Rating un peu plus élevé qu'à la normale: scène de violence.

...

L'appartement était vide. Keira n'était pas là, et on pouvait observer des signes de luttes. Direction donc la deuxième adresse potentielle : l'entrepôt.

Callen envoya Kensi et Deeks avec un appareil photo pour voir s'ils pouvaient avoir un visuel depuis l'extérieur. Si cela n'était pas possible, ils devraient entrer en force sans avoir aucune visibilité et ça Callen voulait l'éviter si possible. Il pouvait très bien s'en sortir si des coups de feu étaient tirés, mais Bogdanov avait probablement sa propre petite armée, et s'ils se retrouvaient en infériorité numérique, ils avaient peu de chances de s'en sortir en vie.

Deeks s'appuya contre une vitre maintenant contre lui l'appareil photo. « Il a une petite armée avec lui. Je vois au moins quatre hommes armés, et potentiellement d'autres mais je n'ai pas de visuels. »

« Des signes de Keira ? »

Il changea la position de l'appareil quelques fois afin d'obtenir différents angles de prises de vues, mais sans résultat. « Non, négatif. »

Callen ordonna alors des ordres alors qu'ils s'équipèrent. « Aller voir, si vous pouvez trouver Keira et les autres filles. Et, s'il ne vous plait pas de bain sang. Je le veux vivant. » Il n'allait pas attendre le FBI ou la police de Los Angeles. Il fallait que cela cesse et au plus vite.

Sortant son arme, lui et Sam prirent l'entrée principale. Il y avait plus d'individus qu'initialement prévus. Les neutralisant un par un, ils se dirigèrent en direction de Bogdanov.

« Agents fédéraux ! Lâchez vos armes! »

L'homme n'avait guère l'air surprit. « Так что вы нашли меня » Alors vous avez fini par me trouver.

« Dites-leur de lâcher leurs armes, Bodganov ! Le bâtiment est cerné. »

« Je suis surpris, de voir que cela vous a prit autant de temps pour me trouver. » Il se retourna, et laissa ses yeux scanner la pièce. « J'espère que vous souffrez. Vous le méritez. »

« A oui ? » répondit Callen en le gardant dans sa ligne de mire. « Vous vouliez me faire souffrir ? J'ai déjà perdu mes parents et ma sœur. J'ai ressenti ce que vous ressentez depuis bien plus longtemps que vous. »

Les yeux de Bogdanov se rétrécirent. « C'est la raison pour laquelle, elle était la seule que j'ai pu atteindre. J'ai entendu dire qu'elle ne s'en est pas sortie. »

Les yeux de Callen se dirigèrent vers Sam l'espace d'une seconde, un froncement de sourcils, avant qu'il comprenne. Keira lui avait dit que Deja était morte. Qu'il avait réussi à accomplir sa vengeance. En jugeant par l'expression sur le visage de Sam, les deux partenaires avaient compris la même chose. « Elle ne s'en est pas sortie. Et avec elle, ma volonté de vivre ou de me montrer prudent n'existe plus. Alors rendez-vous maintenant Bogdanov, parce que la seule option restante sinon, c'est que sortiez d'ici dans un sac mortuaire. »

« Et je suis là, protégé par une armée. Vous pensez vraiment que vous allez vous en approcher ? »

En réponse à cette affirmation, un garde du corps qui se trouvait à ses côtés, tomba brusquement au sol. Sam fit un signe pour faire comprendre qu'ils pouvaient s'approcher un peu plus. Mais il en fallait plus pour impressionner Bogdanov. Il haussa les épaules. « Ha. » il leva les mains. « Vous pouvez tous les tuer, Agent Callen. Je n'ai qu'à activer un détonateur, vous dire où sont les filles, et pendant que vous vous occupez à les sauver à jouer les héros, je fais exploser le bâtiment, et moi je sors de là en homme libre. »

A cet instant, Callen entendis Kensi lui parler dans son oreillette. « Callen ? nous avons trouvé les filles et Keira. Je t'envoie Deeks. » il h ocha la tête à Sam.

« Je déteste vous gâcher votre petite joie, mais nous avons déjà trouvé les filles. Maintenant c'est vous et moi. »

Bogdanov fut déstabilisé par cette révélation. Il hésita un instant. « Alors vous voulez qu'on règle ça ? »

« Ce que je veux, c'est vous coller une balle dans la tête. Mais je vais me contenter de vous faire enfermer. »

« Je suis derrière eux. » Callen entendis la voix de Deeks dans son oreillette. « J'ai un angle de tir. »

Bogdanov fit un geste à l'un de ses gardes du corps. « Trouvez le, Tuez le. » il se tourna ensuite, un sourire sournois et carnassier sur le visage. « Comme vous pouvez le constater, j'ai d'autres hommes. Ils vont le trouver, et quand ce sera fait, je vais encore plus vous faire souffrir. »

« Deeks, si tu as un angle, vas-y. » Sam prit une profonde inspiration. « Tu veux attendre ? »

« Pas vraiment. » Callen se leva, visa et tira. Entre les trois agents, les gardes du corps tombèrent avant même que Bogdanov puisse cligner des yeux.

Mais l'homme n'était pas stupide, il se dirigea vers la sortie du bâtiment pour se mettre à couvert. Callen n'allait pas le laisser s'en tirer. Il prit position, visa et toucha Bogdanov au genou. L'homme trébucha, surpris. Callen arriva alors dans son champ de vision.

« "Это был для Маша." » Celle là c'est pour Masha. Il visa une nouvelle fois avant de tirer à nouveau dans son autre genou. "Это один для Линди и Джесс." Celle-là c'est pour Lindy et Jess.

Il n'allait pas laisser Dee souffrir encore d'avantage. « "Это одно, это женщина, которую я люблю." Celle-là, c'est pour la femme que j'aime. Et il tira entre les deux yeux.

"Ca va aller ?"

Callen hocha la tête, ses yeux en direction du couloir. « Je sais comment faire mon travail, Hetty. Laissez-moi le faire. »

Hetty le laissa aller, se tournant vers l'écran. Keira avait vu le médecin, elle était apte à être interroger.

Elle leva la tête, quand Callen ouvrit la porte, ses yeux pleins de larmes.

« Grisha… »

Callen ne répondit pas, et tira la chaise pour s'installer en face de lui. Il prit une profonde respiration. « Alors c'est Masha ou Keira ? Tu préfères lequel? »

Ce n'était pas la question à laquelle la jeune femme s'était attendue. Elle avala douloureusement sa salive. « Cela fait un moment que personne ne m'a appelé Masha. » Elle quarra les épaules. « Ça sera Kiera. »

« Comment tu connais Bogdanov ? »

« Mes parents m'ont vendu à lui, quand j'avais dix sept ans. Il est venu en ville, charmeur. Il n'a pas arrêté de parler de promesses et d'opportunités. Ils voulaient que j'aie une meilleure vie. » ses yeux se durcirent. « Meilleure vie, mon œil oui. »

« Pourquoi t'a-t-il envoyé à Los Angeles ? »

« Pour te trouver. C'était une aiguille dans une botte de foin. Tout ce qu'il avait pour continuer c'était une rumeur disant que tu étais dans les environs. »

« Pourquoi c'est toi qu'il a choisi ? »

« Je me suis portée volontaire. Depuis que je suis avec lui, j'essaie d'entrer dans ses bonnes grâces et j'ai découvert ce qu'il trafiquait. Comme j'étais la seule à parler anglais, il m'a laissé y aller. Il fallait que je trouve un moyen de m'en aller. » Elle ferma les yeux. « Je ne voulais pas laisser les autres filles, mais je me suis dit que si je n'étais plus une esclave, je pourrais à terme trouver un moyen de les aider. Vous aidez tous. »

Callen étudia la jeune femme quelques instants, avant de poser sa prochaine question. « Comment se fait-il que tu parles si bien anglais ? »

« J'avais une amie quand j'étais enfant. Sa mère était Irlandaise. Elle m'a appris avant qu'ils déménagent en Irlande. » elle lui sourit timidement. « Pendant un long moment, c'était tout ce qui me faisait tenir. Quand on grandit avec peu de moyens, on apprend à se montrer inventif. »

« Pourquoi tu es entré à l'université ? »

« Je l'ai convaincu que j'aurais plus de chances de te trouver, si j'avais un boulot et qu'en même temps je prétendais être étudiante. Un plus grand réseau et de plus grandes connexions. Je me suis encore plus fondue dans la masse. Après tout, tu étais tout à fait susceptible de travailler à l'université. » Elle tritura nerveusement ses doigts. « Au moins, pendant un certain temps, j'avais presque une vie normale. »

« Comment tu m'as trouvé ? »

Elle leva la tête. « En fait, je ne cherchais même pas. Je rassemblais des indices, pour faire sortir les filles, à chaque fois qu'il envoyait quelqu'un pour vérifier où j'en étais, je lui baratinais des histoires sur le fait que Los Angeles était une ville immense, et que ce n'est pas en ouvrant un annuaire que j'allais te trouver. Il m'a laissé tranquille pendant quelques mois après ça. Ce n'est que lorsque Deja m'a engagé et que tu es descendu des escaliers et quelle t'a présenté que tout s'est éclairé. Je te jure que je ne te cherchais pas. »

Callen croisa les bras. « Pourquoi avoir attaqué l'Indulge ? Pourquoi pas la maison ? »

« Il pensait que Deja se trouverait dans l'appartement, et non pas à la maison. Je ne lui ai pas dit que vous aviez emménagé ensemble. »

« Pourquoi n'avoir rien dit à Dee ? Où à Lindy ou Jess ? On aurait pu t'aider. »

Elle continua de le fixer. « Je n'avais aucune idée de ce que tu faisais comme métier. Je ne pouvais pas en parler, jusqu'à obtenir assez d'indices, et avant même que cela arrive, il m'a rattrapé. Il a vite compris que je le menais en bateau et il a débarqué. Tu penses que je suis fière de ce que j'ai fait ? Tu penses que je ne m'en veux pas ? si j'avais ouvert ma bouche, peut être que rien de tout ceci ne serait arrivé. Le café serait peut-être toujours là. Je n'aurais pas sur la conscience le poids d'avoir mis Deja en danger. Je n'aurais pas le poids de morts sur les épaules. Mais là d'où je viens, on ne fait pas confiance aux autorités. Et même si je t'aime beaucoup, tu portes une arme, et je ne sais pas ce que tu fais. Alors j'ai juste voulu me protéger. »

« Tu lui a dit quoi exactement ? »

« Le moins possible. Et je peux te dire qu'il a essayé de tirer des infos d'une autre manière. » elle souleva sa chemise pour lui montrer des brulures de cigarettes et d'autres encore non identifiées. Des coupures. « Je voulais que vous soyez tous en sécurité, mais j'ai dû lui donner quelque chose. » Sa voix se brisa. « Alors je l'ai envoyé au café, en sachant que Deja prenait son service bien plus tard. Je lui ai dit que le plus tôt il agissait, plus il aurait de chances de l'avoir. »

« Pourquoi tu ne l'as pas envoyé après moi ? »

« Parce qu'il ne voulait pas te tuer. Il voulait te rendre tellement misérable ce qui te conduirait à terme à te suicider. Il allait te torturer. D'abord en la tuant, et ensuite il allait s'occuper de toutes les autres personnes auxquelles tu tiens. »

Elle avala sa salive. « Je ne suis pas stupide, Grisha. Marty et Kensi portent également des armes, ils se comportement de la même manière que toi. Ils ont passé au scan visuel le moindre centimètre carré du café, avant de s'installer, et toujours avec les yeux sur l'entrée. Je me suis toujours dit qu'ils étaient là en renfort, et que si Deja était à la maison, tu trouverais un moyen de la garder en sécurité. »

« C'est ce que j'ai fait. »

« Oui. »

« Bogdanov, qu'allait-il faire des filles qu'on a trouvé dans l'entrepôt ? »

« Elles allaient être vendues. En tant qu'esclaves sexuelles pour un cartel sud-américain. »

« Et toi ? »

Elle haussa les épaules. « Je ne pense pas qu'il serait resté beaucoup de ma personne, une fois qu'il aurait eu terminé ce qu'il avait à faire. »

Les yeux de Callen s'adoucirent. Elle n'était pas complètement blanche dans toute cette affaire, mais elle avait fait en sorte de contenir les dégâts. Elle avait aidé à sauver Dee. Il y avait une dernière chose qu'il devait lui demander. « Les indices que tu as découvert ? Où sont-ils ? »

« Il y a une clé dans mon casier à la fac. Un coffre-fort à la banque. »

Quand Grisha retourna dans la salle principale du hangar à bateau, il jeta sur la table le dossier et se dirigea vers Deja. Il soupira. Les yeux de la jeune femme reflétaient une lueur particulière et il eu bien du mal à mettre le doigt sur ce qu'elle pouvait penser en cet instant. De toute évidence, quelque chose n'allait pas, mais honnêtement, il allait s'inquiéter de tout cela plus tard. Elle était là, elle était en sécurité et il pouvait la tenir dans ses bras.

« C'est fini ? » la jeune femme était à peine audible et elle semblait au bord de l'épuisement.

Il la prit dans ses bras longuement. « Oui mon amour. C'est fini. »