Le centre de contrôle grouillait de monde lorsqu'ils arrivèrent. Les ingénieurs, plongés derrière leurs écrans, échangeaient de manière animée entre eux tandis que Quinlan effectuait les dernières vérifications nécessaires avant le lancement de la procédure d'essai. Derrière le poste de contrôle central, Navo tapait frénétiquement sur un clavier. Elle sursauta lorsque Cassiopea vint regarder par-dessus son épaule.

« Du nouveau ?

- Tu m'as fait peur, répondit l'informaticienne. J'ai terminé de mettre au point mes derniers codages, d'après les premiers résultats de cette nuit, nous devrions nous approcher du résultat escompté.

- Obi-Wan m'a dit que vous étiez presque certains d'avoir réussi.

- C'est ce que tout le monde pense, soupira Navo. Mais tu me connais. Je ne peux pas m'empêcher de tout remettre en question. Je ne serai satisfaite qu'une fois les tests concluants. Si les boucliers tiennent et fonctionnent comme nous l'espérons, alors je pourrai passer à autre chose.

- Tu auras surtout besoin de repos, dit Cassiopea en massant légèrement les épaules de son amie. Tu n'as presque pas fermé l'oeil depuis l'attaque et je doute que tu ais beaucoup dormi durant mon absence.

- Pas vraiment, non. J'étais concentrée sur le décodage des Archives. Le processus de dématérialisation avance bien d'ailleurs. Je pense avoir trouvé le bon programme, tout est bien plus simple maintenant que nous sommes à l'intérieur, même si j'ai pu remarquer que certaines données étaient encore codées.

- Nous verrons cela à un autre moment. De toute manière, je doute que nous ayons besoin de toutes les informations contenues dans le cube. Pour le reste, nous aviserons en fonction de la situation. Tu donnes combien de temps au programme ? Je voudrais pouvoir sortir le cube d'ici le plus rapidement possible.

- Quelques jours je pense. Peut-être une ou deux semaines maximum. D'après ce que j'ai pu voir, les données s'exportent assez rapidement mais il y a tellement de dossiers là-dedans… je n'ai encore jamais rencontré une mine d'informations aussi conséquente. Je t'avoue que je suis assez tentée d'en faire un tour complet.

- Une fois que les choses seront revenues à la normale – si tant est qu'elles le redeviennent un jour – je te promets que nous irons nous promener dans l'antre des secrets Jedi. Mais pour l'heure, nous allons nous contenter de nous en servir pour arrêter Palpatine.

- Tu as raison, comment avance le transfert vers Adumar ?

- Plutôt bien. Je pense que je vais ordonner le déplacement de tous les civils d'ici la fin de la semaine. Si les boucliers tiennent, la plupart des ingénieurs pourront également rejoindre leurs familles là-bas. Cela leur permettra de commencer à mettre en place des défenses similaires. Si Adumar doit devenir notre nouvelle base, il faut qu'elle soit rapidement opérationnelle.

- Ça me fait de la peine d'abandonner Kidron. Nous étions bien ici.

- Je sais, moi aussi. Mais nous n'avons plus le choix. Il faut partir avant que l'Empereur n'apprenne où nous nous trouvons. Une fois sur Adumar, nous serons à nouveau intouchables.

- J'imagine qu'il ne perdra pas une seconde pour nous attaquer si Vénusii-Arcadia venait à cracher le morceau. Surtout après le petit discours que tu leur as servi. Rien qu'à imaginer sa tête, j'ai envie de rire.

- J'espère en tout cas qu'il a bien compris mon message. Tu penses que leurs systèmes sont toujours hors-service ?

- Au moins jusqu'à ce soir si j'ai bien fait mon travail. Après, ils peuvent toujours se connecter à leurs vaisseaux mais je doute que ce soit aussi efficace.

- Certainement pas, non. Je pense que toute la capitale doit être plongée dans le chaos. Surtout le Sénat.

- Sélène m'a dit la même chose.

- Où sont les autres d'ailleurs ?, Cassiopea regarda autour d'elle.

- Dans l'observatoire. Sor et Wolf arrivent au bout de l'inventaire et ils ont pris contact avec Alderaan et nos autres partenaires pour parler affaire et réarmement. Les filles et Ivan sont avec eux.

- Au moins, nous pouvons dire que la journée s'annonce bien. Si les boucliers fonctionnent et si nous parvenons à commander du nouveau matériel, nous pourrons souffler un peu. Surtout que, entre mon absence et le siège de Vénusii-Arcadia, nous n'avons pas vraiment eu le temps de nous intéresser aux dernières manœuvres de l'Empire. Les cristaux et les Archives c'est une chose, mais nous ne pouvons pas nous permettre de délaisser tout le reste. Palpatine ne va probablement pas mettre son opération de conquête entre parenthèses juste pour nous courir après, ses hommes sont certainement toujours à l'oeuvre et des peuples entiers attendent de l'aide. Il va falloir nous recentrer sur nos objectifs premiers.

- Tu as raison, Wolf m'a dit la même chose ce matin. Je pense qu'ils seront toujours en négociation une fois que nous aurons terminé ici. Tu pourras discuter avec Bail et les autres représentants pour faire le point. Si les boucliers sont opérationnels, d'autres planètes pourraient aussi en profiter.

- Il va falloir organiser des déplacements de toute façon. Nous ne pouvons pas nous permettre de communiquer les coordonnées de notre nouvelle base à qui que ce soit, ce serait bien trop dangereux. Les transactions vont devoir se faire en terrains neutres ou chez nos partenaires directement. Nous allons devoir nous organiser intelligemment pour tout gérer à la fois.

- Sélène est une excellente négociatrice, commenta Navo. Son expertise pourrait s'avérer utile dans les mois à venir.

- J'y avais aussi pensé, approuva Cassiopea. Il est temps pour ces demoiselles de prendre leur place parmi les Sentinels. Je vais en parler avec elles.

- Comment va Matylda ? Vous avez disparu pendant un certain temps ce matin.

- Nous avons travaillé la Force, dit Cassiopea en regardant Matylda qui discutait avec Obi-Wan. Elle a déjà fait de grands progrès, je pense qu'il sera bientôt temps pour elle de construire son sabre laser.

- Pourquoi j'ai l'impression que les Sentinels sont entrain de devenir un refuge pour Jedi ?, demanda Navo en riant.

- Parce que notre présence illumine vos journées ?, intervint soudain Quinlan en passant un bras autour des épaules de Cassiopea.

- N'en faites pas trop non plus, dit cette dernière. Vous êtes plutôt du genre à ruiner la journée des gens.

- Je suis profondément blessé et outré par cette remarque. Est-ce-que j'aurai au moins le droit de donner quelques leçons à Matylda ? Obi-Wan a manqué de s'étouffer quand j'ai soulevé l'idée. Pourtant, je suis certain que je pourrai lui apporter quelque chose de différent, si tu vois ce que je veux dire.

- Matylda n'est pas comme moi, Maître. Je pense plutôt qu'elle préférera rester dans la tradition des Jedi.

- Pas de Lumière de Force donc ?

- Je pense que nous allons nous en abstenir pour l'instant. Comment avance la procédure de test des boucliers ?

- De mon côté, je pense que nous sommes fin prêts au lancement. Je n'attends plus que le feu vert du cerveau en chef.

- Tout est au point, répondit Navo. Je ne vois plus rien à modifier.

- Alors c'est parti. »

Le silence s'installa rapidement dans le centre de contrôle tandis que les ingénieurs reprenaient leurs places et se mettaient à pianoter rapidement sur leurs claviers. Navo donnait les directives et Cassiopea s'adossa entre Quinlan et Obi-Wan dans le fond de la pièce. Sur les écrans géants, les trois Jedi avaient une vue éclatée de Kidron depuis l'espace. Les points d'ancrage des boucliers clignotaient en rouge, signe d'un déploiement imminent. En orbite de la planète, Barret et l'escadron des BLUE se tenaient prêts à lancer des tirs d'essai.

« Allez-y, dit finalement Navo. »

La lumière s'éteignit dans le centre de contrôle tandis que les ingénieurs actionnèrent leurs dernières commandes. Dans un grondement sourd, les boucliers jaillirent de leurs points d'ancrage pour venir couvrir toute la surface habitée de la planète. Cassiopea se pencha en avant pour les observer attentivement. À première vue, ils ne semblaient en rien différents de ceux qu'elle avait fait installer quelques années auparavant mais ils avaient au moins l'air d'avoir retrouvé leur force suite aux attaques des impériaux. Navo donna un nouvel ordre et les ingénieurs activèrent les panneaux de renvoi de projectiles.

« Barret, dit l'informaticienne dans son comm'link. C'est le moment. Donne tout ce que tu as.

- À vos ordres madame, répondit le pilote tandis que ses chasseurs se mettaient en formation d'attaque.

- Nous allons enfin voir ce que ça donne, murmura Quinlan à Cassiopea. Si tout se passe comme je le pense, le résultat va être assez spectaculaire.

- Pas trop quand même j'espère, répondit Cassiopea sur le même ton. Je ne voudrais pas perdre des chasseurs dans la manœuvre.

- Navo et Barret en ont discuté avant, intervint Obi-Wan. Nous n'avons pas activé toutes les fonctions des boucliers, les projectiles retourneront vers leur point d'envoi et les chasseurs auront largement le temps de se déplacer avant. Et quand Quinlan dit spectaculaire, il n'a pas tout à fait tort. Je pense que les prochaines personnes qui tenteront une attaque auront une belle surprise.

- Si ça marche, il faudra recréer le même programme sur Adumar. Nous allons déménager malgré tout, par sécurité.

- Bien sûr, approuva Quinlan. Ceux-là font office de test et Navo pense même que nous pourrons dupliquer les dossiers ou je ne sais quoi. D'après ce que j'ai compris, les ingénieurs n'auront pas besoin de tout recommencer une fois là-bas.

- Cette femme est vraiment impressionnante, ajouta Obi-Wan. On dirait que son cerveau est branché en permanence à un ordinateur.

- Elle n'arrête jamais, confirma Cassiopea. Je pense que nous aurions eu bien du mal à nous en sortir sans elle.

- Cass, les interrompit Navo. C'est parti.

- Alors voyons ça. »

L'escadron des BLUE se rapprochait en piqué de Kidron, canons chargés. D'un seul mouvement, tous les chasseurs lâchèrent des salves de missiles vers les boucliers avant de redresser leur trajectoire et de se rabattre hors du champ déflecteur de ces derniers. Dans le centre de contrôle, tout le monde retint son souffle tandis que les premiers projectiles vinrent s'écraser sur les parois protectrices. Les boucliers, jusqu'alors invisibles, virèrent au rouge comme à leur accoutumée, prêts à retourner les munitions à l'envoyeur. Cependant, les parois se mirent à crépiter et, soudain, s'illuminèrent d'une lumière blanche aveuglante. Les missiles furent enveloppés de lumière avant de se décoller et de fuser, plus rapides que le son, dans le sens inverse. Comme des boules d'énergie, ils implosèrent en plein vol dans une myriade de particules qui auraient suffit à éliminer au moins une dizaine de bombardiers. Et, alors que le spectacle semblait être terminé, les parois des boucliers s'illuminèrent à nouveau et expulsèrent une onde de choc brutale et meurtrière qui provoqua une déformation dans la structure même de l'espace environnant. Dans un silence sourd où seul perçait un sifflement strident, les Sentinels purent observer la puissance dévastatrice de leurs nouvelles armes tandis que la déformation s'effondra sur elle-même aspirant toute la matière se trouvant à proximité dans un trou noir instantané qui se referma sur le coup. Doucement, les boucliers cessèrent d'émettre le moindre son et redevinrent invisibles.

Dans le centre de contrôle, le silence persista encore quelques instants puis tous poussèrent des cris de victoire. Les ingénieurs se levèrent pour se congratuler, Navo se laissa tomber dans son fauteuil en poussant un soupir de soulagement tandis que Matylda la félicitait en riant et Quinlan souleva Cassiopea en chantant des hymnes à la victoire.

« C'est encore plus efficace que ce que j'imaginais, commenta Obi-Wan. Je pense que vous êtes prêts à accueillir n'importe qui.

- Je n'ai jamais vu une explosion pareille, dit Matylda. Comment est-ce possible ?

- Navo sera sans doute la plus à même de t'expliquer, répondit Cassiopea. Le plus important, c'est que tout fonctionne. Entre la technologie des boucliers et la puissance du Kyber, nous sommes parvenus à créer une barrière quasi-infranchissable. Les impériaux vont adorer s'ils venaient à nous rendre visite. Bon travail tout le monde, je pense que vous avez tous mérité un peu de repos. Je vous transférerai vos prochains ordres de missions dans la journée, sachez d'avance que la plupart d'entre vous va très probablement s'envoler pour Adumar avant la fin de la semaine. Il faut commencer à installer cette technologie autour de notre nouvelle base et les Sentinels sur place ont besoin de renfort pour tout organiser. D'ici là, vous êtes libres. Toi aussi Navo, juste le temps d'aller voir Wolf et tu pourras retrouver ton lit.

- Ne t'inquiète pas pour moi, dit la Miralan. Je suis encore opérationnelle, je dormirai bien cette nuit. Les garçons vont avoir besoin d'aide pour les inventaires, j'ai des logiciels pré-fabriqués pour ce genre de procédure.

- Comme tu le sens, abdiqua Cassiopea. Direction l'observatoire – Maître, arrêtez de vous trémousser – nous avons encore du pain sur la planche. »

La petite troupe était encore plongée dans une grande discussion sur les pouvoirs insoupçonnés du Kyber lorsqu'ils arrivèrent à l'observatoire où les attendait le reste de la bande. Ivan, Emiliana et Ann-Mary étaient concentrés sur les registres du personnel tandis que Sor et Sélène étaient visiblement occupés à tracer des plans de route. Ce fut Wolf qui les remarqua le premier. Assis dans le fauteuil de Cassiopea, il était entouré d'écrans sur lesquels s'affichaient différentes personnes. Sur celui du centre, le visage de Bail Organa s'illumina en voyant les Jedi approcher.

« Maître Kenobi !, s'exclama le Sénateur. Quelle bonne surprise ! Je ne pensais pas vous revoir un jour.

- Les choses n'ont pas vraiment suivi le cours que j'avais envisagé, répondit Obi-Wan. Mais je suis également ravi de vous revoir. Comment vous portez-vous ?

- Très bien, ou tout du moins, aussi bien que possible au vu des circonstances actuelles.

- Et votre famille ?, enchaîna Obi-Wan avec un drôle d'air.

- À merveille merci, répondit Bail sur le même ton. Ma fille grandit de jour en jour.

- Vous m'en voyez ravi.

- Quoi de neuf Sénateur ?, coupa Quinlan en se glissant dans le champ de vision du dirigeant d'Alderaan.

- Bonjour Maître Vos, j'aurais souhaité clamer ma surprise de vous savoir en vie mais, vous connaissant, je n'en suis pas très étonné.

- Je suis indestructible !, se vanta le Kiffar.

- Certes…, dit Cassiopea d'un ton blasé en venant s'asseoir sur l'accoudoir de son fauteuil aux côtés de Wolf. Messieurs Dames bonjour, je vous prie de m'excuser pour ce rendez-vous imprévu mais nous sommes dans une situation relativement instable et nous avons grandement besoin de votre aide.

- Le Commandant Valdez nous a exposé toute la situation, répondit une Togruta âgée. C'est terrible ce qui est arrivé, heureusement que vos défenses ont tenu le choc. Nous allons bien sûr vous aider à retrouver le maximum de votre armement. Je suis prête à organiser une rencontre dès que possible. Nous avons déjà établi la liste des choses à vous fournir.

- Je serai également du voyage, Cassiopea, poursuivit Bail Organa. Wolf m'a dit que vous auriez besoin de matériaux pour boucliers ?

- Si vous pouviez me préparer une commande identique à la première, j'en serais ravie, acquiesça Cassiopea. Nous allons avoir besoin de doubler nos défenses. Quinlan et Obi-Wan viennent de mettre au point un nouveau système avec Navo et nous allons devoir le placer sur de nouveaux boucliers.

- Alors je vais vous apporter tout ça. L'Empereur me laisse relativement tranquille ces derniers temps et, au vu de ton apparition remarquée de cette nuit, je suppose que c'est en rapport avec ces cristaux dont tu as parlé ?

- Vous avez vu mon discours ? Je vous pensais sur Alderaan.

- J'y suis maintenant, je viens d'arriver. Mais, cette nuit, je me trouvais au Sénat pour une cession urgente. Dis-moi, que prépare-t-il exactement ?

- Quelque chose de mauvais, répondit Cassiopea. Je vous en dirai plus lorsque j'aurai une réponse précise à vous apporter mais sachez juste qu'il pourrait s'agir d'une arme. »

À ces mots, les alliés des Sentinels commencèrent tous à s'agiter et à murmurer entre eux, visiblement inquiets. Cassiopea s'empressa de les rassurer.

« Pour l'instant, je peux vous affirmer qu'il ne dispose pas des moyens nécessaires pour mener son projet à bien. Nous sommes en possession de l'élément crucial qui lui manque et nous n'avons pas l'intention de le laisser s'en emparer. D'ici quelque temps, nous devrions avoir une idée plus précise de ses projets et, à ce moment là, nous en reparlerons pour envisager les options qui se présentent à nous. Pour l'instant, le plus important pour nous, c'est de nous réarmer proprement. Par la suite, nous allons probablement reprendre nos missions habituelles tout en poursuivant nos recherches au sujet des projets de l'Empire. Nous ne pouvons pas nous permettre de négliger l'essentiel.

- Encore une fois, reprit Bail. Et je pense parler pour chacun d'entre nous, vous avez notre soutien infaillible. Nous allons organiser les rencontres pour vos livraisons dans les plus brefs délais.

- Merci Sénateur, reprit Wolf. Je pense que Sélène est parfaitement au point en matière de terrain neutre, je vous laisse voir avec elle pour déterminer le lieu de l'échange.

- Il faut toujours étudier toutes les éventualités, répliqua la jeune femme qui avait réagi à l'entente de son prénom. Sor pense que nous devrions nous rapprocher de vous plutôt que l'inverse. Les impériaux seront moins susceptibles de soupçonner quelque chose en rapport avec la rébellion aux abords de la Bordure Intérieure.

- Vous êtes vraiment très douée, dit Bail. Je m'en suis rapidement aperçu dès votre arrivée au Sénat.

- Je ne risque pas d'y retourner, marmonna Sélène. À ce propos, avez-vous des nouvelles de mon père ?

- Du tout, d'après ce que je sais, il est toujours supposé être en repos auprès de votre famille.

- Tant mieux, intervint Sor. J'espère ne plus jamais revoir sa tête, qu'il reste enterré là-bas après son humiliation.

- Tu exagères, dit Sélène. Le plus important, c'est qu'il ne parle pas. Vous connaissez mieux que moi les planètes aux abords de la Bordure Intérieure qui pourraient avoir des tendances rebelles, Sénateur. Je vous laisse en choisir une qui pourrait être adéquate. Ensuite, la jeune femme leva les yeux vers Sor. Je pense que nous pourrons nous occuper des détails de la transaction ?

- Nous nous chargerons de l'organisation et des contacts à prendre sur place, approuva le Twi'lek. Vous n'aurez plus qu'à vous présenter avec le chargement. Pas tous à la fois, pour éviter d'attirer l'attention. Nous vous enverrons les précisions horaires et de localisation à la dernière minute par précaution.

- Tout ceci me semble parfait, dit Bail. Je me charge donc de trouver une planète convenable et vous vous occupez du reste. Cassiopea ne dit plus rien donc je suppose qu'elle approuve…

- Je n'ai pas grand chose à ajouter, répondit la jeune femme en riant. Je crois que la situation est parfaitement sous contrôle et vous n'aurez qu'à tout mettre en place avec Sor et Sélène. Ce sera plus facile à gérer si vous avez des interlocuteurs attitrés.

- Je vais vous transmettre mon numéro de comm direct, dit Sor. Sélène n'a pas encore le sien mais cela ne saurait tarder je pense. Faites-moi signe dès que vous pensez avoir trouvé l'endroit.

- Cela me semble parfait, conclut Bail tandis que les autres interlocuteurs acquiesçaient. Tenez-nous au courant si vous avez des nouvelles informations et je vais garder l'oeil ouvert au sujet du Général Vénusii-Arcadia. S'il refait surface ou qu'il tente de parler, je vous avertis immédiatement.

- Merci Bail, merci à tous, dit Cassiopea. Espérons que les choses se calment un peu dans les prochains temps pour que nous puissions reprendre un rythme d'interventions plus régulier. J'ai vu très rapidement ce matin que Vador était à nouveau intervenu sur plusieurs planètes au courant de la semaine et ces gens vont très probablement avoir besoin d'aide.

- Je n'en doute pas un instant, Vador est redoutable et il a pour habitude de laisser des cendres derrière lui. D'ailleurs, en parlant d'aide à apporter, tu as sans doute remarqué que le roi Dendup n'était pas présent.

- Effectivement, répondit Cassiopea en jetant un œil aux écrans. C'est étrange, il ne manque jamais une réunion en temps normal.

- Je voulais t'en parler justement. Onderon fait l'objet d'un siège impérial depuis quelque temps.

- Comment ça ?, intervint Wolf. Nous n'en avons pas entendu parlé.

- Moi non plus en réalité. L'opération était supposée rester secrète et je n'en savais rien mais je ne reçevait plus de nouvelles donc je me suis inquiété et j'ai fait quelques recherches. Je ne suis pas parvenu à entrer en contact avec lui – il semblerait que Palpatine ait bloqué leurs lignes de communication – mais j'ai surpris Stanford et Fenlon au Sénat il y a quelques jours et ils en parlaient. Apparemment, ils essaient de percer leurs défenses depuis un certain temps sans y parvenir mais ils avaient l'air déterminés. Je ne sais pas ce qu'ils cherchent mais cela ne peut rien présager de bon. Onderon est bien armée et protégée grâce à nous mais ils ne tiendront pas indéfiniment. De plus, j'ai consulté le calendrier lunaire et l'invasion annuelle des Drexis est proche. S'ils attaquent, alors l'Empire aura le champ libre.

- Je n'arrive pas à croire que nous n'étions pas au courant, dit Wolf en se tournant vers Cassiopea. Il va falloir faire quelque chose.

- Merci de nous avoir prévenus Bail, approuva Cassiopea. Nous allons étudier le problème attentivement et intervenir s'il le faut. En attendant, ne vous exposez pas trop. On ne sait jamais de quoi l'Empereur est capable et il vous a déjà dans le colimateur.

- C'est pour cette raison que je vais vous laisser gérer cette affaire. Nous allons nous occuper de votre ravitaillement. Prenez soin de vous, nous restons en contact pour les détails pratiques. Que la Force soit avec vous.

- Et avec vous tous, conclut Cassiopea. »