CHAPITRE 53 : DUPER UN AMIRAL ? MISSION IMPOSSIBLE !


~ Bateau de l'amiral Kizaru – Bureau de Kizaru – 11h40 – Mer de GrandLine ~

Affalé dans son siège pour sa micro-sieste, Borsalino est réveillé par la sonnerie de son escargot-phone. Il grogne légèrement et se redresse, le dos et la nuque douloureux à cause de sa position très inconfortable avant d'attraper à tâtons le responsable de son réveil.

- Allo… ~ Kizaru Borsalino à l'appareil, j'écoute… ?

- Bonjour Borsalino, tonne une voix grave. Où en sont tes recherches concernant le médecin ?

- Amiraaal en chef Sengoku, le salue Borsalino. Je suis en route pour la dernière île où il a été apeeerçu. Je vais mener mes recheeerches là-bas mais j'ai pluuusieurs jours de voyage avant d'y arriver.

- C'est beaucoup trop long ! Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre aussi longtemps, peste Sengoku. De nombreux problèmes s'annoncent à Impel Down pour nous !

- Comment çaaaa ? s'étonne Borsalino. La plaace manque … ?!

- Pas cette fois. Megallan a mis en place une procédure de purge au sein des différents niveaux pour permettre la régulation du nombre de prisonniers. Le problème est plus grave que ça ! L'un des détenus va être libéré pour manque de preuves ! admet Sengok agacé. Je dirais plus pour une incompétence de Magellan et de ses adjoints administratifs à ranger convenablement les dossiers des prisonniers !

- Qui est-ceee ?! s'étrangle Borsalino à la seule idée qu'un criminel soit à nouveau en liberté.

- Le détenu n°35148, alias Jeremy Verdy, souffle Sengoku en se tenant la tête.

- …. C'est ceeelui qui nous a attaqué ce soir-là pendant le bal, n'est-ce pas ? grogne Kizaru.

- Malheureusement. Magellan m'a informé qu'il y avait eu un dysfonctionnement dans l'archivage de leur dossier et que les preuves que j'ai apportées à l'encontre de ce criminel se sont mystérieusement envolées !

- Que va-t-il se passe maintenant ? demande Borsalino. Nous ne pouvons pas relâcher ce type dans la nature, menaçant la vie de votre fille, Sengoku-sama !

- S'il n'y avait que ça qui me préoccupait ! grogne Sengoku. Ce criminel a réussi à communiquer avec ma fille adoptive Jessica qui en est follement amoureuse désormais ! Je ne sais plus où me donner de la tête !

Borsalino regarde l'escargot-phone, presque aux bords des larmes devant lui, tandis qu'il assimile lentement les dernières informations.

- Quand a lieu la prochaaaine purge … ? articule lentement Borsalino d'une voix posée.

- Le feu vert sera lancé par Magellan et son équipe, demain à 5 heures du matin, je crois me souvenir, répond Sengoku. Pourquoi cela… ?

Un silence lui répond, comme si la réponse était évidente pour tout le monde. Sengoku regarde fixement l'escargot-phone désormais silencieux et répète sa question.

- Borsalino, pourquoi me demandes-tu cela tout d'un coup ?!

- C'est pourtaaant simple ! fait l'amiral jaune en se levant de son fauteuil. Nous ne vooulons pas que ce criminel soit libéré… Alors faîtes avanceeer la purge et qu'il disparaisse à tout jamais !

Sans attendre la réponse de son supérieur, Borsalino raccroche le combiné et ferme les yeux, son corps tendu comme un arc à la simple pensée de cette soirée. Il n'a pas le temps de penser à un nouveau problème, Sengoku devra se débrouiller seul pour gérer ça seul ! Il se recoiffe également, replace sa cravate avant de se rhabiller de sa veste rayée de jaune et de blanc pour quitter son bureau. Les couloirs sont étonnamment vides, mais il s'en fiche car sa destination est toute autre : le poste de pilotage du navire. Il marche tranquillement les mains dans les poches jusqu'à la cabine et entre dans celle-ci sans s'annoncer. Le soldat Davy est toujours à la barre, les yeux rivés sur l'immensité de la mer devant le navire, gardant le cap.

Comme s'il possédait un sixième sens, l'amiral Kizaru se fige quand ses yeux se posent sur le corps du soldat et le fixe d'un regard pénétrant, ses 5 sens en alerte. Son haki de l'observation semble défaillant car il ressent une puissance inconnue de ce corps si frêle de son corps. Une puissance qu'il n'avait encore jamais ressentie et qu'il lui donne des frissons partout sur le corps. Il reste silencieux, puis s'avance discrètement jusqu'à lui pour débusquer l'imposteur, car il en est sûr, il ne s'agit pas du soldat qu'il a laissé hier en partant de Marineford. Le soldat ne semble pas remarquer sa présence, jusqu'au moment où Borsalino l'attrape violemment par la nuque et le soulève dans les airs.

Davy, nullement prêt pour ce genre d'attaque pousse un cri et tente de se débattre pour se défaire de la prise de l'amiral qui resserre sa prise et le tourne vers lui, les yeux noirs de colère. Il rapproche son visage de celui de Davy, qui exprime une réelle peur face à l'amiral.

- Qui êtes-voooous ?!

- M-m-mais… Amiral ! Je…. Suis votre soldat ! tente pitoyablement Davy.

- Meeenteur ! Tu as 10 secondes pour me donner ta véritaaable identité avant que je t'emmène dans les cachots pour te faaaire parler ! grogne Kizaru. Qui es-tu, imposteur ?!

Soulevé à plusieurs centimètres du sol, Davy sent des picotements douloureux apparaître dans le corps du pauvre soldat, alors possédé par l'ange gardien. Il aggripe le poignet de l'amiral et couine quelques mots pour essayer de détendre l'atmosphère.

- Aaah…. Je vais …. Vous dire qui je suis, mais pitié… lâchez moi !

- Essaaaie juste de t'enfuir ou t'attraper une arme et je te balance par-dessus bord, compris ?! le menace Borsalino avant de le lâcher sans délicatesse.

Davy tombe sur le sol et respire fortement en se tenant le cou, avant de révéler les yeux vers l'amiral qui a repris les commandes du navire pour ralentir la course effrénée du navire et descend l'ancre. Une fois le bateau quasiment stoppé, Kizaru baisse ses yeux noirs de colère sur Davy et se penche vers lui, menaçant.

- Aloooors ? Paaarle avant que je ne chaaange d'avis !

Davy soupire, ennuyé que les choses aient déjà dégénéré et fouille dans ses poches à la recherche d'un objet en particulier.

- Si c'est une aaarme que tu cherches, tu saais à quoi t'attendre ! le prévient Kizaru, en armant son doigt lumineux sur le front du soldat.

- Je n'ai pas d'armes sur lui, amiral. Je cherche juste la preuve de mon identité, si vous le soulez bien. Baissez donc ce doigt, je ne suis pas votre ennemi, contrairement à ce que vous pouvez vous imaginer. Laissez-moi juste le temps de …. Ah le voilà !

Il ressort sa main de sa poche et fait apparaître un collier avec un petit pendentif familier à l'amiral qui plisse les yeux. Davy montre ses mains pour prouver qu'il n'a rien de dangereux et lui tend le collier.

- Tu essaaaies de m'acheter avec une babiooole ?! Ça peut te coûter ta place soldat !

- Et si vous le preniez pour l'observer, plutôt que t'insinuer de telles choses ? soupire Davy en se redressant pour se relever face à l'amiral.

Méfiant, Borsalino prend délicatement le collier et l'approche de son visage pour le regarder. Le collier est simple avec un unique pendentif d'argent en forme d'un cœur. Une vieille image lui revient aussitôt : Melody lui avait confié un collier similaire lors de la prise d'otage lors du bal à Marineford… et elle l'avait confié à son tour à un étrange ange de sa famille de l'autre monde. Mais alors, cet homme….

- Tu es ce typeee qui es venu au bal, siffle Kizaru. Pour qui travailles-tu ?!

- Pour personne. Je suis ici que par ma simple volonté de vous aider à sauver Melody, croyez-moi, fait Davy d'une voix rassurante. Je m'excuse d'avoir pris l'apparence d'un de vos soldats, mais vous n'auriez pas suivi de votre plein gré un ange alors j'ai préféré jouer l'infiltration, ce qui n'a pas fonctionné.

- Il en faaaut plus pour me tromper ! tonne Kizaru, agacé par le manque de raisonnement de cet étrange individu. Pourquoi devrais-je te crooire ?! Donne-moi une bonne raison !

- Laissez-moi vous dire que vous faîtes fausse route alors, amiral Kizaru. Certes, vous avez des informations sur les dernières traces du passage de l'équipage de Trafalgar Law, mais elles ne sont plus d'actualité. J'ai redirigé le navire dans la bonne direction afin que vous le trouviez plus facilement, regardez vous-même !

Il pointe du doigt la boussole trafiquée par la magie des anges indiquant la position de l'équipage en temps réel ainsi que la carte où il a noté toutes ses indications.

- Sachez également que je risque ma place d'ange gardien pour vous aider. Alors dépêchons nous… Je ne peux pas vous garantir de finir ce voyage en votre compagnie.

Le ton de Davy est posé, mais à sa manière de parler, Borsalino ressent toute la douleur de l'ange à faire un sacrifice aussi énorme. Il lui tend la main et lui offre un sourire compatissant.

- Trèèss bien, tu m'as convaaaincu ! Travaillons enseeemble !

Davy prend la main tendue sans hésiter pour conclure leur accord secret et il reprend la barre auprès de l'amiral qui fixe l'horizon, déjà prêt à attraper le pirate. Il allait le capturer vivant et l'emmener auprès de Melody… Maintenant, il le savait que tout était possible !


~ Prison d'Impel Down – Niveau 2 – cellule du détenu n°35148 – 11h50 ~

Tous les détenus du niveau deux sont en effervescence, comme tous ceux de la prison à l'approche prochaine de la prochaine balade, qui est en réalité la purge totale des plus faibles au sein de l'établissement par les détenus eux-mêmes. Cette purge dure 48h et elle est destinée à réduire considérablement le nombre de détenus par étage de la prison au strict minimum pour en accueillir de nouveaux.

Et c'est dans cette atmosphère festive que Jeremy tente de garder toute sa concentration pour trouver un moyen de quitter sa cellule et la prison en vie. Affamé, il ne cesse de tirer sur ses chaines pour tenter d'attraper le maigre morceau de pain laissé par les gardes quelques temps avant. Tout cela sous le regard impitoyable de son démon vengeur Arioch, qui ne fait rien pour l'aider pour son grand agacement. Il crache sur le côté et relève les yeux vers lui.

- Pourquoi ne fais-tu rien pour m'aider, stupide démon ?! Je suis ton maitre et tu dois m'aider ! Alors donne-moi ce morceau de pain !

- Oooh, ce genre de demandes n'est pas expressément notée dans le contrat que nous avons signé, maître, fait Arioch sans lever le petit doigt. Pourquoi devrais-je vous aider… ? Vous êtes condamnée de toute manière.

- Quoi ?! hurle Jeremy hors de lui. Non, je ne le suis pas ! Je suis INNOCENT !

Il hurle à s'en casser les voix, mais les gardes l'ignorent royalement depuis leur bureau aux étages supérieur et l'observent à travers l'escargot-phone se débattre comme un chien, se faisant saigner les poignets. L'un d'entre eux contacte le vice-directeur Hannyabal qui répond aussitôt, toujours bloqué dans le bureau du chef à chercher les fameux papiers.

- Hannyabal, j'écoute ?!

- Monsieur, le détenu n°35148 commence à s'agiter ! Que devons-nous faire ?

- Tssss…. J'ai l'impression que tout cela est une manigance de sa part ! peste Hannyabal. Lors de son arrivée ici, il était muet comme une tombe jusqu'à hier où il hurle son innocence ! Ça cache quelque chose… !

A ses côtés, Domino relève la tête pour écouter la conversation, cherchant également le dossier disparu de ce détenu.

- Ignorez-le pour l'instant ! s'énerve Hannyabal. L'amiral en chef Sengoku est clair sur le sujet ! Cet homme ne doit pas sortir de cette prison vivant ! On le garde jusqu'à la balade mortelle de demain ! Tâchez de l'ignorer et il finira par se taire !

Puis il raccroche au nez des gardes pour reprendre ses recherches. Domino finit de fouiller son énième dossier et se lève de son siège, avant de se diriger vers la porte du bureau qu'elle déverrouille.

- Où vas-tu Domino ? peste Hannyabal. Nous n'avons pas fini ici !

- Je vais parler à ce prisonnier, déclare-t-elle calmement. Je vais chercher Sadi-chan pour aller rendre visite à ce cher détenu n°35148. Quelque chose nos échappe… Ou plutôt t'a échappé !

Elle le laisse planté là et part dans son bureau adjacent pour appeler la divine dominatrice quelques niveaux plus bas, s'amusant et jouissant de la douleur des prisonniers.


Voilà ! J'essaie d'avancer la fiction et de la terminer ce we !

A vos com's !

Chesca-Shan