Samedi 5 novembre 1977
Stenness, Mainland des Îles Orcades
Aria,
Nous avons appris par tes parents que ta rentrée en cette dernière année s'était déroulée sans encombres, nous en sommes heureux. Nous avons également eu vent de tes altercations avec l'aîné des Black, et dans d'autres circonstances nous t'aurions conjuré d'y mettre fin dans les plus brefs délais car il n'est pas bon d'entretenir des relations si houleuses avec des membres des Sacrées.
Tu es cependant évidemment au courant qu'il n'existe désormais plus qu'un seul héritier Black, le jeune Regulus. Nous avons eu le plaisir de déjeuner avec lui et ses parents il y a quelques jours de cela, et ce garçon est une personne fort admirable. Plutôt que de gaspiller ton précieux temps, certainement déjà bien éreinté par ton sens aigu de l'accomplissement scolaire, à tenter de remettre ce bon à rien de Sirius à sa place (c'est très honorable de ta part, mais son cas est malheureusement irrécupérable), nous te conseillons de te rapprocher de son frère. Tu sais qu'une union entre les Justice et les Black est en pourparlers depuis de nombreuses années, et nous l'avons déjà mentionné à de nombreuses reprises à tes parents.
Ta cousine serait, de toute évidence, le parti idéal, mais ses parents (et nous les comprenons) semblent désespérés quant à l'idée de tirer quoi que ce soit d'intéressant de cette demoiselle. Nous comptons sur toi pour lui faire entendre raison : il n'a jamais été convenable pour une jeune fille de son rang de se souiller en jouant à un sport aussi populaire que le quidditch, il l'est encore moins de s'acoquiner avec des sujets aussi irrécupérables que ce Potter ou cette sang-de-bourbe dont elle partage la chambre. Son ambition de vie est tout aussi questionnable : vouloir devenir "chasseuse de trésors", comme elle le dit, n'est pas une position viable, et d'ailleurs très mal considérée. Il faut que cela change, au plus vite.
Nous te souhaitons tous nos voeux de réussite, transmets notre bon souvenir à ta cousine, en espérant que cela lui remette quelques idées en place.
Nous avons hâte de vous recevoir toutes deux lors du banquet de Noël.
Bien à toi,
Tes grands-parents Thecla et Wynflaeth Justice
Vendredi 11 novembre 1977
Poudlard
Père, Mère,
C'est le coeur lourd et les épaules tombantes que je vous écris aujourd'hui.
Tout d'abord, des excuses sont de mises : ma dernière lettre remonte à il y a déjà plusieurs semaines, et bien que cela soit déjà arrivé par le passé, les raisons de mon silence étaient on ne peut plus acceptables. Habituellement, je peux ne pas vous écrire pendant de longues périodes car je suis assaillie de travail, et que j'oublie parfois de vous répondre. Vous le comprenez.
Cette fois-ci, les raisons sont tout autres et vous étonneront certainement; moi-même je ne comprends plus bien ce qu'il m'arrive en ce moment. Je vais commencer par la nouvelle la moins "importante" (bien que ce ne soit pas le mot approprié) : des instants d'inattention m'ont valu mon premier E depuis des années. J'en étais si surprise que j'ai cru à une faute de mon professeur, mais après une vérification avec lui, j'étais bel et bien en tort.
Certes, un E c'est bien peu de choses dans une myriade de O. Mais ce qui m'a le plus courroucé dans l'obtention de cette note sont les circonstances qui m'y ont menée.
En effet, chers parents (je vous demande toute votre indulgence en lisant cette lettre), ma bataille interminable avec Sirius Black a récemment pris une tout autre tournure; et je ne suis pas fière de ce que cela a engendré. Si je n'étais pas si honteuse de mon comportement, je serais tout à fait d'accord avec la punition que mon directeur de maison m'a infligée.
J'ai, à la suite d'une énième dispute avec Black, accepté de relever un stupide défi, soit un duel en pleine nuit dans la Forêt Interdite. Inutile que je vous relate les détails de cette altercation qui n'eut finalement pas lieu : Will et moi nous sommes faites repérer et réprimander, et avons écopé chacune d'un mois de détention.
C'est quelque chose qui ne m'était encore jamais arrivé, et il m'a même fallu mettre de côté la fierté de notre nom pour supplier, littéralement, le professeur Slughorn de ne pas inscrire ce faux-pas dans mon dossier scolaire. Il ne le fera pas, mais n'a pas flanché sur la punition. Cela fait ainsi deux semaines que, tous les soirs après le dîner, je suis dans l'obligation d'aller aider notre garde-chasse Hagrid dans ses tâches quotidiennes. C'est un travail bien souvent fastidieux, éreintant, qui m'ôte de précieuses heures de travail mais aussi de sommeil. Je suppose que cela m'apprendra.
Une autre chose qui occupe mes pensées, et dont je vous ai déjà parlé auparavant, est à propos de ces membres de ma maison qui soutiennent ouvertement le mage noir. Ils ne le crient pas sur les toits, mais laissent grossièrement échapper des indices le prouvant. Il semble que depuis le retour des vacances, ils aspirent encore plus qu'avant à prouver leur allégeance, et j'ai peur qu'ils ne finissent par passer à l'acte. Il y a de nombreux nés-moldus à Poudlard. La question qui me taraude est : dois-je aller en parler à mon directeur ? Ma position est déjà assez fragile, car l'on n'a de cesse de me presser afin que je dévoile une bonne fois pour toutes mes penchants politiques. Dolores Graves et Pearl Shafiq sont des inquisitrices acharnées. Je dors dans la même chambre qu'elles, il me sera difficile de garder le flou encore longtemps.
Comment puis-je donc, alors que le nom de Justice pèse tant dans le milieu sorcier et surtout dans un groupe comme celui des Sacrées qui prône tant les idées de Vous-Savez-Qui, me positionner ouvertement contre lui en dénonçant les agissement suspicieux de mes camarades ? Rien de bien plaisant ne pourrait m'arriver, je crains les représailles. Cela m'empêche de dormir la nuit, de travailler correctement. Je ne sais plus quoi faire.
D'un autre côté, je tente de nouer des relations plus poussées avec d'autres élèves. J'ai rencontré une septième année de Serdaigle avec qui j'ai quelques cours en commun, Marlene McKinnon, qui était assez impressionnée par le fait que je sais conjurer des sortilèges informulés. J'ai alors eu l'idée de créer un petit groupe d'entraînement à cette pratique, il se tiendra demain, j'ai hâte. Le professeur Prewett m'a d'ailleurs chaudement encouragée à le faire, voire même pousser les choses un peu plus loin. Je ne sais pas trop quoi en penser. Et je suis un peu paniquée à l'idée que ma manière de travailler ne plaise pas à McKinnon et ses amis. Je vous raconterai tout cela en temps voulu.
J'ai reçu une lettre de vos parents, père, qui m'a fait frissonner. Ils s'attendent à ce que je puisse remettre Will dans leur idée du droit chemin. Merlin sait que je suis bien incapable de faire faire quoi que ce soit à ma cousine, personne ne l'est ! J'ai évité de lui montrer leur lettre, par ailleurs. Elle aurait été blessée par les termes qu'ils emploient à son égard.
J'ai hâte de vous revoir.
Aria
Lundi 5 décembre 1977
Londres
William,
Ma dernière lettre est restée sans réponse, je me doutais que cela arriverait. Je n'en suis pas moins déçu.
J'ai ouï dire que ta sortie à Pré-au-Lard de ce samedi avait été écourtée par des agissements de certains de tes camarades envers des sangs-de-bourbe. Si mes sources sont correctes, ce sont des élèves de mon ancienne maison, des Serpentard. Je t'avoue que je ne suis pas mécontent de savoir que tu passes du temps avec notre cousine Aria cette année, elle aussi de cette maison et qui, je le crois, reste fidèle aux valeurs ancestrales de notre famille. Ce genre de fréquentations ne peut te faire que du bien, j'en suis persuadé.
Je peux comprendre que tu ne veuilles pas entendre parler de moi, pour le moment. Tu ne dois pas comprendre pourquoi j'ai choisi de suivre le Seigneur de Ténèbres, ses idéaux doivent te sembler trop extrêmes. Pourtant, il ne prêche que le vrai, je t'assure. J'aimerais réellement que tu acceptes que l'on se rencontre, un jour, pour en parler.
De toute notre fratrie, tu es celle en qui je place le plus d'espoirs. Tu as toujours été si vive, si brillante ! Nos conversations d'il y a quelques années me manquent.
Bien à toi,
Athelstan Jr.
Aria,
T'es où ? T'es partie hier comme une voleuse (sacrée surprise, ce baiser, il faut qu'on en parle !) et t'es pas venue en cours aujourd'hui, je te trouve nulle part, ça m'inquiète ! Réponds-moi !
Will
Mia : Héhéhéhéhé peut-être... Ou pas... We'll see hinhin. Et de l'autre côté on a Aria qui décide de ne rien gérer du tout et de disparaître mdrrrr.
Liliana : Ouais Benji il connaît pas le consentement j'crois. C'était pas le bon move mon petit Fenwick ! Haha. Ouiiii j'aurais tellement aimé qu'il ait autant de répartie dans les films, là il passe juste pour un gros froussard qui pleure tout le temps mdr
