Bonsoir !
J'espère que vous vous portez tous bien !
Merci aux formidables Pestaghope, devoreusedelivre et Lilatloo pour vos reviews !
Pestaghope : Ta review m'a beaucoup touché, elle était vraiment adorable et m'a fait beaucoup de bien, merci ! Tout d'abord, je suis heureuse si j'ai réussi à te surprendre haha et encore plus si le chapitre t'a plu, j'attends toujours tes retours avec impatience. Merci encore de tous ces beaux compliments :)
On se retrouve en bas :)
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 90 : Usure
Depuis la disparition de Bridget, c'était Poudlard entier qui semblait être en deuil. Le fait que tout le monde avait assisté à l'accident était sans doute la cause. Une cérémonie en son honneur allait rapidement être organisée mais en attendant, tout le monde était supposé continuer leurs activités habituelles. L'équipe de Gryffondor avait donc entraînement de Quidditch mais personne n'avait la tête à ça. Ils se contentaient de tourner en rond, volant à faible hauteur. Sirius et James étaient loin d'être aussi joyeux que d'habitude. Sirius semblait même véritablement touché et ne tarda pas à aller voir Bibine. Celle-ci avait préféré assister aux entraînements de Quidditch pendant un certain temps suite à l'accident.
- Vous savez ce qu'il s'est passé ?, demanda-t-il d'une petite voix.
- Son balai était trop vieux, l'usure a atteint une certaine pièce à un niveau trop important ce qui a amené l'accident. Ce n'est malheureusement pas une nouveauté dans le milieu. Mais à Poudlard… une tragédie, vraiment.
Sirius acquiesça lentement avant d'en venir au point qui l'intéressait réellement :
- Une usure aussi importante, quelqu'un aurait dû le remarquer avant, non ? Je veux dire, elle utilisait un balai de l'école, il devait bien y avoir des signes précurseurs ?
Bibine sembla soudainement gênée. Bridget utilisait bien un des balais de l'école et elle devait se sentir affreusement coupable de ne pas avoir empêché l'accident.
- Il y en a bien, c'est progressif, le balai refuse d'obéir à certain ordre, change de direction de manière impromptu… Mais ce balai n'avait peut-être pas été utilisé depuis des années et personne n'était venu reporter de problème.
Il la remercia du bout des lèvres avant de prétendre se sentir mal et de quitter le terrain. Rapidement, il fut rejoint par un James inquiet. Mais Sirius ne se confia pas à son meilleur ami.
Ce qui n'était définitivement pas un bon signe.
Dans le dortoir des Serpentards, l'ambiance n'était pas à la fête non plus. Ni Wilkes ni Pritchard n'avaient déjà parlé à Bridget mais c'était quelqu'un qu'ils côtoyaient tous les jours. L'annonce de sa disparition était un choc pour eux aussi. Josh avait fait promettre à son meilleur ami de vérifier minutieusement son balai à chaque fois qu'il voulait voler et de descendre immédiatement si celui-ci avait le moindre agissement suspect. D'ailleurs, il avait également tenté de le persuader de ne plus voler au-delà de 10 mètres de hauteur mais Wilkes avait fermement refusé.
- Tu ne penses pas que ça pourrait être eux ?, lâcha soudainement Thomas, mettant des mots sur ce qui lui pesait sur le cœur depuis l'accident.
Son ami fronça les sourcils, pas certain de comprendre où il voulait en venir.
- Ils ne me disent pas tout depuis que je leur ai ordonné de me laisser de l'espace, mais je sais qu'ils commençaient à enquêter sur les origines des Serpentards. Bridget disait venir d'une famille de fabricants de potions, or, il y en a très peu et son nom n'est pas connu. Si elle a menti et qu'ils l'ont découvert…
Josh eut un frisson de dégoût, il ne pouvait pas imaginer ses camarades être des tueurs. Mais en même temps, l'idée ne lui semblait pas totalement impossible non plus et ça le terrifiait. Thomas reprit, plus doucement :
- Je sais que tu détestes parler de ta famille mais, s'ils cherchent de ton côté, ils trouveront quoi ?
Le visage de Josh s'assombrit immédiatement et Thomas se mordit la lèvre, conscient d'avoir touché une corde sensible. Son ami ne parlait jamais de sa famille. Mais pour la première fois, il ne détourna pas le sujet :
- Tu n'as pas à t'inquiéter, ma mère est une sorcière, mon père non, mais je doute qu'ils cherchent à me faire du mal pour être Sang-Mêlé ou il y aurait des pertes dans leurs rangs aussi.
- Bien, répondit rapidement Thomas.
Josh semblait hésiter à en dire plus. Il attrapa Gilbert et commença à le gratter derrière l'oreille pour se donner du courage. Il avait surtout peur que la vision de son ami change après ce qu'il comptait lui dire :
- Ma mère n'est jamais à la maison, et ce n'est pas seulement à cause de son travail. Disons simplement qu'elle aime être libre et n'a jamais très bien compris ce que cela impliquait d'avoir un fils. Elle a rencontré mon père dans un bar, ça a duré une nuit, elle ne l'a plus jamais revu. Quand j'ai été assez vieux pour comprendre j'ai voulu le chercher. Je l'ai trouvé. C'est un moldu et il est en prison pour braquage à main armé. Tu comprendras donc que je ne sois pas spécialement fier de mes origines.
Après sa tirade, il releva courageusement les yeux vers son ami pour le voir avec cette expression indéchiffrable qu'il était si bon à adopter.
- C'est pour ça que tu détestes tant ton nom de famille ?, demanda Thomas.
Josh hocha la tête avec un petit rire :
- Oui… Alors ? Tu découvres une belle facette de moi, n'est-ce pas ?
- Ça ne change rien, tu es toujours mon meilleur ami. Sauf que maintenant je te trouve encore plus génial parce que tu as réussi à devenir toi, aussi cool que tu es, avec un passé aussi peu reluisant. Tu devrais être fier de ton nom de famille, parce qu'au-delà d'être celui de ta famille, c'est surtout le tien. Et moi je suis fier de ce que tu es.
Josh sourit doucement, les mots de son ami le touchant bien plus que ce qu'il aurait cru.
Et pour la première fois, il fut un peu fier de lui-même aussi. Peut-être qu'il n'était pas si nul que ça après tout.
oOoOoOoOoO
La cérémonie en l'honneur de Bridget eut lieu. C'était habituel de faire ce genre de cérémonie pour un élève ou un professeur disparu, mais jamais un tel accident était parvenu dans l'enceinte de Pourdlard. Tous les élèves étaient silencieux, Alice tentait vainement de retenir les larmes qui coulaient le long de ses joues. Un simple regard vers la table des Serpentards fut suffisant pour lui faire comprendre qu'elle était la seule à pleurer la défunte. Ça la dégouta.
La baguette de Bridget avait été mise devant l'assemblée et, lorsque la cérémonie se termina et que les élèves quittèrent les lieux, Alice se fraya un chemin dans le sens opposé. Elle voulait voir la baguette, c'était en quelque sorte tout ce qu'il restait de son amie. Doucement, elle tendit la main et l'effleura du bout des doigts. Elle ne ressentit pas l'habituel frisson de magie.
A vrai dire, rien ne se dégagea de la baguette du tout.
Son amie était vraiment partie.
Au fil des jours, la bonne humeur se réinstalla petit à petit dans Poudlard. La très proche sortie à Pré-au-Lard égayait les esprits. Les Maraudeurs avaient réussi à conserver une attitude presque exemplaire, si bien qu'ils allaient également pouvoir se rendre à la sortie, pour réparer le balai de Sirius. Et prendre un peu l'air. Ils en avaient bien besoin.
La veille, alors que les Serdaigles et Serpentard partageaient un cours de Potion, Thomas tentait de trouver une excuse pour se faufiler jusqu'à Katherine. L'occasion se présenta lorsqu'ils se levèrent pour aller chercher les ingrédients.
Il se mit dans son dos et lui murmura :
- Ne vas pas à Pré-au-Lard demain et viens au hangar à bateau.
Elle se contenta d'acquiescer sans se retourner. Elle trouverait une excuse.
Le lendemain donc, elle prétexta un mal de tête mais sa sœur ne s'en occupa pas plus que ça. Elle allait à Pré-au-Lard avec Arthur et c'était bien la seule chose qui la préoccupait.
Katherine descendit donc, songeant un instant que si quelqu'un voulait la tuer, il s'y serait pris de la même manière. Après plusieurs longues minutes de marche, elle atteint enfin le hangar. Tom sourit en la voyant. Pritchard était là aussi, avec leur lapin. Elle se dirigea en premier vers Gilbert et lui dit bonjour alors que Tom ouvrait des yeux ronds en se tournant vers Josh. Comprenant que celui-ci croyait que le sort d'invisibilité qui protégeait Gilbert ne marchait plus, Josh le rassura :
- J'avais fait en sorte qu'elle puisse le voir un jour où on discutait dans le parc.
Se souvenant vaguement que Josh lui en avait parlé, il acquiesça.
- Alors ?, demanda Katherine, pourquoi m'avoir fait venir ?
- Dit « Gilbert est le plus beau des lapins », ordonna Tom
Katherine le regarda comme s'il était fou avant de répéter d'une voix hésitante :
- Gilbert est le plus beau des lapins ?
Immédiatement le décor changea autour d'elle. Elle était toujours dans le hangar mais celui-ci avait été aménagé avec des sièges, des couvertures et même des plantes vertes.
- On a trouvé cet endroit alors qu'on promenait Gigi l'autre jour, expliqua Josh. Personne n'y vient jamais à part les premières années à la rentrée. C'est isolé. Comme l'ambiance chez les Serpentards est devenue invivable on s'est dit que ce serait un endroit parfait. On a aménagé le tout et couvert avec un sort semblable à celui des Maraudeurs pour le bal.
Katherine sembla impressionnée par leur ingéniosité. Josh lança un regard en coin à Tom avant d'ajouter :
- Après, malheureusement je ne pourrai sans doute pas être très souvent ici non plus, et il faut bien que nos efforts servent…
- J'ai pensé, le coupa Tom, qu'on pourrait se retrouver de temps en temps ici, personne ne vient jamais et en plus, on a mis des sorts autour pour être prévenu au cas où. Alors ?
Katherine sourit pour toute réponse. Elle passa le reste de la journée avec eux à discuter et ne vit pas le temps passer. Tom s'était rarement senti aussi bien et insouciant. Il n'aurait pu rêver de meilleure compagnie.
A Pré-au-Lard, les Maraudeurs avait commencé par se rendre aux trois balais. Sirius avait emmené son balai miniaturisé et ils se motivèrent pour aller le faire réparer avec James alors que les deux autres restaient au bar. Il sortit le mini balai et lui redonna sa taille normale une fois qu'ils eurent atteint la boutique. James le regarda avec surprise sortirent un second balai et lui redonner sa taille également.
- Tu as beaucoup de balais dans ta poche comme ça ?, plaisanta-t-il
- C'est celui de l'accident, avoua sombrement Sirius.
James perdit immédiatement son sourire :
- T'es sérieux là ? Tu l'as trouvé où ?
- J'ai utilisé un accio en sortant du dernier entraînement, il ne devait pas être très loin.
Il tenta d'entrer mais James le retint par le bras et le força à se retourner :
- Je ne sais pas à quoi tu joues, mais ce n'est certainement pas sain. Qu'est-ce qui te prends ?
Sirius s'arrêta et mit le balai en évidence
- Tu ne le reconnais pas ? C'est le balai que j'ai utilisé ces dernières semaines pour l'entraînement. Le même balai dont l'usure a entraîné la mort de quelqu'un.
La voix ne Sirius vacillait. James comprit enfin son comportement. Il comprit également que si Bridget avait pris n'importe quel autre balai, c'est Sirius qui aurait disparu. Il eut un léger vertige à cette idée mais se reprit rapidement pour soutenir son ami :
- Tu n'y es pour rien, personne n'aurait pu prévoir une telle chose, et je doute que le faire analyser t'aidera à quoi que ce soit.
- Vraiment ? Parce que Bibine a dit qu'on pouvait sentir une telle usure, bien avant qu'on en vienne à un accident.
James voulut l'interrompre mais paniqua en voyant que des larmes envahissaient les yeux de son meilleur ami.
- J'ai rien senti James ! J'aurais pu éviter sa mort ! J'ai juste besoin de comprendre ce qu'il s'est passé.
Il y eut un moment de flottement avant que Sirius n'ajoute d'une voix brisée :
- Tu comprends ?
James se contenta de l'attirer vers lui et le serra jusqu'à ce qu'il se calme.
Ils firent donc réparer le balai de Sirius et demandèrent une analyse du second balai. Après de longues minutes d'attente pendant lesquelles le spécialiste inspecta chaque pièce à la loupe, il rendit son verdict :
- C'est bien de l'usure. Et une sacrée usure même, le balai a du faire une chute en piqué d'après la pièce qui est endommagée.
Sirius se sentit défaillir. Tout était vraiment de sa faute. Il ne voulait pas craquer face au vendeur. Il serra les dents. James n'eut pas besoin de le regarder pour se rapprocher de lui pour le soutenir, mais le marchand rajouta :
- Ce qui est étrange en revanche, c'est qu'il n'y a qu'une seule pièce du balai qui est à un tel stade d'usure. Je ne sais pas d'où vous sortez ce balai, mais je doute que ce ne se soit fait naturellement.
Voilà pour ce chapitreee,
Alors ? Des soupçons ? Des hypothèses? Un moment que vous avez aimé ?
Dites moi touuut :D
