Dans l'épisode précédent : Retour des créatures après leur périple dans un monde parallèle. Malgré la situation cocasse, ils approuvent ce qu'a fait Aria car ils repartent sur des bases saines. Nouvel entraînement pour Silver qui va pouvoir apprendre des sortilèges de combat. Hermione fait savoir à Aria qu'elle n'a pas trouvé grand-chose pour aider la reine a changer de lieu mais a des noms d'ouvrages qui pourrait aider s'ils arrivaient à mettre la main dessus.
Rating : T pour le moment
Genre : Romance
Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.
Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.
Réponse aux reviews :
adenoide : Eh oui, comme quoi, ils peuvent collaborer.
stormtrooper2 : Finalement, ça se passera plutôt bien, je te laisse le découvrir dans ce chapitre.
brigitte26 : Exactement, le sentiment c'est une chose, le retranscrire et le vivre c'est autre chose ;)
Bonne lecture
Toute la maisonnée déjeunait tranquillement en discutant des dernières actualités. Hermione apprit alors le retour des créatures et la situation pour le moins gênante de l'alpha qui n'avait rien trouvé de mieux que de complimenter le physique du chef vampire. Cela eut le mérite d'entraîner le fou rire d'Hermione qui ne s'attendait pas à ça.
Aria ne parla pas beaucoup pendant le repas, laissant les autres faire la conversation. A la place, elle observait son loup interagir avec les autres. Il ne fallait pas être un génie pour remarquer qu'il avait réussi à créer un lien fort avec Hermione pendant leur entraînement. Le jeune homme buvait ses paroles lorsqu'elle expliquait quelque chose et a contrario, Hermione avait toujours le regard attiré par lui, pour voir si tout allait bien. Cela pourrait être pris pour un comportement maternel, néanmoins, Aria avait un sentiment maternel pour le loup et elle voyait très bien qu'il y avait plus de la part de son amie. Si Silver avait tendance à la réconforter quand elle allait mal, à vouloir se frotter à elle ou lui faire un câlin, jamais Aria ne cherchait particulièrement à avoir ce réconfort de sa part, or Hermione, elle, n'hésitez pas à quémander ce genre d'affection. Elle l'avait déjà vu plus d'une fois ouvrir les bras pour qu'il vienne s'y blottir ou d'elle-même venir vers lui cherchant de l'affection.
Elle ne savait pas comment elle aborderait le sujet avec son amie mais il faudrait que tôt ou tard, elles en parlent. Au moins pour ouvrir les yeux à Hermione concernant ses sentiments afin d'éviter tout quiproquo surtout envers des personnes extérieures car n'importe qui, qui prêtait un peu attention à leur relation, pouvait remarquer qu'elle était un peu plus qu'amicale.
Cependant, elle devait d'abord parler à son loup pour lui expliquer ce qu'était réellement l'amour et par extension un couple. Il n'en connaissait que les fondamentaux, c'est-à-dire, ce pour quoi un mâle et une femelle se mettaient ensemble. Cela limitait tout l'aspect sentimental de la chose. Rien que d'y penser, elle mesurait l'ampleur de la tâche qui lui incombait, cela n'allait pas être une partie de plaisir. Néanmoins, en tant que sa maîtresse, c'était à elle de le faire et elle voulait éviter de laisser traîner les choses trop longtemps.
Ainsi donc, dès qu'ils eurent fini de manger et qu'Hermione s'en alla, l'élue entraîna son loup dans son bureau.
"Il y a un souci, maîtresse ?
- Pas du tout. C'est juste que j'ai remarqué quelque chose et que j'aimerai en parler avec toi.
- C'est-à-dire ?
- Comment vois-tu Hermione ?
- Euh...Avec mes yeux ?
- Qu… Non, enfin oui. Ce que je veux dire c'est, qu'est-ce que tu éprouves pour elle ? Quels sentiments as-tu à son égard ?
- Oh! Euh… Je l'aime bien, elle est gentille. elle cherche toujours à m'aider et puis, elle sait vraiment beaucoup de choses. J'aime beaucoup son odeur aussi, elle est très florale.
- Si tu compares ce que tu ressens pour moi et ce que tu ressens pour elle, est-ce que c'est la même chose ?
- ...Non, ce n'est pas pareil. Je veux que tu sois fière de moi, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur et je veux pouvoir t'aider mais pour Hermione… Je veux la protéger et je n'aime pas qu'elle me protège alors que je m'en fiche si toi tu le fais. Et puis... J'aime beaucoup entendre son coeur battre quand je l'ai dans mes bras ou que je suis dans les siens, parfois il va au même rythme que le mien."
Silver continua un long moment à dire ce qu'il aimait avec Hermione au point qu'il ne comparait même plus avec Aria. La jeune femme ne put s'empêcher de sourire face à ce consta. Il n'y avait plus aucun doute, Silver était bel et bien amoureux. Maintenant, il allait falloir lui expliquer et ça c'était nettement plus compliqué.
"Tu vois, Silver, tout ce que tu me décris, ça s'appelle de l'amour.
- De l'amour ?
- Oui. L'amour désigne un sentiment très fort d'affection et d'attachement envers quelqu'un ou même quelque chose. Du coup, cela te pousse à rechercher une proximité avec l'objet de cet amour. Dans le cas d'un amour envers personne, l'amour peut conduire à adopter un comportement particulier et aboutir à une relation amoureuse si cet amour est partagé. Il existe différents types d'amours, par exemple, ce que tu ressens pour moi se rapproche de l'amour familial, parental. Tu tiens à moi, tu aimes que je te protège et tu te sens le besoin de mériter l'affection que je te porte, j'ai une autorité sur toi. A contrario, ce que tu ressens pour Hermione se rapproche davantage de l'amour romantique, passionnel. Tu veux lui faire plaisir, la protège, tu aimes simplement l'écouter et passer du temps avec. Tu veux lui faire plaisir davantage qu'à d'autres.
- C'est exactement ça… Mais ça veut dire quoi ? Tu as dit que ça amener à une relation amoureuse, c'est comme pour toi et Severus ?
- C'est ça. Lorsque les sentiments sont partagés des deux côtés alors les personnes se mettent en couple et partagent beaucoup de choses ensemble que seul un couple fait.
- J'ai du mal à comprendre ce que cela veut dire.
- C'est assez difficile à expliquer je dois l'avouer. Il y a autant de relation de couple que de couple. Chacun vivant les choses à sa façon. Je crois que le mieux serait que tu lises des livres sur le sujet. Que ce soit en terme scolaire ou en fiction, avoir bon nombre d'exemples de situations amoureuses pourrait te permettre de mieux en comprendre l'aspect.
- Je vais devoir faire quelque chose avec Hermione ?
- Pas tout de suite. Comme je te l'ai dit, pour être un couple il faut que les deux personnes le veuillent. Tu pourras toujours la courtiser mais avant ça il faut vraiment que tu comprennes ce qu'implique une relation amoureuse. Suis-moi, on va regarder dans la bibliothèque s'il n'y a pas quelque chose."
Sur place un elfe de maison était en train de ranger les livres. Aria en profita alors pour lui demander des livres sur le sujet. A son grand étonnement, il y en avait vraiment beaucoup. La jeune fille lut alors rapidement les résumés et en sélectionna quatre par lesquels Silver pouvait commencer. Deux d'entre eux parler du sujet en termes plus scientifique et psychologique et les deux autres étaient des fictions assez classiques auxquelles le loup pourrait assez facilement se référer.
"Commence par une fiction puis par un livre plus explicatif. Tu auras une base imaginaire sur laquelle te fier comme ça.
- D'accord. J'ai une question…
- Oui ?
- C'est si important que ça l'amour ?
- C'est quelque chose d'assez subjectif. Certains diront que c'est complétement inutile, d'autres qu'il n'y a pas plus belle chose.
- Et toi ? Qu'en penses-tu ?
- ...C'est à la fois la chose la plus terrifiante qui soit et la plus merveilleuse.
- Rien que ça…
- Prends par exemple ta vie avant que se rencontre, tu n'avais personne, l'amour et l'affection ne faisait pas partie de ta vie. Maintenant, tu as tout ça, qu'en penses-tu ?
- Je préfère ma vie d'aujourd'hui."
Aria lui sourit et lui caressa la tête. Ca n'avait pas été une conversation facile mais elle trouvait qu'elle s'en était plutôt pas mal sortie. Évidemment, Silver était loin d'avoir tout compris mais il avait une idée générale de la chose et c'était déjà bien.
Lorsqu'elle retourna à son bureau, la jeune fille eut la surprise d'y trouver une lettre. Elle reconnut sans mal l'écriture de Dorofeï et pour une fois elle n'était pas précipitée. Aria pressenti que c'était le moment d'avoir une petite conversation avec Grindelwald et son instinct fut bon. Bien que toujours convalescent, il était en bonne forme et était plus qu'en état pour leur révéler tous les secrets concernant Dumbledore.
La jeune fille alla alors prévenir Severus et les Malfoy avant de savoir s'ils voulaient l'accompagner chez les centaures découvrir l'histoire de Grindelwald. Draco traumatisé par Nurmengard préféra passer son tour. Sa mère n'ayant pas fait partie de leur périple préféra également attendre le débrief lorsqu'elle reviendrait. Finalement, seul Severus choisit de l'accompagner.
Une fois sur place, Dorofeï les attendait. Il les conduisit jusqu'à une tente où à l'intérieur se trouvait Grindelwald. L'homme avait meilleure mine. Bien qu'il soit encore squelettique et pâlot à cause de sa détention, il avait l'air nettement plus vivant que lorsqu'ils l'avait sorti de sa cellule.
"Comment vous sentez ? Demanda Aria au vieil homme.
- Nettement mieux depuis que je ne suis plus captif. Il me faudra encore un peu de temps pour retrouver toute ma vigueur mais maintenant je peux m'occuper de moi tout seul.
- Nous sommes ravis de l'entendre, fit savoir Severus.
- Je tenais d'ailleurs à vous remercier chaudement, vous ainsi que le jeune homme blond, de m'avoir sorti de là.
- Il n'y a pas de quoi, après tout ce n'est pas pour rien que nous étions là-bas.
- Je n'en doute pas et je vais tenir ma promesse. Vous m'avez sauvé, je vais vous parler d'Albus. Installez-vous, nous risquons d'en avoir pour un moment."
Tous y compris Dorofeï s'installèrent alors dans la partie salon de la tente agrandi magiquement. Grindelwald leur servit un thé pour rendre la conversation la plus agréable possible.
"Bien ! Je ne sais pas vraiment par quoi commencer, peut-être devriez-vous poser les questions que vous avez, cela sera plus simple et j'éviterai de m'égarer sur des sujets qui ne vous intéressent pas.
- Ce qui m'interpelle le plus est la raison pour laquelle Dumbledore vous a gardé prisonnier autant de temps au lieu de se débarrasser de vous, fit part Severus sous l'acquiescement des deux autres.
- On rentre dans le vif du sujet… J'aime ça. Pour répondre à votre question, je dirais simplement que l'amour donne autant de force qu'il ne fait faire des bêtises.
- L'amour ?!
- Eh oui ! Contre toute attente, Albus était, ou devrai-je plutôt dire "est", amoureux de moi.
- Je ne pensais pas Dumbledore gay…
- Je ne sais pas s'il est gay, en tout cas il fait une fixette sur moi depuis notre rencontre.
- Ah oui c'est très obsessionnel comme amour, remarqua Aria.
- Et très contraignant. J'appréciais beaucoup Albus, mais je savais que j'avais une âme-soeur qui m'attendait quelque part et je ne voulais pas la trahir.
- Comment le saviez-vous ? Questionna Dorofeï.
- Je suis tombé par hasard sur un rituel qu'avait créé Salazar Serpentard et qui permettait de savoir si nous avions une âme-soeur. Albus l'avait fait également et contrairement à moi, il n'en avait pas.
- C'est à cause de ça que vous avez choisi des chemins différents ?
- Ca a créé quelques tensions je l'admets, mais ça ne nous a pas empêché de mener à bien nos projets communs. C'est la magie des ténèbres qui a eu raison de notre association. Pour moi, cette magie n'avait pas lieu d'être dans notre monde. C'était une magie destructrice qui n'apporterait absolument rien de bon. Cependant, pour Albus c'était forcément la solution pour pouvoir changer le monde selon nos idéaux. Cela a fini par entraîner une terrible dispute…
- Est-ce que c'est cette dispute qui a entraîné la mort de sa jeune sœur? Demanda Aria.
- Je vois que tu es au courant, mais effectivement tu as raison. Je m'en veux terriblement qu'elle ait été mêlée à ça. C'était une douce jeune fille qui avait déjà une vie bien dure, elle avait besoin d'être accompagné mais Albus a toujours était bien égocentrique. Elle méritait une vie meilleure qui n'aurait pas dû s'arrêter si tôt…
- Quand est-ce que vous avez décidé de vraiment vous opposer à lui ? Interrogea Severus voyant bien que le sujet restait douloureux pour l'homme.
- Quand j'ai compris qu'il avait réussi à trouver des éléments probants sur les démons. Jusqu'à présent cela ne tournait qu'autour de la magie des ténèbres. Certes, c'était dévastateur, mais cela restait contrôlable. Cependant, lorsqu'il y eut accès à des êtres démoniaques, il a commencé à tester leur pouvoir aux yeux de tous. Cela créa alors la panique chez les sorciers qui diffusèrent de folles rumeurs sur des créatures terrifiantes. C'est d'ailleurs à cette période-là que les créatures magiques ont eu droit à de vraies traques. J'ai alors, avec mes propres partisans, tenté de l'empêcher de nuire. J'avais de mon côté voulut continuer notre objectif mais avec des moyens plus humains, néanmoins, Albus en a profité pour tourner les choses à son avantage. Il détruisait tout et manipulait la population sorcière pour qu'elle pense que j'étais responsable de ce qu'il entreprenait. J'ai essayé de rétablir la vérité mais Albus avait déjà une place bien trop importante au sein de la communauté. Je l'ai laissé agir à sa guise pendant trop de temps et il était bien trop tard pour l'arrêter. Du moins, moi je n'en étais plus capable. Tout ce que j'ai pu faire ça a été de minimiser ses actions avec les démons ce qui l'a obligé à arrêter ses démonstrations publiques pendant un bon nombre d'années.
- Vous ne vous êtes jamais rendu compte du monstre qu'il était ?
- J'avais beaucoup de signe sous les yeux je l'admet… Mais avec le recul, je crois qu'il m'a forcé à fermer les yeux là-dessus. Par moments, je me souviens avoir vraiment voulu m'éloigner de lui mais aussitôt l'idée repartait et me laisser un sentiment de malaise grandissant.
- Vous étiez contraint par quelque chose…
- C'est ce que je pense car pendant toutes ses années dans cette cellule, je n'ai plus ressenti ça. Il n'avait plus besoin de me manipuler, j'étais à sa merci.
- Vous avez une idée de ce qu'il prévoit de faire ? Questionna Aria.
- Comme vous, je sais qu'il veut détruire pour tout rebâtir mais il ne m'a jamais dit comment. J'ai bien quelques idées mais ce ne sont que des pistes.
- C'est toujours mieux que rien. Quelles sont-elles ?
- Je préfère les garder pour moi pour ne pas vous induire en erreur, si vous voulez bien. J'ai bien l'intention de vous aider à vaincre Albus une bonne fois pour toutes. Je mènerais moi-même les recherches pour déterminer quelle piste est la plus probante à suivre. Une fois que j'aurais déterminé avec plus de certitude quelle piste suivre, je vous en parlerai, expliqua Grindelwald sous le regard sceptique des autres. Je suis prêt à prêter un serment inviolable pour vous assurer ma bonne foi. Je comprends que vous puissiez penser que je puisse me retourner contre vous étant donné tout le temps que j'ai passé avec lui. Je ne cherche vraiment qu'à éviter toute confusion. Je sais combien parfois croire en une mauvaise piste peut être fatal.
- Bien, vous me ferez le serment ! S'exclama le vampire.
- Dorofeï… Commença Aria.
- Non ! Nous ne pouvons pas nous permettre d'être indulgents avec cet homme. Il a surement été celui qui a été le plus proche de lui depuis qu'il a commencé son plan machiavélique. Nous devons nous assurer qu'il restera de notre côté.
- Je suis plutôt d'accord avec lui.
- Severus !
- Ce n'est pas la meilleure des solutions mais c'est la plus simple et si ses intentions sont vraiment ce qu'il dit être, il ne risque rien.
- J'apprécie ta bienveillance, jeune fille. Ton grand coeur est surement ta plus grande force. Elle permet de rassembler les troupes sous un même étendard non pas par peur, mais par respect et croyance. Néanmoins, je n'ai pas proposé cette solution par pure folie. Je veux vous prouver que vous pouvez me faire confiance et je sais que je n'ai rien à craindre des conséquences de ce serment."
Cela ne plaisait guère à l'élue mais si toutes les parties étaient d'accord, elle ne pouvait pas le leur interdire. Ainsi Grindelwald prêta serment à Dorofeï avec Severus pour témoin.
