Helloooo,
Premièrement je m'excuuuuuse de ne pas avoir posté plus tôt ...
Ensuite, merci de vos retours sur mon dernier chapitre, avec les adorables reviews de devoreusedelivre, Estrella, Choixpeau de fic et Pestaghope !
Estrella : merci beaucoup et voici la suite ;)
Pestaghope : Moi je suis pour les fiches sur mes chapitres haha. Ca me fait vraimeeeent plaisir si tu n'es jamais déçu de mes chapitres et ton commentaire sur James m'a beaucoup fait rire (mais oui, restons discrets, il pourrait encore nous entendre, sa tête est assez grosse comme ça x)) Alors je l'ai sans doute mal expliqué dans mon chapitre, en fait, pour Dumby, il était important que les Maraudeurs soient les premiers à voir Lily puisque c'est eux qui l'ont découvert. Ce sont les seuls à pouvoir lui apporter les pièces du puzzle qui lui manquait pour tenter de comprendre ce qui lui était arrivé. Allez, je t'envoie James pour te tenir compagnie à 5h du mat' quand tu lis mes chap' ;) Merci de ta review, toujours un plaisir de les lire !
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 93 : Convalescence
- Donc tu te fais presque assassiner mais personne ne va être puni ?!, s'exclama Marlène, absolument outrée.
Plus d'une semaine après s'être réveillée, Lily était toujours à l'infirmerie. Heureusement pour elle, les Maraudeurs et les filles se succédaient pour lui porter compagnie sans quoi l'ennui l'aurait probablement achevé. Elle occupait principalement son temps libre en faisant ses devoirs et rattrapant ses cours, et avait d'ailleurs pris pas mal d'avance.
Ce jour-là, les filles l'avaient rejoint avant le dîner, pour qu'elle leur fasse un compte rendu de la visite du directeur qu'elle avait reçu dans l'après-midi. Seule Katherine manquait à l'appel.
C'était la deuxième fois qu'il était venu la voir à l'infirmerie. La première fois, elle lui avait raconté son accident en détail, ajoutant les soupçons qu'elle avait sur les Serpentards. Elle n'avait pas pensé utile de parler de Slughorn, elle craignait que Dumbledore ne prenne pas ses accusations au sérieux. Celui-ci l'avait écouté en silence. Malheureusement, Lily n'avait pas reconnu le Serpentard qu'elle avait suivi et même si ça avait été le cas, ce n'était pas lui qui l'avait attaqué. Ils n'avaient donc aucune raison d'incriminer qui que ce soit. C'est ce que Dumbledore était venu lui annoncer lors de sa seconde visite : malgré une enquête chez les Serpentards, personne n'avait rien dit.
- C'est ça, répondit Lily à Marlène, mais comme l'a déclaré Dumbledore, « ce n'est pas parce qu'il n'y a pas punition que l'évènement sera oublié, bien au contraire »
Il eut un moment de silence pendant lequel toutes acquiescèrent lentement avant que Marlène ne reprenne :
- Quelqu'un pour me traduire ce que ça veut dire ?
- Honnêtement, je ne suis pas sûre de bien avoir compris non plus, rit Lily. Je pense qu'il cherchait à me faire comprendre qu'il avait bien entendu mes arguments et qu'il fera attention à l'avenir.
Katherine débarqua à ce moment -là dans l'infirmerie, le souffle court :
- Désolée ! J'étais à l'autre bout du château et je n'ai pas vu le temps passer. Qu'est-ce que j'ai manqué ?
Isabel lui lança un regard interrogateur et sa jumelle commença à chercher une excuse pour couvrir le fait qu'elle avait passé la soirée dans le hangar à bateau à jouer à la bataille explosive avec Pritchard et Tom dans l'idée de « désensibiliser Gilbert ».
- Dumbledore a apparemment dit à Lily que les serpents allaient se prendre un retour de karma, tenta d'expliquer Marlène.
Katherine sourit. Justice serait donc faite.
- Ils ont trouvé les coupables ? Ils vont être renvoyés ?, s'enthousiasma-t-elle.
Son regard croisa celui d'Alice qui secouait la tête et son sourire se perdit.
- Ils n'ont pas trouvé de responsable mais le directeur avait l'air de dire qu'il comptait les garder à l'œil.
Katherine laissa échapper un « Oh » sans savoir quoi ajouter. Ce fut Mary qui brisa le silence :
- Je pense qu'il voulait aussi dire que ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, Dumbledore n'est pas n'importe qui, même Vous-Savez-Qui a peur de lui. Si quelqu'un doit participer à une résistance c'est bien lui. Je doute que ton agression ait été « vaine ».
Toutes acquiescèrent de nouveau avec beaucoup plus d'entrain. Cette hypothèse, au-delà d'être plausible, était rassurante.
Les filles durent partir au dîner et le cœur de Lily se serra. Elle était triste de les voir partir, mais elle était avant tout triste de ne pas aller manger avec elles. L'ambiance de la grande Salle, les conversations et surtout la nourriture lui manquait infiniment.
Heureusement qu'elle sortait le lendemain.
Elle ne pouvait pas attendre.
Les Maraudeurs lui rendirent visite la matinée suivante. Elle se redressa, heureuse de les voir. Elle avait passé sa nuit à réfléchir.
- Je n'ai pas dit aux filles pour votre carte, je ne savais pas si vous vouliez que ça s'ébruite ou pas donc… Mais je pense qu'on pourrait s'en servir pour surveiller les déplacements des Serpentards. Voire même ceux de Slughorn, il y a forcément quelque chose qui nous échappe. Ils manigancent quelque chose, on en a la preuve maintenant.
Ils avaient accepté, puis la conversation avait dérivé sur des sujets plus légers. Lily avait joyeusement pris part à la conversation. Ça lui fit du bien de parler d'autre chose que de son accident et de conspiration. Dès qu'elle se retrouvait seule, c'était la seule chose qui lui occupait l'esprit.
Elle voulait comprendre ce qui était arrivé à Bridget, ce qui lui était arrivé.
Elle avait besoin de tirer ça au clair.
Malheureusement, dans l'après-midi, alors que Lily s'impatientait de pouvoir enfin sortir de l'infirmerie, Madame Pomfresh lui annonça qu'elle comptait la garder une journée de plus, sentant que son esprit était encore « perturbé ».
- Mon esprit va très bien !, répliqua immédiatement Lily, une journée ne va pas changer grand-chose !
- Je devrais vous garder plus longtemps alors.
- Non, s'il vous plaît, laissez-moi sortir, sinon mon esprit va réellement être perturbé mais seulement d'être resté enfermé.
L'infirmière lui lança un regard désolé :
- Tu l'as dit toi-même, une journée ne va pas changer grand-chose.
Lily se résigna finalement, le regard triste :
- J'étais juste heureuse à l'idée de passer le diner avec mes amis. Je suis sûre qu'il y aura du pudding en plus.
- Il y a du pudding tous les jours.
- Vous voyez !
L'infirmière eut un petit rire et s'éloigna dans son bureau. Quelques minutes plus tard, elle revint :
- Je t'autorise à aller au diner ce soir, dans la Grande Salle. Mais tu remontes immédiatement derrière et si tu te sens mal, tu me préviens.
Lily acquiesça vivement, plus qu'heureuse de quitter sa prison.
Elle ne rêvait que de pudding.
Elle n'avait pas était aussi heureuse d'arpenter les couloirs depuis sa première année. Lorsque la porte de l'infirmerie se referma derrière elle, elle laissa échapper un petit cri suivi d'une danse de la joie. En relevant les yeux, elle vit un premier année s'échapper avec les yeux exorbités.
Elle descendit jusqu'à la grande salle où la plupart des élèves était déjà attablé. Ses amis applaudirent en la voyant et elle prit place entre Remus et Alice.
- Ça fait du bien de te voir de retour, sourit James.
Elle leur expliqua qu'en réalité elle n'était « de retour » que pour la soirée avant de se servir de larges portions de différents plats. Elle se promit de ne plus jamais oublier la chance qu'elle avait d'être à Poudlard.
Comprenant que Lily ne voulait pas parler de son accident, les filles lui racontèrent les derniers potins alors que les Maraudeurs étaient repartis dans une de leur conversation secrète.
Petit à petit, la conversation dériva de nouveau jusqu'à Lily et celle-ci tenta d'expliquer l'état dans lequel elle se trouvait les jours suivant son accident, bloquée dans ses cauchemars, loin de la réalité.
- Et nous qui n'étions pas autorisées à venir te voir, on en devenait folle !, expliqua Alice, surtout après que James nous ait dit que tu étais dans un sale état…
Lily fronça les sourcils :
- James ? Et comment aurait-il pu savoir ça si personne n'était autorisé à venir me voir ?
- Il est venu une nuit. Tu ne t'en souviens pas ?
Les joues de Lily se colorèrent de rose :
- Ce n'était pas un rêve ?, murmura-t-elle plus pour elle-même que pour les autres.
- Pourquoi tu rêves souvent de James ?, ria Marlène.
Lily ne fit pas attention à sa remarque, perdue dans ses pensées. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne lui avait rien dit. Si ses souvenirs ne lui faisaient pas défaut, il avait littéralement passé la nuit entière à ses côtés. Elle pensait qu'il en aurait fait tout un évènement, qu'il l'aurait charrié et qu'elle n'aurait pas eu fini d'en entendre parler.
Il ne lui avait même pas mentionné.
Agréablement surprise par ce qu'elle venait d'apprendre, elle laissa inconsciemment son regard glisser jusqu'au Gryffondor qui riait à une blague. Il dû se sentir observé puisqu'il la regarda à son tour et lui fit un petit sourire.
Elle lui sourit également alors qu'une douce chaleur se répandait dans son estomac.
OoOoOoOo
Le lendemain matin, alors que Lily prenait son mal en patience à l'infirmerie, Isabel s'était levée tôt pour emmener son courrier à la volière, comme à son habitude. Elle aimait bien ce moment rien qu'à elle dans la fraîcheur du matin. Pourtant, sur le chemin, quelqu'un l'interpella. Elle leva les yeux au ciel en voyant Arthur courir jusqu'à elle, elle n'était pas d'humeur à entendre parler de « O combien Juliet était formidable » dès le matin. Surtout depuis qu'Arthur avait pris l'habitude de passer plus de temps avec Juliet qu'avec elle.
- Comment ça va ?, demanda-t-il en arrivant d'une démarche bondissante, les cheveux ébouriffés du matin.
Elle lui lança un regard et son cœur fit un petit bond, ce qui l'agaça fortement. Elle qui faisait tout pour se persuader qu'elle ne ressentait rien à son égard. Elle lui répondit donc sèchement :
- Ecoute, je ne sais pas ce que tu me veux, non je ne connais pas la couleur préféré de Juliet, ni sa pointure ou quoi que ce soit. Et non, je ne t'aiderai pas, même en tant que préfète, à te faufiler avec elle pour aller voir les étoiles au milieu de la nuit.
Elle ne savait même pas d'où elle sortait ces idées. Sauf la dernière, elle était terrifiée à l'idée qu'il puisse lui demander cela et ainsi faire avec Juliet exactement ce qu'il avait fait avec elle.
Il sembla surpris :
- Pourquoi ferais-je ça ? C'est notre truc à nous.
Elle s'empêcha de sourire alors qu'Arthur reprenait :
- Non, je voulais m'assurer que tout allait bien. J'ai l'impression que tu m'évites ou que ça ne va pas fort. Même quand on est en cours ensemble je trouve que tu as l'air triste… Juliet m'a dit que tu allais bien et que je ne devais pas m'inquiéter, mais…
- Juliet ?, le stoppa Isabel, ne comprenant pas pourquoi elle se permettrait de faire des commentaires sur son état de santé.
- Oui, comme vous êtes amies je me suis dit que j'allais lui demander.
Arthur croyait vraiment que tout le monde était ami avec tout le monde. Isabel était sûre que si un mangemort lui tenait une porte, Arthur le considérerait immédiatement comme son meilleur ami.
- Nous ne sommes pas amies, on partage seulement le même dortoir.
Il acquiesça gentiment mais ne semblait pas percevoir la différence.
- Vous parlez souvent de moi ?, reprit Isabel, curieuse.
- Pas vraiment, en fait, je ne dis pas grand-chose, elle a tellement à raconter, expliqua Arthur alors qu'Isabel roulait une nouvelle fois les yeux au ciel.
Elle ne voyait vraiment pas ce qu'il lui trouvait. Alors qu'ils se rapprochaient de la volière, elle vit qu'il hésitait à continuer :
- Ça te dérange si je t'accompagne ? Je sais que tu aimes bien être seule quand tu envoies ton courrier.
Elle sourit en voyant qu'il s'en souvenait.
- Tu n'as pas de courrier ?, s'étonna-t-elle
- Non, à vrai dire je me suis levé pour pouvoir t'intercepter et savoir comment tu allais.
Isabel finit par accepter qu'Arthur la suive et ils reprirent des conversations plus légères comme ils en avaient l'habitude. Alors qu'elle appelait sa chouette, elle demanda à Arthur s'il n'avait pas des idées de cadeau d'anniversaire pour sa mère. La tradition sorcière des « bonnes familles » était de faire deux cadeaux : un peu-enchanté et un très magique. Très peu de famille perpétuait cette tradition, difficile à respecter, mais les McDougall y tenaient et elle ne doutait pas que ce soit le cas de la famille d'Arthur également.
- On cherchait quelque chose comme un bijou, mais on ne trouve pas, expliqua Isabel en attachant sa lettre, ni pour le magique, ni pour le non-magique, alors si tu as des idées je suis preneuse.
- Un livre moldu pour le cadeau non-enchanté, proposa Arthur.
Isabel eut un petit rire, croyant qu'il plaisantait. Voyant qu'il se renfrognait, elle demanda :
- Que veux-tu qu'elle fasse d'un livre moldu ?
- Je ne sais pas, il n'y en a aucun dans la bibliothèque chez moi – ni même ici d'ailleurs- et j'ai toujours voulu en lire un pour voir le monde du point de vue moldu. Ça doit être passionnant.
Isabel lui lança un regard intrigué.
- Pourquoi tu n'as pas pris étude des moldus ?
Il haussa les épaules :
- J'ai déjà assez de mal à suivre toutes les options que j'ai pris actuellement, surtout que je passe tout mon temps sur l'Histoire de la Magie et l'Astronomie. Et puis, je n'ai pas spécialement envie de connaître comment fonctionnent leurs machines volantes ou comment ils font le ménage.
Isabel acquiesça doucement et le silence reprit ses droits. Ils regardèrent la chouette s'éloigner dans l'horizon alors que le ciel était encore teinté de rose.
- Pour ta mère, je ne pense pas que vous devriez réfléchir à quelque chose de basique, ni même de cher. C'est ta mère quand même, ne lui achète pas quelque chose parce que tu dois lui faire un cadeau, mais plutôt quelque chose qui signifie quelque chose pour vous deux, ou vous trois d'ailleurs. Quelque chose qui montre que vous la connaissez.
Isabel lui fit clairement comprendre qu'il était bien mignon mais que son discours allait simplement lui rendre ses recherches encore plus complexes. Il rit et ils descendirent dans la Grande Salle pour prendre leur petit déjeuner.
De son côté, Lily s'était de nouveau plongée dans ses devoirs sans grand entrain. Elle n'avait honnêtement plus rien à faire contrairement à ses amies qui ne passeraient pas la voir avant l'après-midi, une fois que leur devoir serait bouclé. Et encore, Marlène avait entraînement de Quidditch.
Cependant, Lily reçut bien une visite : celle de James, seul, armé d'un sourire rayonnant et d'un échec version sorcier.
Elle sourit en le voyant trébucher maladroitement en entrant.
Ou peut-être souriait-elle de voir qu'il était venu seul.
Ou bien simplement de le voir.
Et pour une fois, elle ne se força pas à effacer son sourire.
Lily qui découvre qu'elle n'a pas rêvé, l'enquête qui stagne, Isa et Arthur qui se retrouvent...
Vos avis sur ce chapitre ?
A bientôt !
