Joffrey : Je suis là et j'amène un rating M quelle chance vous êtes prévenu⋅e.
Une nuit d'apprentissage
Leurs pas résonnaient dans le couloir vide ou presque. Sandor ne savait pas trop ce à quoi s'attendre. Sans doute que ce mioche avait trouvé une nouvelle façon de torturer sa compagne. Cette dernière évitait de le regarder. Il savait qu'ils avaient construit une étrange amitié.
Après la victoire qu'il avait menée à la bataille de la Baie de la Néra, il s'était bourré la gueule. Au lieu de finir dans un bordel, il avait fini dans sa chambre tard dans la nuit, très tôt le matin. Il avait parlé. Elle avait écouté. Puis il était parti.
Sa compagnie s'était révélée aussi appréciable qu'un bon vidage de couilles.
Ils entrèrent dans la suite royale et Sandor se posta proche de la porte, les yeux rivés sur les décorations du mur. Il espérait pouvoir partir dans pas trop longtemps, il détestait être un témoin silencieux.
Joffrey se balada dans l'espace, il semblait chercher quelque chose. Il se saisit d'une bouteille et but à grandes gorgées. Sandor s'empêcha de rire. Un jeune mari anxieux ? C'était toujours pour le divertir. Malheureusement, le gamin ouvrit la bouche :
— Baisez-la.
Aucun doute, il s'adressait à lui mais il avait dû mal entendre parce qu'il n'y avait aucune chance qu'un monarque fasse ce genre de chose.
— Arrêtez de me regarder et obéissez. C'est sans doute la seule fois où vous pourrez baiser une noble vu votre faciès de monstre, remerciez-moi. Quant à vous, enlevez tout ça et allongez-vous.
Le chevalier essaya de croiser le regard de la jeune Reine mais il restait résolument au sol, les mains pressées l'une contre l'autre. Elle était aussi perdue que lui.
— Sansa, bouge ton cul.
Elle trembla mais obéit. Elle se rapprocha du banc et posa ses parures au fur et à mesure. Elle les ignorait de toute évidence mais elle aurait sûrement un choc quand elle se rendrait compte dans quelle situation elle se trouvait.
Joffrey ne prit même pas la peine de la regarder. Il n'était pas vraiment intéressé. Il reprit la parole.
— Vous la baisez une seule et unique fois, vous crachez pas de dedans, vous en parlez à personne.
Par les Sept, il allait pas dire à qui que ce soit que le Roi lui avait demandé de sauter sa femme. Il ne savait même pas s'il allait pouvoir. C'était complètement tordu. Il se calma du mieux qu'il put mais les mouvements qui attiraient son attention étaient ceux de Sansa en train de se déshabiller et ceux de Joffrey qui jouait avec une broche.
— Jolie fleur sur votre ventre, nargua Joffrey en constatant un énorme hématome.
Sansa ne répondit pas. Elle s'assit sur le lit et serra le drap. Elle s'enfonça sur la couche et s'allongea sans rien dire. Sandor sentait la porte derrière lui, il avait envie de la franchir et de ne plus jamais revoir cette petite tête blonde hideuse. Il se retint.
Si ce n'était pas lui, ce serait un autre. Quelqu'un qui serait bien content d'aller se fourrer dans le con de Sa Majesté, qui n'aurait certainement pas l'affection qu'il lui portait. Il posa son arme sur le coffre au pied du lit, et il s'approcha.
Il s'imposa quelques images à l'esprit pour provoquer une érection. Mais il était facile de voir comme la demoiselle en face de lui était tendue, méfiante. Elle savait qu'il faudrait pourtant en passer par là. Elle écarta les cuisses quand il approcha sa main − tant mieux, il avait pas envie d'être violent. Il ne savait même pas si elle pouvait mouiller dans cette situation.
— Passez-moi de l'huile, grogna-t-il en direction du spectateur.
Joffrey lui passa la fiole appropriée qu'il saisit sur la coiffeuse, il fronçait les sourcils et sa question ne tarda pas.
— Pourquoi ? Ça sert à quoi ?
— C'est plus agréable.
Ça évitait surtout de déchirer sa partenaire mais c'était pas une information utile.
— Tout le monde le fait, ajouta-t-il pour enfoncer le clou.
Il sortit son membre et répartit le liquide en abondance. Sansa le regardait faire. Elle pinçait les lèvres et quand leur regard se croisèrent, ils passèrent un contrat muet. Il serait toujours le même Sandor prévenant, brusque mais pas cruel, qui la secondait dans ce nid de lions. Il pourrait toujours se moquer d'elle et l'appeler Petit Oiseau.
Il s'engagea doucement, il resta quasiment à l'entrée. Les deux gosses regardaient précisément cette rencontre des corps et il ne dut qu'à l'habitude des bordels de réussir à finir son affaire. Il ne s'était pas enfoncé beaucoup mais elle avait saigné quand même. Il sentit l'éjaculation venir et se retira avant. Il salit le drap.
Sandor avait envie de boire et de vomir en même temps. C'était difficilement réalisable mais il se sentait vraiment mal. Un silence étrange s'installa, il n'y avait que les bruits qu'il faisait en se rhabillant. Sansa serrait compulsivement ses cuisses et regardait le plafond. Avant qu'il parte, le Roi lui lança une bourse pleine.
Il n'était pas confiant à l'idée de laisser le roi et la reine seuls ensemble. Il resta longtemps devant la porte comme s'il était de garde. C'était la première fois qu'il était payé pour baiser. Il rit seul dans ce couloir : ce n'était pas si étonnant, les chevaliers de la Gare royale étaient de vraies putains.
Dans la suite royale, Joffrey rejoignit sa compagne dans le lit. Il fit exactement ce que le garde avait fait : sortir son membre, l'enduire d'huile, se placer entre les cuisses blanches. À quoi bon être roi si on ne faisait pas juste ce qu'on avait envie ?
— Retournez-vous.
— Pourquoi ça ? Je-
Joffrey leva les yeux au ciel déjà excédé.
— Parce que j'aime pas votre tête, tout simplement.
Ils baisèrent parce qu'il fallait le faire. Tout roi a besoin d'héritiers comme une exhibition de pérennité. Il ne savait pas au bout de combien d'essais elle tomberait enceinte mais ça avait intérêt de venir vite. Il préférait encore assister aux cours de danse de Myrcella que de baiser sa femme.
Prompt : 944 . Métier – Chevalier de la Garde royale
Code : 018
Alors comment vous trouvez ce Joffrey ? J'ai hâte d'avoir votre avis, je le trouve pas facile à manier. À bientôt !
