Bonjour à tous,
Me voilà de retour avec un nouveau chapitre de : La Vérité Cachée après une longue absence. Ce chapitre a été beaucoup plus difficile que prévu à écrire, il a été écrit et réécrit à plusieurs reprises. Cette version que vous découvrirez aujourd'hui est à mon sens la plus aboutie.
Ce 33 ème chapitre voit le retour des manigances politique de Grandell Tigerwell et celle de Théodore Nott. Je n'en dis pas plus, je vous laisse le découvrir par vous-même.
Avant de vous laisser découvrir ce chapitre je tiens à remercier ceux et celles qui on eut la gentillesse de me laisser une review, que ce soit pour un simple encouragement ou un commentaire plus construit. Cela m'a aidé à me remettre à l'écriture après une période où je faisais face à un manque de motivation. Donc un grand merci à :
Donc un grand merci à: stromtrooper2, Aya31, adenoïde, Pims10, melu49, Netaale, alexandre78, aussidagility, anthrael13, Lady Mai Shakespeare, emilien03400, Gingerheademerauldeyes, histoire-de-photos, Yggdrazyl, CrayonHB, geliahs, SakyLuna et deux anonymes. Ainsi que HPDG fanreader83 pour ses longs commentaires en MP.
J'espère avoir répondu à toutes vos questions, si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à les reposer.
Bonne lecture à tous.
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L'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas, mais à J.K. Rowling, je ne fais que l'emprunter.
Le reste vient de mon imagination.
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Ce chapitre n'a pas été corrigé par un ou une bêta-lecteur(trice). Je m'excuse donc pour toutes les fautes d'orthographe ou de grammaire que vous trouverez. Je mettrai ce chapitre à jour à une date ultérieur.
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Chapitre XXXIII
Victime de paranoïa
Le ministère de la magie pouvait être qualifié de montre, un montre immense et implacable capable de vous broyer entres ses tentacules, si vous aviez le malheur de lui résister. A toutes heures du jour et de la nuit il fourmillait de vie. Certains de ses départements maintenaient un service minimum, comme les Aurors, ou celui de la police magique ou encore les Obliviators, afin de répondre aux différentes urgences des sorciers Britannique.
Mais les heures où cette fourmilière était la plus active restaient celles de la journée. Où tous ses couloirs se retrouvaient encombrés d'employés, de visiteurs et de notes de services en tout genre. Les portes des bureaux étaient ouvertes laissant ainsi apercevoir des fonctionnaires gesticulants à l'excès désireux de faire étalage de leurs dévotions à leurs emplois.
Au cœur de cet édifice l'apparence et les faux semblants étaient les maîtres mots, entrainant ainsi des démonstrations excessives de dévouement pour son travail. Les employés rivalisaient d'astuces afin prouver à leurs voisins leur dévotion envers le ministère.
Malheur aux tirs au flanc.
Au ministère s'était devenu normal d'épier son voisin, les moindres signes de paresse ou d'excentricités étaient suffisants pour se voir attribuer une mauvaise réputation. Dans la société magique Britannique une bonne réputation était synonyme de succès, dans le cas contraire il fallait s'attendre à être cantonner à des rôles de subalternes ou pire encore transféré dans des départements décrier, avec aucune perspective d'évolution de carrière, comme celui du détournement d'artisanat moldu.
Le moulin à rumeur qu'était le ministère pouvait aussi bien vous détruire, mais savamment utilisé par une personne intelligente cette propension à se médire mutuellement pouvait s'avérer utile. S'il y avait un homme capable d'utiliser cette facette du ministère pour son profit, c'était Grandell Tigerwell. En plus d'un demi-siècle à parcourir les entrailles de ce monstre, le maître des mystères avait appris à user des us et des coutumes de ce théâtre de marionnette qu'était le ministère Britannique.
Il devait d'abord déambuler dans les couloirs à la vue de tous, en faisant en sorte que personne ne rate son passage. C'était assez simple, il lui suffisait de s'arrêter saluer les bonnes personnes, c'est-à-dire celles qu'il savait être de véritables colporteurs de rumeurs.
Il arpentait ainsi les couloirs, allant de bureau en bureau, échangeant des banalités, récoltants ici et là quelques informations qui iront enrichir les différentes fiches de renseignements que son département établissait sur chacun des membres de la société magique.
C'était l'un des plus grands secrets du département des Mystères, il collectait le maximum de renseignement sur les sorciers et sorcières sous couvert de leur protection. En effet l'un des grands rôles du département des Mystères était d'empêcher la monté au pouvoir des Seigneurs des Ténèbres et de les vaincre dans le cas contraires.
Bien-évidement ce genre de mission lui permettait également de garder un certain contrôle sur le monde magique, ce qui était utile à Grandell, lui qui œuvrait pour le plus grand bien.
Les déambulations de Grandell le conduisirent dans la section du ministère appartenant au Magenmagot. Ici le maitre des mystères n'avait pas autant de pouvoir que dans le reste du ministère. Bien-entendu il avait un siège au Magenmagot grâce à son poste de directeur de département, mais il n'avait pratiquement aucun pouvoir, s'il avait besoin des services des Aurors il devait impérativement passer par la directrice du DJM.
Une directrice qui était loin d'être aussi facile à amadouer que les autres directeurs de département. Malheureusement il lui était indispensable de la cajoler afin de l'amener à rejoindre leur cause ou au moins éviter qu'elle ne sabote leurs projets.
C'était justement pour cela qu'il se dirigeait vers le bureau de la directrice du département de la justice magique et également pour montrer aux sorciers Britanniques qu'il apportait son aide aux forces du ministère pour lutter contre Voldemort et ses Mangemorts, par cette visite.
Avant d'atteindre le bureau d'Amelia Bones, il passa devant les bureaux réservés aux membres du Magenmagot, puis le service des archives qui se situait face à la caserne des Aurors. Il ne s'y attarda pas, il n'en ressentit pas le besoin, après tous ses contacts au sein du service lui fournissait des rapports régulier sur ce qui s'y passait. Finalement il finit par arriver à la section des juristes, là où était situé le bureau de la directrice du département.
Mais avant d'arriver à destination il lui fallait passer une ultime épreuve : la secrétaire d'Amélia Bones. Pam Dubry. C'était une petite femme menue d'une quarantaine d'année avec un visage rond affichant toujours un éternel sourire jovial, cela ne l'empêchait pas d'être sévère et intransigeante dans ses choix, notamment lorsqu'il s'agissait de refuser l'accès au bureau de sa supérieur à toutes personnes non désirées. Travaillant pour la matriarche du clan Bones depuis près d'une décennie, elle connaissait parfaitement ses pensées.
Ce qui était problématique pour Grandell. Il savait qu'en étant peu apprécier par la directrice du DJM il allait avoir du mal à convaincre son chien de garde de le laisser la voir.
En se présentant devant Pam Dubry, il remarqua la présence d'un second bureau juxtaposé à celui de la petite sorcière. Sur ce bureau une étiquette où était noté la mention « assistante personnelle de Madame Bones » trôné bien en évidence.
Apprendre de cette manière que la directrice du DJM s'était attachée les services d'une assistante personnelle le désappointa un moment. Son service de renseignement aurait normalement dû l'en informer.
Bien qu'après réflexion le choix de s'attacher une assistante personnelle était parfaitement logique au vu de la situation actuelle du pays. Amelia Bones en tant que chef des forces du ministère devait crouler sous les demandes et les responsabilités, il était donc tout à fait normal qu'elle requière les services d'une assistante, il était même surprenant aux yeux du maître des mystères qu'elle n'en ait qu'une. Lui-même en avait plusieurs.
Maintenant restait plus qu'à connaître l'identité de cette assistante, peut-être qu'il pourrait à l'avenir la gagner à sa cause, cela l'aiderait grandement à contrôler Amelia Bones.
- Puis-je vous aider ? Demanda la petite secrétaire détournant l'attention de Grandell de ses pensées, elle n'avait pourtant pas levé les yeux du parchemin qu'elle était occupée à remettre en forme.
- Oui volontiers. Pouvez-vous m'annoncer à Amelia, s'il vous plait ?
- Vous avez rendez-vous ? Répliqua-t-elle au ton bienveillant du maitre des mystères.
- Malheureusement non. Mais peut-…
- Il n'y a pas de "mais" qui tienne. Pas de rendez-vous, pas d'entrevue. Madame Bones est une femme occupée, elle n'a pas de temps à perdre avec des colporteurs. Trancha sévèrement la petite sorcière grassouillette. Grandell resta stoïque face à cette remontrance, il avait cette réputation du vieux guerrier calme à maintenir, il devait rester inébranlable même si intérieurement il n'avait qu'une envie : faire ravaler ses paroles à cette vulgaire secrétaire.
Il s'était attendu à ce genre de comportement venant de la petite Pam Dubry, il connaissait son dossier par-cœur, il savait qu'elle le connaissait et qu'elle utiliserait cette passe d'arme pour le déstabiliser, en lui montrant qu'ici, au cœur de la section du Magenmagot, il n'avait aucun pouvoir, qu'il était qu'un simple visiteur.
Encore une fois cela faisait partie du jeu de faux-semblant qui régissait le ministère. Elle ne faisait que lui montrer les crocs avant de se soumettre. Car en définitive, elle allait le laisser passer. Si la rumeur que Grandell Tigerwell, le directeur du département des mystères, avait été empêché de voir la directrice du DJM, se mettait à circuler dans les couloirs du ministère, la petite Pam se retrouverait sans emploie d'ici la fin de la journée et sa patronne allait à n'en pas douter se retrouver affaiblie.
Quelque chose qui ne risquait pas d'arriver en temps de guerre.
- Je vous le conçois, se présenter ainsi sans rendez-vous n'est pas un comportement convenable. Malheureusement par les temps qui cour il faut savoir que les convenances doivent être parfois mis de côté pour le plus grand bien de tous. Donc je réitère ma demande, puis-je voir Madame Bones. Répliqua calmement Grandell en offrant un sourire carnassier à la petite dame, qui sembla se ratatiner légèrement devant le ton intransigeant de son visiteur.
Mais avant qu'elle ne puisse répondre la porte du bureau de sa supérieur s'ouvrir laissant entrer dans la pièce une jeune femme d'une de taille moyen portant un tailleur dans lequel elle semblait mal à l'aise. Ce n'était pourtant pas sa tenue parfaite qui attirer le regard, mais bel et bien ses cheveux, en effet sa chevelure violette parfaitement coiffée en un cours chignon convenant au sérieux de sa fonction d'assistante indiqué par un badge qu'elle portait sur sa poitrine.
Grandell n'eut pas besoin de chercher pour identifier la jeune femme. Il la connaissait bien, elle faisait partie des Aurors qu'il supervisait personnellement. Nymphadora Tonks, ou plutôt Lupin depuis son mariage avec le loup-garou. Elle avait très tôt attiré l'attention du maitre des Mystères, après-tous les métamorphes naturels ne courraient pas les rues.
Grandell n'était pas seulement intéressait par les prédispositions naturelles pour la métamorphose de la jeune femme, mais également par ses autres compétences. En effet Nymphadora était devenu Aurors en terminant major de sa promo à l'académie et elle avait quitté le rang des novices en un temps record pour le département depuis la chute de Voldemort, sans oublié qu'elle avait été instruite personnellement par Alastor Maugrey.
Tout cela faisait d'elle une candidate parfaite pour intégrer les rangs de ses Mages de Guerre, mieux connu sous le nom de langue de plomb. Grandell avait profité que la jeune femme soit un membre de l'Ordre du phénix pour la tester par le biais de son ami et allié, Albus Dumbledore. Malheureusement il n'avait jamais eu l'occasion de la recruter car elle s'était retirée du service des Aurors à cause de sa grossesse.
Et visiblement Amelia Bones l'avait devancé en la débauchant dès son retour. Un choix des plus judicieux car outre les nombreuses qualités de la jeune femme qui lui permettait d'être également une garde du corps de premiers ordres, mais aussi en tant qu'ancienne Aurors elle connaissait parfaitement le mode de fonctionnement du ministère et du Magenmagot, faisait d'elle une personne appropriée pour le poste d'assistante.
- Il y a un souci Pam ?
- Non, non, aucun, Tonks. Ce monsieur veut juste voir la patronne, mais il n'a pas de rendez-vous. Répondit la petite secrétaire reprenant son aplomb avec l'arrivée de sa jeune collègue.
- Mmmmh, je vois… Déclara pensivement la métamorphe en scrutant des pieds à la tête le maître des Mystères. Elle l'avait bien-évidemment reconnu, tout le monde au ministère avait déjà croisé Grandell Tigerwell, de manière générale la grande majorité des sorciers anglais le connaissait, il était après tout un héros de la guerre contre Grindelwald selon les rumeurs, seules les dernières générations pouvaient être ignorant de son identité.
- Je m'en occupe Pam. Assura la jeune femme avant de se tourner vers leur visiteur. Vous avez de la chance monsieur Tigerwell. Madame Bones à quelques instants de libre. Suivez-moi. Lui dit-elle avant de faire demi-tour vers la porte qu'elle venait de franchir auparavant.
- Nymphadora, qu'est-ce que tu as encore oublié ? Demanda une voix lasse derrière la porte.
- Désolé patronne, mais j'ai Grandell Tigerwell qui aimerait s'entretenir avec vous un moment.
- Tigerwell ?
- Oui, vous-voulez les voir ?
- … Oui, fais le rentrer. Déclara la voix de la directrice de département, donnant ainsi la permission à la métamorphe de s'écarter de la porte afin introduire le maître des mystères dans le bureau.
Comme il s'y attendait Grandell, il trouva Amelia Bones afférée derrière une pile de papiers parfaitement ordonnés. Amelia Bones était une femme connue pour avoir une réputation de personne strict mais juste, impartial, une adepte de l'ordre et de la discipline. Et son bureau était la représentation parfaite de sa personnalité.
- Bonjour Amelia. Je te remercie de m'accorder un peu de temps à la sauvette.
- Tigerwell. Ai-je vraiment le choix ? Nous savons tous les deux que si l'on apprend que j'ai refusé de te voir, malgré le fait qu'au fi de toute les convenances vous n'avez pas pris la peine de prendre un rendez-vous. Je me retrouverai avec la moitié du ministère venant protester devant mon bureau. Et j'ai autre chose à faire que perdre mon temps avec des calomnies inutiles. Trancha sévèrement la directrice du DJM, lui rappelant qu'ici il n'était en odeur de sainteté.
- Je m'en excuse ma chère. Je ne m'étais pas imaginé que tu étais aussi occupée.
- Bien-sûr que je suis occupé, d'autant plus que nous sommes en guerre. Lui rappela-t-elle avec sarcasme. Elle n'appréciait pas les paroles du maitre des mystères qui mettaient en doutes le travail fourni par son département et par-dessus tout l'attitude nonchalante de l'homme à propos de la guerre. C'était l'un des sujets qui selon elle devait être pris avec un grand sérieux. Elle reprochait suffisamment le manque d'action du département des mystères.
- Je vois ça. Je m'en excuse, je n'avais nullement l'intention de discrédité tes efforts. Je viens justement pour parler de cette guerre.
- Vous venez enfin m'annoncer que vous et vos hommes allaient vous s'impliquer dans le conflit ? Demanda-t-elle suspicieuse, c'était l'une de ses demandes depuis la révélation du retour de Voldemort: que le département mystère rentre pleinement dans cette guerre en mobilisant les Langues de Plomb, après-tout cela faisait partie de leur attribution.
Les Aurors étaient peut-être des policiers d'élites chargés de s'occuper des criminels et des meurtriers, voire des terroristes comme les Mangemorts, mais en aucun cas ils rivalisaient avec un seigneur des Ténèbres, d'autant plus si ce dernier était entouré d'une armée de créature magique.
- Voyons Amelia ne soyez pas si médisante, cela ne vous convient pas. Contrairement à ce que vous pensez mais hommes sont loin d'être inactif.
- Ah ? Vraiment ?
-Bien évidement leurs efforts ne sont pas forcément visibles. Après tout nous devons rester dans l'ombre, c'est la doctrine de notre département. Mais n'ayez crainte ma chère Amelia nous travaillons à affaiblir les Mangemorts. Répondit-il sur un ton qui se voulait rassurant mais qui ne laissait entre aucune contestation.
- Si vous le dîtes. Je ne le croirais que lorsque je pourrai le constater de mes propres yeux.
- Ah ! Amelia ! Toujours aussi septique ma chère. Mais ne t'en fais pas, tu le verras. Je suis d'ailleurs venu pour te proposer l'aide de mon service.
- De l'aide ? Quel genre d'aide ?
- J'ai entendu que tu cherchais à mieux équiper tes hommes.
- Vous avez entendu ? C'était l'une de mes demandes au Magenmagot, tous les membres présents ce jour-là m'ont entendu. Répliqua-t-elle sarcastiquement, soulignant ainsi ses absences répétées à l'assemblé. Le maître des mystères savait que c'était la façon de la matriarche Bones de lui montrer son désaccord devant ce qu'elle considérait un manquement à sa fonction.
- Je sais bien ma chère, malheureusement j'étais pris par d'autre responsabilité. Néanmoins j'y ai dépêché mon assistant, il m'a fait un contre rendu détaillé de la séance. Notamment de ta demande d'aide en matériel. J'ai personnellement fais le tour de mon département pour trouver certaines choses qui pourrais t'intéresser. J'ai ici les documents décrivant leur action ainsi que la théorie qui se cache derrière. Expliqua patiemment Grandell en sortant de ses manches une chemise de documents rétrécie. Il l'a déposa délicatement sur le bureau en prenant garde à ne pas déranger les piles de paperasse de la directrice du département, d'un mouvement élégant il passa sa main au-dessus et par magie la chemise repris sa forme originale.
A aucun moment Amelia ne se montra impressionnée par la démonstration de magie sans baguette et non-verbale de son visiteur. Elle savait que l'homme était un vétéran de la guerre contre Grindelwald, selon les quelques informations, qu'elle avait réussi à glaner ici et là sur ce dernier, et surtout il était un ami proche de Dumbledore, bien que leur lien soit pas évident à trouver. Il n'était donc guère étonnant que l'homme sache utiliser la magie sans-baguette. C'était d'ailleurs l'une des caractéristiques des Mages de guerre. Mais il était clair pour elle que son visiteur aimait user de tels subterfuges pour impressionner les masses ignorantes employé par le ministère. Elle préféra donc se consacrer à l'étude des différents documents qu'il venait de lui remettre.
- Comme tu peux le voir, celui-ci n'est encore qu'un prototype, nous n'avons pas pu le tester à grande échelle. Mais je ne pense pas que cela posera un problème. Bien au contraire tes hommes pourraient bien l'apprécier. C'est un cube-runique explosif basé sur l'idée des grenades moldus. Sur chacune de ses faces tu as une grappe runique avec un effet différent. Celle-ci provoque une explosion pouvant tuer, alors que celle-ci créé un écran de fumé totalement opaque, ici tu as une rune de lumières qui aveugle toutes personnes dans un rayon de deux mètres, celle-ci te permet de paralyser…
- Je vois. C'est en effet très intéressant. Avez-vous des prototypes pour que l'on puisse les tester ?
- Les tester ? Oh ! Ne t'inquiète pas, ils sont parfaitement sûr, nous les avons testé. Sauf à grande échelle sur le terrain. Mais je suis sûr que lorsque tes Aurors les utiliseront, ils en seront pleinement satisfaits.
- Vous m'avez mal compris Tigerwell, je me soucie pas de combler leur fiche technique, je souhaite les tester afin de voir par moi-même leur efficacité.
- Tu ne fais pas confiance à mon département ? Demanda le vétéran avec suspicion, il savait que la femme devant lui avait des doutes sur son intégrité, mais de là à les transposer à l'ensemble de son département, cela pouvait s'avérer risquer pour ses plans à l'avenir.
- Ce n'est pas une question de confiance. Je ne suis pas la seule à avoir voix au chapitre, je refuse de prendre une décision sans consulter mes Aurors. Tout matériel acheté devra également obtenir l'aval de Scrimgeour et deux de mes Maîtres Aurors. C'est la même chose pour les autres propositions que j'ai reçu.
- D'autres propositions ?
- Vous ne pensiez pas être le seul à me proposer de nouveaux armements pour mes Aurors ? C'est un appel d'offre ouvert, j'ai reçu des propositions pour des tenus anti-sorts, des boucliers portatifs, plusieurs modèles de grenade comme les votre, mais également des armes, deux entreprises de la MACUSA m'ont proposé des prototypes basés sur les révolvers moldu. Même les Gobelins ont fait des propositions.
- Mmmmmh …Je vois. Le public risque de ne pas apprécier que nos Aurors se fournissent auprès des Gobelins ou même d'étrangers. Notre société est assez sectaire. Déclara pensivement le maitre des mystères jouant sur la carte du patriotisme, un argument qui allait avoir un poids non-négligeable pour l'assemblée du Magenmagot. Amelia le savait, les lois Britanniques interdisait aux entreprises étrangères de commercer en Angleterre si une partie de ses capitaux n'étaient pas possédés par un ou plusieurs ressortissants Britanniques. C'était la manière utilisé par les membres du Magenmagot pour garder la main mise sur l'économie du pays, étant donné que la grande majorité des familles fortunés y siégeaient.
- J'en suis bien consciente. Heureusement nous avons également reçu des offres venant d'entreprise correspondant à nos critères économiques, il y en a même par elles qui sont exclusivement Anglaise.
- Vraiment ? Nous avons des entreprises pouvant rivaliser avec mon département ?
- Bien-évidement, votre département n'a pas le monopole de la recherche magique, je pense notamment Weasley&Weasley.
- Tu parles de cette boutique de farce et attrape, celle qui est sur le chemin de Travers ? Celle qui appartient en fils d'Arthur ?
- Oui. Ce n'est qu'une facette de leur société, ils ont également développé Magic Weasley qui est exclusivement consacré à des inventions de la vie courante. Ils ont justement développé des boucliers portatifs ainsi que des fumigènes.
- Je vois. Visiblement je me suis avancé en pensant que tu aurais du mal à trouver de nouveau équipement. Je te fais confiance pour choisir ceux qui conviendront le mieux à tes hommes. Néanmoins j'avais une autre proposition à te faire. Concéda l'homme, il savait qu'il ne pouvait rien dire pour la convaincre d'accepter ses exclusivement ses produits, Amelia n'était pas une femme qui pouvait être acheté, sinon il l'aurait fait il y a bien longtemps. Il allait donc devoir attendre les conclusions de ce petit comité formé d'Aurors.
- Ah ? Vraiment ? En quoi consiste-t-elle ?
- Cela serait une offre de formation. Tes Aurors pourraient profiter d'un entrainement dispensé par mon département afin qu'ils soient mieux préparés à faire face aux Mangemorts. Cela comprend un ensemble de formations à la fois sur des notions magiques avancées et également sur les procédures d'interventions afin qui soient en mesures d'intervenir de manière optimal sur le terrain. Qu'en penses-tu ?
- … En gros, vous proposer de former mes Aurors comme vous dîtes, afin qu'ils fassent le travail de celui qui normalement revient à votre département ?
- Amelia, voyons. Mes hommes font largement leur part du travail, mais nos règles veulent que nous œuvrions dans l'ombre, ce qui n'est pas le cas pour tes Aurors ma chère. Malheureusement leur formation est inadéquate, je le conçois, elle est suffisante pour arrêter des meurtriers ou des aspirants mages-noirs, mais ils ne feront pas le poids dans une bataille rangée contre un groupe terroriste comprenant aussi bien de sorciers à connotation sombre ainsi que des créatures tout aussi sombre. Je propose donc d'aider en leur apportant une véritable formation. Nous sommes dans le même camp Amelia, quoi que tu en penses j'ai le même objectif que toi. Contra le maitre des mystères, mettant en évidence le manque de compétences des Aurors. Il savait que la directrice du DJM n'allait pas pouvoir refuser une telle offre, par le passé elle s'était régulièrement insurgée devant la piètre qualité de la formation de que recevait ses hommes fautes de moyens.
- Vous soulignez une vérité, mes Aurors n'ont pas les compétences approprié pour lutter seuls dans cette guerre. La formation est en effet un problème et votre offre maitre Tigerwell est généreuse. J'en parlerai également à mon conseil. Je reviendrai vers vous pour vous dire ce qu'il en est, après l'avoir consulté. Est-ce tout ? Demanda-t-elle faisant ainsi comprendre à son visiteur que son temps était maintenant terminé. C'était sa manière pour le congédier. Malheureusement l'homme ne sembla pas l'entendre de cette oreille.
- Bien, j'attendrai le retour de ton conseil, Amelia. Une dernière chose avant que je te laisse à tes papiers. Cela n'a rien à voir avec nos départements respectifs, ou du moins pas directement. Comme tu le sais surement notre bon Cornelius a décidé de me laisser superviser les taches confiés à la police magique afin de soulager tes Aurors. Parmi ses taches il y a la surveillance d'Azkaban.
- Oui et alors ? Demanda-t-elle, en ne voyant pas où voulait en venir son visiteur.
- Cette tâche m'a permis de me pencher sur les archives de notre chère prison, j'y ai trouvé des choses intéressantes. Notamment en parcourant le registre des prisonniers, j'y ai constaté qu'il y en a un qui a séjourné beaucoup plus longtemps que les autres. Déclara le vieux guerrier, faisant une pause afin de maintenir une aura de mystère sur sa découverte.
- Je n'ai pas que ça à faire Tigerwell ! Alors arrêtez de me faire perdre mon temps. Dîtes-moi ce qu'il y a de si intéressant chez ce locataire d'Azkaban. Et j'espère pour vous que ce n'est pas parce qu'il a simplement eu la chance de vivre plus longtemps que les autres, car cela n'a rien d'exceptionnel ! Trancha Amélia exaspéré par les grands airs que ce donnait son visiteur.
- N'ait crainte ma chère, ce n'est pas aussi trivial qu'un coup de chance, je te l'assure. Il est rare qu'un séjour de 139 ans à Azkaban soit un événement chanceux. Surtout lorsque l'on sait que l'espérance de vie n'excède une dizaine d'années, 15 pour les plus vigoureux à la rigueur.
- 139 ans ! Vous dîtes qu'un prisonnier aurait réussi à vivre 139 ans au milieu des Détraqueurs ? …C'est en effet impressionnant. Déclara pensivement la directrice du DJM gardant son expression impassible, seul un léger écarquillement de ses yeux montrèrent son étonnement. En politicien expert ce signe surprise n'échappa pas à Grandell Tigerwell.
- Oui. J'ai été moi-même surpris en le découvrant les dates, j'ai vérifié les autres archives pour m'assurer de leur véracité et toutes concordes, que ce soit celles du ministère, celles de Gringotts ou bien celle du DJM. Notre homme a été condamné à un enfermement à vie en 1865 et il a été officiellement déclaré mort en novembre dernier, cela a été confirmé par les capteurs d'Azkaban et nos amis Gobelins.
- Les capteurs sont peut-être défaillants. Supposa Amelia, il n'était pas rare qu'un enchantement s'affaiblisse à cause de l'usure et de la présence continuelle des Détraqueurs qui avait tendance à vampiriser la magie.
- C'était en effet mon idée première, donc je suis allé vérifier sa cellule et mon analyse n'a montré aucun disfonctionnement dans le système de sécurité. Une véritable merveille, je ne pensais pas trouver une cellule aussi bien protégé et je dois dire aussi horrible. Tous les enchantements, les runes et les salles magiques de cette geôle. Ils servent aussi bien à maintenir le prisonnier à l'intérieur, mais également à le torturer.
- Vous parlez de la fosse, le bloc de haute sécurité ? Demanda Amelia bien qu'elle connaisse la réponse, elle avait déjà visité Azkaban à plusieurs reprise, c'était l'une des tâches les plus horrible de sa fonction. Notamment l'inspection de la fosse, à ses yeux cet endroit mérité le titre d'enfers sur terre. La présence des Détraqueurs et la démence des différents locataires d'Azkaban étaient loin d'en faire un endroit agréable, mais la fosse était un autre type de torture. La partie la plus profonde de la prison, là où même les Détraqueurs ne venaient qu'à contre cœur, les nombres protections filtraient la magie et l'air à un niveau minimal rendant l'atmosphère oppressante et étouffante.
- Bien-sûr. C'est certainement l'endroit le plus horrible qui soit, mais pourtant il est merveilleux de complexité. Ils y a des salles magiques qui filtrent l'oxygène au niveau le plus bas, des salles anti-gravité vous donnant l'impression d'être englué dans l'atmosphère, sans oublier des runes anti-magique. Et je ne parle pas des cellules, il n'y en a que deux, mais se sont de véritable piège mortel où tout est fait pour vous garder dans les pires tourments et vous faire regretter vos actes. Seule la mort peut vous en libérer et encore il vous est impossible de là vous donner vous-même car les protections vous en empêchent.
- Un sort bien pire que la mort.
- En effet ma chère, être condamné à la fosse revient à être condamné à une torture à perpétuité. Nos pires criminels y ont séjourné : Box, Murder, Slay, Black, Oldrow, Crane et même Potter.
- Pourtant Black s'en est échappé ?
- Effectivement, mais la complexité unique de la fosse en fait également sa faiblesse, vois-tu ma chère Amelia, la fosse a été la toutes premières section d'Azkaban creusé à même la roche de l'île sur lequel elle se trouve, elle est donc beaucoup plus vieille que les autres partie de la prison et comme souvent le temps nous a fait oublier certaine caractéristique de l'endroit.
- Que voulez-vous dire ? Les protections sont mal utilisées ?
- En un sens ma chère. Rassure toi elles sont en parfaites état, c'est simplement que lorsqu'on y enferme quelqu'un il faut lier une partie des sécurités aux prisonniers, de cette manière ils se retrouvent enchainés magiquement à la cellule. Malheureusement cette procédure n'a plus était faite depuis Crane, il y a près de 75 ans. Donc grâce à ce petit oubli Black a pu s'échapper, j'ignore encore comment et nous le serons peut-être jamais. Mais ce n'était pas le sujet initial de notre conversation ma chère, nous parlions d'un homme qui a réussi à survivre 139 ans dans la fosse.
- Un criminel extrêmement dangereux s'il s'est retrouvé dans la fosse.
- C'est exact, le pire des criminels selon les archives du ministère. L'ennemis public numéro 1 comme le disent les moldus. Et si l'on en croit les archives c'est justement pour lui qu'a été créé Azkaban. Le Magenmagot de l'époque a estimé que la mort serait trop douce pour un homme comme lui, ils voulaient qu'il souffre, qu'il paye pour ses actes.
- Qu'est-ce qui aurait justifié un tel sort ? Pour que toute une nation décide de le condamner à la torture à perpétuité. Qui était-il d'ailleurs ?
- Son Nom ? Ulysse Grant vous avez peut-être entendu parler de lui ? Ou peut-être lu dans un livre ?
- Ulysse Grant ? Non ce nom ne me dit rien. Bien que je crois e souvenir d'un nom similaire dans l'histoire moldu.
- C'est cela, Ulysse Grant était général en chef des armées de l'Union lors de la guerre de sécession Américaine moldu et par la suite un président de ce qu'ils appellent les Etats Unis. C'est deux hommes sont liées. L'Ulysse Grant moldu était en fait un prête-nom, créé et modelé par les sorciers.
- On a eu recourt à un prête-nom ? Demanda la matriarche Bones, elle était consciente de la procédure du prête-nom, qui consistait à remplacer un sorcier impliqué dans les deux monde par un moldu, à qui on avait implanté la personnalité et l'apparence du premier afin de protéger le monde magique ou contrôler plus facilement les moldus.
- Oui, ç'a été le cas. Je suis sûr que tu sais ce que cela implique ?
- Il a été considéré comme traître pour avoir mis le statut du secret en danger ?
- Parfaitement ma chère. Bien que ce ne soit qu'une partie des griefs qui lui ont valu sa condamnation. Vois-tu ma chère Amelia, Ulysse Grant a été reconnu comme était l'un des principaux investigateurs de la grande rébellion Gobeline du 19ème siècle, celle-là même qui a dégénéré en plusieurs conflits majeurs, notamment la guerre d'indépendance de nos colonies.
- Une guerre qui à discrédité le Magenmagot et le ministère. C'est pour ça que les membres du Magenmagot en choisi une condamnation aussi cruelle ?
- En grande partie. C'est aussi mon avis, les familles du Magenmagot de l'époque ont perdu beaucoup dans cette guerre, ils ont donc profité du jugement pour se venger de Grant, l'un des responsable indépendantiste. Pour cela ils lui ont également reproché un grand nombre d'atrocité commise durant cette guerre. Sans compter qu'ainsi le Magenmagot a pu donner une image forte en relevant la tête aux yeux l'opinion internationale, après le fiasco des colonies. Quel meilleur exemple que de condamner un criminel et un traître au statut à la torture à perpétuité.
- Un exemple horrible. Etre condamné à être torturé jusqu'à la mort…
- Exactement, une mort qui est arrivé que 139 ans plus-tard.
- Un triste sort.
- Je suis parfaitement d'accord avec vous ma chère. Mais reconnais que survivre à cet enfer pendant 139 ans est incroyable. Un véritable exploit. Et si tu veux mon avis c'est un exploit qui n'a rien de naturelle.
- Que voulez-vous dire Tigerwell ? 139 ans est un âge convenable pour un être magique, je reconnais que les vivres à Azkaban est un exploit.
- Il est vrai que nous autres magiques avons la chance d'avoir une espérance de vie plus importante que les moldus, quand la leur est située entre soixante-dix à quatre-vingt ans, la nôtre dépasse généralement les 150 ans. Certes, il est vrai que l'écart se réduit grâce aux différentes avancées médicales des moldus mais il reste néanmoins conséquent.
- Je connais la théorie sur l'influence de la magie sur notre espérance de vie. Si vous voulez allez droit au souafle, Tigerwell. Je n'ai pas de temps à perdre.
- Bien si tu insistes, comme tu l'as si bien souligné, l'espérance de vie dépend de nôtre magie. Hors comme nous l'avons admis plus-tôt, dans la fosse la Magie est réduite à son minimum, donc normalement le facteur magie de la longévité devrait être supprimé. Je trouve donc hautement suspect qu'un homme soit capable de dépasser notre espérance de vie sachant qu'il a passé une grande partie de ses années privé de magie. Continua à développer Grandell sans tenir compte de l'exaspération de son hôtesse pour son temps perdu.
- Plus de 150 ans ? Demanda son interlocutrice se résignant à devoir écouter de bout en bout le maître des mystères.
- Oui, bien-sûr qu'il a dépassé les 150 ans. Notre homme n'as pas été condamné au berceau. D'après nos archives il était dans la quarantaine au moment de son procès et le moldu utilisé comme prête-nom avait 43 ans en 1865. Donc si nous suivons la logique arithmancique cela nous amène au noble âge de 183 ans.
- Je vois, je comprends mieux votre désignation d'exploit maintenant. 183 ans est un exploit même pour ceux qui ne sont pas allé à Azkaban. A moins que nos capteurs soit défaillant, cela s'est vu plus d'une fois que l'on retrouve un prisonnier mort sans que les capteurs ne le signalent. Et la fosse n'étant pas la zone la plus régulièrement inspecté par les gardiens, il est possible qu'un corps sans vie y soit resté plusieurs années voire des décennies. Concéda Amelia s'appuyant sur une désagréable expérience personnelle remontant à ses jeunes années d'Aurors novice. Elle préférait s'appuyer sur sa théorie qui à ses yeux était plus probante.
- C'est effectivement une possibilité, surement la plus probable je le reconnais. Mais je préfère ne pas négliger les autres possibilités.
- Et quelles sont-elles ?
- A vrai dire je n'en vois qu'une qui pourrait explique cette longévité surnaturelle. Je pense que notre homme est un Seigneur des Ténèbres. Seules des magies extrêmement sombres permettent à un homme de survivre aussi longtemps, surtout dans l'enfer qu'est la fosse.
- Je vous le concède, cela aurait du sens. Mais je ne vois pas ce qu'il y a de si préoccupant avec cet Ulysse Grant ? Après tout, il est mort.
- Mort ? C'est là qu'est mon inquiétude ma chère Amelia. J'ai du mal à croire qu'un homme, reconnu comme une Mage noir capable de mettre à genou notre belle nation, soit paisiblement mort de vieillesse à Azkaban après y avoir prospéré 139 ans.
- A vous écouter, vous laissez entendre qu'il serait toujours en vie ? Et surement libre ? Demanda Amelia n'appréciant pas la tournure de cette conversation. Leur pays était déjà empêtrer dans une guerre contre un Seigneur des Ténèbres, dont il avait du mal à faire face. Et là son visiteur lui annoncé qu'il avait des soupçons sur l'émergence d'un second.
- C'est en effet ma pensé ma chère. Le peu que j'ai réussi à obtenir sur Grand, m'a permis d'estimer qu'il était d'un niveau supérieur à Voldemort ou encore Grindelwald. Selon moi il serait de la même trempe que John De Vere, le terrible comte d'Oxford, celui qui a mis fin à notre monarchie magique, ou comme Salazard Serpentard, ou encore Magnus empaleur de Scandinavie ou bien Howard Crank le créateur des Détraqueurs ou peut-être même Medrawt Ripper.
- En soit, vous venez d'énuméré quelque uns des pires Seigneurs des Ténèbres répertorié de notre histoire, il ne manque que Mordred et la liste sera complète. Vous en êtes sûr de ce que vous avancez, Tigerwell? Pas que je veuille mettre en doute votre expertise, mais un Mage noir de ce niveau doit avoir une triste réputation, le genre qui a marqué l'histoire, pourtant je n'ai pas souvenir d'avoir entendu son nom.
- Je comprends ma chère, ta remarque est parfaitement justifiée. Il y a plusieurs raisons possible pour cet oubli, la première et non des moindres serait tout simplement du aux grandes lacunes de notre système éducatif, ou simplement que son nom a été supprimé de notre histoire. Après tout il est bien connu que seuls les vainqueurs écrivent l'histoire et non les vaincus. Bien-évidement il y a aussi la possibilité que je fasse erreur. Ce ne sont que des conjectures à l'heure actuelle. Je mène l'enquête afin d'éclaircir ce mystère. Et croyais le bien ma chère Amelia, j'espère sincèrement me tromper, que n'est qu'un simple effet de la paranoïa qu'induit par ma fonction. Expliqua-t-il avec un sourire bienveillant brevète Dumbledore, qui ne fit qu'exaspérer un peu plus la directrice du DJM bien qu'elle n'en montra aucun signe.
- Je ne vois toujours pas pourquoi vous êtes si intéressé par cet homme. Il est mort ! J'ai déjà bien assez à faire avec un Seigneur des Ténèbres, qui est bien vivant lui. Pourquoi irai-je m'inquiéter d'un hypothétique Mage noir, mort dans la fosse d'Azkaban ? Demanda-t-elle légèrement agacée devant les suspicions du maitre de mystère. Elle ne voyait toujours pas où voulait en venir son visiteur. Elle commençait à s'impatienter, elle avait autre chose à faire qu'écouter les théories du complot imaginées par Tigerwell, à croire qu'il cherchait à la distraire de ses tâches.
- J'y viens ma chère, j'y viens. Toutes ces conjectures ne sont pas veines croit le bien. Après avoir personnellement analysé la cellule d'Ulysse Grant, j'ai pu constater qu'elle avait été forcée de l'intérieur. Il avait visiblement réussi à ouvrir sa cellule, mais malheureusement pour lui les enchaînements runiques ont empêché son évasion, une preuve qu'il n'était pas aussi diminué qu'il aurait dû l'être.
- Vous pensez qu'il aurait réussi à s'échapper ?
- C'est en effet mon hypothèse. Selon moi l'homme a essayé à plusieurs reprises de s'évader, mais les runes le maintenaient enchainé. Je soupçonne également qu'il aurait aidé Black lors de son évasion, surement en échange d'une aide quelconque afin de le sortir de sa cellule. Mais encore une fois, je suppose que sa tentative à échoué.
- Donc selon vous comment se serait-il évadé ?
- Je soupçonne un rituel. Lors de mon inspection du bloc de haute sécurité, j'ai relevé des traces de runes, elles ne sont pas très profondes et très vulgairement gravées dans la roche, comme on peut s'attendre à des runes creusées à la force des ongles. Mais cela n'enlève rien à leur efficacité. Elles ont pour rôle d'emmagasiner de la magie. J'ai aucun doute qu'elles ont été forgée par Grant, ce genre de runes sont bien trop complexe pour être tracées par un ignare comme Black ou n'importe qui d'autre ayant logé dans la cellule voisine. Ce type de runes servent essentiellement à accumuler de la magie afin d'alimenter des enchantements ou des artéfacts magiques et bien-sûr des rituels.
- Je ne vois pas en quoi un rituel, lui aurait permis de s'évader. Si son corps était magiquement enchainé à sa cellule.
- Il aurait utilisé un rituel de possession ?
- C'est en effet ma pensé. Bien-évidement ce n'est qu'une hypothèse. Mais je pense qu'elle est parfaitement envisageable. Vois-tu ma chère le rituel de possession dont je parle, lui aurait permis de quitter son corps en allant coloniser celui d'un autre. Et comme les chaines magiques étaient implantées à son enveloppe corporelle les tableaux runiques se sont révélés totalement inefficace pour retenir son esprit. Livia Claudia Britania, une sorcière noire de l'empire romain, utilisait ce type de méthode pour garder sa jeunesse, dès qu'elle commençait à se faner, elle transférait ainsi son esprit dans un corps plus jeune. Elle a vécu ainsi près de trois siècles.
- Je trouve cela mince. Vous fondez toute une hypothèse sur un simple jeu de runes à peine visible trouvé sur le sol d'Azkaban. Moi aussi j'ai visité la prison et des graffitis griffonnés ce n'est pas ce qu'il manque, à cause du désespoir les prisonniers ont à vouloir laisser une trace, aussi infime soit-elle.
- Je le reconnais c'est mince, mais il y a d'autres éléments qui me poussent à penser qu'un rituel à bien était effectué. Notamment un pic de magie enregistré par les capteurs de la prison au moment d'Halloween l'année dernière, cela correspond à la période de la supposée mort de Grant. Ce pic est à mon avis dû à un rituel.
- Je trouve cela légèrement tiré par les cheveux, pardonnez-moi l'expression, mais je trouve qu'il y a beaucoup trop d'incertitude dans votre théorie. Vous fondez l'idée d'un rituel à partir de quelques runes et d'un pic magique. Différentes choses peuvent être à l'origine d'un pic de magie. Cela pourrait être la rupture d'une sécurité ou voire d'une salle d'enchantement. Cela c'est déjà vu. Contra la directrice du DJM, les arguments de son visiteur ne l'avaient pas convaincues.
- Il est vrai qu'une rupture de salle aurait pu causer une telle impulsion. Mais cela ne concorde pas avec les sécurités spécifiques de la fosse. Contrairement aux autres étages d'Azkaban le bloc de haute sécurité est beaucoup plus ancien et possède donc de ce fait des protections différentes des autres niveaux. Tu le sais surement que toutes les sections de la prison ont été conçues de manière à être indépendante des unes des autres.
- Oui, bien-sûr, comme cela en cas défaillance les autres étages ne sont pas impactés. Abonda Amelia se souvenant des différentes procédures de la prison. Celle de l'indépendance des blocs, désigné savamment par le ministère sous la mention d'Ordre 32, avait permis d'éviter les évasions de masses des mangemorts lors de l'attaque du Seigneur des Ténèbres, deux ans auparavant. Lors de l'attaque toutes les sections épargnées s'étaient verrouillées empêchant les mangemorts de libérer plus de leurs congénères et de tuer l'ensemble de gardiens. Cette procédure avait sauvé des vies et éviter un véritable désastre ce jour-là, seule l'idiotie du ministère à vouloir cantonner tous les Mangemorts, du cercle intime de Voldemort, dans une même section était à blâmer.
- Parfaitement, mais ce n'est pas le cas de la fosse. Ses protections sont directement reliées au nœud central d'Azkaban. En cas d'attaque ou de défaillance l'Ordre 66 s'enclenche automatiquement.
- L'Ordre 66 ? Demanda la matriarche Bones cherchant à se faire confirmer ce qu'elle venait d'entendre. Elle connaissait cette procédure, c'était la dernière, celle utilisé en dernier recours. Elle se déclenchait lorsque une brèche majeur dans les sécurités se produisait au niveau de plusieurs blocs, afin d'éviter toute évasion l'intégralité de la prison se retrouvé totalement verrouiller hermétiquement et les Détraqueurs étaient libérés de leurs entraves, leur permettant ainsi de laisser libre court à leur faim. Condamnant tous les occupants de la prison à se faire vampiriser leur âme entre les lèvres putrides des Détraqueurs. Pour achever cette procédure Azkaban s'autodétruisait en se concassant sur elle-même. L'objectif, de l'Ordre 66, étant de faire disparaître la prison avec tous ceux qui avait de malheurs de si trouver, qu'ils soient gardiens, prisonniers, ou Détraqueurs.
- Oui, ma chère vous avait bien entendue, l'Ordre 66, celui d'autodestruction d'Azkaban. Cela montre à quel point les locataires de la fosse sont pris avec sérieux. Et qu'il y a aucun moyen pour que ce pic magique soit perçu comme une défaillance.
- Sinon Azkaban de serait plus.
- Exactement. Tu comprends maintenant pourquoi mon idée de rituel est toute a fait crédible.
-Oui, je vois. Et qui pensez-vous est la victime de ce rituel ?
- Mes soupçons se portent sur le gamin Potter.
- Potter ? Comme Harry Potter ? Vous êtes sûr ! Qu'est-ce qui vous fait dire que Potter serait possédé ?
- Je n'ai malheureusement pas de preuve, que de simple soupçon basé sur des ouï-dire.
- Vous, vous attendez à ce que je vous crois sur de simple ouï-dire de seconde main ? Et quels sont-ils ? Demanda Amelia curieuse d'entendre ces fameux soupçons. Grandell pouvait voir la lèvre supérieur de son hôtesse frémir un court instant, il en comprit qu'il venait de perdre tout crédibilité à ces yeux dès qu'il avait annoncé que toute sa théorie reposé que sur de vagues allégations. Amelia Bones n'était pas connue pour être une femme de fiction, elle était une personne pragmatique et ne travaillait que sur des preuves concrètes.
- Selon les quelques rapports sur l'enfermement de Potter, il a été décrit comme se trouvant dans un état de santé préoccupant. Il aurait très mal supporté les effets d'Azkaban.
- De combien de rapports parlons-nous ?
- Seulement deux malheureusement sur la période de ses cinq premiers mois d'enfermement, ainsi que quelques témoignages de gardiens.
- Encore une fois c'est très mince. Insuffisant pour faire quoi que ce soit. Contra son interlocutrice, lui faisant ainsi comprendre que cela ne valait pas son temps.
- Puis après les rapports et les témoignages notent une nette amélioration de son état pour les derniers mois. Il a même été décrit comme étant plutôt en forme après son séjour, bien que très amaigri.
- Bien entendu qu'il était amaigri, il venait de passer un an à Azkaban ! Et vous savez aussi bien que moi que lors de leurs premiers mois tous les prisonniers voient leur état de santé se dégrader, puis par la suite on constate une fausse amélioration, qui est simplement due à leur adaptation de leur nouvel environnement. Vous savez comme moi que le corps fonctionne de manière à ce que l'on survive à notre environnement, ceux qui n'y arrive pas meurt, c'est pour cela que le taux de mortalité des prisonniers est le plus important lors de leur six premiers mois. Cela ne constitue en rien une preuve ou le moindre signe de possession cher Potter.
- Je le conçois. Il y a aussi quelques ouï-dire faisant état d'un changement de personnalité pour son début de mandat à Poudlard.
- Des ouï-dire, encore une fois Tigerwell ! Ne trouvez-vous pas qu'il est normal pour un adolescent de changer ? Surtout s'il a eu le malheur de séjourner à Azkaban. Même ceux qui n'y restent que quelques semaines en sont changés. Maintenant si vous avez fini avec vos théories décousues de bon sens, j'aimerai me remettre au travail sur des sujets graves et bien réels eux !
- Je ne faisais que te faire part de mes préoccupations ma chère Amelia. Je vous l'ai dit ce ne sont que des hypothèses, j'espère sincèrement que je me trompe. Néanmoins je vais continuer à enquêter pour m'en assurer. Le jeune Lord Potter est dans une position unique, il est dans l'œil du maelstrom, en étant la cible de Voldemort, le parangon de vertu pour Dumbledore et l'élu sauveur du ministère pour Fudge. Je trouve qu'il serait préoccupant s'il s'avérait être un Seigneur des Ténèbres.
- Peut-être. Mais à mon avis vous nous faîtes un excès de paranoïa. Que ce soit vos théories du complot concernant Lord Potter ou-bien cet homme, Ulysse Grant. Vous n'avez absolument rien de concret que de vagues suppositions. Tant que vous ne serez pas capable de m'amener des preuves solides, je considère le sujet clôt. Je vous conseillerai de vous préoccuper de problèmes biens réels.
Bien, je comprends Amelia. Finit par se résigner le maître de mystère, comprenant qu'il lui était devenu impossible de convaincre la matriarche Bones, qui venait de le congédier. Mais avant de la laisser seule avec ses papiers il se retourna une dernière fois vers elle avec une dernière demande. Néanmoins ma chère, j'aimerai que vous me fassiez une faveur… Ou plutôt deux.
- Et quelles sont-elles Tigerwell ?
- J'aimerai en apprendre plus sur Ulysse Grant afin de m'assurer que je trompe.
- Si ça vous amuse. Et en quoi cela me concerne. Le pressa la directrice du DJM exaspérée par l'insistance du mage vétéran. Il était clair que l'homme ne se soucié pas de son avis ou de son travail.
- Ulysse Grant était un mage de guerre qui appartenait à la confrérie du Trident. Je sais que ce genre de confrérie avait tendance à garder des chroniques et de récits de leurs exploits et qu'à leur dissolution par la confédération internationale des sorciers ces documents ont été partagés entre les familles de leurs derniers membres. Corrige-moi si je ne me trompe pas, vous les Bones ont été régulièrement associé au Trident ?
- C'est possible. Répondit évasivement Amelia préférant se concentrer sur sa paperasse.
- Pourrais-tu vérifier dans ta bibliothèque familiale s'il y est fait mention d'Ulysse Grant ?
- Je verrai si à l'occasion je trouve quelque chose, mais je n'ai rarement le temps de profiter de ma bibliothèque familiale. Rétorqua négligemment la directrice du DJM sans lever les yeux de son parchemin, soulignant le fait que contrairement à lui ses responsabilités ne lui permettait pas de s'arrêtait pour bouquiner. S'il voulait qu'elle se renseigne pour lui, il devait la laisser travailler. Et cette seconde faveur ?
- J'ai ouï-dire que votre nièce était l'une des ami de Potter à Poudlard ? Lui serait-il possible de garder un œil sur notre célébrité ? Si mes conjectures s'avèrent exact, elle serait en mesure de nous avertir.
- Je n'utiliserai pas ma nièce pour espionner ses amis afin de satisfaire vos théories bancales. Et n'allait pas accuser ma nièce de fricoter avec des Seigneurs des Ténèbres ! Menaça froidement Amelia jetant un vent glacial dans la pièce. Aller donc faire perdre le temps de quelqu'un d'autre, avec vos théories vaseuses !
- Bien. Je n'insinuais ma chère. Je ne voulais pas manquer de respect à ta nièce Amelia… Quoi qu'il en soit je te remercie d'avoir pris le temps de me recevoir. Je te souhaite une bonne journée ma chère. Déclara Grandell en prenant son congé, ignorant le regard glacial qu'il recevait de la directrice du DJM.
Après avoir quitté le bureau d'Amelia, Grandell ne s'attarda pas plus que nécessaire dans la section du Magenmagot. Il venait de remplir sa mission. Tout le monde l'avait vu faire un geste envers le DJM. Dans l'heure qui allait suivre les premières rumeurs circuleraient sur la possible association entre les Aurors et le département des mystères pour vaincre Voldemort. Donnant par la même occasion plus de crédit à celles qui voulaient que Fudge travaillait à faire d'Amelia Bones son bras droit.
Aux yeux de Grandell l'idée avait dû mérite, si seulement la matriarche Bonnes était plus coopérative envers leurs plans pour le plus grand bien.
- Maître ? Comment c'est passé votre entretien avec Bones ? Demanda son assistant personnel Virtuose, dès qu'il eut franchi les portes de son département.
- Come prévu Bones s'est montré difficile.
- Elle a accepté notre aide ?
- Pas encore, nous n'étions malheureusement pas les seuls à faire des propositions aux Aurors. Mais ce ne un gros problème. Amelia sera obligée d'accepter une partie de nos offres, sinon elle perdra une partie de ses soutiens au Magenmagot. Chose qu'elle ne peut pas se permettre actuellement.
- Et pour Potter ?
- Elle ne fera rien. Elle n'a montré aucun signe de connaître le garçon, mais elle ne veut clairement pas s'immiscer dans les amitiés de sa nièce. Néanmoins maintenant que je lui ai parlé de nos théories, elle fera attention aux signes. Elle le découvrira si nos soupçons se vérifient.
- Et pour Grant ?
- Je lui en ai parlé, comme pour Potter elle est loin d'adhérer à nos hypothèses. A raison car nous avons rien de concret. Je veux que l'on continu à creuser sur cet homme.
- Allons-nous avoirs accès à la bibliothèque Bones ? Demanda curieusement Virtuose.
- Je crains que non. Les Bones n'ont jamais été très ouverts à propos de leurs secrets. Nous allons devoir convaincre les suivants sur notre liste. Répondit sérieusement le maitre des mystères en entrant dans son bureau où trois langue-de-plomb l'attendaient au garde à vous. Rapport Messieurs ! Exigea-t-il en s'asseyant face à eux. La seule femme du groupe s'avança.
- Nos recherches sur Grant sont au point mort, maître. Azkaban nous a rien révélé de nouveau. Nos archives sur la guerre coloniale ont toutes été épluchées sans apporter de nouveaux éléments. Nous attendons des nouvelles des Greengrass, des Wards et des Pier pour qu'ils nous permettre de consulté leurs archives. Avez-vous réussi à convaincre Bones, maître ?
- J'ai bien peur de n'avoir pas avancé de ce côté. Quand est-il des archives de la MACUSA ?
Nous avons un agent sur place, nous attendons son rapport. J'ai également pris sur moi d'arrêter nos recherches à Gringotts, sinon nous risquons de perdre nos ressources placées chez les Gobelins.
- Je vois, c'est décevant.
- Je m'en excuse maître. Se repentit la femme en reculant dans le rang afin de laisser la place à son camarade, un homme grand aux cheveux platines et aux yeux violets.
- Nos projets avec Jedusor suivent leurs cours, mais l'homme perd du soutien de certain de ses hommes. Il a prévu de lancer une grande attaque pour faire étalage de sa force et satisfaire ses hommes. Mais je crains que cela ne soit pas aussi simple, ses pulsions effrayent certains Mangemorts. Votre aide pour le ramener dans la ligne serait la bienvenue, maitre.
- Bien, je m'assurerai de lui rendre une petite visite. Suit-t-il toujours nos plans ?
- Oui maître. Mais un léger contretemps est apparu en Yougoslavie.
- Un contretemps ?
- Les Mangemorts doivent faire face à l'émergence d'un mouvement de résistance.
- Devons-nous, nous en préoccuper ?
- Pas pour le moment, maître. Ce n'est qu'une simple nuisance à l'heure actuelle, rien que les Mangemorts ne peuvent gérer.
- Bien. Laissons Tom s'en charger alors. Mais gardez un œil là-dessus, que cela ne devienne pas un véritable problème. Je préfère que nous évitions d'utiliser nos plans de secours tant que Tom nous est utile.
- Oui maitre ! Acquiesça l'homme en laissant la place aux troisièmes sorciers du trio. C'était un petit homme aux dents pointues et au regard sadique.
- Le crapaud nous est maintenant accessible maître.
- Bien, je la visiterai. Elle pourrait s'avérer utile pour la suite. Ensuite ?
- Fudge continu de suivre nos instructions. Nous avons commencé à préparer une porte de sortie si Bones n'adhère pas à nos plans. Barbe blanche a validé l'idée. Il se charge du Magenmagot. Il a demandé l'aide de Virtuose pour cette question.
- Bien, autre chose ? Demanda Grandell à ses langues-de-plombs. Ne recevant aucune réponse il les congédia, satisfait, les plans pour le plus grand bien étaient en marche.
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Comme toutes les écoles du monde Poudlard était un endroit où le silence n'existait pas. C'était l'inconvénient d'être le lieu de rassemblement d'enfant, qu'ils soient magiques ou mondain, ces derniers étaient de véritables pourvoyeurs de bruit. Et cela se vérifiait principalement aux heures des repas, là où la population Poudlardienne se retrouvait dans la grande salle pour profiter de a savoureuse nourriture préparée par Elfes de maisons.
Pourtant dans l'ambiance survoltée de la grande salle du château Ecossais certains élèves ne goutaient pas à la frénésie étudiante provoquée par l'apparition des plats. Notamment un élève à la table des Serpentard, un garçon de septième année à la silhouette filiforme avec un visage de rongeur, Théodore Nott.
Normalement cette année scolaire devait être la consécration pour le sang-pur. Il était en septième année et dernière année, il n'avait donc plus à se soucier de la hiérarchie des années supérieures. Il était donc devenu l'un des meneurs de l'école, tous le craignait à cause de sa supériorité et sa pureté. Le Seigneur des Ténèbres l'avait récompensé en lui confiant la charge de le représenter à l'école, faisant ainsi son premier lieutenant, sa voix à Poudlard.
Officiellement il partageait ce poste avec Draco Malefoy. Mais le blondin était moins incisif depuis la mort de son père, permettant à Théo de prendre le dessus et de revendiquer la place de meneur de la cause puriste à l'école. Depuis deux ans maintenant lui et sa bande était engagé dans une pseudo-guerre des gangs avec les Gryffondor, pour le contrôle de la masse étudiante. Et contrairement à la ce qu'imaginaient ces idiots de lions cette guérilla tournait doucement mais surement à leur avantage.
Pourtant malgré sa glorieuse position de prince de Serpentard, la reconnaissance et la bénédiction de son seigneur Théodore n'arrivaient pas à calmer ses nerfs.
Depuis maintenant six jours, le jeune Nott avait la désagréable sensation d'être traqué, comme si un prédateur jouait avec lui comme s'il n'était qu'une vulgaire proie. Cela avait commencé le lendemain de la vendetta sur Potter. Lui et cinq de ses hommes avaient fait en sorte de montrer où était sa place à ce sang-mêlé.
Pourtant quelque chose dans sa victoire sonnait creux pour Théodore, un arrière-gout d'inachevé. Cela venait surement dû au fait qu'ils n'avaient pas pu s'amuser comme il l'avait espéré avec les deux sang-de-bourbe car il avait pris la fuite devant le vacarme provoqué par l'effondrement de l'une des armures décoratives. Mais normalement même interrompue Potter aurait dû comprendre la leçon.
Cependant il n'avait montré aucun signe, même aussi infime soit-il, d'avoir était touché par le calvaire infligé aux deux premières années qu'il avait pris sous son aile. Aux yeux du jeune Nott le voir se promener comme si de rien n'était, était un véritable affront.
Néanmoins un changement s'était amorcé, il était presque insignifiant, mais bel et bien présent. Il se manifestait par une lueur d'espoir perçant l'ambiance morose de l'école. Les chétifs premiers années ne semblait avoir trouvé le courage d'arrêter de raser les murs en baisant la tête afin de ne pas attirer l'attention sur eux.
Bien-évidement Théodore avait voulu rétablir son emprise sur Poudlard en les faisant rentrer dans le rang. Mais étonnamment aucune de ses tentatives s'étaient soldées par un échec. A chaque fois les circonstances, un contretemps ou encore une lassitude déjouaient ses plans.
C'était déconcertant, il avait l'impression que le château lui-même faisait en sorte de le déjouer, lorsqu'il ne se trahissait lui-même.
A plusieurs reprises lui et ses "amis" avaient eu l'occasion de rétablir leur suprématie, mais il se retrouvé soit face à un fantôme qui les empêchait d'agir discrètement ou escalier éloignait soudainement leur victime loin de leur chemin, ou encore un ennui qui leur faisait perdre l'envi d'éduquer les premières années.
Le seul réconfort qu'il pouvait trouvé à cette situation c'était que cette malchance touchait également le gang de Weasley. En six jours aucunes intimidations n'avaient été enregistrées dans l'enceinte de l'école. C'était la plus longue période de calme en deux ans. Cela pouvait facilement se constater aux nombreux lits vides de l'infirmerie. Actuellement seuls cinq élèves si trouvait, les deux sang-de-bourbes châtié par Nott et ses "amis" et trois autres élèves : Bruce Magotte, Lucretia Greywood et Dereck Brans.
Rien n'impliquait un quelconque lien entre les cinq pensionnaires de madame Pomfresh. Les deux sang-de-bourbes étaient de vulgaires Gryffondor de premières années, alors que les trois autres étaient des sang-pur respecté venant respectivement de Serdaigle, Poufsouffle.
Mais Théodore savait que cela n'était pas une coïncidence. Depuis qu'il avait corrigé les deux lionnes impures chacun des membres de l'expédition du jeune Nott avaient été malheureusement impliqué dans un événement tragique.
Savoir qu'ils étaient un à un, victime d'un incident malheureux rendait Théodore anxieux. Bien-évidement il soupçonnait que Potter était derrière tout ça. Pourtant le sang-mêlé ne montrait aucun signe d'implication et surtout la méthode employée ne lui ressemblait pas. Elles étaient aussi retords et vicieux qu'inattendu, ébranlant quiconque en était témoin.
A aucun moment le jeune Nott ne voulait subir ce genre de sort. Il redoublait d'effort pour que cela ne se produise pas, pourtant ses "amis" n'avaient pas réussi à y échapper.
Le lendemain de la leçon des sang-de-bourbe, c'était Bruce Magotte qui avait été le premier touché. Magotte était un sang-pur d'une ancienne famille. Il était un fier Serdaigle faisant parti de meilleur de sa promotion de cinquième année. Mais en plein milieu de la salle de réunion de leur club de puriste, il s'était mis à hurler de douleur et dans un accès de rages il s'était arraché une partie des doigts de la main droite. Malheureusement le temps qu'ils se remettent de l'horreur du spectacle, Magotte avait déjà ingéré trois de ses doigts avant que Malefoy ne l'étourdisse. Maintenant le Serdaigle mutilé ne possédait plus que son pouce et son auriculaire. Et il se trouvait à l'infirmerie, enfermé dans un profond coma induit par épuisement magique.
Le second jour se fut au tour de Boadicé Goodhill d'être évincé. La jeune Serpentard de quatrième année avait été prise de plusieurs crises de stress durant la journée allant jusqu'à provoquer des incidents de magie accidentelle. Son dernier excès de panique la vue sa peau se transformer en écailles en plein cours métamorphose. Et dans un élan de terreur elle avait commencé à ce les arracher. Mc Gonagall avait été obligé de la stupéfier avant qu'elle ne s'écorche toute sa peau. Dans l'espoir de faire baisser son niveau de stress le directeur avait décidé de la renvoyer chez elle quelques jours, après que Pomfresh lui ait fait repousser la peau.
La nuit après cet incident Théodore avait revécu le calvaire de Goodhill et de Magotte dans ses rêves, il les avait revécus en étant à la place des deux malheureux. Sentir la douleur de Magotte et le gout métallique du sang lorsqu'il s'était arraché les doigts l'avait laissé écœuré. En émergeant de son cauchemar il n'avait pas résisté à l'envie de vomir, par la suite il était resté nauséeux.
Se sentir arracher sa propre peau comme l'avait fait Goodhill n'était pas mieux. Le jeune Nott n'avait pas pu s'empêcher de vérifier pendant plus d'une heure devant son miroir si son bras était intact. Mais à chaque fois qu'il fermait les yeux la certitude d'être complet s'éloignait car il se mettait à revivre la mutilation de Magotte et l'écorchement de Goodhill.
Il en était devenu à redouter son sommeil, préférant y résister plutôt que de replonger dans des cauchemars. Le manque de sommeil avait considérablement augmenté ses angoisses, le rendant paranoïaque. Un état que partageait les trois autres membres de l'expédition contre les sang-de-bourbes. Eux aussi vivaient le même calvaire que lui et partageaient sa paranoïa. Cela les avait amenés à se méfier de tous, à regarder en permanence derrière leurs épaules et surtout éviter de croiser Potter et sa cour.
Malheureusement toutes les précautions qu'ils prenaient pour ne pas vivre le même sort que leurs deux comparses s'avérèrent inutiles, car le troisième jour après l'attaque des jeunes Sarigleed et Mc Donald, s'était au tour de Derek Brans d'être victime d'un incident.
Le Poufsouffle de cinquième année avait été mystérieusement attiré par la serre numéros 9, celle qui était réservé aux espèces de plantes les plus dangereuses. Personne n'avait compris les dessous de cet accident. En plein cours d'herbologie Dereck s'était levé à la surprise de tout le monde et il s'était dirigé d'un pas mécanique vers la fameuse serre. A la surprise de tous il avait réussi à désactiver toutes les protections de la serre pour aller embrasser passionnément un Cephalotus de l'enfer.
Théodore se souvenait encore de la sensation d'amour qu'il avait submergé lorsqu'il incarnait Brans dans ses cauchemars. Puis la douleur qui l'envahissait lorsque le Cephalotus l'avait transpercé d'une multitude d'épines de la taille d'une plume. Et la sensation de brulure laissait par l'entrée du poison dans son organisme. Une sensation horrible aux yeux du jeune Nott qui le faisait encore frissonner d'effroi rien qu'en repensant à Brans.
Seule la réaction rapide du professeur Chourave avait empêché les toxines de la plante de consumer les organes de Dereck. Il était maintenant à l'infirmerie, ses organes se régénérés doucement sous l'effet des potions et les plaies sanglantes provoquées par les épines avaient maintenant disparues, mais il souffrait toujours d'un effet secondaire du poison du Cephalotus, il était enfermé dans un cauchemar perpétuelle. Ses rares visiteurs avaient été horrifiés de le voir se tordre et gémir dans son sommeil.
Après cela des rumeurs s'étaient mises à circuler dans le château, expliquant que les différentes victimes de ces incidents étaient liées d'une manière ou d'une autre. Il y avait bien-sûr celle qui les identifier comme faisant partie d'une cellule de mangemort renégat à qui l'on faisait payer leur traitrise, celle qu'ils faisaient partie d'une secte et qu'un de leur rituel sombre les consumait maintenant un à un, la plus sombre les identifiaient comme des traitres à la magie elle-même et qu'ils avaient attiré le mauvais œil sur eu.
Ces rumeurs les avaient isolés du reste du corps étudiant. Leurs camarades avaient trop peur d'être pris dans leur malchance. Pourtant cela ne l'avait pas arrêté. Le quatrième jour les nerfs à vif de Lucretia Greywood, une sixième année, avaient lâché. Le manque de sommeil, la torture psychologique et l'attente que le couperet tombe avait déclenché une crise de panique chez la jeune femme qui l'avait poussé à se jeter du haut de la tour d'astronomie.
Heureusement les protections du château avaient amortie sa chute et depuis elle était à l'infirmerie dans un état catatonique provoqué par les bouillons calmants. Pourtant malgré les dosses de potions qu'elle recevait la jeune femme n'arrivait pas à empêcher son corps de trembler frénétiquement.
Ce quatrième cas avait poussé les enseignants à mener une enquête, mais aucune preuve ni aucune piste n'avaient été trouvées.
Jusqu'à ce qu'Andrew Cochroach perde à son tour la tête. Il avait été pris d'une rage frénétique en plein cours sur les créatures magiques et il s'était mis à attaquer tous ceux qui l'entouraient, aussi bien ses camarades que les mouflons de Chrysomallos qu'ils étudiaient alors.
Andrew avait été violement maitrisé par ses camarades et Hagrid, qui n'avait pas apprécié que les magiques créatures dorées soit ainsi abattu et torturé, puis remis à des agents de la police magique pour qu'il soit transféré dans une cellule du DJM.
Dumbledore et la famille Cochroach avaient bien-évidement cherché à éviter de l'interpellation, arguant qu'Andrew souffrait d'une rage induite par le stress et de malédiction. Malheureusement le propriétaire des mouflons de Chrysomallos, qui les avait généreusement prêté à Poudlard, avait porté l'affaire devant le Magenmagot ces bêtes, bien-que ressemblant à de vulgaires béliers ailés à la toison d'or étaient très couteuse. Et cinq d'entre elle avait succombé au traitement du Gryffondor enragé et une sixième était selon les soigneurs entre la vie et la mort.
Toutes l'école avait été profondément choqué par l'événement qui c'était passé la veille. Mais pour Théodore il avait une tout autre signification. Il était maintenant le dernier.
Si l'on suivait la logique des événements chaque jour voyait l'un des membres de l'expédition anti-sang-de-bourbe de Potter et maintenant Nott était le dernier. Totalement terrorisé par cette idée Théodore avait prétexté une grande fatigue pour rester caché dans son dortoir toute la journée. Il était seulement sorti, lourdement escorté, pour prendre part au repas du soir. Mais même ainsi encadré de ses paires l'angoisse ne le quittait pas.
Il ne pouvait s'empêcher de scruter avec minutie ceux qui l'entourait dans la crainte de voir surgir un agresseur. Sa paranoïa l'avait poussé à faire gouter ses plats par une troisième année qui lui était totalement dévouée.
A côté de lui, il pouvait voir que Malefoy lui jeter des regards narquois, le ponce avait compris tout comme lui que les différents incidents faisaient tous partie d'une vendetta mener contre les assaillants de Mc Donald et Sarigleed. Une action qu'il avait fortement déconseillée.
Le blondin arrogant n'était pas le seul à le surveillé furtivement à sa table. Théodore pouvait par moment capter un regard discret que lui lançaient Daphné Greengrass et son amie Davis. Cela sema le trouble dans l'esprit du jeune Nott. La préfète en cheffe avait elle aussi comprit les dessous de ses incidents ? Potter lui avait-il dit ?
Pourtant ce dernier ne montrait aucun signe de s'en soucier. Il était tranquillement installé à l'une des extrémités de la table des lions occupé à feuiller un livre entre deux bouchés. Il ne semblait même pas se soucier de sa sœur et de Londubat qui discutaient paisiblement à côté de lui avec les deux victimes de Nott.
Cela devait être la première fois que les deux fillettes devaient être autorisé à sortir réalisa Théodore surprit. Etonnamment l'idée que les deux premières années soient sorties de l'infirmerie idem le terrorisa. Quelque chose au fond de son esprit, un instinct, lui disait que cela n'arrêterait pas la vendetta lancé contre lui. Un sentiment qui se renforça lorsque son regard tomba dans les yeux émeraude du Survivant.
Avec un sourire sarcastique il lui fit un clin d'œil, qui fit perdre tout appétit à Théodore. Préférant se mettre le plus-tôt possible en sécurité le jeune Nott quitta discrètement la salle pour regagner les dortoirs.
Jamais il n'avait eu si peur en descendant aux cachots. Toutes les trois secondes il s'était arrêté dans la crainte d'être suivit, qu'à tout moment un agresseur ne surgisse de nulle part pour l'attaquer. Muer par la peur et un instinct de survie, il finit par rejoindre la salle commune de Serpentard en courant. Ses craintes ne furent pas apaisaient malgré son entré dans la fosse aux serpents, afin d'essayer de se calmer et de reprendre son souffle il s'assit dans un fauteuil de la salle commune.
- Tu en as mis du temps Nott. Je commençais à m'ennuyer. Déclara une voix souriante devant lui. Juste devant lui, sans qu'il ne le remarque quelqu'un était installé dans fauteuil. Tout ce que pouvait voir Théodore de cette personne était un sourire narquois et ses yeux émeraude.
- Po..Po…Potter.
- Surprit Nott ? Demanda sarcastiquement le Survivant en lui lançant un nouveau clin d'œil moqueur, avant de rire joyeusement.
Avec un couinement désespéré Théodore prit la fuite aussi vite que ses jambes pouvaient aller. A perdre haleine il courut vers la grande salle, jamais Potter n'oserai s'en prendre à lui devant l'ensemble de l'école. Pourtant quelque chose cloché. Le Survivant ne semblait pas le poursuivre, à chaque fois que le jeune Nott se retourné il était visible nulle part. Pourtant le rire joyeux continuer à résonner dans sa tête.
Empruntant couloir et raccourcie Théodore fini par arriver devant les portes de la grande salle. Avec une certaine appréhension il y rentra pour constater que la salle était vide. Tous les étudiants et les professeurs avaient disparu, les tables étaient vides de victuailles. Et surtout pour la première fois de sa vie Théodore vit la grande salle dans un silence de mort.
S'avançant avec prudence entre les tables, baguette à la main, le jeune Nott se dirigeait vers une petite porte au fond de la salle qui semblait l'attire. Peut-être que les étudiants s'étaient réuni derrière ?
Mué par une attraction terrible il ouvrit la porte. Il se retrouva dans une immense salle ressemblant étonnamment à l'infirmerie. Excepté qu'il s'y trouvait qu'un ensemble de six lits. Poussé par une curiosité morbide Théodore s'approcha du premier lit.
Il était occupé par un grand garçon blond, il fallut que le jeune Nott s'approche suffisamment près pour identifier son compère : Bruce Magotte. Il avait le teint totalement livide tenant plus du cadavre que de l'être vivant. Son moignon parfaitement visible.
Dans chacun des lits Théodore retrouva ses quatre autres "amis" : Boadicé Goodhill avec son bras écorché, Dereck Brans avec le corps troués d'épines sanglantes, Lucretia Greywood pâle comme un cadavre et Andrew Cochroach couvert d'ecchymoses infligé par sa capture musclé.
Le sixième et dernier lit était vide, mais pourtant se fut celui-ci qui glaça le plus le jeune Nott. Juste au-dessus de la couchette il y a avait une petite plaque avec son nom complet gravé dessus : Théodore Ephillias Nott.
- Tu vois, tout est prêt pour toi. Déclara un homme sortant de l'ombre. Au plus grand effroi de Théodore cet homme n'était autre qu'Harry Potter. Contrairement au jeune Nott le Survivant ne paraissait pas essoufflé d'avoir couru dans les couloirs, ni même se soucier de l'état de panique dans lequel le Serpentard se trouvait.
Avec l'énergie du désespoir Théodore lança un sort au dernier Potter et pris la fuite dans la direction opposé sans même prendre la peine de ses effets. Il traversa la grande salle toujours aussi déserte et prit la direction de la sortie. Il n'avait plus qu'une seule idée en tête : fuir Poudlard et retrouvé la sécurité du manoir Nott.
Etrangement il traversa de couloir qui ne se situait normalement pas sur le trajet entre la grande salle et l'entrée du parc. Par une tromperie qui lui était inconnue, Théodore se retrouva dans l'un des couloirs du cinquième étage, celui-là même où il avait agressé les deux premières années de Gryffondor. Ce n'était pas la seule étrangeté qu'il le surprit.
Son corps semblait avoir changé pensant sa fuite. Il avait maintenant la désagréable sensation d'être devenu plus petit et plus fragile. Et à son grand énervement son corps ne lui répondait plus. Il avait arrêté de courir, dorénavant il marchait avec insouciance dans le couloir. A côté de lui se tenait une forme brume d'une fillette de sa taille.
Soudainement il se retrouva frappé d'horreur lorsqu'il vit des faisceaux lumineux des plusieurs sortilèges se précipiter vers lui. Il essaya tant bien que mal de sortir de leur ligne de mire mais son corps refusait de lui obéir. Il prit l'un des sorts de plein fouet. Il se trouva catapulté contre un mur et il sentit son corps être parcouru de douleur. Avant qu'il ne se remettre sur pied il sentit son ventre s'ouvrir devant une lame brulé à vif totalement invisible à ses yeux. Un craquement sonore et écœurant s'échappa de sa clavicule, lançant une décharge douloureuse dans son corps.
Sans qu'il ne puisse le contrôler des spasmes de douleur le parcouraient puis soudain le noir et les ténèbres l'enveloppèrent lorsque la souffrance devint insurmontable.
Après un temps qui lui sembla interminable à errer dans des ténèbres opaque. Théodore se réveilla sur un sol terreux. Reprenant difficilement ses esprits il se rendit compte qu'il était dans un trou de taille humaine rectangulaire parfaitement creusé dans la terre. Avec peine il réussit à s'en extirper.
Voyant pour la première fois son environnement Théodore se retrouva totalement tétanisé d'effroi. Il était dans un cimetière, à perte de vu s'étendaient des tombes parfaitement aligné. Et le trou duquel il venait de sortir avec difficulté n'était autre qu'une tombe fraichement creusé.
Totalement déboussolé le jeune Nott chercha une sortie, mais l'horreur le frappa lorsque son regard tomba sur les tombes voisines. Chacune des pierres tombales étaient gravées aux noms de : Bruce Magotte, Boadicé Goodhill, Derek Brans, Lucretia Greywood et Andrew Cochroach.
Les cinq qui l'avaient accompagné dans l'attaque contre les petites Gryffondor. Et bien évidement la pierre tombale qui surplombait la tombe qu'il venait de quitter était à son nom.
- Elle est belle ? Hein ? Questionna une voix qui le fit sursauter. Avec crainte il se retourna pour trouver Harry Potter.
Le Survivant le regardait toujours avec son sourire. Il était confortablement assis dans le même fauteuil de la salle commune de Serpentard.
- Potter ?
- Qui d'autre Nott ? Nous sommes seul ici.
- Po… Co… Pour…
- Pourquoi ? Tu demandes réellement pourquoi ? Tu sais très bien pourquoi. Je fais ça pour t'apprendre une leçon. N'est-ce pas que toi et tes semblables avaient voulu faire ? Demanda avec ennui le Survivant sur le ton de la conversation.
Théodore aurait aimé lui répondre que c'était de sa faute, qu'il avait fait cela pour l'honneur des sang-purs mais il n'eut pas le courage de parler. Comme s'il s'était résigné à subir sa punition. Son esprit n'avait qu'une envie, que cela se termine.
- Tu es pathétique Nott, nous n'avons pas encore commencé et tu as déjà abandonné. Greywood a été beaucoup plus résistance que toi. Soupira avec lassitude le jeune homme. Mais qu'à cela ne tienne tu as été accusé par les autres pour être le meneur et le responsable de l'attaque contre deux fillettes ayant ma protection. Tu comprends donc pourquoi tu m'oblige à prendre des mesures pour que cela ne se reproduise pas.
-…
- REPOND !
- Ou… Oui. Finit par prononcer d'une voix timide le jeune Nott terrorisé par l'éclat du Survivant.
- Bien, tu comprends. Ton maître t'a bien dressé Nott. Que ferrait-il à ma place, Théodore ? Que ferrait ton seigneur ? Celui qui veut que tu t'abaisse comme une esclave ? PARLE !
- Il… il me punirait.
- Bien, on progresse. Et comme te punirais notre cher ami Tom ?
- Cru…Crusius. Répondit lamentablement Théodore, il avait la sensation d'être sur le point de s'évanouir à tout moment. Il ignorait comment ses jambes arrivaient encore à le maintenir debout. Jamais il ne s'était senti aussi faible même pas en présence de son maître.
- Bien. Montre-moi ? Montre-moi comment Tom te puni ! Ordonna calmement le Survivant en montrant la tombe fraichement creusé.
Au plus grand effroi de Théodore, dans la tombe se trouvait une copie de lui-même, qui le regardait avec terreur, les yeux larmoyants attendant avec crainte la sentence.
-Co… Comment ? Demanda d'une voix chevrotante le jeune Nott en se tournant vers le Survivant. Harry Potter le regardait confortablement installé dans son fauteuil, attendant le spectacle. Avec un sourire moqueur il lui montra sa tête en guise de réponse. Comprenant que cela voulait dire qu'il était dans son esprit Théodore se résigna à pointer sa baguette sur son double.
Faire ce constat le rassura un peu, le Survivant le torturait psychologiquement, la douleur n'allait donc pas être réel mais qu'une interprétation de son esprit. Pourtant une petite voix lui rappelé le sort de ses compagnons, Potter avait aussi bien joué leurs esprits que leurs corps. Il n'avait qu'une seule manière de le vérifier. Prenant son inspiration il concentra sa haine envers lui-même et hurla à son double : ENDOLORIS !
Dès que le faisceau rouge l'atteignit Théodore perdit toute notion du monde. Tout était devenu que douleur. Son corps était chauffé à blanc, ses muscles, ses veines éclataient sous la pression de millions d'aiguille, ses nerfs étaient dissous dans de l'acide. Sa vision se brouilla, ses jambes cédèrent comme tout le reste de son corps et il hurla, hurla jusqu'à s'en décrocher les amygdales.
La douleur il n'y avait plus que ça, elle ne voulait pas disparaître s'intensifiant encore et encore jusqu'à ce que Théodore s'évanouisse.
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Plusieurs heures après le début du diner les Serpentard regagnèrent leurs cachots pour y trouver le corps nu de Théodore Nott reposant au centre de la salle commune dans une marre de ses propres déchet et de son propre sang.
D'horrible plaie recouvrait son corps. Tous les élèves ont cru être en présence d'un cadavre en voyant ce macabre spectacle jusqu'à ce que le jeune Nott se contorsionne de douleur avec un hurlement inhumain qui leur glaça le sang.
Même après l'intervention des professeurs et des Aurors le cri de Nott résonnait dans les oreilles de ses condisciples. Ailleurs dans le pays cinq autres personnes partagèrent sa douleur. Et le lendemain tout le monde parlerait de la manière dont Théodore Nott était passé à deux doigts de la mort à cause d'un rituel raté qu'il s'était auto-infligé, à lui et à cinq autres de ses amis.
XXXxxxXXXxxxXXXxxxXXX Fin du Chapitre XXXIII XXXxxxXXXxxxXXXxxxXXX
Voici donc pour ce 33ème chapitre. J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me laisser une review pour me faire part de vos commentaires (j'accepte toutes critiques du moment qu'elles sont constructives). Donc n'hésitez pas vos commentaire, vos questions et vos pensées sur cette histoire seront lus et j'essayerai d'y répondre au mieux.
J'espère que vous n'avez pas trop butté sur des fautes, je promets une mise à jour de ce chapitre (et accessoirement des autres) à une date ultérieure.
En parlant de future mise à jour de cette fict, j'aimerai avoir votre avis à propos de la frise chronologique que je laisse au début de certains chapitres. Préférez-vous la garder ainsi au début des chapitres ou que je la déplace au début de cette histoire (comme un prologue) ? J'attends vos avis.
J'ai bien conscience que certain peuvent trouver que le rythme de l'histoire est lent et qu'il y a peu d'évolution entre les chapitres (ne vous inquiétez pas, on m'en a fait régulièrement la remarque et je l'ai constaté moi-même), mais s'est prévu dans ma trame. Et votre patience va être bientôt récompensée, avec le chapitre 35 qui amorce une nouvelle dynamique dans l'histoire.
Concernant la suite de l'histoire le chapitre 34 est achevé (tout comme le 35, 36 et une grande partie du 37), il faut juste que je trouve le temps pour le retranscrire numériquement. Néanmoins je prévois de le poster le mois prochain. Il verra le retour d'un certain crapaud, la poursuite des manigances de Tigerwell et celle d'Harry.
En attendant je vous invite à découvrir ma seconde fanfiction sur Harry Potter : L'Enfant & L'Assassin, disponible sur mon profil.
Sur ce je vous souhaite une bonne continuation. Et à la prochaine.
Stratesgos. .
