vêtements d'Edward. Le blond ne resta pas passif longtemps, partant lui aussi à la conquête des vêtements de Roy. Cinq minutes plus tard, ils étaient tous les deux en caleçon, se caressant et s'embrassant comme rarement. Roy s'amusa quelques instantes avec les boutons de chair de son amant, tout en l'embrassant, se délectant des faibles gémissements qu'il provoquait déjà chez Edward. Celui-ci se tortillait de plus en plus entre ses jambes, demandant toujours plus de contacts, de caresses, de baisers… Plus de tout ! Le gradé esquissa un sourire tandis que l'une de ses mains taquinait l'élastique du boxer noir porté par Edward, frôlant sa peau en continuant de lui embrasser le cou. Mais Roy cessa soudain toute activité pour se redresser fixant Edward qui les joue rougies et la bouche entrouverte était un pur appel au désir. Il se leva alors, sentant la frustration d'Edward qui se redressa quelques peu sur ses coudes pour le regarder se diriger vers la porte.
-Où tu vas ? questionna le blond.
Roy ne répondit pas, se contentant de sourire en coin tandis qu'il fermait la porte de la chambre sur leur amour avant de le rejoindre dans le lit conjugal.
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La nuit avait été emplie d'amour et de passion. Ils s'étaient lever aux alentours de onze heures, prenant un café rapide avant de se doucher pour ensuite s'habiller, faire leurs valises et retrouver leurs invités qui avaient déjà préparé la table pour le repas de midi, à quatorze heure ! Cela fit rire Edward qui repensa à ce fameux dicton « Chercher midi à quatorze heure ». Le repas s'était déroulé dans la même ambiance que celui de la veille. Quelques regards remplis de sous-entendus avaient bien sûr été échangés, et si Edward en rougissait, Roy lui en rigolait doucement. Aux alentours de dix huit heures, le couple quitta Resembool, direction le Sud, dans la demeure secondaire que la famille Amstrong avait gentiment mise à disposition du couple. C'était une chaumière de taille respectable, assez grande pour accueillir six personnes dans un parfait confort.
Ils étaient rentrés à Central une semaine et demi plus tard, prêts à faire face aux regards et remarques sur leur union. Celle-ci avait beau avoir été approuvée par l'armée, pour certains c'était une histoire montée de toute pièce, personne, il y a un an encore n'aurait pu imaginer que Roy Mustang serait marié, qui plus est avec Edward Elric ! Mais les choses avait bien changé durant cette année, et Roy Mustang semblait plus déterminé que jamais à gagner la place de Généralissime, son unité sur ses talons, et Edward à ses côtés, puisque celui-ci n'allait pas tarder à monter en grade.
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-Edward, appela Roy en rentrant à l'appartement en début de soirée.
-Dans la cuisine, répondit le petit blond.
Roy termina d'accrocher son manteau avant de prendre rapidement le chemin de la cuisine craignant déjà de voir de la fumée en sortir.
-Je suis aussi mauvais cuisinier que ça ? questionna dans un rire Edward en voyant Roy arrivé à toute vitesse.
-Honnêtement… oui, termina Roy dans un souffle tandis que Edward se redressait.
Le blond était juste en train de remettre des croquettes dans la gamelle du chat qui ronronnait désormais de bonheur face à son repas fraichement servi. Le génie fit face à son époux, laissant sa main de chair taquiner les boutons de la chemise de son supérieur avec un fin sourire.
-J'aime trop ta cuisine pour faire l'effort d'apprendre.
-Pour une fois qu'il y a un domaine dans lequel je suis meilleur que toi, répondit avec un sourire franc Roy.
-J'en connais un autre aussi, souffla Edward en rougissant quelque peu avant de passer sa main taquine derrière le cou du brun pour rapprocher son visage et sceller leur lèvres.
-Je crois savoir de quoi tu parles, murmura Roy tout contre les lèvres avant de poursuivre le baiser.
Une heure plus tard, alors que le repas avait été rapidement englouti et que Roy avait démontré avec brio qu'il savait ce à quoi Edward faisait allusion, le couple était tendrement enlacé dans le lit double, les couvertures remontées sur leurs corps nus jusqu'au torse. Roy était installé sur le dos, une main derrière l'oreiller, l'autre autour de la taille d'Edward, frôlant du bout des doigts la peau halée de celui-ci. Edward lui était allongé sur le flanc, serré contre son amant tandis que sa main de métal était sagement au niveau de son épaule, l'autre dessinait des arabesques imaginaires sur le torse musclé du gradé.
- On n'a toujours pas rangé les livres, constata soudain Roy en remarquant la pile de bouquins posés au sol devant l'armoire.
Edward se redressa pour observer la pile de livres avant de se réinstaller correctement.
-C'est pas moi qui les ai lus en dernier.
-La bonne blague, dis plutôt que tu t'es endormi en les lisant, taquina Roy.
La veille au soir, Edward avait amassé une vingtaine de livres éparpillés sur le lit et avait cherché un énième complément d'informations pour s'enrichir encore un peu plus, si c'était possible, en alchimie. Bien vite Roy l'avait rejoint, et si au début le blond s'était adossé sur le brun, il avait bien vite prit ses aises en se servant des jambes tendues de son amant comme oreiller. Au bout d'un moment, Roy avait baissé la tête de son livre pour constater que son époux dormait simplement, le livre grand ouvert posé devant lui comme si de rien n'était. La situation avait bien évidemment fait sourire le plus vieux qui avait alors pris toutes les précautions possibles pour se lever sans réveiller Edward et ranger les livres en faisant une pile propre au sol, évitant ainsi à ceux-ci de chuter.
-Il n'y a pas vraiment de preuve de ce que tu avances, contra Edward.
-Tu es d'une mauvaise foi, répondit avec un sourire sincère Roy en serrant davantage le corps de son aimé contre lui.
-C'est ce qui fait mon charme, souffla Edward avec un rire dans la voix.
-En effet, approuva Roy avant de se pencher pour capturer ses lèvres si douces.
-Roy, entama Edward une fois le baiser fini.
-Mmh.
-Tous les couples sont comme nous ?
-Que… quoi ? interrogea avec étonnement le brun en se redressant quelque peu.
-Enfin, je veux dire, bafouilla Edward en sentant bien qu'il avait mal exprimé ses pensées. Tu ne trouves pas que …
-Que ? questionna Roy en encourageant Edward à poursuivre.
-Ben, on discute beaucoup sous la couette.
La phrase et plus encore la petite mou d'Edward firent beaucoup rire Roy qui ne se priva pas pour embrasser de nouveau son mari et amant.
-Chaque couple est différent, mais heureusement pour nous, on ne fait pas que discuter sous cette couette, termina dans un souffle le brun avant de fondre une nouvelle fois sur les lèvres si tentatrices, tandis que ses mains partaient de nouveau à la conquête du corps allongé contre lui.
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A SUIVRE
( pour l'ultime chapitre )
