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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartient pas.
Rating : M (d'un par pour la sécurité et d'autres par car il risque d'y avoir des relation sexuelle)
Bêta (lecteur/correcteur) : Linda
Dédicace / Note:
Je remercie ceux qui ont prit le temps de me lire et de laisser une trace de leur passage. J'ai lus chacune de vos reviews avec soin et un grand plaisir.
Je dois avouer que cela fait toujours drôle de publier le dernier chapitre d'une histoire. Je me suis senti mûrir grâce a celle-ci, elle fait partie de mes fierté. Je remercie tout particulièrement Astate, qui, il y a déjà quelques temps maintenant, m'as fait replonger dans l'univers de FMA et m'as donner envie , consciemment ou non, de me lancer dans ce projet fou.
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Discutions sous la couette
épilogue
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Un mois ! Cela faisait un mois qu'Edward était parti de Central pour une fichue mission dans le Sud. Une journée entière de train l'attendait, avec un arrêt à Rush Valley. Cela faisait dix ans jours pour jours qu'il avait ramené le corps d'Alphonse, et dix ans que sa vie avait changé de manière radicale. Installé dans ce compartiment, Edward se mit à repenser à tout ce qui lui était arrivé ses dix dernières années. Et la liste était bien longue…
A commencer par le mariage de Winry et Alphonse qui l'avait fortement marqué, au-delà du fait que ce soit son frère, mais plus parce qu'il avait bien cru avoir perdu la bague au moment de prendre le train pour Resembool trois jours avant la cérémonie, ce qui avait légèrement énervé Roy.
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-Tu as fait quoi ?! gronda Roy en fixant Edward qui était en train de retourner la valise, la vidant de son contenu.
-J'ai perdu la bague ! répéta Edward avec un certain énervement.
-Mais comment tu as pu la perdre ? questionna le gradé avec étonnement.
-Mais j'en sais rien moi ! répliqua le petit blond en s'énervant davantage.
-Bon, souffla Roy, calmons nous, essayons de remettre les choses dans l'ordre. On va commencer par ranger cette valise, ensuite on cherchera dans les endroits où tu aurais été susceptible de la ranger.
-Mais j'ai déjà fouillé partout, geignit Edward en s'asseyant sur le lit en soupirant.
Roy l'observa un court instant avant de sourire. Il laissa Edward souffler, ils avaient quatre heures devant eux pour trouver la bague, le brun plia soigneusement les vêtements, il avait depuis longtemps constaté que si Edward était de bonne volonté, organiser une valise en pliant correctement les vêtements n'était pas son fort. Une fois la chose faite, il referma la valise, avant de s'adresser à Edward.
-Bon, on commence par en bas et on va bien finir par la retrouver. L'écrin est rouge, c'est bien ça ?
-Oui, confirma Edward en s'étirant avec soin.
Le couple chercha à peu près partout, des endroits les plus logiques aux plus insolites, allant jusqu'à chercher dans le tiroir de la salle de bain qui contenait principalement des peignes, brosses et autres élastiques, ou encore celui avec le kit d'entretiens pour les automail d'Edward, en passant par le tiroir à sous vêtements. Mais rien ! Pas de trace du précieux écrin.
-Bon, souffla Roy. Il nous reste deux heures, on va bien réussir à la trouver. Quel sont les endroits qu'on n'a pas regardé ?
-Notre chambre, le bureau du haut et …
-Et… ?
-Ma valise.
-On vient de le faire !
-Non, ma valise personnelle, celle que je prends quand je pars en mission.
-Qu'est ce que cela ferait dans ta valise ? questionna Roy en se grattant le crane.
Edward lui répondit en haussant les épaules avant de courir à l'étage pour chercher ladite valise. Elle était bien sagemen rangée à côté de l'armoire, il s'en saisi avant de la jeter sans aucune délicatesse sur le lit, l'ouvrant en grand avant d'en vider le peu de contenu qu'il restait dedans. Quand Roy arriva sur le palier, toujours étonné de l'énergie débordante dont faisait preuve Edward, il trouva celui-ci au milieu du lit, sa main de chair tendue en l'air en signe de victoire.
-Je l'ai ! s'exclama victorieusement Edward.
-Bien, maintenant mets la dans la valise qu'on puisse manger avant de partir.
-Yep, sourit Edward en ouvrant l'autre valise, mettant l'écrin dans la trousse de toilette avant de fermer le tout.
Il observa alors l'amas de vêtements éparpillés sur le lit en se grattant légèrement la tête.
-Oups, déclara Edward dans un souffle.
-Non, cette fois-ci tu ranges, je vais préparer en bas.
-Tu ne m'aides même pas, s'offusqua légèrement le blond.
-Qui a égaré la bague de son frère cadet ? questionna d'un air taquin Roy.
Edward lui répondit en lui tirant la langue avant de commencer à tout remettre dans sa valise. Roy descendit pour faire réchauffer le repas qu'il avait eu le temps de préparer la veille, bien content de cette initiative car nul doute qu'avec l'agitation de ce matin il n'aurait pas eu le temps de le faire. Edward fit surface dans la cuisine une dizaine de minutes plus tard, se lava les mains avant de mettre la table et s'y installer tandis que Roy arrivait avec la casserole. Edward senti bien que Roy était quelques peu grognon, au vu des heures de trajets en train qui les attendaient cela n'avait rien d'étonnant, cela étant, le petit blond avait bien une idée de quoi faire pour éviter que le gradé ne reste trop longtemps ainsi. Il faut dire que depuis le matin il n'avait pas forcement été très tendre avec, déclarer en plein baiser qu'on ne sait plus où est rangée la bague de mariage de son cadet n'était pas forcement le genre de choses qu'on aime entendre à peine réveillé, encore moins au vu de l'endroit où étaient situées les mains du brun, ne laissant aucun doute sur les intentions que celui-ci réservait à son amant. Mais il avait fallut qu'Edward le laisse en plan, lui faisant une impression pire qu'une douche froide. Le petit blond observa avec attention le brun, se bénissant d'avoir mis le prix pour ces billets de train. Il avait voulu testé les compartiments privatisés, ceux qui sont plus confortables et qui leur permettraient de ne pas être dérangés durant le trajet, et justement, Edward avait une petite idée de comment rendre celui-ci plus agréable pour eux deux mais aussi pour la suite du week-end.
Aux alentours de treize heures, le couple quitta le duplex, passant voir la concierge pour lui rappeler de s'occuper de Nabot avant de prendre la direction de la gare. Etant fin juin, ils avaient pris la décision d'y aller à pied, profitant de la chaleur de ce début d'après-midi. Le trajet jusqu'à la gare se fit dans le calme et Edward se mit à réfléchir a la meilleur façon de s'excuser, il en avait une petite idée bien sûr, mais avant ça il faudrait que les billets soit validés, il devait donc rapidement trouver le contrôleur pour les faire composter.
-Tu peux m'attendre dans le wagon restaurant, j'ai une surprise pour toi, déclara Edward.
-Du même style que celle de ce matin ? questionna avec une pointe d'amertume Roy.
Edward ne répondit rien, se contentant de baisser la tête en se disant qu'il l'avait bien mérité. Il laissa cependant Roy en plan au milieu du couloir pour se mettre à la recherche du contrôleur, le trouvant dans le wagon juste avant la locomotive.
-Bonjour, je peux vous demander un service ? questionna Edward soulagé de voir qu'il avait une fois encore affaire au même contrôleur que d'habitude.
-Bien sûr, je ferais mon possible.
-Génial, alors voilà, commença l'alchimiste en expliquant sans ajouter de détails ce qu'il attendait du contrôleur.
L'homme approuva avec un fin sourire avant de composter les billets et les rendre à l'alchimiste qui alla rejoindre le wagon restaurant et son amant qui l'y attendait bien sagement.
-Tu viens ? interrogea Edward.
Roy ne répondit rien, soufflant en se levant avant d'attraper la valise.
- Les compartiments sont par-là, déclara Roy en voyant Edward partir à l'opposé de la direction habituelle.
-Pas aujourd'hui, affirma Edward avec un sourire fier. Je nous ai pris un privatisé, je sais que tu n'aimes pas les trajets en train, donc je m'étais dit qu'un excès de confort ne pouvait pas faire de mal. Roy regarda Edward, surpris par cette initiative.
Il observa le blond qui ouvrait la marche, le suivant jusqu'à leur compartiment privé, laissant Edward ouvrir la porte avant d'y entrer.
-En plus, j'ai composté les billets, on ne sera pas dérangés, avoua dans un souffle Edward avec un sourire.
Roy observa Edward fermer la porte avec un fin sourire avant de se jeter sur ses lèvres. Edward savoura le baiser avant d'en prendre les commandes. Plaquant Roy contre la paroi du compartiment, l'embrassant avec passion tandis que d'un geste assuré, il ferma le compartiment à clé, profitant du mouvement de départ du train pour pousser Roy sur la banquette avant de s'installer au dessus de lui. Roy l'observa, les yeux quelque peu surpris et rieurs qu'Edward prenne les commandes ainsi.
-C'est moi qui commande jusqu'à notre arrivée, souffla Edward en se penchant à l'oreille de Roy avant de lui embrasser les lèvres avec passion tandis que ses mains se glissaient habillement sous sa chemise.
-Tu m'étonneras toujours, avoua Roy en savourant l'initiative, se demandant jusqu'à quel point Edward prendrait les commandes.
Si au début les gestes d'Edward étaient assurés, plus il déshabillait Roy moins il l'étaient, d'autant plus que le brun savoura pleinement, n'aidant pas plus que nécessaire le blond dans son entreprise. Ils échangèrent multitude de baisers tout en se caressant, savourant le contact de leurs peaux pas encore tout à fait nus l'une contre l'autre, la main de métal d'Edward frôlant le torse en feu de son mari et amant. Edward défit d'un mouvement quelque peu hésitant le pantalon en toile noire de Roy, stoppant celui-ci au niveau de ses genoux avant de caresser à travers le tissu du boxer sa virilité. Son propre pantalon étant encore en place bien que la braguette soit largement ouverte, il commença à jouer avec le membre de son compagnon, savourant les petits gémissements qui s'échappaient de ses lèvres si tentatrices avant de les raviver pour un baiser des plus sulfureux.
Roy l'observa les yeux mi-clos, la bouche entrouverte, il regarda ce visage d'ange aux yeux remplis de désir, ses mèches blondes, folles, qui se plaquaient déjà contre le front en sueur. Tout chez Edward lui plaisait, et à cet instant, le voir le dominer, prendre les choses en main, ça avait quelque chose de grisant. Il nota dans un coin de son esprit que le blond semblait hésitant, mais pour autant il ne l'arrêta pas. Quand il le vit se pencher vers son membre, souffler dessus avant de l'embrasser et finir par le prendre en bouche, il se dit que si les trajets en train jusqu'à Resembool étaient toujours ainsi, ils allaient y retourner plus souvent.
Edward de son côté s'appliquait à sucer le membre de son amant, alternant avec les coups de langue, reproduisant sur Roy ce que lui-même aimait sentir lors de leur ébats. Il fit attention au moindre bruit de plaisir que Roy laissait échapper, faisant toutefois attention à ce que ceux-ci ne soit pas trop bruyants. Roy faisait d'ailleurs son possible pour se retenir également. Quand le brun se sentit sur le point de céder, il obligea Edward à retirer sa bouche de son membre.
-Pas comme ça, souffla Roy face au regard rempli d'interrogations de son époux.
Edward opina tandis que des mains taquines s'étaient frayées un chemin dans son sous-vêtement, abaissant quelque peu son pantalon avant de dévoiler sa virilité pour la caresser plus amplement, provoquant maintes gémissements de la part du blond. Roy s'arrêta bien avant qu'Edward soit à bout, s'installant le plus confortablement possible sur la banquette, emportant Edward dans son élan pour un baiser rempli d'amour et de confiance. Lentement, il sentit la main de chair d'Edward descendre le long de son torse, titiller ses bourses avant de frôler ses fesses. Roy embrassa une fois de plus Edward, il lui faisait confiance et n'avait nullement peur de se laisser prendre par l'alchimiste de génie, il devait même avouer qu'il éprouvait à cet instant précis une certaine excitation face à la chose. Il remarqua qu'Edward se décollait de lui, embrassant son cou, ses épaules et son torse avant de se redresser pleinement pour s'installer mieux entre ses jambes, que Roy avait libérées Letho sait quand du pantalon et du sous vêtement. Edward jeta un dernier regard vers la porte, vérifiant que le verrou était bien fermé avant de se lever, se débarrasser à son tour de son pantalon et son boxer, qui partirent rejoindre le reste de la pile de vêtements sur le sol du compartiment. Il sentit une petite appréhension montée en lui tandis que ses main frôlaient de nouveau cette partie du corps si parfait de son supérieur et amant. Edward fixa Roy, le brun le regardait avec un fin sourire, écartant un peu plus les jambes tandis que l'une de ses mains était passée derrière sa tête, son poing serré sur le coussin qui se trouvait contre l'accoudoir.
Cette image lui sembla bien excitante et pourtant si étrange à la fois, voir Roy ainsi soumis devant lui, allongé de tout son long, lui faisant confiance, tandis que seule sa chemise était encore en place sur ses épaules, largement ouverte pour ne rien cacher de son torse si parfaitement musclé. La situation n'avait rien de normale, et si l'idée lui avait semblé bonne au début, maintenant qu'il était sur le point de le faire, cela le dérangeait quelque peu. Roy n'était pas de ceux qui se soumettaient, bien sûr le fait qu'il soit prêt à le faire avec lui, montrait à quel point il avait confiance, mais en même temps, à cet instant, Edward se trouva un peu gauche, ne sachant pas exactement par où commencer. Il vit Roy sourire faiblement avant de fermer les yeux et prit finalement la décision que ça ne serait pas pour aujourd'hui. Il pensa vaguement à la situation, se disant qu'ils l'avaient déjà fait avec bien moins de préparation, il caressa alors un peu le sexe de Roy, se délectant des bruits de plaisir qu'il provoquait une fois encore, tandis que de son autre main il titilla son entrée. Jugeant que ce serait suffisant, il jeta un rapide coup d'œil à Roy, celui-ci avait encore les yeux fermés, la bouche entrouverte, laissant échapper des soupirs de plaisir. Edward se redressa alors sur ses genoux, chevauchant le corps de Roy avant de lentement s'empaler sur son membre. Si les yeux de Roy s'ouvrirent sous la surprise, le regard changea bien vite et se remplit de plaisir. Voir Edward ainsi au-dessus de lui, s'empalant pleinement sur son sexe tendu alors qu'il se préparait à l'accueillir en lui avait été plus que surprenant, et en même temps la vision de pure débauche que lui offrait son amant à cet instant précis lui rappela la fois où, arrivés trempés à la caserne, ils s'étaient laissés à quelques plaisirs charnels dans les vestiaires du quartier général.
Bien vite, Roy prit les choses en main, passant celles-ci au niveau des hanches du blond pour l'aider à se soulever et s'abaisser à un rythme qui leur convenait à tous les deux. Les gémissements d'Edward se mêlaient à sa respiration erratique, sentant que son jeune amant se retenait, Roy se redressa un peu, se mettant presque en position assise, tandis qu'Edward se penchait vers lui, enfouissant sa tête entre son cou et son épaule, mordant parfois la chair de l'alchimiste de flamme pour masquer au mieux ses gémissements. Bientôt, la main de Roy se fraya un chemin entre leurs deux corps, titillant sa virilité avant de s'en saisir pleinement pour la caresser au même rythme que ses propres allers et venues dans le corps du blond.
-Roy… je… entama Edward entre deux gémissements.
-Vas-y, répondit le concerné avec un fin sourire avant d'aller chercher les lèvres tentatrices de son alchimiste personnel pour les raviver d'un baiser, étouffant leurs gémissements communs dus au plaisir qui les submergeait.
Edward se laissa aller, s'affalant davantage sur le torse du brun qui lui embrassait tendrement le cou.
-Je crois que je t'ai fait un suçon, souffla Edward face à la trace rouge qui apparaissait sur la peau blanche de Roy.
-Il n'y a que toi qui a ce privilège, confirma Roy qui n'avait jamais laissé quelqu'un d'autre qu'Edward marquer sa peau.
-C'est pour toutes les fois ou c'est toi qui m'en fais.
Roy ne répondit rien, continuant sa ribambelle de baisers avant de se décoller de son homme. Il fut ravi de constater que leur cabine privatisée bénéficiait d'un coin pour se rafraichir. Lentement, il souleva Edward pour le poser sur la banquette, le laissait refaire surface à son rythme tandis qu'il fouillait dans leur valise pour en sortir une serviette et un gant de toilette, souhaitant nettoyer les légères traces laissées par le plaisir d'Edward sur son torse. Edward de son côté était assis, observant Roy se nettoyer, détaillait ce corps à demi-nu de dos. Ses fesses rebondies, ses jambes musclées. Se rendant compte à quel point il était privilégié à l'heure actuelle d'être marié à un tel homme, qui en plus d'être beau, attentionné et tout un tas d'autres choses, savait cuisiner à la perfection. Cette réflexion le fit rire, faisant se retourner Roy qui l'observa en se moquant de leur nudité.
-Qu'est ce qui t'arrive ?
-Rien, je me disais juste que tu cuisinais super bien.
Le brun esquissa un sourire tandis qu'il repliait la serviette, nichant le gant de toilette à l'intérieur pour éviter de tremper leur vêtements qui dormaient dans la valise avant de commencer à se rhabiller, bien vite imité par Edward. Quand le brun voulut refermer sa chemise, Edward l'arrêta, fermant les boutons blancs à sa place, laissant délibérant le vêtement ouvert sur les trois boutons du haut. Roy se réinstalla alors sur la banquette tandis que Edward vêtu correctement, venait se nicher entre ses bras, posant sa tête sur le torse à demi-nu de Roy.
-Pourquoi tu ne l'as pas fait ? questionna Roy à voix basse, tout en caressant de manière aérienne le dos de son amant.
-Je crois que je ne suis pas fait pour te dominer, souffla Edward.
-Tu l'as pourtant fait.
-Oui, mais c'est pas… enfin tu vois.
Roy ne répondit rien, passant un main sur le visage d'Edward pour le redresser et l'obliger à le regarder avant de tendrement l'embrasser.
-J'ai compris, ne t'en fais pas. Mais sache que je te fais confiance.
-Je sais, répondit Edward avant de replonger entre ses bras.
Ils arrivèrent en gare de Resembool trois heures plus tard, descendant du train en s'étirant comme toujours et furent accueillis par Alphonse qui les attendait sur le quai.
-C'est les compartiments privés par-là ?
-Oui, pour une fois on a fait le trajet en première classe, approuva Edward en prenant son frère entre ses bras pour lui dire bonjour.
-Je dois reconnaitre que pour une fois le trajet était agréable, confirma Roy en serrant la main de son beau frère.
-Mouais, souffla Alphonse en regardant le couple. Compartiment privé, vous avez les cheveux en désordre tous les deux…
-Je crois que je ne veux pas savoir ce qu'il s'est passé durant le trajet, termina Alphonse avec un sourire.
Edward ne put s'empêcher de baisser la tête en sentant le rouge lui monter aux joues tandis que Roy faisait son sourire en coin, fier de lui, il devait bien l'avouer.
-Où dort Winry ?
-Chez Pinacco, ils avaient encore du mal à nommer cette maison autrement que par le nom de la femme qui y avait vécu pendant de si nombreuse années, normalement Riza arrive demain ainsi que les Hugues pour aider à terminer de tout préparer.
-Winry a eu la bonne idée d'acheter un livre parlant des traditions sur le mariage et… disons juste qu'elle aurait mieux fait d'acheter une revue de mécanique.
-Je vois le genre. Du coup pendant trois jours vous n'allez pas vous voir ?
-C'est ça, confirma Alphonse dans un souffle tandis qu'ils marchaient sur le chemin qui menait à la maison familiale. Mais bon, ça va nous laisser du temps pour vérifier tes mécagreffes et nous occuper aussi de la salle de bain d'été.
Durant les trois jours qui avaient précédé le mariage, les deux frères s'étaient occupés de la salle de bain extérieure, installant la douche ainsi que la cuve pour l'alimenter grâce à l'eau de pluie qui y serait récoltée, construisant un petit meuble ainsi qu'un porte-serviette, le tout sans la moindre miette d'alchimie… ou presque ! Riza était arrivée en compagnie de la famille Hugues et était logée chez Pinacco, tenant compagnie à Winry qui était bien plus stressée qu'il n'y paraissait, l'aidant à terminer les préparatifs, de la décoration de la salle aux derniers préparatifs concernant sa tenue et sa coiffure. Maes de son côté ne se sentait pas à sa place dans cette atmosphère purement féminine et passait ses journées dans la maison familiale à aider les deux frères et Roy dans les petits travaux d'aménagement.
La veille du mariage, aux alentours de vingt deux heures, Edward monta dans la chambre de son cadet avec celui-ci, s'installant dans le lit du plus jeune comme à leur habitude pour discuter tandis que Maes et Roy discutaient une énième partie de cartes en bas.
-Demain je serais marié ! s'exclama Alphonse en s'étirant.
-Ça fait drôle mais on s'y fait, confirma Edward avec un sourire.
-J'ai l'impression que tout va changer.
-Les choses ne vont pas changer, rassura Edward en sentant une pointe de panique dans les mots de son cadet, tu vas juste devoir t'adapter à ta vie de couple. Tu seras un époux, un père. Tu devras apprendre à faire un choix dans tes priorités.
-Comment tu gères ça ? questionna le cadet en se redressant pour observer son ainé.
-Oula ! répondu l'alchimiste avec un sourire franc. Honnêtement, j'ai encore du mal, mais quand j'en discute avec Roy, tout parait se simplifier.
-Toi et Roy, j'ai encore du mal à m'y faire, avoua Alphonse en se réinstallant sur le dos.
-Et pourtant, répondit Edward en levant la main vers le plafond.
Alphonse esquissa un sourire en repensa à l'allure quelque peu débraillée qu'avaient les deux hommes en descendant du train a leur arrivée, ainsi que l'explication rapide qu'ils en avaient donné. Une histoire d'objet perdue qui avait énervé Roy au petit matin en pleine séance sous la couette, coupant court à celle-ci, puis Edward qui avait voulu se faire pardonner et n'avait rien trouver de mieux que de faire ça dans le train !
Ils discutèrent un bon moment, finissant par somnoler sur le lit double du couple. Voyant l'heure, Maes quitta le logis tandis que Roy passait rapidement à la salle de bain pour se doucher, en montant, il remarqua le silence dans la chambre malgré la lumière toujours allumée. Il y entra après avoir frappé et fut attendri de voir les deux frères ainsi installés. Quelques fois, en les voyant ainsi il arrivait à les imaginer petits, partageant le même lit ou s'entrainant à l'alchimie, bien avant de penser à commettre l'acte interdit. Le brun s'avança vers le duo, secouant doucement Edward qui ne dormait pas tout à fait.
-Mmh, marmonna Edward.
-Il se fait tard, souffla Roy.
-J'arrive, déclara le blond en s'étirant, se redressant dans le lit pour observer son cadet qui dormait à moitié.
-Bonne nuit, souffla Alphonse.
-Fais de beaux rêves, termina Edward tandis que son cadet se glissait sous les couvertures avec le sourire de l'homme heureux.
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Le mariage avait été suivi, à peine neuf mois plus tard par la naissance de la petite Lina, qui avait eu la bonne idée de venir au monde durant l'un des passages d'Edward et Roy à Ressembool.
-C'est long ! geignit Alphonse.
Alphonse était debout dans la pièce principale de la maison familiale, faisant les cent pas, tandis qu'Edward et Roy étaient assis non loin. Cela faisait presque deux heures que Winry avait commencé le travail, on pouvait l'entendre hurler depuis le rez-de-chaussée.
-Un café ? proposa Roy en se levant, sentant que la nuit qui commençait à tomber, serait longue.
-Merci, répondit Edward.
Le brun ne s'offusqua pas du manque de réponse de la part du cadet, se doutant que celui-ci avait bien d'autres choses à penser.
-On a même pas fini d'aménager la chambre ! geignit Alphonse.
-On pourra s'en occuper demain, proposa Edward en se levant pour le rejoindre.
Une nouveau cri se fit entendre au moment où Roy revint avec les cafés encore fumants, donnant la tasse à Edward qui s'en saisit de sa main de fer.
-C'est long, soupira de nouveau Alphonse, visiblement inquiet.
-Ce n'est pourtant pas le premier accouchement auquel tu assistes, taquina Edward.
-Comment cela ? questionna Roy.
-Il y a eu Elysia, rappela Edward, puis cette dame, la fille de monsieur Dominique à Rush Valley.
-Je me souviens, tu avais même choqué Winry avec tes paroles, sourit Alphonse.
/ Edward avait les larmes aux yeux suite à la naissance du bébé et Winry à ses côtés le regardait avec un semblant de moquerie dans le regard.
- Excuse-moi mais il s'agit quand même de la naissance, d'une nouvelle vie, ce n'est pas rien ! Surtout quand on pense que même avec l'avancement des recherches, l'alchimie ne permet toujours pas de créer un être humain !
-Comment tu oses comparer l'alchimie au miracle de la vie, c'est nul ! gronda, choquée, Winry.
-Déformation professionnelle, désolé si je t'ai choqué./
-Tu m'étonnes que ça l'a choqué. Tu compares une naissance avec un homoculus, taquina Roy qui avait désormais bien l'habitude des « déformations professionnelles » d'Edward.
-Heureusement que Sid et William ont leur maison désormais, soupira Alphonse en s'asseyant.
-La boutique tourne bien ? questionna Edward pour changer de sujet.
-Très, confirma le cadet. William s'en sort plutôt pas trop mal à l'école également.
-C'est très bien, sourit Edward.
Un nouveau cri se fit entendre, puis plus rien. D'un même mouvement, les trois hommes se levèrent pour faire face à l'escalier, attendant, patientant de voir ou d'entendre quelque chose. Puis, lentement, un cri, un pleur, celui d'un nouveau-né.
-Je… bafouilla Alphonse. Je suis…
-Papa, termina Edward avec un sourire.
Alphonse se jeta dans les bras de son ainé en souriant, serrant la main tendue de Roy avant de monter en courant les escaliers, manquant par trois fois de tomber. Edward rigola en voyant son frère agir ainsi, ne se souvenant pas de la dernière fois qu'il l'avait vu aussi excité. Il sentit les mains de Roy venir caresser ses côtes puis son ventre avant que son torse ne se serre dans son dos et que sa tête ne se pose au niveau de son cou sur son épaule de métal.
-Tu es tonton, sourit Roy.
-Toi aussi, répondit Edward dont les yeux brillaient d'émotion.
Une quinzaine de minutes plus tard, le couple avait rejoint les parents à l'étage, ouvrant doucement la porte de la chambre de Winry et Alphonse pour trouver le duo confortablement installé dans le grand lit, un tas de couvertures dans les bras. Alphonse redressa la tête pour échanger un regard plein de joie avec son ainé avant de se lever, emmenant avec lui le tas de tissus sous le regard bienveillant de Winry. Une fois arrivé devant Edward il lui tendit les couvertures.
-Alphonse, je …
Le cadet sourit avant de lui mettre les couvertures correctement entre les bras. Roy était passé derrière l'alchimiste, posant sa tête sur son épaule comme plutôt, et avec un sourire, écarta les couvertures qui masquaient partiellement le bébé.
-Je te présente Lina Elric, sourit Alphonse.
Edward observa son frère et Winry, puis le petit humain qui reposait entre ses bras, serrant davantage ceux-ci autour du corps frêle du bébé. Lina se mit à chouiner avant de serrer son poing sur le pouce d'Edward qui était juste à hauteur. Le blond se laissa submerger par l'émotion tandis qu'un regard aussi ambré que le sien se dévoilait. Il n'en fallut pas plus à l'alchimiste pour sentir les larmes couler. Des larmes remplies d'émotion, de joie, de bonheur et tout un tas d'autres choses encore. Ce fut les doigts de Roy qui empêchèrent ses perles salées de tomber sur le nouveau nés. Edward le remercia d'un sourire tandis qu'il resserrait davantage le nourrisson contre lui.
-Tu aurais fait un excellent père, sourit Roy.
Edward rougit face à la réflexion avant de redonner Lina à son père. La nuit était déjà bien avancée quand Roy et Edward décidèrent de laisser le couple tranquille. La petite Lina dormait déjà bien et Winry peinait à rester éveillée. Madame Theslier qui était venue aider à l'accouchement, finissait de nettoyer les draps avec l'aide d'Edward, Roy lui était parti se doucher. Aux alentours de trois heures du matin, le couple était installé dans le lit mais pas vraiment fatigué. Le plus jeune s'était lové entre les bras du brun, leurs jambes entremêlées tandis que sa tête reposait au niveau de son torse, sa main de chair traçant des courbes imaginaires sur celui-ci. Les mains de Roy quant à elles entouraient le corps de son amant tout en lui caressant le dos du bout des doigts, faisant se rependre une nuée de frissons.
-Pourquoi ? interrogea soudain Edward en se redressant.
-Quoi donc ? questionna Roy sans arrêter ses attouchements malgré le redressement du blond.
-Quand tu as dis que je ferais un excellent père.
-Tu sais qu'on ne peut pas avoir d'enfant, souffla Roy comme pour vérifier certaines choses.
-Merci j'avais remarqué, taquina Edward.
-Dés fois je me demande si tu ne voudrais pas en avoir.
-Roy, tu me vois avec une vie de famille, des enfants et tout ça ? interrogea Edward en se redressant plus encore pour fixer
Roy. Je bouge tout le temps, je suis incapable de rester en place, rappela l'alchimiste. Et toi ? tu en veux ?
-Non, répondit Roy. J'y ai réfléchis longuement, bien avant de me mettre avec toi pour tout te dire, et j'en suis arrivé a la conclusion que ne ferais pas un bon père.
-Mais avec Elysia pourtant tu es top.
-Oui, mais c'est Elysia, je ne l'ai pas en continu, et entre nous je suis bien content quand je retrouve le calme de l'appartement. Et puis entre nous, sourit Roy en embrassant son cou, avec un mini-humain en continu avec nous on ne pourrait pas faire ça, il embrassa sa joue, ou encore ça, souffla le brun en embrassant sa clavicule.
-Ou encore ça, termina Edward en scellant leurs lèvres.
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Leur couple s'était construit petit à petit, tout le monde s'y était fait même si au démarrage beaucoup avait cru à un canular.
Apprendre que le flamme alchimiste, Roy Mustang, tombeur de ses dames avait changé de bord était un choc mais bien plus encore quand on savait que son fiancé n'était nul autres que le Fullmetal alchimiste, petit génie caractériel entré au service de Mustang à l'âge de douze ans. Alors oui leur couple avait surpris, mais leur union avait été accepté et validé par l'armée en grande partie grâce au soutien du Général Mustang, père de Roy qui avait été jusqu'à leur proposer, à Roy et son unité au grand complet un poste à South City si Central ne voulait pas valider et assumer cette relation. Bien sûr la capital ne voulait pas perdre une telle unité, ils n'avaient pas réfléchi longtemps avant de céder à la demande du couple. Quelques semaines après, Roy était monté en grade, devenant Général de Division. Hugues avait aussi pris du galon dans la foulée et Edward avait finit par accepter la place de Lieutenant Colonel que Roy lui sermonnait de prendre, ne souhaitant pas spécialement voir de nouveaux militaires intégrer son unité si soudée. Roy voulait atteindre le sommet et il ne comptait pas laisser ses subordonnés derrière lui, surtout que s'il en était là, c'était grâce à eux. Que ce soit Breda, Fuery, Falman, Amstrong, Hugues ou encore Havoc et Riza, il les avait tous choisi.
Jean et Riza avaient cependant attendu d'être fiancés pour annoncer à l'armée leur relation, préférant jouer la sécurité. Les haut-gradés avaient essayé de les changer d'unité mais bien vite Roy s'en était mêlé, mettant à l'appui les dernières missions et leur taux de réussite tout en soulignant que le couple était déjà formé. Avec de tels arguments, les hauts gradés n'avaient pu répliquer quoi que ce soit et avaient juste demandé à ce que le mariage ne se fasse pas en tenue officielle. Havoc avait accepté, ne souhaitant pas se marier en uniforme tout comme Riza qui rêvait déjà d'une robe blanche et ce depuis bien longtemps.
Presque un an plus tard, ils avaient du faire face au changement de bureau de l'unité. Il avait fallu trier toute la paperasse, fort heureusement l'unité avait un mois pour prendre pleinement possession de leurs nouveaux locaux.
Le nouveau bureau de Roy était plus grand et surtout il n'y aurait plus de parois entre celui de son unité et celui d'Hugues et ses hommes. Les deux équipes avaient beau avoir fusionné depuis quelques temps, leurs bureaux restaient toujours séparés.
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-On commence par la paperasse, souffla Roy au bout d'un moment.
-On a pourtant fait du tri il y a pas longtemps, fit remarquer Falman.
-Oui, confirma le gradé, mais tous nos dossiers sont revenus, dans les nouveaux locaux nous aurons une pièce adjacente qui nous servira de réserve, du coup on nous a ramené les anciens dossiers qui étaient dans les archives afin que l'on trie ceux que l'on veut prendre avec nous.
-Quelle délicate attention, répondit avec sarcasme Edward en se gratta la tête, observant la pile de papiers posées sur son bureau.
Roy lui répondit par un sourire avant de se saisir du premier dossier, et tous se mirent au travail en suivant son exemple.
Lisant les rapports et autres documents en diagonal, avant de les trier en trois piles : à garder, à rendre à la réserve et à voir ensemble. Ainsi chacun s'occupa de sa propre paperasse, facilitant grandement le travail.
-Mais pourquoi j'écris des rapports aussi longs ! se plaignit Edward au bout de deux heures.
-Tu comprends ce que je ressens quand je dois les lire, taquina Roy en relevant la tête de ses feuilles.
-Parce que tu les lis vraiment ? questionna avec un certain étonnement Edward.
Il devait bien avouer qu'il n'avait que rarement relus ses rapports, les trouvant trop long à relire, fort heureusement il avait une bonne mémoire et les rares fois ou il avait dû fouiller dans ses papiers, il trouvait très vite ce qu'il cherchait.
-On doit pas avoir fini aujourd'hui ? questionna Breda en regardant sa montre.
-Non, nous avons le temps, mais plus vite nous auront fini ici, plus vite nous pourrons aménager nos nouveaux locaux.
-Votre montée en grade ne sera effective qu'une fois dans les nouveaux locaux ?
-Oui, soupira Roy déçu d'être percé à jour aussi facilement par Riza.
Edward ne put retenir un rire. Roy allait encore prendre du galon, en grande partie grâce au départ à la retraite d'un haut gradé qui avait vu son poste Lieutenant Général se libérer et la seule personne qui pouvait prétendre à ce poste à l'heure actuelle était Roy. Edward n'avait jamais bien compris comment les montées en grade se déroulaient au sein de l'armée, mais Roy maitrisait très bien le sujet et ne manquait pas une occasion d'en tirer profit, se rapprochant toujours plus de son but !
Il avait fallut deux journées entières pour que la paperasse soit complétement triée, les armoires et étagères vidées ainsi que les bureaux. Il était dix-sept heures et le bureau de l'unité de Mustang était vide, il ne restait que des cartons qui devaient être amenés dans leur nouveaux locaux.
-On s'en occupe maintenant ? questionna Hugues en fermant son dernier carton avec ses effets personnels dont une grande quantité de photos de famille.
-On va commencer en douceur, affirma Roy en se saisissant déjà d'un carton.
Il fut rapidement imité par ses subordonnés qui prenaient les cartons en allant, faisant attention au poids de ceux-ci.
Amstrong se dévoua pour ceux contenant exclusivement des livres. La seule chose qu'ils n'avaient pas prévue, était que le bureau était plus loin que prévu, surtout quand on est chargé. Il leur fallut une vingtaine de minutes pour atteindre leurs nouveaux bureaux et poser les cartons sur le seul bureau de la pièce.
-Où sont les meubles ?
-Ils seront livrés demain, j'espère juste que quelqu'un viendra aider à les monter, répondit Roy en se massant l'épaule.
Edward jeta un coup d'œil circulaire, la pièce était vraiment grande, très bien éclairée, autant grâce aux nombreuses fenêtres comme aux différentes lumières, la porte sur la droite menait sans doute au bureau privé de Roy et l'autre porte à la pièce archive dont Roy avait parlé. Pour le moment l'endroit paraissait immense, mais nul doute qu'une fois meublé ce serait différent, avec la dizaine de bureaux, chaises et étagères qui seraient installés le lendemain, la pièce prendrait une toute autre allure.
-Bon, on a pas vraiment le temps de retourner chercher des cartons, essayons de nous organiser pour les meubles. De mon côté c'est réglé, confirma Roy, mais pour ici ?
-Ou pourrait se réinstaller comme avant, proposa Havoc.
-Avec les bureaux en face à face ? questionna Falman
-Oui, et le bureau d'Hugues là-bas, un peu à l'écart, poursuivit Riza.
-Ça me semble correct, approuva Roy. Maes ?
- Ça me va, confirma l'homme. Et Edward ?
-Vu que je vais continuer de bouger, je ne me vois pas avoir un bureau au centre, pourquoi ne pas reprendre un coin de pièce, répondit Edward en fixant l'angle du mur à côté de la porte menant au bureau de Roy.
-Je n'y vois pas d'inconvénients, confirma Roy.
-Puis comme ça on aura pas l'impression d'avoir changer d'endroit, justifia Fuery qui était quelque peu perturbé par ce changement.
Roy approuva avant de quitter les lieux, suivi par tout le monde ou presque. Edward était encore debout au milieu de la pièce, son regard perdu dans le vide. Riza le remarqua et se permit de donner un léger coup de coude à son supérieur et ami, avant de lui faire un signe de tête en direction du génie. Roy soupira avant de faire volte face, après un léger signe de mains à ses hommes.
- A quoi penses-tu ? questionna dans un souffle Roy en posant sa main sur l'épaule de son époux.
-A nous deux, répondit Edward en se laissant quelque peu avachir contre le torse de Roy qu'il sentait dans son dos. A tout ses changements.
- Ça va aller ?
-Mmh, confirma Edward. Rentrons chez nous.
« Chez nous » il avait fallut un certains temps à Edward pour considérer l'appartement de Roy comme leur « chez eux ».
Le jeune homme avait désormais pleinement prit possession des lieux, autant que du chat ! Que ce soit l'armoire plus grande, la table de nuit sur laquelle il posait son livre, les étagères de livres en plus dans le bureau de Roy ou encore dans le salon, et certains objets par-ci, par-là. Comme cette simple brosse à dent, installée dans la salle de bain dans le même gobelet que celle de Roy. C'était une foule de petites choses simples qui avaient fini par avoir raison d'Edward et qui l'avaient aidé, une fois le mariage passé, à considérer l'endroit comme lui appartenant autant qu'à Roy.
Une petite demi-heure plus tard le couple était de retour dans l'appartement, Edward retira sa veste d'uniforme, la balançant plus qu'il ne la posa sur le meuble dans l'entrée, avant de retirer ses chaussures d'un coup de pied, pour ensuite aller s'affaler sur le canapé, accueillant déjà Nabot sur ses genoux.
Il sentit Roy passer derrière lui avec un sourire, laissant trainer ses doigts sur la peau de son cou avec malice, il le fit relever la tête avant de se pencher vers lui avec un sourire et capturer ses lèvres. La baiser s'approfondit bien vite, baiser durant lequel Roy se mit face à son amant, laissant ses mains se balader plus bas, ouvrant déjà la chemise blanche de l'alchimiste.
-Roy, souffla Edward entre deux baisers.
Le brun esquissa un sourire, reconnaissant ce ton presque suppliant. Il ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin, habilement, il glissa son genou entre les jambes d'Edward, s'amusant à exercer une faible pression au niveau de son entre-jambe tandis que ses lèvres dérivaient vers son cou et que ses mains retiraient le restant de chemise de son pantalon avant de s'attaquer au débardeur afin de pouvoir toucher de la pulpe de ses doigts ce torse finement musclé.
-On devrait monter, réussit à articuler Edward entre deux soupirs de bien-être.
Son bassin cherchait à se frotter davantage contre la jambe de Roy, mouvement que le blond ne semblait pas réellement contrôler mais qui était ô combien savoureux pour le jeune amant.
-Pourquoi on est bien là, taquina le brun.
-Mais le canapé…
-Je me souviens pas qu'on l'ait déjà fait ici.
-Bien sûr que si, contra Edward en grommelant quelque peu face à l'arrêt des baisers.
A dire vrai, le couple l'avait fait dans toutes les pièces du duplex excepté la chambre d'amis. La salle de bain y avait eu droit à maintes reprises que ce soit dans la douche ou le bain, pour des préliminaires ou plus encore. Le plan de travail, la table et même les chaises de la cuisine en avaient vu de belles également, sans oublier la pièce principale en passant bien entendu par l'escalier, cette expérience n'avait cependant pas été retentée car Edward en était sorti avec quelques bleus difficiles à justifier lors de la visite médicale. A l'étage, le bureau de Roy avait aussi subi quelques ébats mais pas autant que la chambre du couple qui était sans nul doute et de loin l'endroit qui en connaissait le plus sur les ébats passionnels et amoureux du couple.
-Sur ce canapé ? questionna en arquant un sourcil Roy.
Edward sembla réfléchir tandis que sa main de chair caressait le tissus neuf du meuble. Ils avaient changé de canapé le week-end passé.
-Non, acquiesça l'alchimiste.
-Inaugurons le alors, sourit Roy avant de fondre de nouveau sur ses lèvres si tentatrices, ses mains découvrant toujours plus le torse d'Edward avant de se glisser plus bas, vers le pantalon et la braguette, derniers remparts à leur amour.
Cela ferait bientôt deux ans qu'ils étaient ensemble et leur amour, leur passion ne diminuaient pas, c'était même tout l'inverse.
La fin de semaine arriva bien vite, le bureau était quasiment opérationnel. Tous continuaient d'aménager leurs bureaux et espaces personnels, Edward attendait juste une bibliothèque pour ajouter à son bureau. Mettant le temps à profit, Roy et lui avaient donc commencé à trier les divers documents et à les ranger sur les différentes étagères de la pièce à archives. Il avait suffi d'un dossier à ranger sur l'étagère tout en haut, étagère qu'Edward ne pouvait atteindre, que Roy viennent à son aide en se collant un peu trop près et la situation avait dérapé, oubliant complètement que leurs collègues et amis se trouvaient juste à côté, à seulement une porte d'eux. Quand midi sonna, Hugues frappa discrètement à la porte, n'entendant ni réponse, ni bruits suspects, il ouvrit la porte en grand, le regrettant bien vite au vu de la scène quelque peu sombre qui s'offrait à lui. Il remercia mentalement le manque de lumière et d'éclairage de la pièce, la seule chose qu'il avait vu était une chemise blanche jetée au sol et le corps de Roy au-dessus de celui d'Edward, ainsi que des mouvement plus qu'explicites sur la situation qui occupait les deux alchimistes. Hugues frappa plus fort à la porte de nouveau fermée avant de crier.
-Et si vous arrêtiez de vous sauter dessus pour venir manger !
La réponse ne tarda pas à arriver de la part de Roy qui se contenta d'un simple « Maes ! » qui en disait long. Le militaire à lunettes rigola avant de rejoindre les autres, déclarant qu'il allait falloir commencer à manger sans le couple. L'intervention d'Hugues les avaient bien sur refroidi, et Edward se rhabillait correctement tandis que Roy refermait sa braguette avant de remettre sa chemise en place ainsi que sa veste.
-Tu es trop possessif, souffla Edward.
-Et toi trop jaloux ! répliqua sur le même ton Roy.
-Je peux savoir ce qui te fait dire ça ? question le plus jeune en stoppant ses mouvements pour fixer son époux.
-Je t'en prie Ed, la secrétaire nous avait proposé un coup de main et…
-Stop je t'arrête, elle t'a proposé un coup de main, contra Edward. Et puis c'est quoi cette façon de s'approcher de toi et te parler. Elle sait que tu es son supérieur et que tu es marié!
-C'est bien ce que je dis, tu es jaloux, affirma l'alchimiste de flamme.
-Peut-être un peu, souffla Edward en baissant la tête.
-J'aime que tu sois jaloux, surtout si ça nous amène à ce genre de situation, taquina Roy.
-Hé ! Maes a tout vu je te rappelle.
-Si peu, assura le brun. Allons manger, avant que Maes en informe toute la cantine.
-La faute à qui !
-Mais à toi voyons.
-A parce que…commença Edward avant de se souvenir l'évènement qui les avaient mis dans cette situation, à savoir lui sur la pointe des pieds en train d'essayer d'atteindre une étagère. Qui est si petit qu'il n'arrive pas à mettre un dossier sur une étagère ?!
-Mon charmant époux, sourit Roy en se penchant pour lui voler un baiser.
-Tu te rattrapes bien.
-J'ai de l'entrainement, répondit le lieutenant général.
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Le jeune alchimiste se souvient avec nostalgie des semaines et mois qui avaient suivi. La bibliothèque qui lui avait été allouée s'était bien vite remplie, et petit à petit certaines choses y avait fait leur apparition. Tout avait commencé par une photo qu'Hugues avait encadré et posé là pour le plaisir de faire enrager Edward. La photo en couleur représentait la famille Hugues, les trois membres étaient joyeux tandis que Elysia portait dans ses bras la peluche qu'Edward lui avait offert. Edward avait pesté mais au moment où Maes avait voulu récupéré le cadre, le blond lui avait dit que ce qui était sur son étagère lui appartenait. Le cadre y était donc resté. Puis il y avait eu un rose déposée un jour par Riza, qui bien que sèche depuis longtemps était toujours posée sur l'étagère, ainsi qu'une figurine représentant un nain qu'Edward soupçonnait Breda d'avoir repeinte avec ses couleurs au vu de la ressemblance de la figurine avec lui. Quelques temps plus tard, une autre photo avait fait son apparition, celle représentant l'unité au grand complet et dans un cadre plus petit et plus discret la photo prise à la dérobée lors du mariage du couple, quand celui-ci était en train de s'embrasser après avoir prononcer les vœux. Il y avait aussi une paire de gants soigneusement pliée bien qu'abimée, une vis étiquetée du numéro A-07, un carnet souple à la couverture noire, une tasse « nabot de l'année » ou encore une photo d'Alphonse et Edward petits. Cet espace normalement destiné au travail et à la documentation s'était petit à petit transformé en étagère à souvenirs, et Edward ne changerait cela pour rien au monde.
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Le blond arriva enfin en gare, vu l'heure, passer par l'appartement ne servait plus rien. Il descendit du wagon, saluant le contrôleur qu'il commençait par connaitre à force de prendre les mêmes lignes de transport et se dirigea vers le quartier général.
En chemin, il s'arrêta à une boulangerie pour prendre un croissant et une fois arrivé à la caserne, il prit la direction d'un salle d'eau afin de se rafraichir et se changer, déposant rapidement ses affaires civiles à son bureau, ne s'étonnant pas outre mesure de le trouver vide a l'heure actuelle. Son retour à la caserne ne passa pas inaperçu et poliment il salua ceux qui croisaient son chemin tandis qu'il prenait la direction de la bibliothèque pour finir tranquillement son rapport en continuant de se perdre dans ses souvenirs.
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-Colonel Mustang ! appela un soldat en se dirigeant à pas pressés vers le gradé.
Edward Mustang, époux du flamme alchimiste Roy Mustang se retourna en direction de la voix. Le Fullmetal avait bien changé depuis son entrée dans l'armée, il était désormais plus grand et avait beaucoup plus d'assurance. Le blond avait aussi gagné en respect, surtout depuis la bataille de Aerugo où il avait été vu en train d'utiliser l'un des gants de son amant. Edward en avait d'ailleurs toujours une paire sur lui depuis ce jour, juste au cas où, et cela surprenait toujours de le voir enfiler les gants en tissus blancs flanqués du cercle alchimique rouge sang.
-Oui ?
-Le Généralissime vous demande, ça à l'air urgent.
-J'arrive, souffla Edward en faisant volte-face pour prendre la direction du généralissime.
Il salua sur son passage les quelques militaires qu'il croisait en ce début d'après-midi tandis qu'il remettait en place son uniforme. A peine revenu de mission qu'il avait du remettre ces fichus vêtements. Cela dit, depuis que la tenue des alchimistes avait changé de couleur, troquant le bleu militaire pour un noir plus sobre, Edward prenait plus de plaisir à la porter. Cela étant il était heureux quand il était en mission pour enfiler sa tenue habituelle, l'uniforme ayant changé de couleur ça lui permettait de pouvoir mettre sa veste rouge sans que cela soit de mauvais goût et quand bien même personne ne lui avait jamais fait de remarque à ce sujet.
Edward souffla avant de frapper à la porte du bureau du généralisme. Sans grande surprise il trouva plein de visages connus dans la pièce annexe, qui servait de bureau à son unité. Il les salua tous, se disant qu'il les verrait tous après cette visite obligatoire. Le blond ouvrit la porte qui menait au généralissime après avoir frappé trois coups à celle-ci et fit face au bureau du haut gradé.
L'homme leva la tête de sa paperasse et fit un grand sourire à l'alchimiste.
-Où est ton rapport ? questionna le généralisme.
-Je partais le finir dans la bibliothèque quand j'ai été interrompu en chemin pour me dire de venir ici, informa Edward.
-Tu as pourtant ton bureau ici, rappela l'homme.
-Je sais, mais j'avais besoin d'un complément d'informations.
L'homme soupira avant de se lever, contournant son bureau pour faire face au blond. Lentement, il passa sa main dans une douce caresse le long de son cou, remontant sur son visage, frôlant sa joue avant de passer sur ses lèvres, savourant de voir Edward fermer les yeux sous l'attouchement. Ce serait mentir que de dire qu'ils n'appréciaient pas tous les deux ces petits gestes.
-N'oubliez pas que je suis marié, murmura Edward en rouvrant les yeux.
-Avec un homme vraiment chanceux, sourit le haut gradé.
-Un certain Roy Mustang, devenu généralissime depuis peu, rajouta Edward avec un sourire.
Edward esquissa un sourire avant de passer ses bras autour du cou du brun et sceller leurs lèvres.
-Tu n'as plus peur que Riza ou Hugues rentre dans la pièce sans frapper, taquina le généralissime.
-Depuis le temps qu'ils le font, on est plus à ça près, répondit Edward en approfondissant le baiser.
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F . I . N
Voila l'épilogue pour clôturer cette histoire. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire et j'espère que vous avez aimer la lire. Je vous remercie pour votre soutiens et vous dis à bientôt pour d'autres histoire.
