Il fallait croire qu'il aimait les ennuis. Au lieu de remonter les escaliers, de rejoindre le troisième étage et son dortoir, Sirius Black se dirigea vers l'infirmerie. Les mains dans les poches de son pantalon de Quidditch, perturbé par tout ce qu'il venait d'entendre. Il devait trouver James et s'assurer que ce dernier aille bien. Il avait besoin de son ami. Maintenant. Immédiatement. Il y avait un monstre en lui. Oh, Remus, si tu savais qui de nous quatre est le pire de tous. Entrant comme à son habitude à la dérobée, ses yeux cherchèrent dans la pièce son ami. Seulement l'humeur de madame Pomfrey n'était pas à l'écoute ni à la complaisance. Pas question de fermer les yeux cette fois-ci. Pas après avoir vu deux victimes de Black dans la même journée.
« Monsieur Black ! s'écria madame Pomfrey, vous venez voir vos œuvres ?
─ …non, je viens voir Jam…
─ Il n'est pas en état de vous parler ! Vous lui avez la poitrine avec un sort de griffe de loup ! Vous rendez-vous compte que vous avez jeté un sort d'empoisonnement à monsieur Malfoy ?
─ Je…
─ Monsieur Black, nous en avons parlé avec le professeur Wood. Il semblerait que vos lectures vous embrouillent un peu l'esprit. Vous vous perdez dans vos rêves. Il serait préférable que vous quittiez le club de… »
La porte de l'infirmerie claqua violement. Au moins, il n'était pas renvoyé de Poudlard. Il était juste renvoyé des deux clubs où il se sentait heureux de retrouver ses amis. Un club qui lui apprenait à se défendre sans attaquer et des sorts moins dangereux que ceux que son précepteur lui enseignait et un club lui offrant le droit de rêver. Vous vous perdez dans vos rêves. Evidemment que Picott allait bien. Il s'était convaincu du contraire et maintenant, il en payait le prix.
La porte de l'infirmerie s'ouvrit quelques secondes après lui. La personne qui avait hâté sa marche, avançant à un pas de course, pour le rattraper et se placer devant lui ne devait pas se douter que c'était le pire moment pour venir régler des comptes. Sirius regarda Severus avec dédain, se renfermant sous une épaisse couche épaisse d'indifférence. Repoussant au loin une proximité qu'il avait pensé être réciproque depuis cet été. Il n'y avait aucune amitié entre eux. Il était l'ami de Lucius Malfoy. Le chasseur en avait après les proies. Pas d'inquiétude à avoir, Severus n'avait rien d'une biche. Est-ce… Severus avait dit à Lucius ce qu'il avait vu dans sa tête ? Est-ce pour ça que Lucius l'avait attaqué ?
« Serpillère, ce n'est vraiment pas le moment.
─ Lucius m'a dit ce que tu avais fait !
─ Ah ouais ? J'ai hâte d'entendre ça !
─ T'es qu'un pervers, Sirius ! Tu peux t'empêcher de branler les gens !
─ De quoi ? » grogna le jeune avant de reprendre immédiatement, « Tu sais quoi, je n'ai vraiment pas le temps. Ta petite crise existentialiste, va la faire à quelqu'un d'autre. » Répondit Sirius avec un mépris glacial.
Pas une énième dispute. Pas un énième renvoi. Il lui restait que le Quidditch et l'histoire. Et étrangement, il ne pensait pas que ce soit l'histoire que les professeurs lui retiraient en premier.
« Est-ce pour ça que James est à l'infirmerie ? T'y es allé trop fort ?
─ Laisse-moi passer.
─ Sinon, tu vas me blesser ? Est-ce-que Potter sait ton aisance à jouer des baguettes des serpentards ?
─ La maison m'importe peu, Severus. T'es jaloux que je préfère Potter et Malfoy à la tienne ? » pérora Sirius dans un pauvre rire, « mais mon pauvre si tu savais avec combien d'autres je l'ai fait ! Oublie cet été, Serpillère, t'es juste un numéro. »
Madame Pomfrey avait peut-être raison. Peut-être qu'il se perdait trop dans sa tête. Au moins, il pouvait s'inventer être un personnage alors qu'il passait à côté d'un Severus mortifié des propos de Sirius. Ce dernier fut fier de voir son visage décomposé par la rage et la colère. Il n'avait aucune idée de la signification des mots qu'il venait de dire mais les phrases avaient été dites dans Empire Sorcier III par le trappeur Tumpleton à la scientifique Luna alors qu'ils se disputaient.
Il décida de partir sur ce faible triomphe, déçu que Severus puisse penser qu'il voudrait quoique ce soit de Malfoy après avoir vécu avec eux. Finalement, en dépit de la désillusion qu'il lui inspirait, Severus lui faisait pitié. Il semblait ne pas se rendre compte que malgré tous ses efforts, il n'aura que le choix de devenir précepteur pour les familles de sang-riches ou de sang-purs. Il ne comprenait pas pourquoi Albus Dumbledore (qui avait un intérêt presque paternel pour Severus Snape) ne voyait pas que ce dernier était influencé dangereusement.
Rentrant dans la chambre, il passa devant ses deux amis inquiets. Il rentra dans la salle d'eau et referma la porte après lui. Il verrouilla la pièce et alluma l'eau pour pleurer de tout son saoul. Combien de personnes allaient-ils devoir blessés avant de parvenir à se contrôler ? Tom Jedusor avait raison, il était une malédiction pour ceux se rapprochant de lui. Au moindre contact, ils finissaient maudits par sa présence. Les professeurs avaient raisons, il ne pourrait jamais être une bonne personne. Il était pourri de l'intérieur. Severus avait raison… Il était sale. Il avait toujours été sale.
Il devait apprendre à cesser de pleurer. Il allait apprendre à avoir l'air toujours indifférent. Il y arrivait généralement bien, mais parfois il devenait un pleurnichard. Ta gueule, Severus ! Si seulement, il pouvait le haïr. Ce serait plus simple. Il s'en voulait tellement de l'avoir touché. D'être un dégénéré.
La porte fut ouverte, donc déverrouillée, refermée sans que le verrou ne soit reposé. Malgré son aversion a été trop proche de Sirius depuis que quelqu'un avait décidé de créer une brûlure dans le bas de son ventre à chaque fois qui le voyait, Rémus ne pouvait le laisser dans cette souffrance. Lentement, il posa sa main dans les cheveux trempés de son ami. Ce dernier redressa un visage livide. Remus l'appela, sans la moindre réponse. Finalement, il se redressa durement. Le loup avait faim.
« Habille-toi, je t'ai apporté un pyjama. Tu as cinq minutes pour te laver.
─ Rem', je ne veux pas parler.
─ Alors ne parle pas. On est là, d'accord ? On t'attend. Peter a même déjà préparé ton oreiller. »
Sirius quitta la douche quelques minutes plus tard, obéissant comme souvent à Rémus. Il se présenta dans la chemise gryffondor trop large et trop grande de Peter. Ses parents avaient refusé de lui en acheter une aux couleurs de sa maison et avait menacé de brûler toutes ses affaires s'il avait l'audace d'investir dans ce genre de provocations.
« Fais pas le scrutt' ! » s'agaça Peter en le voyant aller vers son lit.
Il attrapa la main de Sirius pour le mener rapidement vers la zone de Remus. Ce dernier se décala immédiatement. Il ne pouvait le dire à voix haute, aussi il se contenta de soulever la couverture et de taper sur la place vide où l'oreiller de Black l'attendait. Sirius hésita, mais il avait l'impression que s'il n'y allait pas, il disparaitrait. Il monta sur le lit, s'allongeant, posant son visage dans le creux de l'épaule de Remus. Cette main qui vint se glisser dans sa chevelure, l'odeur de loup et de thé de Rémus, de chocolat, de sucre et d'herbe le fit soupirer d'aise. Il sentit Peter grimper sur le lit, s'asseyant à côté de lui. La main de Sirius attrapa celle du Peter pour venir l'attirer contre lui afin qu'il l'enlace, se retrouvant ainsi bloquer entre les bras de Peter et les jambes de Remus. Personne ne viendrait lui faire de mal ici. Lucius, Tom Jedusor, son père, le destin, Severus. Personne ne pourrait venir l'atteindre. Même la chaleur brûlante dans le ventre de Remus se calma pour une douceur amicale. Ils se protégeraient toujours.
« … Il s'est si facilement endormi.
─ Je jure n'avoir jeté aucun sort, sourit tendrement Rémus.
─ Je ne sais pas ce qui s'est passé ce soir mais il n'a pas l'air bien.
─ On devrait en parler à James. Il saurait quoi faire.
─ Remus ! gronda Peter, tu m'as juré de ne plus rapporter.
─ Mais… ils sont meilleurs amis.
─ Nous aussi ! Ça ira, ils se réconcilieront tout seuls.
─ Tu es sûr, Peter ? Je pense qu'on devrait essayer …
─ Remus, tu sais peut-être mieux l'apaiser mais je le comprends mieux que toi. Sirius n'a pas envie que nous l'aidions alors on ne devrait pas s'en mêler et juste être là. D'accord ?
─ James pourrait nous en vouloir.
─ Rey, crois-moi, on sait ce que va faire James s'il apprend que Sirius va aussi mal.
─ Il le dira aux adultes.
─ Tu veux que les adultes sachent tout ? Tu as entendu Sirius, si jamais ses parents apprennent qu'il nous a parlé de punitions, on le retira de Poudlard. Tu veux perdre Sirius ?
─ Non, bien sûr que non. »
« Qu'est-ce que vous faîtes ? »
Sirius Black regarda l'écran blanc autour de lui et les briques devant lui qui étaient posées à mains nues par Appolon Picott dans ce qui ressemblait être une partie de salle de l'école de Poudlard et une grande étendue d'un désert brûlant. Appolon posa ses doigts sur ses lèvres, intimant le silence. Il attira l'étudiant derrière le muret qu'il bâtissait. « Mo… » Un cri se fit entendre. Appolon attrapa les mains de l'étudiant entre ses doigts squelettiques, remuant la tête de gauche à droite. Pas un bruit. Seuls les doigts remuaient. Ses cheveux étaient sales et poisseux, sa peau était creusée et terne. Il prit une grande inspiration, cessant de respirer. Pouvait-on respirer dans un rêve ? La forme criait, semblant appeler un prénom. Nerveusement, Appolon continua de tapoter sur le poignet de Sirius. « … » Alors que c'était le concierge (est-ce qu'il pouvait encore l'appeler ainsi ?) qui retenait sa respiration, ce fut Sirius qui commença à manquer d'air. « SIRIUS ! » Il émit un petit bruit étouffé comme-ci on cherchait à l'étrangler. « SIRIUS ! » Appolon se redressa devant lui, continuant à retenir son souffle. « SIRIUS ! » Le Mage Noir apparu face à lui. Il tendit sa baguette. Sirius eu soudainement mal aux joues. Appolon rejeta le sort du mage noir avec difficulté. « …Qui est avec toi ? » hurla ce dernier.
Ouvrant brutalement les yeux sous l'absence d'air, Sirius se remit à respirer à cent-mille à l'heure. Des bras le maintenaient de partout, des jambes le recouvraient. Il en était ankylosé et ne pouvait détacher les bras noués autour de lui. C'est dans ta tête, Sirius, arrête de penser à ça. Remus et Peter le regardaient, terrifiés. Sirius avait cessé de respirer dans son sommeil et s'était soudainement agité. Si Peter ne l'avait pas frappé, peut-être serait-il mort, pensaient-ils.
Sirius tenta de se redresser, mais ses yeux tombèrent sur ceux de James. Alors qu'il allait se fondre en excuses, il entendit Peter dire : « James, ce n'est pas le moment.
─ Peter !
─ C'est vrai ! » insista le blondinet inquiet à l'idée de ce qui arriverait si Sirius subissait un nouveau choc.
Sirius tira la couverture au-dessus de lui, disparaissant honteusement dessus. James et lui le savaient, ils devaient s'excuser, mais « pourquoi ce serait à moi, pensèrent-ils en même-temps, de faire le premier pas. »
Le lendemain midi, un papier qui avait subit un sort de multiplication se retrouva dans toutes les toilettes de chaque étage, devant chaque porte. C'était régulier, comme la fois où Severus avait trouvé la brève du corbeau sur ce que pensait Sirius de lui. Rare étaient ceux disant aimer le corbeau mais nombreux étaient ceux lisant ses articles.
Tout le monde put ainsi découvrir la nouvelle brève.
||| Sirius Black, histoire d'un déviant qui n'ouvre pas la bouche que pour se moquer ! |||
||| Vous le trouvez séduisant avec son air de pas en être et d'être au-dessus de nous tous. Mes chéris, voyons ! Vous devriez savoir que certains cachent bien leurs jeux. Sirius Black a été vu en salle des professeurs (oui, là où seul le tueur d'écolière avait été jusqu'à présent.) Il a attaqué le préfet Lucius Malfoy. Ce dernier a déclaré à monsieur Slughorn : « Je lui ai demandé de regagner son dortoir et il m'a jeté un sort d'empoisonnement. J'ai manqué d'en mourir ! » Madame Pomfrey rassure : les jours du Préfet ne sont plus comptés. Pourquoi cette attaque ? Car Lucius Malfoy a trouvé Sirius Black en train de sucer un élève de septième année et il a supplié Lucius d'avoir la sienne ! Histoire vraie !
Devant les professeurs, Black n'était ni honteux, ni culpabilisé, juste totalement indifférent. Selon une source, très proche de Sirius Black (son propre frère), il aurait des tendances psycho'mages qui pourraient le conduire à Sainte Mangouste.
On a posé la question à Sirius Black qui nous a dit : J'aime celle de Potter, de Malfoy, j'ai même essayé celle de Severus cet été. J'ai un carnet où je note par numéro mes partenaires garçons comme filles. Severus Snape a avoué à son ami Avery que Sirius Black finirait sa vie sous des lampadaires à en avaler des plus sales que la sienne. Pas de doute que Black a jeté un sort succube à ses partenaires car nombreux ne se souviennent pas avoir été avec lui ! Il les séduirait et abuserait d'eux. S'en souviendront-ils un jour ou créait-il assez de confusion ?
|Il faut se rappeler que Black est un ami de Charles Weasley qui est l'amant d'un CONCIERGE de cette école et qui au propre mariage du frère de Charles a affiché son goût déviant. Sirius BLACK est-il un DÉVIANT contaminé par CHARLES !? » Que FONT les professeurs ! Pourquoi monsieur Picott est-il encore ici !? Qui va être le prochain malade atteint de cette déviance ?
Souvenez-vous que Sirius B. a été souvent en punition avec monsieur Picott. On a sans doute trouvé la raison des cheveux en bataille et des tenues mal repassées de l'étudiant ! On sait où il a attrapé cette maladie ! C'est contagieux ! Sirius est dans l'équipe de Quidditch, on comprend mieux l'amélioration de leurs résultats ! J'espère que votre petit-copain ou votre petite-amie ne s'y trouve pas ! |||
❦ღ⁂웃⁂웃⁂웃⁂웃ღ❦
Je pense que le corbeau est facile à trouver. Hein ?
Tiens, donnez-moi un mot que vous aimeriez que je place dans un chapitre. Ce genre de jeu m'amuse.
(Si vous répondez à cela alors que la fic est terminée … je réfléchirai à comment faire ce défi xD)
A dans deux/trois jours ❥❤..
