Chapitre 25
ATTENTION, CHAPITRE CONTENANT DES SCENES EXPLICITES / LEMON !
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Ce matin, j'ouvre les yeux avant elle. J'essaye de me glisser hors des draps afin de ne pas la réveiller mais je sens qu'elle s'accroche à mon bras. Je lui repousse lentement une mèche de cheveux qui lui tombe sur le visage. Elle se détend et relâche mon bras.
Une fois en bas, je prépare le petit déjeuné à base de pain viennois, une recette apprise au Capitole qui rend le pain un petit peu plus brioché, parfait au réveil, et je me pose des questions quant à ce qu'il s'est passé cette nuit. Était-ce réel ? Je devrais peut-être lui demander à son réveil.
Mais je ne le fais pas, car elle ne semble pas ouverte à la discussion.
- Qu'est-ce qui ne va pas ? je demande en la voyant s'installer à table la mine défaite.
- Rien. C'est juste … mes cauchemars.
Ses sourcils se froncent en une moue que je lui connais bien. Elle fait toujours cette tête quand elle essaye de cacher la vérité.
- Tu mens toujours aussi mal, fais-je remarquer.
Elle me foudroie de son regard le plus noir ce qui m'arrache un rire. Je m'approche d'elle pour la prendre dans mes bras. Elle reste tendue, lointaine, et j'ignore pourquoi. Je ne lâche pas l'affaire, détestant la voir d'aussi mauvais poil. Mais elle ne me parle pas. Je décide d'aller peindre, peut-être sera-t-elle plus apte à discuter après.
Elle me rejoint au bout de quelques heures, se plaçant dans l'encadrement de la porte de mon atelier -une deuxième chambre qui m'est inutile dans laquelle j'entrepose mes toiles et tout ce dont j'ai besoin pour peindre. Je sens son regard sur moi alors je me retourne et lui souris. Je suis soulagé de voir qu'elle me sourie à son tour et s'approche de moi. Je me lève et lui ouvre mes bras dans lesquelles elle vient se réfugier.
- Tu vas te décider à me dire ce qui ne va pas, depuis ce matin ? dis-je, impatient.
Elle souffle et met un bon moment avant de me répondre :
- Je ne veux pas te faire souffrir de nouveau.
- Comment ça ?
Je ne m'attendais pas à ça. Je brise notre étreinte et l'oblige à me regarder.
- Je ne suis pas celle qu'il te faut, admet-elle. Tu mérites une femme belle, brillante, qui te rende heureux, qui t'épousera et avec qui tu fondras une famille. Je ne peux rien t'offrir de tout ça.
- Tu m'offres tout ce dont j'ai toujours rêvé, dis-je dans un murmure. Tu m'as embrassé cette nuit, réel ou pas réel ?
- Réel. Je suis désolée.
- Ne le soit pas. C'est peut-être actuellement la meilleure nuit de toute ma vie.
Elle me lance un regard apeuré.
- Non. Non, tu ne peux pas… S'attacher à moi, c'est risquer une mort inévitable ou un destin tragique.
Alors c'est ça, le fond de sa pensée ? Que si on tient à elle, on finit par mourir ou disparaitre ? Je vais devoir lui prouver le contraire.
- Katniss, regarde-moi. (Ses yeux sont fixés sur le sol. Je prends son menton dans mes doigts et l'oblige à lever la tête vers moi.) J'ai promis il y a déjà une éternité de rester à tes côtés et de ne jamais te laisser. Lorsque tu m'as demandé de rester avec toi, deux fois, je t'ai répondu « Toujours ». Réel ou pas réel ?
- Réel, répond-elle.
- Alors tu ne me feras pas changer d'avis, je conclus. Il n'y a que toi pour me redonner le courage d'affronter la vie. Ça a toujours été ainsi.
- Mais tu vas gâcher ta vie avec moi. Je ne pourrais jamais t'offrir ce que tu veux, je ne serai jamais capable de mettre au monde un enfant ou de me marier. Je ne sais déjà même pas si je redeviendrais saine d'esprit un jour, admet-elle.
- Je n'ai besoin que de toi. Compris ? Je t'aime comme tu es.
C'est sorti de nulle part. Je me frappe mentalement le front du creux de ma main. Qu'est ce qui m'a pris ? Moi qui voulais lui laisser du temps.
Je m'attends à ce qu'elle parte en courant, comme à chaque fois qu'on lui parle d'amour, au lieu de quoi elle se met sur la pointe des pieds et pose un baiser sur mes lèvres. Je souris. Elle ne l'a pas mal pris, ce qui m'étonne fortement.
Elle poursuit en m'embrassant le cou, puis la clavicule avant de remonter vers l'oreille, ce qui m'arrache un léger gémissement. Je ferme les yeux pour ressentir sa tendresse au plus profond de moi. Je ne la connaissais pas si entreprenante, mais ça me plait. Je passe une main dans ses cheveux et mets l'autre sur ses hanches. Je la sens sourire dans mon cou. Mon cœur semble être sur le point de d'exploser tellement il bat fort.
Katniss rapproche son bassin du mien. Mes lèvres trouvent les siennes et je l'embrasse avec fugueur, répondant au feu ardent qu'elle vient d'allumer dans tout mon corps. Elle me rend mon baiser avec tendresse et … amour ?
Je la plaque contre le mur le plus proche pendant qu'elle place ses mains dans mes cheveux, me collant plus fortement à elle. J'oublie le temps et l'espace pendant un instant. N'existent que nos lèvres solidement collées. Son corps chaud contre le mien. Et le désir ardent et brulant qui coule dans mes veines.
Elle prend ma main et m'entraine à sa suite dans les escaliers, jusqu'à la chambre. Elle m'assoit sur le lit, son regard toujours dans le mien, et je la rapproche de moi. J'ai besoin de la sentir encore contre mon corps. J'embrasse sa mâchoire à mon tour, elle émet un gémissement de plaisir.
Elle me force à m'allonger et s'allonge à mes côtés, passe une main sous mon tee-shirt et me caresse lentement le torse pendant que ses lèvres repartent à l'assaut de mon cou, puis sa langue.
Chaque contact avec le bout de ses doigts m'électrifie. Mais il n'y a pas de place pour la douleur dans ce que nous vivons. Elle revient finalement à ma bouche, pas avant d'avoir enlever mon haut. Je me laisse faire un instant mais je reprends mes esprits.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Chut, répond-elle en plaçant un doigt sur mes lèvres.
Elle attrape mes mains et les pose sur le bas de son tee-shirt, m'intimant d'un geste de le lui enlever.
- Tu es sure ?
Elle hoche la tête, les yeux remplis d'un désir faisant écho au mien. Je m'exécute. Combien de fois ai-je rêvé de son corps ? Elle est plus belle que dans tous mes songes. Elle est allongée, moi au-dessus d'elle, et j'ai tout le loisir de l'observer. Je ne m'en lasserai jamais.
Je fais courir mes lèvres sur son cou puis descend jusqu'à la naissance de sa poitrine. Après quoi je tente de remonter vers son visage mais elle grogne, signe de protestation. Sa main dans mes cheveux m'oblige à rester en bas. Je comprends qu'elle en veut plus. Je continue à effleurer son corps avec mes lèvres, sur son ventre, jusqu'à son nombril.
Je remonte à ses lèvres quand elle essaye d'enlever ma ceinture. Je l'arrête.
- Katniss. Arrête, je la préviens. Je ne suis pas certain de pouvoir te résister plus longtemps. Je ne veux pas que tu te sentes obligée.
- Je ne me sens pas obligée. Je veux plus.
Je contemple son regard et y trouve le même désir que celui qu'elle doit certainement lire dans le mien.
- Je te veux, tranche-t-elle.
Ai-je bien entendu ? Je serai tenté de lui demander si c'est réel ou non mais elle repart déjà dans un baiser langoureux à m'en couper le souffle. Elle enlève elle-même son soutien-gorge pour me montrer que ce ne sont pas que des paroles en l'air et je prends ses seins dans mes mains, la caressant lentement pendant qu'elle m'enlève le bas. Je fais de même avec elle. Il ne reste plus que sa culotte et mon caleçon entre nous deux, et elle est largement consciente de la bosse sous mon unique vêtement.
- Tu es tellement belle.
Je ne peux m'empêcher de le lui avouer. Ses mains sur mes hanches me tirent vers elle afin de rapprocher mon bassin du sien. Mais ce n'est toujours pas suffisant. Elle entame un petit mouvement d'avant en arrière avec ses hanches, frottant contre mon anatomie. Je ne sais pas s'il est possible de s'embraser plus que ça. Mon sang bouillonne dans tout mon corps et la respiration irrégulière de Katniss m'indique qu'il en est de même pour elle.
Je descends mes mains doucement sur ses hanches et j'attrapes les bords de sa culotte, puis je la fais glisser avec une douloureuse lenteur. Je profite de chaque centimètre de peau sur laquelle je passe. Sa culotte s'envole à l'autre bout de la pièce et de la voir nue, si vulnérable, haletante et remplie de désir sous mes yeux me donne envie d'être plus près d'elle que jamais.
Elle finit par m'attraper le bras pour me remonter vers elle et mon caleçon rejoint sa culotte. Je me replace sur elle, elle me dévisage de ses yeux remplis d'envie.
Je caresse ses lèvres avec le bout du doigt. Elle l'attrape entre ses dents en souriant et sa langue vient le caresser. Je place ensuite le doigt dans ma bouche, la goutant d'une façon différente. Puis je descends ma main vers son intimité. Je la caresse longuement, cherchant son approbation du regard, avant d'insérer un doigt en elle, ce qui la fait gémir un peu plus fort. Elle m'agrippe le membre et commence à le palper. Je réponds à ce geste par un grognement.
- Peeta, gémit-elle. C'est … si bon.
Je bouge un peu plus vite, déclenchant rapidement un tremblement dans ses jambes. Elle explose finalement dans un orgasme en gémissant mon nom encore une fois.
Ses mains se posent alors sur mes fesses, m'intimant un mouvement vers elle. J'arrive à l'entrée de son intimité mais je l'interroge du regard.
- Tu es vraiment sure ? Ça risque d'être douloureux pour toi.
- Je veux que tu sois le premier … le seul.
C'est sur ces mots que je rentre doucement en elle. Ses mains mettent un peu plus de pression contre mes fesses, ce qui me fait avancer plus loin au fond d'elle. Elle grimace au moment où se brise la barrière de sa virginité, mais son visage retrouve sa détente quelques secondes plus tard.
- Ça va ?
Elle hoche la tête. Sans pouvoir m'en empêcher, je commence de lents vas et vient. Son regard se braise fond dans le mien et nous ne formons plus qu'un. Son bassin vient à la rencontre du mien à chaque impulsion. J'accélère le mouvement, porté par mon désir, sans pouvoir m'arrêter. Je me sens buter au fond d'elle. Elle souffle mon prénom dans un gémissement, m'indiquant que cela lui plait autant qu'à moi. Nous ne sommes plus que sensations, grognement de plaisir.
- Katniss … je t'aime.
Elle crie un peu plus fort quand je sens ses hanches se soulever et son intimité se crisper autour de moi. C'est ici que je perds pied et, une dernière poussée en elle m'envoie au septième ciel dans un concert de gémissement.
Je m'allonge à ses côtés le temps de reprendre mon souffle. Elle parait heureuse et légère. Comme le dernier jour avant nos deuxièmes Jeux, sur la terrasse du toit du centre d'Entrainement. Tellement belle.
Maintenant que ma respiration s'est calmée, je me redresse et la regarde dans les yeux.
- Que s'est-il passé dans votre tête, mademoiselle Everdeen ? je demande, curieux.
- J'ai ouvert les yeux. Le baiser qu'on a échangé la nuit de mon cauchemar m'a remuée. Je me suis rendue compte que toi et moi … eh bien … qu'il ne pouvait pas en être autrement. Que pour survivre, je n'ai pas besoin de la flamme de Gale, nourrie de sa rage et de sa haine. J'en ai déjà bien assez en moi, explique-t-elle.
Elle marque un temps de pause, comme si elle réfléchissait aux termes à employer. Me reviennent en tête les mots de Gale : « Elle choisira celui qu'elle estime le plus nécessaire à sa survie. »
- Ce qu'il me faut, reprend-elle, c'est le pissenlit du printemps. Le jaune vif, qui évoque la renaissance plutôt que la destruction. La promesse que la vie continue … en dépit de nos pertes. Qu'elle peut même être douce à nouveau. Tu es le seul à pouvoir m'offrir ça.
Je me sens tel un pissenlit en train de fleurir. J'aurai pensé qu'après notre rencontre houleuse au Treize, à minuit, la nuit du mariage de Finnick, elle aurait souhaité oublier ce passage de sa vie. Ce pissenlit qui nous liait depuis notre enfance.
Mais elle ne l'a pas fait. Elle me compare à ce même pissenlit qui lui a redonner espoir après la mort de son père. Je suis le plus heureux des hommes de savoir que ma mission est une réussite et qu'elle a retrouvé le gout de vivre.
Je suis alors d'accord avec elle : il ne pouvait pas en être autrement. Moi et elle. Elle et moi. Je me sens enfin à ma place dans ce monde. Elle sourit et rit de nouveau, et ce grâce à moi. Je me promets maintenant de vivre une belle vie à ses côtés, afin que tous ne soient pas morts en vain.
Alors, je suis obligé de lui demander dans le creux de l'oreille :
- Tu m'aimes. Réel ou pas réel ?
Mon rêve de toujours se réalise quand j'entends :
-Réel.
