Chapitre 54 : Attrape-moi si tu peux !
~ Prison d'Impel Down – Bureau de la Gardienne en Chef – 13h30 ~
- Très bien, je t'attends au niveau 2 Sadi-chan, fait sèchement Domino avant de raccrocher.
Accompagnée d'une armée de gardes, Domino part prendre l'ascenseur au niveau 1 pour aller à celui du dessous. Depuis qu'elle est arrivée dans cette prison, aucun prisonnier n'a pu s'échapper par un stratagème aussi simple que celui de voler un dossier. Et de toute manière, comment aurait-il pu … ? Celui-ci est enfermé dans une cellule et attaché par de multiples chaînes l'empêchant même de manger et de s'hydrater. Alors Domino pense qu'il a un complice parmi les gardes, et c'est bien cela qui l'inquiète. Combien de dossiers ont pu être modifiés par ce complice et quand cela a-t-il eu lieu ? C'est cela qu'elle cherche à savoir.
Elle rentre dans l'ascenseur en compagnie des soldats et appuie sur le bouton du niveau deux dans une tension palpable. Dans un bruit de craquement sinistre, la machine se met en marche et descend au niveau 2 où ils sont accueillis par la magnifique Sadi-chan, chef de la garde accompagnée de nombreux bêtes également gardiennes des lieux. Les deux femmes se jugent du regard, avant que Domino s'avance pour la devancer en direction de la cellule du détenu n°35148. Sadi-chan marche de sa démarche sensuelle, faisant grincer sa tenue de cuir rose à chacun de ses pas tandis qu'elle joue de son jouet à chaque détenu qui ose se présenter aux barreaux de sa cellule. Plusieurs d'entre eux gémissent en recevant le coup du jouet, augmentant le sourire ravageur de la belle dominatrice en cuir rose.
- Pourquoi m'as-tu appelé à ce niveau, Domino ? roucoule Sadi-chan. Les détenus de ce niveau sont si faibles face à mes coups de fouet… ! Je préfère mille fois ceux du niveau 5 et 6 ! Eux, ils en ont dans le ventre !
- Parce que nous avons un détenu à interroger ! tranche Domino. C'est un dossier épineux que l'amiral en chef Sengoku veut étouffer ici. Alors il faut qu'on découvre comment il se peut que son dossier ait disparu de nos bureaux protégés et qu'on l'épuise pour qu'il ne survive à la purge de demain !
- Oooh ! Ce ton que tu prends me chauffe ! clame sensuellement Sadi. J'espère qu'au moins, c'est un beau mec… ! Je n'en ferais qu'une bouchée de lui ! Il succombera à mes charmes !
Domino préfère l'ignorer ayant l'habitude des désirs peu habituels de cette femme en termes de fantasmes. Les deux femmes marchant jusqu'à la cellule occupée par Jeremy, et Domino ouvre la cellule grâce à son trousseau de clés permettant à Sadi-chan d'entrer dans la cellule du condamné. Domino referme la porte derrière elle et ordonne aux gardes de se positionner tout autour en le mettant en joue.
- Il est tout à toi, Sadi-chan, déclare Domino.
- Bonjour mon garçon ! gémit-elle en venant le caresser du bout de son fouet. Il parait que tu as été un méchant garçon ?!
Jeremy relève la tête et aperçoit l'étrange femme vêtu d'une tenue rose parfaitement moulante au corps de la jeune femme, armée d'un fouet et le visage à moitié recouvert de ses longs cheveux orange. Il ne répond rien, préférant gardant le silence ce qui ne plait pas à la dominatrice. Elle lève son fouet commence à le fouetter de long en large sur le corps, en se réjouissant des cris de douleur du détenu qui tente d'attacher ses poignets.
- Je crois qu'on va bien s'amuser, toi et moi. Tu devras m'appeler Sadi-chan quand je m'adresserais à toi ! Compris, ma chose ?!
La bouche sèche à force de crier et prêt à s'évanouir à cause du manque d'eau, Jeremy ne peut qu'hocher la tête face à la sauvagerie de sa tortionnaire. De toute manière, ca ne pouvait pas être pire que cela au point où il en était.
~ Mer de Grandline – 16h49 – Bateau de l'amiral Kizaru ~
Après plusieurs heures de navigation, le navire accoste enfin à une île touristique dans le port de l'île prêt des navires de croisière et bateaux de commerces. L'amiral sort sur le ponton en premier, accompagné du soldat Davy qui regarde les environs pour repérer la trace de l'équipage tant recherché.
- Ils sont malins, ils n'ont pas accosté sur le port central. Il faut qu'on patrouille tout autour de l'île.
- Je m'en occuuupe ! s'exclame Borsalino en s'étirant les bras.
En une fraction de seconde, il disparait du ponton pour réapparaitre sur l'île et part faire sa ronde autour de l'île à la vitesse de la lumière. Davy soupire et descend sur le pont avec les autres soldats et commence à organiser les groupes de surveillance en ville. A peine a-t-il fini les groupes que l'escargot-phone dans sa poche sonne, il décroche alors avec la voix la plus naturelle possible.
- Soldat Davy, j'écoute … ?
- Je les ai trouvééé au nord de l'île, en train de plier bagage ! crie Kizaru à l'autre bout du combiné. Remonteeez sur le navire et contooournez l'ile !
- On arrive tout de suite amiral ! Demi-tour tout le monde, on retourne sur la navire et cap au nord de l'île ! s'écrie à son tour Davy en remontant sur le navire derrière la barre du navire.
Un tonnerre de grognement mécontent provient des soldats qui font demi-tour et ils reprennent chacun leur poste sur le navire tandis que Davy fait la manœuvre pour quitter le port et se dirige vers le nord de l'île. Il sent ses mains devenir moites sur la barre du navire tandis que le navire prend de la vitesse, la boussole s'activant de plus en plus à l'approche de l'équipage. Finalement, il aperçoit enfin le fameux sous-marin jaune de Trafalgar Law accosté sur une plage déserte, avec l'équipage face à l'amiral Kizaru, les deux mains levées en l'air pour montrer son attitude pacifique. Davy rapproche le navire au maximum de la terre ferme et ordonne aux soldats de jeter l'ancre, sous le regard méfiant de Trafalgar Law et de son équipage tous prêt à attaquer. Kizaru les ignore et s'approche du navire pour s'adresser à Davy.
- Peeeux-tu me donner mon escargot-phone que j'ai laissé sur mon bureaaau, soldat Davy ?
- Tout de suite, amiral Kizaru ! répond Davy à peine sorti de sa cabine de pilotage.
Il fonce immédiatement dans le bureau de l'amiral et attrape le fameux objet avant de courir dans l'autre sens et le jette à l'amiral qui le réceptionne agilement.
- Merci bieeeen. Je peeeux donc vous prouver mes dires si vous voulez bieeen ! reprend Kizaru en se rapprochant de Trafalgar Law.
- C'ptaine ! couine l'ours polaire en stress. Faîtes attention !
- Que tout le monde recule ! ordonne le ténébreux capitaine, le regard fixé sur son ennemi. J'ai envie d'en savoir plus sur cette mission que vous a confié ce père de famille aimant. Qui peut être à ce point puissant pour commander un amiral pour ce genre de mission sentimentale ?! Vous me rendez très curieux, amiral… !
- Je t'en diraaais plus à une condition ! rajoute Kizaru, le regard sérieux. Ton équipaage doit nous laisser seuls et ne doivent pas enteendre davantage de cette conversation !
- Hors de question ! tranche Trafalgar Law, la main sur son katana. Vos hommes sont bien là alors pourquoi devrais-je me séparer des miens ?!
Kizaru tourne la tête vers ses soldats, tous rassemblés sur l'avant du navire écoutant l'échange. Il les renvoie d'un geste de la main, provoquant quelques grognements mais les hommes disparaissent dans leur dortoir.
- Le seul soldat autorisé à rester, c'est le soldat Davy qui est un proche de la personne que nous souhaiterions que tu aides, admet Kizaru. Maintenant, à ton tour !
Trafalgar soupire résigné et se retourne vers Bepo, Pinguin, Shachi et les autres hommes de main.
- Très bien. Que tout le monde retourne à ses occupations. Seulement Bepo restera à l'extérieur par précaution pour sa santé, il ne supporte pas être enfermé quand nous sommes à la surface.
- Ca me convient comme ça ! se réjouit Kizaru. Une dernière chooose : ce qui est dit ici, ne doit pas être répété en-dehors de nos équipages respeeectifs… Compris ?
- Hey bien, vous aimez entretenir le suspense, amiral ! se moque ironiquement le médecin. Vous me demandez de sauver l'un des nobles mondiaux du Gouvernement Mondial pour prendre autant de précautions ?!
- …. Noooon. Mais cette personne est plus importante à l'amiral en chef en personne qu'un simple noble mondial, souffle Kizaru.
Face à l'air soudainement abattu de l'amiral de la Marine, l'inquiétude du Chirurgien de la Mort ne fait qu'augmenter. Sa curiosité monte également au fond de son estomac. Qui pouvait être cette personne à sauver et qui oblige la Marine à faire appel à des criminels pour la sauver ?
- Donc… de qui s'agit-il … ? soupire Trafalgar, en croisant les bras.
- Il s'agit de soigner la fille de l'Amiral en Chef Sengoku en personne, qui est actuellement inconsciente dans un lit de l'infirmerie du Quartier Général.
- …. Et pourquoi ne fait-il pas appel aux meilleurs médecins du Gouvernement Mondial ? tique Trafalgar. De la façon dont vous me présentez les choses, je prends cette invitation comme un traquenard pour m'attraper !
- La vie de sa fille est trop précieuse pour lui pour qu'il ne prenne le risque de la confier à des scientifiques issus du Gouvernement Mondial. Du moins, je vois les choses de ce point de vue, souffle Kizaru. Mais si vous ne me croyez pas, nous allons l'appeler directement.
Borsalino compose le numéro de l'Amiral en Chef Sengoku et déclenche le haut-parleur, tandis que les sonneries commencer à résonner dans l'air. Plusieurs sonneries s'enchainent puis une voix grave s'élève du denden à la 7ème sonnerie.
- Amiral en Chef Sengoku, j'écoute ton rapport Borsalino !
- Sengoku-sama, j'ai trouvé le dénommé Trafalgar Law, capitaine de l'équipage du Heart sur une petite île touristique. Ce dernier a quelques questions à vous poser personnellement au sujet de la mission que vous m'avez confié, je vous le passe !
Puis Borsalino s'avance et se penche à hauteur du pirate pour que celui-ci puisse parler au haut-gradé. Trafalgar se racle la gorge, soudainement mal à l'aise, pensant réellement que l'amiral lui faisait une blague de mauvais goût puis il regarde l'escargot-phone à l'effigie de l'amiral en chef en personne.
- En voilà une demande étonnante. Je suis Trafalgar Law et il semblerait que mes services de chirurgien vous soit utile pour sauver la vie d'un être proche. Mais une question me vient à l'esprit : qu'ai-je à gagner à vous aider … ?
- Je vais vous poser une autre question pour pouvoir orienter la demande, le reprend Sengoku. Que souhaitez-vous en échange de ce service, pirate ?!
- … J'aimerais consulter un dossier de l'une de vos anciennes recrues. Mais je ne souhaite pas donner son identité maintenant. Nous en rediscuterons en plus petit comité. J'accepte votre requête, mais la question est la suivante : comment dois-je me rendre dans la base de la Marine la plus sécurisée du monde avec mon équipage ? les raille Trafalgar.
- Rien de plus simple, déclare Sengoku. Vous allez….
