- Merci à Eldelwynne d'avoir rejoint l'aventure ! prépare ta jupette et tient toi bien à tes chaussettes ! ici tout est permis :3

Coucou la compagnie ! Vous l'attendiez et le voiciiii héhé ! Je suis prête à parier que vous ne savez pas quelle reine il s'agit ! * bombe la poitrine et rit *. On avance ç grands pas dans l'histoire et je vous conseil de préparer vos mouchoirs et Saintes-Culottes pour la suite ! Merci de nous suivre et prenez soin de vous ! on se retrouve le mois prochain pour encore plus d'aventure. !


Chapitre 25:

Vive la Reine !

Point de vue de Lilly :

Le week-end a beau être passé dessus, je ris encore de ce qu'il s'est passé à l'anniversaire de Boa. De TOUT ce qui s'est passé, c'est même presque trop pour mon petit cœur, mon cerveau quant à lui a été dépassé depuis longtemps. Je n'en reviens toujours pas de ce qu'a fait Akira, en plus d'être ma meilleure amie, cette fille est devenue mon idole ! Evidemment qu'il y aura des conséquences, mais la vie est trop courte pour se faire du mouron pour ça, n'est-ce pas ? Je ne suis plus seule, et Akira non plus, quoi qu'il se passe, on le surmontera à deux ! Voire même à 4, 5 ou même 6 ! Les fous sont nombreux héhé !

Je trottine sur le trottoir en plaquant mes mains sur mes joues brûlantes. Mon coeur fait des petits sauts de cabris dans ma poitrine.

Rohlalalala… rien que de repenser à ses yeux…

- Naaaaaaah !

Je me gifle devant les grilles du lycée sous le regard inquisiteur du surveillant Katakuri.

- Newgate, tu ferais mieux d'aller récupérer ta copine.

C'est dit d'un ton… impossible de réfuter ou d'opposer une résistance. En même temps, aller récupérer Akira n'est clairement pas la chose la plus désagréable héhé. Même si la tâche va potentiellement impliquer la rencontre avec l'un des trois frères. Elle et « La belle aux bouclettes noires » ne se quittent presque plus. Non pas que physiquement, mais mentalement. Ils vivent leur connexion à 100%, c'est à se demander comment ils ont fait l'un et l'autre pour survivre aussi longtemps dans ce monde sans la présence de l'autre. De vraies âmes sœurs ces deux-là. Je l'aurai parié ! Mais ça doit être un truc de frères ça aussi (en plus du sourire et du besoin d'attention) : le charme irrésistible, on ne peut plus se passer d'eux. Après la « fête » de Boa, Akira a planté, littéralement en bug pendant plusieurs heures, impossible de savoir ce qui s'y est passé. Tout ce que je sais c'est qu'elle a eu « chaud », elle ne répétait que ça. La seule bouillotte vivante qui me vient à l'esprit c'est ce chaudron au sex appeal outrageant qu'est Portgas-san. J'imagine donc, qu'il y a du avoir du rapprochement. Ce serait même très probable qu'ils se soient embrassés ! En plus ce n'est pas leur première fois, ils ont déjà goûté l'un a l'autre, surement avaient-ils un gout de « reviens y ». Je repense à la petite Akira ingénue qui était seule dans la salle d'attente du bureau du directeur. Mouhahaha … ingénue? Plus tant que ça dis donc ! Si ça se trouve elle passera à la casserole avant moi !

- …

Immobile, mon cerveau m'envoi un scène en flash. Luffy, moi… non, non, non… impossible qu'on puisse le faire lui et moi. Je vais faire un coma bien avant. Je tiendrai pas le coup. Fantasmer c'est plus sur, et encore. Mais le faire en vrai, avoir Luffy en peau et en muscle qui me caresserait ?! Rien qu'à l'idée ma pression sanguine augmente et je vais finir en feu d'artifice hémorragique… J'arrive tranquillement (en planant, près de 80% de mes capacités mentales sont hors d'usage, mon petit cerveau est bien trop occupé à fantasmer sur Luffy) devant les portes de la salle de classe. Mais, à ma grande surprise, il n'y a personne. Pourtant j'entends un bruit étrange, comme un grincement persistant vers le fond de la classe.

- Il y a quelqu'un ?

J'ose un orteil de patin et pénètre dans la salle des fous. Toujours ce grincement, à croire qu'on s'affère a astiquer je ne sais quoi. J'avance encore plus et me faufile entre les pupitres. Mon petit cœur fait « doki doki » en frôlant celui de Luffy.

C'est là qu'il pose sa tête …. *soupire*

Mes doigts frôlent la partie gondolée de son pupitre, surement à cause des litres de bave qui s'écoulent de ses lèvres quand il dort en classe. Bartoloméo récolte chaque goutte… je ne veux absolument pas savoir ce qu'il en fait. Tout ce que je sais c'est que la jolie peau de Luffy caresse le pupitre.

Ah …. *soupire*

- AAAAH !

Je sursaute et un frisson de dégoût parcourt tout mon corps. C'était quoi ce gémissement ?

Dans le fond de la classe j'entends des soupirs lourds de plaisir et une respiration haletante. Je cache mon visage dans mes mains et me prépare à fuir. Du coin de l'oeil j'aperçois des cheveux noirs, frisés… et une roue de vélo.

Non… non, noooon … JE NE VEUX PAS IMAGINER CA !

Je décampe à la vitesse grand V en frottant mes bras tant je me sens salie. Buark buark buarkn plus jamais je demanderai à Aokiji-san de me prêter son vélo. PLUS JAMAIS. Mes talons en gomme claquent dans le couloir tandis que je fuis n'importe où. Pourquoi je ne croise personne ? La phrase de Katakuri-san me revient dans la tête, où est Akira ?! Crénom de nom !

- Tu vas voler dans les plumes de qui avec cette tête-là ? Oye.

Blouse blanche détectée ! Une sucette dans la bouche, Marco me rejoint en souriant. J'ai l'impression que ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu ! Toute guillerette je ne cache pas ma joie et il me caresse le haut du crâne.

- Depuis quand t'es aussi poli ?

Il léchouille sa sucette et son regard devient joueur.

- Depuis que t'es maquée, oye.

- Oh, t'es sur que ce n'est pas depuis que tu as revu Alisha?

Pour le coup, c'est lui qui s'étouffe et toussote en riant.

- Sacré oisillon.

Il reprend sa marche et je le suis sans réfléchir.

- Comment elle va ? osai-je.

- Comme une chasseuse de prime, elle va. Sa liberté lui appartient je n'ai rien à dire dessus, oye.

- Pas même que tu voudrais la voir plus souvent ?

L'infirmier se contente de m'écraser le sommet du crâne et me gratifiant d'un « mêle-toi de tes petites affaires l'oisillon ». Impossible de ne pas rire et d'avoir le coeur chaud. Au détour d'un couloir je passe ma main dans son dos et dépose ma tête contre lui. Marco lève son bras et la dépose sur mon épaule. Ce grand frère (diablement sexy) que la vie m'a donné, j'ai vraiment le sentiment d'être avec quelqu'un de ma famille, de mon clan. De donnerai ma vie pour lui.

- Au fait, t'es pas au gymnase ?

- Pourquoi ? C'est pas aujourd'hui le sport.

- Y'a l'élection de la Reine du Lycée, et ta copine fait partie des candidats.

- HEIN ?

Nom d'un mouton bleu ! C'est pas possible !?

Je détale à toute blinde vers le gymnase, voici donc pourquoi j'étais toute seule ! Sur les murs, mes yeux découvrent enfin tout les affiches collées concernant l'élection ! Comment j'ai fait pour ne pas les voir ! RRRRAAAAAAAH foutu cerveau d'obsédée ! Le gymnase est complètement décoré. Il y a beaucoup de monde devant les portes mais je me faufile. Pitié dites-moi que ça n'a pas commencé ! Je pousse, je bouscule tous ceux qui se dresse sur mon chemin. Pitié, Pitié.

Soudain, devant moi je le repère, je lui saute dessus.

- Portgas-san ! C'est quoi cette connerie ? Akira est nominée dans cette mascarade ?

Il me rattrape et m'agrippe les jambe, je respire mal, j'ai trop couru.

- Nan, me pose pas, j'arrive plus à marcher, vient on va se poser sur les gradins.

- Ok, mais j'ai appris ça aussi ce matin ! C'est incompréhensible.

Il avance, les gens s'écartent devant nous, l'avantage d'être des parias. Portgas-san me dépose sur les gradins, à côté de moi j'attrape illico Vivi!.

- Là, il faut que tu m'expliques !

- Hé hé … disons que… quand elle m'en a parlé je pensais qu'elle plaisantait mais visiblement elle l'a fait…

- QUI A FAIT QUOI !?

- C'est Nami qui a inscrit Akira sur la liste des candidats, il y a un moment déjà, mais au final, Akira se retrouve dans les finalistes…

Portgas-san et moi nous regardons, surement la même envie de trucider la rouquine nous traverse. Je regarde le parquet du gymnase transformé en immense scène avec des allées pour défiler. Puis j'imagine mon Akira, ma sauvage au coeur pur… impossible pour elle de supporter toute cette pression, tous ces regards…

- Portgas-san il faut qu'on …

Il a beau caché son menton derrière sa main, je vois quand même qu'il sourit. Pourquoi sourit-il ? Il faut vite tirer Akira de ce merdier ! Elle n'est pas capable de faire ça ! Puis je le vois rire dans sa paume, et s'étirer le dos.

- Elle va toutes les défoncer.

Ce que je vois, c'est donc de la confiance?!

- Les défoncer ?! Ça ne va pas non ? A chaque fois qu'elle chausse quelque chose ça finit en massacre ! Hors de question que je la laisse se ridiculiser.

- Qu'est-ce qu'elle risque ? Elle s'est visiblement baladé en culotte dans le lycée, elle a foutu à poils la Reine, et pire que tout…. Elle est proche de moi. Alors, qu'est-ce qu'il peut lui arriver de pire? Eh puis, si quelque chose arrive, on est là.

Il me cogne l'épaule avec la sienne.

- Le duo de parias. On sera là pour elle et corriger ceux qui s'en prennent à cette fille. M'est avis qu'elle sait quand même se défendre toute seule. Bref, je pense en plus qu'elle a ses chances face à Boa, ça promet d'être intéressant.

Depuis quand? Depuis quand une nouvelle version de Portgas-san est sortie ? Une version pleine d'empathie, de considération et de confiance ! Je suis trouée. Mais le pire, c'est qu'il n'a carrément pas tord ! Je veux par tous les moyens éviter à Akira de souffrir mais finalement le pire serait que je perde confiance en elle.

- Pas moyen, cette fille, elle va tout défoncer.

- Eh puis si quoique ce soit arrive, je referai le portrait façon Newgate, avec un soupçon d'Ablydan (pas trop sinon je vais faire sauter l'école). D'ailleurs !

Je sors mon portable de ma poche et compose le numéro de mon père. Il décroche dès la première sonnerie.

- Papa !

- Oui ma chérie.

- Horad est dans les parages ?

- Euh, il vient de s'absenter mais va revenir… Tu veux lui parler ?

Oh, mon petit papa s'inquiète, ne sois pas jaloux, tu es le seul eucalyptus paternel sur lequel je veux me greffer, foi de Lilly-koala.

- Non, pas la peine mais dis lui vite d'envoyer un message ou d'appeler Akira, elle est candidate pour l'élection de la Rien du Lycée ! Elle va défiler et tout ! Il faut lui souhaiter bonne chance !

- Oh ! D'accord, promis !

Je t'embrasse fort papa !

- Moi aussi mon trésor.

Fais attention à toi !

- Embrasse ta mère.

Promi !

Je raccroche, pleine d'énergie.

Du coin de l'oeil je distingue la curiosité de Portgas-san, il ne doit pas savoir le lien qui unis nos paternels à Akira et moi, mieux vaut qu'il l'ignore pour le moment. Je ne m'appesantis pas plus sur la conversation que j'ai eu avec mon cher papa, pas le temps: les lumières viennent de s'éteindre. J'ai le coeur qui bat et je me répète sans cesse:

Vas y Akira !

- YOHOHOHOHO ! Bienvenue à tous ! Ça fait si longtemps que je n'avais pas vu autant de personne vivantes rassemblées YOHOHOHOH! Permettez-moi de vous accueillir convenablement !

Portgas-san et moi murmurons ensemble « de personnes… vivantes? ». Quand soudain les projecteurs s'allument et braquent un grand type en costume noir avec un afro. Ses petites lunettes noires étincellent sous son énorme sourire. Le petit chapeau qui tient (on ne sait comment) sur sa chevelure dense sursaute à chaque fois qu'il gesticule. Il porte une lavallière bleu et tient une canne dans sa main. Le micro grésille tant il rit fort.

- C'est Brook Soulking, notre professeur de musique…

Oh, voilà pourquoi je ne l'avais jamais vu, mais effectivement, Portgas-san doit le connaître puisque les trois frères suivent le club de musique. Mon coeur est atteint d'un petit hoquet, mais pas le temps de penser à Luffy, je reste focalisée sur Akira.

- Yohohoh, voici celle que vous attendez tous et qui va remettre son titre en jeu aujourd'hui : acclamez la Reine BOA HANCOCK !

Une musique épique raisonne dans les hauts parleurs et des fumigènes recouvrent la scène. Les strombinoscopes s'affolent et la foule est en délire. D'ordinaire j'aurai hué mais vu l'humiliation qu'on lui a fait subir à son anniversaire, mon empathie légendaire me fait rester calme, elle peut quand même savourer son moment de gloire. Dans l'assistance, toutes les pancartes de soutien sont levées et des déclarations d'amour fusent, certains se sont brisé la voix pour elle.

Mon empathie a ses limites et je ne réprime pas la grimace qui se dessine sur mon visage.

- Qu'est-ce qui a ? t'as mal au ventre.

Bzzzz… en une seconde mon épine dorsale se réveille et un frisson parcourt tout mon corps.

- Luffy ?

Il grimpe de la rangée en-dessous de moi et vient pousser Portgas-san pour s'asseoir entre nous. La main calée sur son chapeau de paille il est tout en nage.

- tu as transpiré.

- Ouais, ça a été sacrement difficile de traverser tout ce monde et vous rejoindre !

Je glisse un oeil vers Portgas-san, depuis quand ce type fait des choses bien sans qu'on le lui demande?

- Tu étais où?

Je sors un mouchoir de ma poche et commence à éponger front de Luffy. Il s'en saisit d'un pour essuyer sa nuque. Intérieurement je me dis « zut, je voulais le faire »…

- Dans les coulisses, Hancock m'avais demandé de l'aide.

Arf… impossible de réagir autrement que de m'arrêter net. Imaginez Luffy qui aide Boa a enfiler sa robe d'Impératrice aux gros nibards… ARF ! Je soupir, essayant malgré tout de faire abstraction. Alors je reprends mon épongeage de la sueur de Luffy.

- Est-ce que tu as vu Aki…

* Smooch *

C'est le bruit qu'a fait le baiser de Luffy sur mes joues. Un baiser rapide mais convaincu, et convainquant. Les valves d'hormones s'ouvrent à nouveau dans ma tête et mon cerveau se retrouve vite noyer dans des miasmes énamourés.

- Tu pensais à Hancock, alors comme ça, t'y penses plus.

- Hein ? Non, je pensais juste à Boa et Aki…

* Smack *

Ce baiser là à sonné différemment. Je sens encore l'empreinte de ses lèvres dans le creux de mes joues, un peu plus près de mes lèvres. Il a récidivé. Je me demande ce qu'il se passerait si je prononcer le nom de la Reine une troisième fois.

- Bo…

- Eh, vous deux, regardez ça !

Peu importe ce que Vivi veut me montrer, je suis à peu près certaine que c'était beaucoup moins intéressant que ce que nous allions faire, Luffy et moi. Il détourne rapidement la tête vers la scène, je suis dégoûtée… Puisqu'il n'y a plus que ça à faire, je baisse les yeux vers le catwolk. Qu'est-ce qui m'a privée de baiser alors ?

- NOM D'UN COUCOU ! C'est quoi cette horreur ?

- Qui a osé inscrire Dellinger dans le concours de Reine ! C'est quoi ce manque de considération ? Bon, même si je sais que lui même en a manqué…. Quand même ! C'est outrageant !

- Eh la crevette ! T'es bien mignonne dans ton petit bikini !

- Tourne toi qu'on voit le reste !

- Tu l'as planquée où?

Des voix et des rires fusent de partout et le pauvre Dellinger tremblote et bout, perché sur ses hauts talons, je vois de la fumée sortir de ses cornes.

- J'ai … j'ai accepté de faire ça … pour vous dire que …

La ferme, on veux voir ton p'tit popotin la mignonne !

- Pour vous dire que …

- T'as pas entendu, retourne toi !

Là c'en est trop ! Dellinger est à deux doigts de lâcher ou de pleurer, hors de question que je laisse de tels propos impunis ! Je défait l'un de mes patins et, précision d'archer oblige je vise et … HEAD SHOOOOOT ! Le sommet du crâne du malotru qui se faisait entendre jusque là a sonné creux ! Héhé ! On l'entendra plus pendant un bon moment.

Je toussote et me rassoies tranquillement sous les regards désapprobateurs d'Ace et Vivi, Luffy se lève et crie:

- Vas y Dellinger ! On t'écoute !

Quand c'est Luffy qui le dit, tout le monde se tait ! Personne n'ose dire quoique ce soit. Alors qu'il se rassoit, Luffy prend ma main dans la sienne et me chuchote : « joli tir ». Il noue ses doigts dans les miens et vient coller son épaule contre la mienne. Vas y parle Dellinger, pardon si je ne t'écoute pas trop par contre, je suis perdu dans le regard marron de ce fou à côté de moi. Son sourire s'étire et fait plisser sa cicatrice sous l'oeil. J'ai soudain envie de l'embrasser.

- Bon ! Ça va c'est bon vous m'écoutez bande de tâches !? Ce que je veux dire c'est que, je veux qu'il y ait une élection pour un roi du lycée ! Pourquoi que les filles ?! Et pourquoi que sur la beauté ?! On élit une Reine à chaque saison ! Toutes les saisons sont différentes alors pourquoi c'est toujours la même qui l'emporte ? Y'a pleins d'autres critères que la beauté à elle seule !

Oh oh … c'est qu'il ose finalement se dresser contre Boa ? Dellinger s'affirme vraiment de plus en plus. Il me plait ce type !

Evidemment des huées se font entendre mais il a la meilleure des réponses.

- Vous tous là, vous n'aurez qu'à monter sur la scène la prochaine fois et on verra qui portera la couronne !

La foule bouge et semble accepter la proposition, il semblerait donc qu'il y aura prochainement l'élection d'un Roi du Lycée ! Je tourne la tête vers le premier prétendant (l'unique) qui me vient à l'esprit. Luffy n'arrête pas de rire.

- Il a bien fait ! Quelque chose me dit que le règne de Boa touche à son terme. Je suis un peu triste pour elle.

- Triste ? Oh, bah pas moi.

Comment peut-il être triste pour elle ? Mmmmmh …

- Luffy

- Oui ?

- Je pense à Boa.

Je dégaine mon index et le pointe contre ma joue rebondie. Il pouffe de rire et vient déposer un baiser sur ma peau rougissante. Et me susurre:

- ça va mieux comme ça ?

- Huuum …. Pas sure.

Il défait délicatement ses doigts des miens et vient poser sa main sur ma cuisse. Son visage bascule de ma joue à mon cou et je me retrouve à agripper sa jambe sans vraiment m'en rendre compte. Après avoir déposé son baiser, Luffy se décale doucement mais je vient coller mon visage au sien. Je ne veux pas qu'il arrête.

- Je peux pas, tu n'es pas encore à moi.

Pourtant j'en ai l'envie furieuse. D'être à lui. Sans aucune restriction.

« Merci d'applaudir la prochaine candidate: Crimson Akira ! »

On fera ça plus tard, mais pas trop tard quand même ! Ayé ! Les projecteurs fout leur travaille et braquent le rideau qui va bientôt s'ouvrir ! L'excitation me gagne et enfin le rideau s'ouvre sur Akira ! Akira ! Akira …?

C'est une Akira momie qui se tient, stoïque et droite comme un « i » au fond de la scène. J'ai peur. Elle tient à la main sa veste d'uniforme et des chaussures à talon, elle avance complètement gainée dans sa robe de satin dégueulasse. Qui donc a osé lui faire mettre ça ? C'est un scandale !

Une fois au bord de la scène, Brook-senseï lui tend le micro. Elle l'attrape mais on entend le tissu de sa robe craque à cause de ce simple mouvement. Eh oui l'abrutie qui l'a habillé ne sait pas qu'Akira a les bras musclés ! C'est pas donné à n'importe quelle robe de lui résister ! Gros nul !

Elle attrape le micro et alors Brook-senseï lui pose une question :

- Crimson Akira, peux tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas encore?

- Euh oui oui mais avant j'ai juste une petite chose à faire.

Elle tend à nouveau le micro au professeur et une fois débarrassée et contracte ses épaules pour définitivement achever les coutures de cette robe hideuse. Puis elle se baisse et arrache le bas du tissu. Ses jambes athlétiques et sa peau colorée rayonne à la lumière des projecteurs.

Akira enfile alors son blaser au logo du lycée et récupère le micro.

- Voilà, comme ça c'est mieux. Je suis Akira, Crimson Akira et vous me voyez tous telle que je suis. J'ai beaucoup hésité avant de monter, si hésité que je ne suis pas allée aux toilettes. Mais je me suis dit que je ne m'étais jamais présentée à tout le monde, à chacun d'entre alors qu'on fait tous partie du même lycée ! Donc me voilà, Akira ! Vous m'avez peut-être déjà vu dans la cour, ou ailleurs. Mais je suis moi (Elle contemple sa robe décousue) je suis pas parfaite, j'ai peur de beaucoup de choses et je doute de moi. Je ne suis pas un tissu parfaitement ajusté et beau sous tout rapport. Parfois je pleure, parfois je suis en colère. Mais j'essaie toujours de faire de mon mieux. Donc je porte cette veste, y'a le logo de l'école dessus. C'est la première fois que je vais dans une école alors j'en prend soin, et nous avons tous la même. Des fois elle cache ce qui ne vas pas, des fois elle donne du courage. Je ne veux pas que vous votiez pour moi, je ne veux pas porter de couronne, mes cheveux sont faits pour être libres, mais je voulais me présenter. Maintenant je peux le faire, mieux que la toute première fois, j'ai mes amis, j'ai tous ces gens que j'aime. Donc, bonjour à tous, je m'appelle Crimson Akira, Yoroshiku Onegaishimasu.

Elle s'incline et le silence se poursuit.

Mon coeur bond dans ma poitrine, pour une fois j'aimerai qu'il la perce pour aller la rejoindre !

- MA CULOTTE EST VERTE ! ELLE T'A PORTÉ CHANCE !

Debout sur les gradin je lui fait les plus ostensibles Coucou que mes petits bras me permettent.

- T'ES COMPLÈTEMENT CINGLÉE !

Cette fois c'est Ace qui est débout à son tour et qui hurle à s'en rompre les cordes vocales.

- CETTE FILLE A RUINÉ MON ANNIVERSAIRE MAIS JE L'AIME QUAND MÊME VOTEZ POUR ELLE !

Nami est elle-aussi debout et s'égosille pour se faire entendre. Bientôt tous les membres de cette classe de fous se manifestent pour la soutenir et couvrir ce long silence. Personne n'arrête la classe des fous. A coté de moi Luffy rajoute :

- T'ES LA FILLE DE LA FRATRIE !

Et il éclate de rire quand Portgas-san lui en colle une en hurlant « t'es con ! ». Akira pars non pas sous les applaudissement mais sous les éclats de rire de toute la classe. Je suis certains que tous ceux que l'ont côtoyé sont si fiers d'elle.

Nous nous rasseyons, sans la moindre considération pour les autres candidats.

J'ai passé la suite des défilés à jouer le tampon entre les deux frères qui se chamaillaient, plus ou moins brutalement. A vrai dire, j'ai profité de mon titre de tampon pour gratter quelques contacts physiques avec Luffy. Y'a pas à dire, je suis foutue de ce point de vue, quand il est là, j'ai constamment envie de le toucher. J'ai beau lutter, mon gêne koala semble vouloir interférer avec Luffy. Je pensais jusque là que seul mon père pouvait me transformer en pot de glu … Mais c'est sans compter mon Monkey.

L'heure des résultats approche, je n'ai même pas regardé le défilé de Boa, tout le monde s'est mis à hurler alors j'ai préféré écouter Luffy me raconter le rêve étrange qu'il avait fait, à propos d'un énorme monstre marin en forme de vache. Il salivait rien qu'en imaginant le goût qu'il pouvait avoir et au réveil il a avait si faim qu'il a décimé tout le frigo. J'en connais un (blond) qui devait en être ra-vi.

- Yolololooooo le comité s'est entretenu ! Et une gagnante a été décidée !

- Oh ? Le comité?

Comme pour répondre à ma question, le projecteur braque certains membres du corps enseignant avachis dans leurs fauteuils. Doflamingo-senseï et ses plumes qui virevoltent, même derrière ses lunettes je peux déceler son regard sadique… Brrr. Belmère aussi est de la partie ! Elle fait un large coucou à sa fille et cogne au passage Shanks-senseï dont la bulle de sommeil éclate. Le seul à être digne malgré la quantité de veines crispées sur son front c'est Garp-sama. Et.. oh! Sabo-sempaï est là aussi ! Évidemment en tant que président du conseil des élèves il doit avoir une voix !

Une idée me vient alors, et si …. Et siiii … ET SIIII AKIRA ETE FINALEMENT ELUE ?! Je ne vois personne dans ce comité qui pourrait ne pas soutenir mon amie.

J'attrape la manche de Luffy et colle mes lèvres à son oreille.

- Il y a finalement des chances pour qu'Akira devienne la nouvelle Reine !?

Il ne me répond pas et se contente de hocher positivement la tête. Il s'en doutait depuis le début !? MOOON DIEU …. ! Luffy me regarde avec amusement mais je ne peux pas lui dire que je suis surprise de comprendre qu'il ait réfléchi, nan, je vais m'abstenir.

Brook-senseï ouvre une enveloppe et j'attrape les mains des deux frères. Ace serre aussi la mienne, il doit stresser pour Akira, prêt à intervenir si besoin est. A nous trois on sautera à la gorge du premier qui s'en prendrait à elle ! PAS TOUCHE A MA COPINE !

Les candidats sont alignés sur le bord de la scène, toutes sur leur 31, sauf mon Akira qui est elle-même en toute impunité, et hors de question que ça change ! Boa arbore sa cambrure légendaire, mais je suis certaine que ses obus épongeront ses larmes ! Ton règne s'achève la vipère.

- Yolololoooo !

D'un coup de canne, Brook-senseï décachète l'enveloppe contenant les résultats ! Impossible de lire sur son visage, il est aussi expressif qu'un cadavre ! JE VEUX SAVOIR ! Dans le fond de la scène, les soeurs serpents apportent la couronne de la Reine. Tout le mode retient son souffle.

- La nouvelle Reine de Grand Line, qui règnera pour la saison de l'automne jusqu'au l'élection de l'hiver est …

MAIS DIS LE BORDEL DE CANARD !

- est …..

RAAAH JE VAIS LE BUTER !

A coté de moi Portgas-san bout littéralement et Luffy explose de rire.

- CRIMSON AKIRA !

Et là… et là …

Les fous font ce qu'ils savent faire le mieux : semer le chaos ! C'est évident que Garp-sama va s'arracher les cheveux mais en même temps fallait s'y attendre ! Le grabuge ça nous connait ! Partout dans la salle ça saute, ça hurle et ça aboie ! J'entends Batoloméo, Cavendish, Vinsmoke-san et Nami remuer tout autour d'eux. Portgas-san s'effondre, soulagé et épuisé. Luffy me hisse dans ses bras et lance son chapeau de paille. Tous hurlent « Vive la Reine ». C'est une sacrée victoire pour une fille qui n'avait jamais mis le pied dans une école.

Dans le fond de la scène, je vois les soeurs serpent tirer une tronche ! L'une d'elle a même la langue qui racle le plancher… une longue langue verte…

- Pose moi.

Je tapote la main de Luffy, je suis certaine que ce vert me dit quelque chose. Mais pas le temps de réfléchir plus, mon attention se reporte que Akira. Déroutée, il titube et recule finalement. Plus qu'à contre coeur, les soeur serpent lui tendent la couronne qu'arboraient leur soeur avec une énorme fierté. Dans ma tête, j'essaie d'anticiper les évènements et en aucun cas je ne vois Akira porter cette horreur. Je me baisse et tire Portgas-san par le bras. Sans broncher il se met rapidement sur pieds et Luffy m'aide à descendre des gradins. Nous courrons à travers la foule tandis que le micro fait sonner les paroles échangées sur scène.

- Je… je ne veux pas de la couronne.

- Quoi !? Est-ce que tu sais ce qu'elle représente ? Hurle Boa.

- Non, et je m'en moque, je n'ai pas fait ça pour être élue où pour porter un bijoux pareil ! Ça n'a aucun sens !

- Aucun sens? As-tu la moindre idée de ce que tu m'as pris espèce de débile ?

- Vite vite il faut qu'on tire Akira de là !

J'entends le micro grésiller quand il s'abat sur le parquet. Portgas-san est déjà monté sur scène. Je me hisse à mon tour comme je le peux. Luffy me porte et nous sommes désormais tous les trois devant l'auditoire.

Portagas-san tient Akira dans ses bras et reçoit dans son dos le martèlement de Boa qui s'acharne à le frapper avec le talon aiguille des chausses laissées sur scène. Je me jette sur le bras de vipère et lui arrache le soulier avant de l'éclater au sol. Luffy attrape le bras de Boa et la force à s'arrêter. Dans un dernier geste, la vipère se saisi de la couronne et l'explose sur le sol. Des éclats me lacèrent légèrement le visage sous le regard jouissif de Boa.

- De toute façon tu es recouverte de sang ! Elle me hurle dessus.

J'attrape quelques morceaux de feu la couronne et me saisi du bras de Boa. En guise de réponse je les lui dépose toutes les brisure de cristal éclaté dans la main.

- Et toi tu finiras comme ça…

Cette fois le sourire est à moi tandis que je vois des larmes de rage couler sur ses joues. Luffy l'arrache à moi, sans doute qu'il n'apprécie pas ce que je viens de faire, mais tant pis. Je ne tolère pas qu'elle s'en soit prise à mon amie, je préfère qu'elle me déteste. Je saisie le bras de Portgas-san et la main d'Akira et nous descendons de la scène sous les commentaires de Brook-senseï.

- Vive la Reine !

Point de vue Akira:

- Akira ! Fais demi-tour, maintenant !

Belmer beugle ses consignes dans son haut-parleur. Les vagues sont devenues si agitées que je ne parviens plus à distinguer convenablement les embarcations de la prof de Navigation et de sa fille. Je lève le nez vers le ciel. Les nuages défilent à vives allures à cause des bourrasques mais aucun n'est porteur de pluie. Pourquoi revenir vers le large après avoir parcouru toute cette distance ? Il fait si chaud aujourd'hui pour un mois de septembre alors autant profiter de cette dernière belle journée pour naviguer, non ? Je réfléchis. C'est vrai, c'est dommage mais il serait encore plus regrettable de ne pas écouter Belmer. J'attrape le gouvernail et le voilier commence à dévier lentement à tribord. Avec mon autre main je saisis une pagaie et la bloque dans l'eau pour accélérer la manœuvre. Voilà, dans cette direction. A l'horizon, la baie est quasiment indiscernable.

Et puis tout à coup les courants atmosphériques sont complètement altérés. Les rafales mutent et changent brutalement de sens. Le mât vibre, le baume se laisse influencer par le vent et me percute. C'est si imprévisible que je tombe sur le pont.

- Wouho, fais-je stupéfaite et un peu sonnée.

Les embruns m'arrosent tandis que je me remets difficilement debout. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi mon embarcation vacille autant ? Je me retourne vers le large et là je reste scotchée pendant une kyrielle de secondes. Des nuages anthracite, voire carrément charbon pour certains, ont envahi le ciel. Un rideau de pluie se dessine au loin et avale à une vitesse folle la distance qui me sépare de ce déluge. C'est époustouflant, presque fascinant.

Mais ô combien dangereux.

Mince, ce n'est pas vrai, mince, mince, mince !

J'ai à peine le temps d'attraper une écoute pour stabiliser la grand-voile que des trombes d'eau s'abattent sur mes épaules. Le crachin flagelle ma peau, en un battement de cil je suis trempée jusqu'aux os. Mes pieds glissent sur le tillac, ma vue est obstruée mais je fais au mieux pour conserver le cap. Où sont Nami et Belmer ? Soudain, mon voilier part à bâbord. Quoi ? Qu'est-ce que... Saperlipopette, le safran ! Je m'accroupis difficilement pour redresser le gouvernail, une poigne enserrant l'écoute, mais rien n'y fait, je ne parviens plus à naviguer convenablement. Le safran est au prise avec des courants marins hétéroclites. Le bateau n'est plus équilibré, la gite est devenue beaucoup trop excessive.

A l'aide de mon épaule, je dégage mes cheveux qui se sont greffées à mon visage. Que faire ? Je lève les yeux vers la grand-voile qui semble prête à se déchirer et à m'abandonner. Eurêka ! Il faut que je prenne un ris ! Mon cœur s'affole. Normalement il faut le faire avant de prendre le large en période de gros temps. Serai-je capable de changer mes voiles en pleine tempête ? Je fronce les sourcils. Oui, je peux le faire.

Je lâche tout et le bateau oscille encore plus. Même en ayant le pied marin, je sens la nausée me gagner. Je m'agrippe aux haubans et repère ceux qui vont me sauver la vie : les étais double-gorge. Quelle chance de naviguer avec un voilier qui en possède ! Je défais laborieusement les poulies, les doigts aussi humides que tout le reste. Les étais en main, je tire comme une forcenée, dérapant sur le pont. A l'avant du bateau, le foc se hisse petit à petit et remplace le génois qui s'affale dans la foulée. Vraiment pratique ce système.

Maintenant que le foc, qui facilite les changements de cap, est installé, je vais pouvoir manier plus aisément le gouvernail en m'aidant du vent. Cependant je n'ai pas encore terminé, le voilier file toujours à vive allure. A cette vitesse les vagues deviennent des lames qui menacent de me faire chavirer à chaque instant. Je saisis la drisse et réduis la surface de toile de la grand-voile. C'est mieux mais c'est encore insuffisant, je ne vais pas pouvoir amarrer normalement ! Entre deux éclaboussures qui me flagellent la peau, je crois discerner le rivage. Enfin ! Ah mais... Il est si proche ! Et j'ai un peu trop dérivé par rapport à notre position initiale, du coup je me trouve du pire côté de la baie. C'est à dire celui où il y a des écueils !

En prenant conscience de ça, je lâche tout, de nouveau, mais cette fois plus rien ne pourra sauver le bateau. Je saute par dessus bord avant qu'il ne percute un rocher mousseux. Le voilier explose et des copeaux de bois volent dans tous les sens. La seconde suivante je ne fais absolument plus attention à mon compagnon d'aventure car une vague se jette sur mon dos. L'impact est tel que je vole et m'écroule plusieurs mètres plus loin. L'eau salée envahit mes narines, ma gorge et me brûle les yeux. Oh non ! Je ne vais pas me noyer tout de même ? Oh non ! Je... Juste ciel j'ai pied ! Oui, oui ! Je pousse vigoureusement sur mes jambes et remonte à la surface. Une seconde lame vient s'effondrer sur mes épaules mais je résiste. Je tousse à m'en défaire les poumons tandis que je regagne la berge à quatre pattes. Je m'en suis sortie ! J'y suis parvenue !

- Akira ! Akira !

Cette voix... Je relève la tête mais ma crinière est pire que des algues gluantes. Ne m'empêchez pas de voir...

- Lilly ! je hurle, la gorge en feu.

Je tousse encore tandis que j'entends plusieurs bruits de clapots qui se rapprochent. Je me redresse en titubant, les rouleaux marins étant toujours aussi virulents. Ma meilleure amie est là, l'eau lui arrivant aux genoux. Son pull en maille blanc lui mange les cuisses. Sa tresse est détrempée, comme tout le reste de son corps. Je crie à nouveau :

- Tu vas t'envoler ! Lilly va-t-en !

Là voilà à ma hauteur. Elle me saisit les épaules et malgré l'assaut des vagues elle ne bronche pas. Elle encaisse bien mieux que moi la fureur de la mer. Sourcils froncés, elle déclare :

- Jamais sans toi !

Elle me traîne sur le sable où nous nous échouons toutes les deux, plaquées par des bourrasques impressionnantes. Après l'eau, le vent. Des grains s'agglutinent sur ma peau. La laisse de mer a également contaminé le sable. Lilly se lève la première et

Oh non de non.

Oh Seigneur.

Lilly s'envole ! Le vent s'arc-boute sur nous et fait gonfler son pull. Ses yeux marrons ouverts comme des soucoupes, elle ne semble pas croire à ce qui est en train de se passer. Je l'avais pourtant dit, Lilly est un poids plume ! Je rampe et bondis à sa hauteur pour lui agripper la cheville. Rends-moi ma Lillynette ! Une autre main entre dans mon champ de vision et attrape la blanche par la taille pour la faire redescendre.

- Vivi ! je m'écris.

Elle hoche la tête.

- Agrippez-vous à moi, je vais vous mener jusqu'à la voiture de Belmer !

Sa voix couvre à peine le déluge et le vacarme de la mer. Écussonner à elle, nous avançons d'un pas vigoureux. Mais oui ! Vivi a l'habitude de marcher dans le sable ! Quelle chance qu'elle nous ait retrouvées !

/

- Saloperie de typhon ! enrage Belmer en frappant sur son volant. Totalement imprévisible, l'île est passée d'une vigilance zéro à une alerte rouge en à peine quelques minutes ! Rough Tell est sujet à de telles perturbations météorologiques mais de ma vie je n'ai jamais vu le temps changé aussi brusquement ! Je vous amène chez moi, nous sommes justes à côté. Même dans cette voiture nous ne sommes pas à l'abri d'un incident. Et dire qu'on a failli perdre l'écrevisse. Ça va loupiotte ?

Je hoche la tête. Lilly regarde par la vitre, le sommet de son crâne dans mon cou. Elle a défait sa natte et ses cheveux fous ont regagné leur liberté. Vivi, de son coté, frictionne mes bras nus. J'ai beau lui dire que je n'ai pas froid, même vêtue uniquement de mon maillot de bain, il n'y a rien à faire. Et puis je ne me sens pas vraiment effrayée. Depuis les événements critiques sur l'île de Banaro où nous avons affronté Teach et sa bande, je me sens moins vulnérable.

- Je suis dégoûtée, avec ce temps le festival des lanternes de ce soir va être annulé ! peste Nami en retirant le varech de ses courts cheveux roux. On aura acheté le matériel pour rien, c'est de l'argent jeté par la fenêtre ! Heureusement qu'on est toutes les cinq saines et sauves sinon...

Elle grommelle une menace en se rongeant l'ongle du pouce. Je consulte mon portable. Toujours pas de réseau. Et dire que je me faisais une joie de répondre à mon père. J'ai reçu un SMS juste avant de voguer sur mon voilier et Nami et sa mère sur les leurs. Il m'informait qu'après des mois à l'étranger avec le Lord pour cet interminable séminaire, il pouvait enfin rentrer à Rough Tell ! Enfin ! J'ai tellement hâte de le revoir ! Il précisait également qu'ils étaient tous les deux sur le chemin du retour. Lilly, qui était aussi folle de joie que moi en l'apprenant, est à présent bien silencieuse. Ma bouche affronte sa tignasse pour joindre son oreille :

- Ça va Lilly ?

- Ce nuage là-bas... Il a une forme bizarre.

Je me penche à la vitre et malgré la kyrielle de cumulus noirâtres, je suis capable de repérer l'intrus.

Parce qu'il ressemble à un serpent.

/

A peine nous sommes entrées dans le vestibule que deux choses nous assaillent : l'odeur d'agrume et des serviettes qui nous heurtent le visage. Des doigts viennent me frictionner le cuir chevelu. Qu... quoi ?

- Ça va, pas trop chamboulée ?

Je rejette la serviette sur mes épaules et rencontrent des prunelles vert de chrome. Nojiko. C'est marrant, on dirait une fusion entre Nami et Vivi. Attendez... Quoi ?!

- Comment tu sais ce qui s'est passé ?! je demande, éberluée.

- Simple hasard, répond à sa place Lilly en haussant les épaules.

Comme souvent, la blanche n'est pas facilement impressionnable par la famille de notre rouquine préférée. Nojiko se laisse prendre au jeu et un sourire narquois se sculpte sur ses lèvres pleines. Elle fait tournoyer son doigt devant elle.

- Et toi blandinette tu as un trou disgracieux dans la maille de ton pull. Il se trouve juste au dessus de ton joli fessier.

Les yeux plissés, la bouche pincée, Lilly n'accorde visiblement aucun importance à ce que... Ah si finalement, elle s'est contorsionnée à vive allure pour s'assurer de l'état de son lainage. Seulement, elle n'est pas assez souple pour apercevoir le bas de son dos.

- Pas CE pull, s'il vous plaît ! Dis moi que je n'ai pas de trou Akiki ! s'affole-t-elle.

- Euh... T'as pas de trou.

- C'est quoi cette hésitation ?! J'ai un trou c'est ça ?!

- Ben oui mais tu m'as dit de te dire que tu n'avais pas de trou. Donc t'as pas de trou.

Munie de son doigt, Lilly rédige ma phrase sur sa main pour bien la saisir. Puis elle écarquille ses prunelles d'horreur. Je plaque ma main sur sa bouche pour atténuer son cri. Ça ne va durer qu'une poignée de seconde, elle va vite manquer de souffle.

- Comment tu peux savoir tout ça ? je répète à l'intention de Nojiko.

- C'est ma sœur, ça doit suffire comme raison, riposte Nami.

Les deux frangines se sourient avec espièglerie. Belmer vient les prendre dans ses bras musclés :

- Venez là bande de chipies !

Je souris en les contemplant. Tellement d'amour se dégage d'elles. Vivi sort d'une pièce pour venir vers nous. Elle se balade comme si elle était chez elle, elle doit connaître la maison comme sa poche. Pour notre part c'est une première.

- J'ai fait couler l'eau chaude, dit-elle.

Oh ! Un bain ! Lilly va pouvoir se réchauffer. Cette perspective lui fait oublier – en partie – la cavité dans son pull et donc dans son cœur. Elle le retire, ainsi que son débardeur et déboutonne son short. Je fais de même en retirant les bretelles de mon maillot de bain une pièce et en l'abaissant jusqu'à la taille. Vivi, sidérée, hausse bien les épaules et lève les mains vers nous.

- Mais qu'est-ce que vous faites ?!

- T'as dit que tu faisais couler l'eau, je réponds.

- On peut ajouter plein de bombes de bain ? demande Lilly en triturant la dentelle de sa petite culotte. C'est marrant quand ça mousse partout.

- L'eau est EN TRAIN de couler, le bain n'est pas encore prêt ! s'exclame Vivi en retenant difficilement un sourire.

La mine de mon amie blanchinette se déforme par la déception. Je ne supporte pas de la voir tristounette ! Je l'entoure de mes bras et la cale contre ma poitrine nue.

- Ne t'en fais pas Lilly, tu n'attraperas pas froid en restant en sous-vêtements. Je vais te tenir au chaud en te couvrant de mon corps.

- Oh ! T'as la peau vraiment toute douce ! s'émerveille-t-elle en nouant ses bras dans mon dos.

La famille des chipies nous rejoint pile à ce moment. Belmer nous considère avec attention, une cigarette allumée dans la bouche. Puis elle désigne nos bustes :

- On dirait que des mandarines sont en train de se faire écrabouiller par des pamplemousses. Ça me donne envie de vous faire un chocolat chaud maison.

A ces mots elle s'éclipse dans une pièce attenante, probablement la cuisine.

- Euh, ça devient presque gênant les filles, souligne Nojiko en souriant également derrière sa main.

- T'en fais pas, on finit par se faire à leur bizarrerie, ajoute Nami en lui tapotant l'épaule.

/

L'eau brûlante et la mousse déborde dans la petite salle de bains. Nous rigolons toutes les quatre comme des pintades. La baignoire est si exiguë que nous sommes collées les unes aux autres. Nami la plus grande derrière, Vivi qui fait la même taille qu'elle est placée entre ses jambes. Ses gambettes fuselées m'entourent. Et pour finir notre Lilly de poche tout devant. On se croirait dans un wagon de manège.

Je souris en savonnant les cheveux de Lilly. Ça me rappelle notre première sortie avec Ace et Luffy à la fête foraine. Tant de chemin parcouru depuis, tant d'amour divulgué. Lilly tourne la tête et pouffe.

- T'as des cœurs qui se sauvent de tes narines Akiki.

- Ah ah. En fait je me disais que de nombreux sentiments ont été révélés autour de nous.

Frotte, frotte, frotte. Nami doit être en train de récurer le dos de Vivi.

- C'est vrai, dit-elle d'une voix étonnement douce.

Puis nous commençons à énumérer les couples qui bordent notre quotidien. Sabo et Izou, alias ces deux sex-symbols qui feraient même saigner du nez un bébé venant de naître. Sanji et Zoro, qui paraissent encore un peu mal à l'aise en public, mais en privé... Mes prunelles s'en souviennent encore tout comme mon portable dont l'objectif a failli se fissurer rien qu'en les prenant en photo. D'ailleurs je n'ai toujours pas changé le fond d'écran de mon mobile, et Lilly non plus. Katakuri et Reiju semblent également en phase selon Nami même s'ils ne le montrent pas. Les professeurs s'y mettent aussi. Rayleigh et Shakky incarnent un couple si charismatique qu'il est difficile de les contempler longuement sans risquer d'altérer notre vision. Et Marco et Alisha ? Lillynette certifie qu'on pourrait faire quelque chose pour eux.

Quant à nous quatre... On frappe à la porte. La voix grave de Belmer retentit :

- Hé les poulettes, si vous ne voulez pas vous transformer en cocottes minutes il ne faut pas rester trop longtemps dans le bain ! Et mon merveilleux chocolat chaud est prêt !

A l'entente de cette dernière phrase, ma meilleure amie se met debout aussitôt. De la mousse recouvre ses parties intimes et ses fesses. Elle dresse le poing et proclame, déterminée :

- On ne peut pas laisser le chocolat chaud refroidir !

Puis elle enjambe la baignoire, manque de se viander la poire et sort en trombe, laissant du savon dans son sillage. Vivi explose de rire et Nami, la tête rejetée en arrière, soupire :

- Que quelqu'un aille la chercher pour l'essuyer et lui refiler des vêtements !

/

Une fois propres, séchées ET habillées, nous nous asseyons toutes à la table. Nami et Nojiko nous ont prêtées des pyjamas. Des tasses fumantes et dépareillées nous accueillent. Aucune ne possède la même taille ni les mêmes motifs à moitié effacés. Belmer a dû les dénicher dans un vide-grenier. J'observe un peu plus la pièce. Le papier-peint est décrépi et jauni et des fissures zèbrent le plafond. Nami nous avait déjà avoué que sa famille ne croulait pas sous l'or. Néanmoins, toutes les bricoles qui garnissent cette maison attirent un profond sentiment de bien-être. Il fait bon vivre ici.

Les volets fermés craquent et les murs vibrent. Le typhon va probablement infester la ville pendant toute la nuit. Je consulte mon portable mais le réseau est toujours absent. J'espère que maman ne s'inquiète pas trop... Vivi me tapote le dos et m'administre un clin d'oeil. Je souris. Je possède vraiment les amies les plus chouettes du monde. Lilly allait s'emparer de sa tasse mais Belmer intercepte son geste en lui flanquant une petite tape sur la main.

- Hep hep hep, ce n'est pas terminé !

La mère de Nami exhibe des mandarines coupés en deux et les presse au dessus des chocolats chauds. La mine de la blanche se décompose. Faut la comprendre, le chocolat c'est sacré. C'est comme si on versait du poison dans une boisson des plus exquises. Je me penche vers elle :

- Regarde le bon côté des choses Lillynette, c'est très important de manger cinq fruits et légumes par jour.

Rien n'y fait, Lilly est blasée. Nami, en face d'elle, ricane ouvertement :

- Hé Mary Poppins, goûte avant de faire la tête !

Mary Poppins ? Vivi a dû lui raconter le passage où la blanche a failli s'envoler. Lillygolfière. Cette dernière avance mollement le bord de la tasse jusqu'à ses lèvres. Elle avale une gorgée, fait claquer sa langue contre son palais telle une critique gastronomique et... Oh ! Son visage s'éclaire ! Elle se lèche même les babines comme un petit animal. Belmer revient en bombant le torse... enfin en bombant ses seins.

- Evidemment que c'est bon, c'est moi qui l'aie fait !

C'est pas l'orgueil qui fera exploser les chevilles de cette famille. Elle poursuit :

- Je pense que vous l'auriez compris, vous allez toutes rester dormir sous mon toit les mouflettes. Vivi, j'imagine que ta famille s'en doute. Par contre, en ce qui concerne l'écrevisse et le coton ambulant, j'irai prévenir vos familles après le dîner.

- Comment comptez-vous faire ? On n'a plus de réseau, fait remarquer Lilly en agitant son portable.

Elle est en train d'exposer à la vue de tous la photo compromettante de Sanji et Zoro mais ça ne semble pas la gêner. Belmer paraît surprise par sa question.

- J'irai à pieds pardi ! Bon, je retourne au fourneau aider Nojiko.

Une fois partie, un silence d'outre-tombe s'installe. D'une même âme, la blanche et moi nous inclinons vers nos deux autres comparses.

- Nami, ta maman compte vraiment affronter le typhon ?! A pieds ?! je panique.

- Elle a pas les idées claires, je crois qu'elle s'est pris une poêle dans la tête, ajoute Lilly en se frottant le menton.

La rouquine pouffe.

- Ma mère travaillait dans la Marine avant de devenir professeur à Grand Line. Les tempêtes, les ouragans, les tsunamis... Elle pourrait tout surmonter, même les yeux bandés.

/

La chambre de Nami se trouve sous les combles. Il fait une chaleur étouffante à l'intérieur mais nous ne pouvons pas aérer la pièce pour le moment. La rouquine dépose les lanternes et les allumettes inutilisées sur son lit puis virevolte dans la pièce. En un instant des montagnes de coussin sont disposés à même le sol. Nous nous asseyons en rond et déjà Lilly soupire.

- Je sais ce que tu vas nous demander, fait-elle à l'intention de notre hôte.

- Que je veux de l'update ? Ouais, exactement.

- De l'up-quoi ?

L'anglais et moi ça fait toujours deux. Vivi allait me répondre mais est coupée, par... Ah non en fait c'est électricité elle-même qui se fait couper. Nous voilà plongées dans le noir complet. La blanche, qui ne semble pas perturbée le moins du monde, continue sur sa lancée :

- Y a vraiment que les histoires à l'eau de rose qui t'intéressent ?

- Evidemment, quelle question ! s'exclame Nami. Enfin non, y a aussi les sublimes fesses de Law.

- Ce sont également des histoires à l'eau de rose ! s'esclaffe Vivi.

Nous rions toutes en chœur. C'est étrange cette ambiance. Ne plus être capables de les voir, laisser place à l'imagination quant à leur gestuelle, juste les entendre. Je me demande si toute la ville se retrouve englober par la nuit. Tout comme Ace et moi lors de l'anniversaire de Hancock. Ses lèvres sur les miennes, sa main dans mon dos, celle sur ma cuisse... Pour le coup je suis bien contente que mes joues rouges ne soient pas discernables. Nami qui lit évidemment dans mon esprit, reprend :

- En parlant de l'anatomie des hommes, elles étaient comment les fesses d'Ace ?

- Ah ça je ne sais pas, je réponds aussitôt. Mais par contre ses abdominaux était durs. Et ses lèvres tendres.

Des cris hystériques percutent les murs et menacent de faire s'effondrer la maison. Oh oh, c'est vrai que je ne leur avais rien raconté. Et elles y vont toutes de leur petit commentaire :

- J'en étais sûre et certaine qu'il s'était passé un truc ! Raaaah pour le coup je suis frustrée de vous avoir interrompus au meilleur moment !

- Je suis tellement contente pour toi, Akira.

- Vu le relief de ses pectoraux et leurs allures lorsqu'il les contracte pendant les cours de Navigation, je me doutais bien qu'ils étaient durs comme de la roche.

Ça déconne pas lorsque Lilly analyse le corps des hommes. Hmm... Est-elle déçue que je ne lui en ai pas parlé avant ? Difficile à dire dans cette pénombre. Une idée me vient. Je me lève chercher à l'aveugle les lanternes et les allumettes. Trouvées ! Puis je retourne m'asseoir. Je déplie un lampion, fais craquer une allumette et... la lumière fût ! Aussitôt je m'adresse à Lillynette :

- Tu n'es pas vexée ?

- Tu plaisantes ? Je suis folle de joie !

Elle se jette à mon cou pour attester ses dires. Me voilà rassurée. Toujours agrippée à moi, elle se tourne vers la rouquine :

- Tu ne vas pas y échapper Nami-chaaaan. C'est toi la première qui a évoqué ton homme alors ne te défile pas !

- Ce n'étaient pas mes intentions.

Nami, guillerette, nous explique que Law et elle ont pu discuter d'un avenir à deux. Pour une fois le brun ne s'est pas dérobé. Notre hôte a pu évoquer ses craintes vis à vis de la rentrée en avril. C'est dans sept mois mais je peux comprendre son inquiétude. Les terminales seront diplômés et quitteront le lycée. Rien que d'y songer ça me file le cafard. Law l'a écoutée avec attention. A présent ils ont des projets pour plus tard. Le brun va probablement intégrer une université de l'île de Drum qui est réputée pour ses médecins. Même s'ils ne se verront pas pendant une année, Nami partira le rejoindre après le lycée. A la fin de sa tirade, elle allume une nouvelle lanterne. La sienne. Nous applaudissons, toutes les quatre sur la même longueur d'onde. Mais les sourcils de Nami, comme à son habitude, ne restent pas défroncés très longtemps. Vivi la devance :

- C'est Koza qui t'agace, n'est-ce pas ?

- Oui, et parlons-en de Koza ! Il exagère, il faut qu'il arrête de fuir ses sentiments et les tiens ! Il est fou de toi depuis tant d'années !

Vivi allonge son bras pour poser sa paume sur celle de Nami. Puis elle secoue négativement la tête :

- Je sais comment fonctionne Koza. Il a peur de s'engager, d'être cantonné à quelque chose. Il est comme ça. Il veut vivre sans attache mais je sais qu'il veille constamment sur moi. Je pense qu'il faut accepter les personnes qu'on aime comme elles sont, que ce soit en amitié ou en amour.

Tandis qu'elle allume à son tour sa lanterne, nous méditons sur ce qu'elle vient de proclamer. Elle n'a pas tort. Nous ne devons pas essayer de changer la nature des gens. C'est ce que je comprends un peu plus chaque jour depuis que j'ai intégré Grand Line. Nous restons muettes quelques minutes. Finalement c'est Lilly qui rompt le silence :

- Quant à moi je me suis amusée comme une folle au concert des trois frères, ça faisait longtemps que je n'avais pas dansé. En parlant d'eux, il faudrait un jour qu'on essaie de déboucher les toilettes du rez-de-chaussée. C'est qu'en attendant mon Akiki doit faire popo dehors, et avec l'hiver qui arrive c'est pas la joie. Luffy m'a dit qu'il m'aimait comme un dingue, et j'avoue que j'ai adoré voir les obus de Boa à l'air juste pour que tout le monde se fiche d'elle.

Si ma déclaration concernant Ace avait provoqué une hystérie générale, là c'est totalement l'inverse qui se passe.

Bug.

Vivi et Nami ont planté, tout comme le réseau et l'électricité. Lilly allume son lampion. Elle prend sur elle pour ne pas se montrer trop fière de sa sournoiserie mais un sourire cosmique dévore ses pommettes. Puis elle s'allonge et attrape une couverture au hasard.

- Bon ben bonne nuit.

Une main saisit brutalement son poignet :

- Non mais t'as vraiment cru que t'allais roupiller tranquillement après une annonce pareille ?! s'écrie Nami en sueur. Luffy... Il sait dire « je t'aime » ? Je n'en reviens pas...

- Que d'émotions, il faut qu'on trinque ! propose Vivi.

- Avec quoi ?

- Les lanternes ! je réponds en brandissant la mienne.

L'hilarité danse dans les prunelles de mes amies, telles des flammes de quiétude. Nos lampions se percutent et se déforment. C'est vraiment pas fait pour ça !

- Trinquons au nouveau règne de notre Reine de l'automne !

- Non ! je m'insurge.

Pas question qu'on célèbre ce titre qui me colle à la peau, un titre dont je n'ai nullement voulu. Je revois l'expression furieuse et épouvantée de Hancock. Après le fiasco de son anniversaire, voilà que je lui vole la vedette. Miséricorde... Vivi corrige la proposition de Nami :

- Trinquons alors à la plus belle des amitiés.

- Ouiii !

- Et à l'amouUuuUuuUr ! ne peut s'empêcher d'ajouter la rouquine.

Nous sourions, rions, et ignorons le vacarme du dehors. Nous dédaignons ce typhon, un typhon qui, pourtant, ne présage vraiment rien de bon...


Hello les poulettes et poulets ! Et oui, Akira est élue Reine du lycééééée ! C'est Hancock qui est ravie xD Un chapitre assez chiiill, où les filles font le point sur leurs sentiments. Le prochain chapitre va déménager ! D'ici là, portez-vous ! On se retrouve le mois prochain, ciaossuuuuu !