Depuis l'annonce de ce foutu morceau de papier trois jours plus tôt, tout le monde s'était emballé. Les rumeurs étaient de plus en plus nombreuses et les professeurs n'en trouvaient pas le coupable et considéraient ça, pour la plupart, comme des bêtises d'enfants car le papier entre les mains des professeurs disparaissait brutalement et qu'ils n'en savaient les contenus que par les élèves qui rapportaient. Le corps professoral pensait qu'ils exagéraient les propos pour se donner de l'importance.

Le professeur de Moldus Warren insista sur la dangerosité de telles rumeurs et peu de personne ne prêtait attention à ce qu'il disait. Au contraire, on trouvait ça malvenu qu'il fréquente autant les toilettes pour jeunes !

Alors qu'il insistait, le professeur Wood lui demanda : « Mais, est-ce que Picott n'allait pas régulièrement dans votre chambre au début de l'année ? J'ai entendu Rusard en parler.
─ Que sous-entendez-vous ?
─ Et le jeune Sirius Black et vous n'avez-vous pas été vu seuls les toilettes des filles, selon la préfète Skeeter qui s'en est plainte ?
─ Je ne vois …
─ Seriez-vous déviant en plus d'être moldu ? »

Après cette conversation, le professeur Warren trouva plus sage de se taire en salle des professeurs. D'autant que depuis plusieurs mois, à sa grande tristesse, Appolon Picott faisait semblant de ne pas le connaître. Il avait un meurtrier à trouver et pas le temps de jouer.

James regarda le morceau de parchemin avec dégout, « incendio. » Quand il trouverait la personne responsable des rumeurs sur Frank, sur Sirius, sur Quirrell, sur Lockhart (bien qu'il se fichaient un peu des serdaigles) et les autres, il s'en occuperait personnellement. Foi de James Potter, fils de Fleamont Potter, personne ne s'en prenait à sa famille ou à lui-même sans en payer le prix.

Il devait aussi trouver un moyen de parler à Sirius et en dehors des cours où tout le monde semblait les surveiller. Seulement, Sirius avait tellement de corvées que la tâche de le voir seul s'avérait compliquée. Et quand il n'en avait pas, il s'enfermait dans une bulle d'insensibilité et restait collé à Remus et Peter décidés à le faire merlin jusqu'au bout en ne les laissant pas seul et en l'empêchant de discuter.

C'était entièrement sa faute ! Lorsqu'ils étaient tombés sur la rumeur, sans y réfléchir, James avait dit : « Tu vois ! Je t'avais dit qu'à force d'être tactile, on allait dire n'importe quoi ! Maintenant, on va croire que je suis déviant ! Tu fais chier, Sirius ! »

Remus et Peter se soulevaient rarement contre lui mais cette fois-ci ils avaient engueulés James alors que Sirius partait avec un visage mortifié et décomposé. James s'en voulait terriblement et ne savait pas comment s'y prendre pour se faire pardonner. Il aurait aimé un manuel de l'amitié. Il devait en parler à ses parents. Malgré qu'il sût ses amis contre, il écrivit une longue lettre à ses parents pour expliquer les rumeurs, ses propos et ses questionnements.

Remus avait lu le morceau de papier avec horreur. Il fixa Sirius indifférent qui lisait un roman de Lily Evans, redressant parfois la tête pour observer des sorciers riant dans sa direction. Une jeune fille dans un groupe gloussa plus et il lui fit un clin d'œil. Elle rougit violemment et il se remit à rire un sourire satisfait aux lèvres. Remus déglutit. Il ne pourrait jamais dire ce qu'il ressentait pour Sirius. Jamais. Lycanthrope et déviant. Il n'y avait aucune chance. Est-ce qu'être un monstre et être un monstre, ça donnait deux effets négatifs devenant une solution positive ? Il préférait éviter de poser la question au professeur Luzon. Elle aurait sans doute une véhémente réponse.

Sirius se tenait éloigné de lui. Depuis une semaine, il n'était plus venu chercher une papouille et il ne dormait plus avec eux dans le même lit. Il n'osait pas en parler, honteux de savoir que désormais leurs gestes innocents pouvaient être vu comme pervers par les autres. Surtout que Tilden lui avait dit de ne plus dormir avec les autres : « C'est à cause de ce genre de choses, Sirius, que des rumeurs naissent. » Remus se jura de ne jamais abandonner Sirius, même si ce dernier faisait parfois des erreurs, pouvait se montrer cruel, égoïste, injuste ou moqueur. Il resterait toujours de son côté à l'apprécier en secret.

Peter regarda le message à nouveau. Il le chiffonna, fixant du coin de l'œil Sirius. Il ne croyait pas un mot de tout cela. Son Sirius n'était pas sexué. Il était innocent, prude et amusant. Il n'aurait jamais été toucher une autre personne. Même les baisers prétendus qu'il disait avoir reçus n'étaient que des mensonges. Tout le groupe savait que Sirius aimait s'inventer des vies. C'était plutôt mignon. Il était étonné que les gens puissent si facilement croire ces mensonges et dire que Sirius était en séducteur, un allumeur et des mots plus vulgaires qu'il avait déjà entendu de la part d'adultes l'entourant à propos de personnes. Même au bal, il ne voulait pas être accompagné. De toute façon, si Sirius avait été déviant (ou juste simplement sexué), il l'aurait su. Ils étaient presque toujours ensemble.

Lily n'en croyait pas ses oreilles. Entendre Severus se réjouir de savoir que Sirius avait « le retour de bâton » qu'il méritait par l'article. Donnant, donnant. Violence contre violence. Jusqu'où irait-il pour se venger des cancrelats et prouver qu'il était mieux qu'eux ? Pour prouver qu'il était aussi brillant, voire davantage et que son avenir était prestigieux ?

Alors qu'ils étaient enfermés dans une salle proche de la tour d'astronomie, elle se redressa et lui expliqua qu'elle n'était pas d'accord avec lui et que même si les cancrelats se moquaient de lui, il ne devait pas se réjouir de leurs souffrances.

« Pourquoi tu les défends, Lily ? Toi aussi, tu veux Sirius, c'est ça ?
─T'es qu'un gros nul en ce moment !
─ Mais Lily ! » Elle s'éloigna, le talon claquant dans les escaliers, elle avait des livres anciens à aller lire. Elle culpabilisa immédiatement, Severus avait besoin d'elle. Elle devait l'aider à s'en sortir. Elle ressenti le besoin de se faire du mal mais parvint à s'en empêcher. Elle devait essayer de penser à Severus. Elle irait s'excuser, plus tard. Elle ne voulait pas le voir pour l'instant !

Il semblait tellement obnubilé par la vengeance. Lily rentra dans la salle commune, et se posa à coté de Sirius, regardant le livre qu'il lisait. Ils se sourirent. Depuis que Lily s'était assise à la place vide à coté lui à la table des gryffondors, une amitié déjà née par le goût de la lecture avait grandi. Lily n'était pas aussi sage, ni aussi bonne élève qu'on pouvait le croire. Elle était obnubilée par la belle et ancienne magie et Sirius aimait l'aventure et les histoires fantastiques. Ils n'auraient pas pu mieux se trouver. Elle se mit à bavarder, Remus et Peter se rapprochant pour l'écouter. Mais brutalement, elle arrêta de parler pour regarder la main de Sirius.

Il tapotait nerveusement sur la couverture de son livre.

« Tu connais le morse, Sirius ? questionna la jeune fille.
─ Le quoi ?
─ Les lettres que tu tapes avec tes mains.
─ Par Morgane ? Qu'est-ce que je tape ?
─ C . h . a . r . l… mais n'arrête pas de taper !
─ Je ne le contrôle pas, ok. Char… Charlie ?
─ Tu tapes bien plus de lettres que ça, ce doit être une phrase, mais tu t'es arrêté.
─ Par tous les dragons d'Ecosse… »

James, seul, les regarda sans savoir comment réagir. Qu'est-ce qu'il devait faire ? Est-ce qu'il pouvait seulement aller voir ses amis et s'excuser comme ça ? Et tout serait alors pardonné ? C'était trop tard. Il n'avait pas arrêté de blesser Sirius. À cause de lui, Daisy ne voulait plus le voir aux entrainements de Quidditch et Sirius ne voulait plus jouer.

Severus se renferma dans son cachot. Il vit Regulus mécontent. Il brûla avec un sort de magie noire un papier dans les mains d'un serpentard qui ricanait en imaginant Sirius avec le concierge et lui jeta un sort de jambes en coton. « Personne ne discrédite la famille Black ! » claqua-t-il.

« Qui veut encore essayer ?
─ T'avais qu'à pas dire que…
─ Je n'ai rien dit. Vous croyez en ses inepties ? Bougre de moldus ! »

« C'est la vérité, dit froidement Tibère Greengrass, le concierge est un déviant !
─ Comment tu peux savoir ça ? interrogea Lucius. (Severus prêta l'oreille.)
─ Je connais quelqu'un qui fait des choses avec lui.
─ Des choses ? »

Le regard de Lucius se posa sur celui du garçon, un bruit narquois et provocateur. Son visage se posa entre ses doigts, le coude sur l'accoudoir du fauteuil en cuir vert où il était installé.

« … » Greengrass rougit mais ne se démonta pas. « Ils… se… enfin ils font des trucs… Sexuels.
─ Vraiment, dit Bellatrix rieuse, davantage de détails ! On ne comprend pas bien !
─ Mais…
─ Ils jouent aux échecs en étant nus ? dit taquinement Lucius.
─ Ils jouent à l'épée sans arme à la main, badina Mickael Baddock.
─ Non ! s'agaça Greengrass, Ils couchent ensemble !
─ Dans quelle position ? insista Bellatrix.
─ Levrette, missionnaire ? s'enquit Alberta Ombrage.
─ Je… je sais… pas ?
─ Comment tu peux savoir qu'il ne ment pas ? questionna Narcissa avec douceur.
─ Je les ai vu par la fenêtre de ma chambre. Ils se comportaient comme des chiens en chaleur.
─ Quelle horreur, blanchit Cornelia Flint.
─ Ta connaissance à bon goût, il est plutôt mignon Appolon, » dit Narcissa.

Severus la regarda, étonné, de sa réponse. Bien qu'elle se tînt éloignée de ses sœurs, Andromeda ne put empêcher un rire. Severus était étonné de leur légèreté. Ils semblaient n'accorder aucune importance à l'information.

« Tu aimes donc les blonds, Black ? badina Lucius.

─ Peut-être, dit-elle mystérieusement en soutenant son regard.
─ On attend, Greengrass ! La position !
─ …Vous voulez vraiment savoir ? questionna le jeune Avery, un peu ahuri.
─ Totalement, se mit à rire Alberta.
─ Attends ! coupa brusquement Bellatrix, est-ce qu'il y a eu pénétration ?
─ Euh ? » Tibère Greengrass finit par hocher maladroitement de la tête.

Brusquement, Bellatrix avait ameuté de nombreux étudiants de serpentards. Finalement, ils furent une soixantaine sur plus de deux-cent-cinquante élèves serpentard. Elle usa de sa baguette pour faire apparaître un signe de flamme (Pour Picott, précisa-t-elle) et un signe de point d'interrogation (pour le mystérieux amant.)

« Votez : pour le concierge qui reçoit le souaffle ou le mystérieux individu ! Alors ! Qui est donc le receveur ? »

La plupart des votes allèrent du côté du mystérieux inconnu. Il était difficile de croire qu'Appolon puisse recevoir. (Surtout avec la rumeur d'avoir Sirius et Charlie en amants.) Toutefois, sous le regard déçu de Narcissa qui avait parié qu'il était pénétrant, Bellatrix, Lucius et quelques rares autres étudiants se répartirent les gallions gagnés alors que le jeune Tibère Greengrass bafouillait :

« C'était Monsieur Picott…
─ Tu manques de suspens, râle Bellatrix, donne-nous des détails !
─ Il avait les mains contre l'arbre et présentait son dos à mon… à l'homme ? »

Les plus âgés se mirent à rire alors que les plus jeunes essayaient de comprendre.

« Pourquoi vous riez sur le fait qu'il soit…
─ Greengrass, coupa Narcissa, t'es jeune, tu dis des bêtises. Cette personne n'est pas déviante. Sans doute attiré par l'argent, mais pas déviante.
─ Quoi ? bafouilla-t-il. »

De nombreux jeunes les regardèrent surpris alors que les plus âgés se mirent à rire. C'était un débat régulier chez les serpentards. Autrefois leurs parents pratiquaient l'homosexualité comme un exutoire mais ils étaient désormais presque tous d'accord pour dire qu'au même titre qu'on pouvait être attiré par l'autre sexe (parfois même des moldus de l'autres sexes), on pouvait être attiré par le même sexe et que des sentiments pouvaient exister. Il fallait toutefois faire passer la priorité du sang et de la famille avant celle du sexe et des sentiments.

« Il n'y a rien de perturbant à ce que deux hommes ou deux femmes aillent ensemble, dit-elle calmement, on appelle ça l'homosexualité. Les familles de sangs-purs le pratiquent depuis longtemps. Il n'y a bien que les moldues et le sang de bourbe pour s'en offusquer. Que ce soit pour soulager nos hormones d'adolescents – (certains ricanèrent) – pour éviter de produire trop d'héritiers ou pour que des descendants ne se reproduisent pas. Imagine que j'ai trois fils, il est préférable qu'un ou deux puissent avoir des enfants, pas les trois. Il faudrait diviser mon héritage par trois. Appolon Picott est sans doute là pour soulager « cette personne » que tu connais, mais ça ne signifie rien. De toute façon, nos mariages sont arrangés, on peut bien se distraire, non ? Et vu le physique de l'homme, même dissimulé sous ses capes, on peut t'assurer que ton mystérieux inconnu a bons goûts. Tu savais par exemple que le groupe LOVE qui défend, entre autres, les homosexuels ont été fondé par un sang-pur et serpentard ? Malheureusement, il adorait les moldus et cela lui fit perdre son nom mais son homosexualité n'avait jamais été un problème. Au contraire.

« Il lui disait des mots doux, gronda Greengrass
─ S'il tire davantage que du plaisir, tant mieux. Quel mal faisaient-ils ?
─ Monsieur Picott, dire des mots doux ? Et nous avons raté ça, se lamenta Bellatrix.
─ Vous acceptez les déviances ?
─ La magie noire est classée en déviance aussi, se marier entre cousins aussi. Que sont tes parents déjà ? Cousins au premier degré, il me semble, non ? Eh, puis. Il est mal vu de se mettre avec une personne de couleur, que les filles pratiquent les potions ou le Quidditch, la nudité même commence à être mal considérée ! Même toucher son propre corps est mal perçu ! Tu sais que toutes ses croyances viennent des moldus ? Avant, les sorciers, nous étions bien plus avancés. Ils nous ont fait régresser par leurs peurs et leurs idées !
─ Ah bon ?
─ De toute façon, c'est mieux ! Dit Alberta Ombrage, si mon frère avait su tenir sa queue plutôt qu'aller l'engrosser la première moldue venue. Résultat, sa fille a l'air débile et son fils n'a pas l'air de développer des pouvoirs !
─ Qui est la personne qui était avec Picott ?
─ Laissez-nous parier ! Chez toi ? Il y a ton frère Marc-Aurèle et ton…
─ Mon père, souffla Greengrass rougissant de honte.
─ Tibère, continua de se lamenter Bellatrix, nous n'avons pas eu le temps de parier !
─ N'aie pas honte de ça, Tibère. Ton père a un poste haut placé au gouvernement et deux fils. C'est tout à son honneur de ne pas en faire davantage. Tu devrais être fier au contraire qu'il ne laisse pas la société décider pour lui. Avait-il l'air satisfait ?
─ Je n'ai pas tant regardé que ça, mais il me semble.
─ Monsieur Picott est une personne très séduisante, tu devrais être fier que ton père puisse le mater.
─ Le concierge cache bien son jeu, finalement. Il a l'air d'apprécier les sangs-purs. Je ne l'imaginais pas baby-sugar. »

Les élèves présents de cinquième, sixièmes et septièmes années se mirent à rire.

« Alors dis-nous Lucius, la vérité, est-ce que Sirius était à ce point en manque pour aller vers la personne qu'il doit aimer encore moins que Snape (Severus renifla), Bellatrix et Lockhart ?
─ Totalement, rit Lucius, mais la vérité c'est que je l'ai laissé faire. Il en avait tellement envie et sa grande gueule est tellement agréable, bien moins que son petit cul cela dit. On s'est rapproché cet été ! Il était tellement en manque. J'ai rarement vu une telle faim en lui.
─ Tu parles de mon cousin ! Je ne veux pas de détails !
─ Je devrais vous en donner vu l'étroitesse de l'antre et pour renseigner Tibère mais par respect pour nos prochaines fois, je ne dirais rien.
─ Alors pourquoi il t'a attaqué ? questionna Bellatrix railleuse.
─ Je venais de le remplir pour le féliciter.
─ Tu ne t'étais pas protégé ?
─ Je sais que j'aurais dû le faire, Narcissa, mais je ne m'attendais pas à ce que ton cousin me supplie si soudainement de lui mettre et il est difficile de réfléchir quand une telle vélane vient vous tenter.
─ J'imagine assez peu Sirius être aussi docile, mais passons !
─ Laisse-moi m'en souvenir comme je le désire. Pour le taquiner, je lui ai dit « Je devrais dire à Potter. », il s'est vexé et a été impulsif. On sait comment sont les autres maisons avec l'homosexualité. Il a peur de perdre ses précieux amis.
─ Bien fait, Lucius, franchement la moindre des choses aurait été de le remercier. Ce n'est pas un droit que de se soumettre aux ainés, c'est De Facto pour les aider. Ça reste un choix.
─ On sait le choix que ton cousin à fait. Je peux t'assurer qu'il se trémoussait comme une petite garce. Il soufflait des "Lu, encore", "Lu', plus fort"
─ Lu ? sourit Narcissa amusé, il t'appelle encore comme ça ?
─ Il suppliait tellement.
─ Petit Lu ! ria-t-elle.
─ Demande à ton cousin pour la taille. »

Gardant toute sa superbe, Morgana quitta son tableau pour rejoindre le chevalier dans la scène de sabbat des sorcières. Elle répéta les propos de l'étudiant aux autres personnages des tableaux présents. Le chevalier Marshal n'en croyait pas ses oreilles peintes. Le Lord Malfoy avait manqué de violer le jeune Sirius Black et osait prétendre que ce dernier était Cunégonde avec lui ? Il fallait agir ! La réputation d'un homme vaut tous les trésors du monde.

Un portait n'avait aucune conscience et personnalité propre. Mais ceux de Poudlard avaient souvent été renseignés sur le caractère la personne qu'ils représentaient. Certains par la personnalité même. Parfois même une potion était versée dans la peinture ou sur la toile pour transmettre une partie des souvenirs. Comme un programme d'ordinateur, les tableaux répondaient à certains codes. Le code chevaleresque de Marsal était offusqué !

« Cherchons qui voit et déforme les secrets des étudiants et démasquons-le.
─ J'espère que ce n'est pas l'un des nôtres. »

Dans l'arrière-salle des adeptes du cachots, Severus fit un grand geste de la main criant le sort que Regulus avait usé sur Sirius pour le blesser. Ce n'était pas assez fort. Il lui fallait un sort plus puissant. Il lui fallait un sort qui fasse souffrir. Pas un qui blesse, pas un qui torture, pas un qui tue. Un qui marquerait la chair et le corps. Un réparable, mais que par lui. Uniquement par lui. Il le payerait. Il le payerait. Il le payerait. Cet été, Sirius s'était bien foutu de lui ! Ce n'était pas son problème si Sirius voulait devenir comme les femmes de son quartier qui étaient toujours au même lampadaire. C'était parfait, même ! Un jour, il s'arrêterait là, balancerait quelques gallions et le regarderait le supplier en larmes ! Car cela ne pouvait pas être un mensonge. Ce que Lucius racontait ressemblait bien trop à une vérité que Severus connaissait. Il savait à quel point Sirius pouvait se montrer docile. Il savait parfaitement que Sirius avait effectivement des lèvres délicates…

Et surtout, il avait remarqué en le rejoignant hors de l'infirmerie le bleu, ce suçon à l'encolure ouverte de sa chemise.

Il devait se concentrer sur Lily. Il devait prouver à sa meilleure amie qu'il était premier, qu'il était meilleur, qu'il était plus fort où il la perdrait. Un jour, Sirius Black baissera la tête et obéira à ses ordres. Severus ne se salirait pas à toucher à ce chien qui trainait dans chaque niche tant qu'il ne serait pas capable de lui mettre une laisse et une muselière.

Severus se regarda dans le miroir. Lily était apparue dedans. Il n'était plus aussi persuadé que leur amitié durerait toute la vie. Elle était admirative. Elle n'avait yeux pour lui. Elle l'enlaçait, il était si beau. Elle glissa sa main dans les cheveux noirs du garçon habillé d'haillons agenouillé devant lui, activité à le sucer docilement.

Oui, pensa Severus maladroitement, quand il serait fort, Lily le trouverait aussi brillant que Dumbledore et voudrait être toute sa vie avec lui et Sirius se soumettrait à lui comme il obéissait si facilement à Malfoy, Potter ou Jedusor. Et ils seraient heureux. Très heureux.

❦ღ⁂웃⁂웃⁂웃⁂웃ღ❦

Je suis fatigggguuuuuée ! A dans deux/trois jours. Je vais corriger tous les chapitres et rajouter les notes que tu es en train de lire là et corriger quelques fautes. ❥❤ Hésitez pas à m'en dire.