Chapitre 28

Une femme criait…

… et une voix masculine qui ressemblait fortement à celle d'Amaldi lui répondait encore plus fort. Les murs étaient bien isolés, Feitan ne comprenait pas ce qui se disait.

Soudain, la porte s'ouvrit et se referma avec fracas. Rhulica venait de sortir. Elle était visiblement en colère et perturbée.

Son expression fut surprise quand elle vit Feitan.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda-t-elle froidement.

Il haussa les sourcils.

- 'Me promène. Y a un mal à ça ?

Elle essayait visiblement de se calmer.

Feitan réfléchit. C'était ça le comportement bizarre de la fille ? Il eut soudain envie d'en apprendre plus. Enfin un peu d'amusement.

- Vous n'aviez pas l'air de vous dire des mots d'amour, là-dedans.

- Non, pas du tout.

Feitan soupira.

- Bon, quitte à être ton garde du corps, autant en apprendre plus sur toi.

Elle le regarda un instant et ils commencèrent à marcher.

Elle lui dit qu'elle était mariée de force avec lui. Ce n'est pas lui qu'elle voulait épouser. Elle vient d'une famille très modeste et il ne veut même pas les aider financièrement. Ça la met dans une rage noire à chaque fois qu'ils en parlent. C'était une de ces fois d'ailleurs. Ses parents ne pourront pas assister aux festivités à moins de payer leur part. Elle trouvait ça révoltant.

Elle se tourna vers lui, visiblement soulagée d'avoir vidé son sac.

- Et toi ? Qu'est-ce que tu fais ici exactement ? Tu as tué un des meilleurs hommes d'Amaldi. Ça m'étonne que tu viennes de toi-même dans un endroit comme celui-ci.

- J'ai un truc à faire.

- C'est le coffre qui vous intéresse, n'est-ce pas ?

Feitan la regarda, intrigué.

- Beaucoup viennent pour cette raison. C'est pour ça que le coffre n'est pas caché. Amaldi est loin d'être stupide.

Feitan ne disait toujours rien.

- Tu sais quoi ? reprit-elle, je vais te le donner ce code. Je n'en peux plus de vivre ici. J'ai envie de donner à Amaldi une bonne leçon.

Elle le regarda très sérieusement.

- Promets-moi une chose.

Il haussa les sourcils pour l'encourager à continuer.

- Emmenez-moi avec vous après ça, je veux dire, faites-moi sortir d'ici.

C'était donc pour ça qu'il devait la surveiller. Il comprenait beaucoup mieux maintenant.

- C'est d'accord.

- Dans ce cas, suis-moi.

Ils marchent ensemble en silence. Ils arrivèrent à un embranchement.

1. Ils prirent à droite. (Chap. 33)

2. Ils prirent à gauche. (Chap. 36)