Les arbres produisaient une couleur argentée sous la tombée de la nuit. Le terrain de Quidditch semblait soudainement être un lieu où les limbes naissaient. Tout semblait se dissoudre dans un brouillard et la lumière disparaissait à l'horizon. Protégée par la lune naissante, une jolie rouquine apparue sur le terrain. Elle ne fit aucun bruit et s'installa sur les gradins, jouant à faire apparaître de ses doigts des petites lumières sans user de sa baguette. L'ancienne magie, la « Belle Magie » la fascinait. Les druides anciens, les magies connectées, l'art immémorial oublié par la vague de magie contrôlée. James Potter s'entrainait à tirer le souaffle à l'intérieur des trois cerceaux ronds. En dehors des clubs où il était inscrit et ses cours, il était impossible de le voir ailleurs que sur le terrain depuis trois jours.
Il avait bien trop tardé à aller s'excuser auprès de Sirius. Du jour au lendemain, Sirius ne mangeait plus à coté de lui. Ses doigts ne passaient plus sur son front en cours. Son rire ne chatouillait plus son cou. Ses blagues n'apportaient plus de regard complice dans sa direction. Ses chuchotements ne lui étaient plus dirigés. La création de la carte et la recherche de la potion étaient abandonnées. Plus Sirius se renfermait, plus il était difficile à James de trouver les bons moments pour se réconcilier avec lui.
Au bout d'un demi-heure à voir la jeune adolescente sur les gradins, il finit par descendre. James aimait bien Lily, elle était amusante quand elle se mettait en colère et il avait le sentiment qu'ils pouvaient parler ensemble. Seulement, il s'y prenait souvent mal pour lui parler et elle s'en allait souvent fâchée. Grâce à elle, il savait désormais parfaitement ce que signifiait être un « gros nul ! », c'est être James Potter quand il fait une blague à Severus Snape et qu'elle ne fait pas rire Lily Evans. C'est être James Potter quand il dit à Mary qu'elle a dû se coiffer avec un sort d'explosion. C'est être James Potter quand il demande à Quirrell si son coiffeur est à Azkaban.
Le même accent circonflexe au niveau des sourcils, la même jolie moue et la belle gestuelles des mains avec une mine agacée. « Gros nul, Potter ! » Trois mots qui le tordaient tellement de rire. C'était tellement mignon les insultes de moldus.
« Qu'est-ce qu'il y a Lily ?
─ T'es vraiment doué sur un balai.
─ Je sais. Visiblement pas assez pour Daisy.
─ Qu'est-ce que tu dis ? J'aimerai tellement en savoir autant.
─ Ah ouais ? Lily, tu es venue me voir ?
─ T'es au courant pour Sirius ?
─ Quoi il a refusé d'aller au bal avec toi ?
─ Pourquoi j'irais voir toi si c'était le cas ? »
Aller au bal avec Sirius ? Lily réfléchit brusquement à cette option. Elle aurait aimé. Vraiment, elle aimait beaucoup Sirius. Lorsqu'ils étaient tous les deux, elle aimait ses blagues et ses connaissances du monde de la magie. Elle aimait les sorts obscurs qu'il connaissait, son étude du château, son coté indifférent à son image. Elle aimait l'entendre rire dans des éclats sonores sans le moindre filtre et elle avait le sentiment de le rendre plus vertueux et meilleur et qu'il la rendait plus aventureuse et courageuse. Seulement, jamais Severus ne l'aurait autorisé et Severus comptait plus que tout le monde. Il était l'amour de sa vie et ça rien ne pourrait l'empêcher.
« Je n'en sais rien moi, tes copines sont bien venues s'en plaindre.
─ Il a gagné en popularité. C'est rigolo, n'importe qui avec une telle réputation aurait été seul et isolé, mais l'indifférence de Black et le fait d'assumer ces rumeurs ont fait augmenter sa côte de popularité.
─ Super, on peut lui faire un fan-club.
─ Es-tu jaloux ?
─ Quoi ? »
James rougit brutalement, comme souvent lorsqu'il était avec Lily Evans. Il se laissa tomber sur le banc. Il finit par faire oui de la tête. Il était terriblement jaloux qu'on préfère Sirius à lui. Depuis trois ans, tout le monde disait toujours : « La bande à Potter », c'était lui le chef désigné, lui qui avait été reçu le premier dans l'équipe et qui était le leader dans Empire Sorcier III lorsqu'ils jouaient aux jeux de rôle.
Il n'avait pas de frères et sœurs et ses parents étaient âgés. Il aimait être admiré ici et avoir cet éclat de popularité sans doute éphémère mais il n'avait pas le sentiment qu'il vieillirait un jour. Il se voyait éternellement à Hogwarts. Tout ce qui se passait ici était donc important car il n'était pas en mesure de relativiser.
« C'est normal d'être jaloux. Je suis tout le temps jalouse !
─ Vous, Mademoiselle Evans, jalouse ?
─ Oui, dit-elle dans un rire, ou envieuse. Je ne fais pas la différence. Je suis jalouse des cheveux de Faiza…
─ C'est vrai qu'ils sont magnifiques !
─ Elle ne fait rien pour, elle se lève le matin et ta-da, une pure chevelure ! Tellement, agaçant !
─ C'est magique, » dit taquin James.
Lily se mit à rire, remontant son poing fermé devant ses lèvres. Ses yeux se fendirent sous son petit rire espiègle avant qu'elle ne continue :
« Je suis jalouse de Snape et de sa capacité en potion !
─ Vous vous battez souvent pour la première place, j'ai remarqué. Sirius se bat avec Mary pour la dernière.
─ Les pauvres. Oui, mais je dois bosser souvent deux fois plus que lui. Et en tant que fille, on pense que je n'ai rien à faire dans les potions.
─ C'est vrai que c'est un métier d'homme.
─ Potter !
─ Je voulais dire que ça… enfin… Mon père… »
Il se gratta maladroitement l'arrière de la nuque.
« J'étais jalouse de Picott et de sa capacité à maîtriser la magie.
─ Étais ?
─ Il avait commencé à… il est étrange en ce moment.
─ Ha, tu as aussi remarqué ?
─ Oui et ne me parle pas de théorie farfelue de Sirius. Je pense qu'il a peut-être des soucis. Après tout monsieur Dumbledore et madame McGonagall ne sont toujours pas revenus. Le monde a l'air obscur et je crains l'été. Je suis jalouse de tes amis et toi, aussi !
─ Pourquoi ?
─ Car même si vous ne vous comprenez visiblement pas, vous semblez tenir profondément à votre amitié. Rien au monde ne semble pouvoir la détruire. Même en ce moment, alors que vous vous boudez, Sirius ne laissera personne mal parler de toi et tu ne laisseras personne en dire du mal. Je t'ai vu, tu sais, brûler les papiers à son nom et menacer quiconque en parlait en mal. Je sais à quel point tu es furieux qu'on dise du mal de mal de Sirius. Votre amitié est incroyable car même quand vous êtes sous une grosse pluie, vous continuez à alimenter votre feu !
─ Et pourtant, en ce moment, je ne sais même pas s'il brûle encore, ce feu.
─ James… »
Il regarda ses doigts. Il n'était plus du tout en colère pour le Quidditch. Sirius pouvait bien prendre la place. Il pouvait bien aller avec toutes les filles au bal. Il pouvait même être déviant. Il s'en fichait de tout ça. Après tout, il était le plus déviant. C'est lui qui en réalité avec de telles pensées pour Sirius. C'était ce qui le rendait le plus mal à l'aise. Savoir qu'il aurait bien aimé que ses pensées secrètes ne soient pas affichées devant tout le monde. Tant qu'il imaginait dans sa tête, la main de son ami avec la sienne sur son sexe quand il se touchait, ça n'avait rien de sale. Depuis que c'était sur un morceau de papier, il avait le sentiment d'avoir des pensées malpropres.
Il voulait juste le retrouver. Il aurait aimé ne pas être ainsi.
« Qu'est-ce que tu voulais me dire sur Black ?
─ Tu te souviens du club de duel de cet après-midi ?
─ Ouais, ouais.
─ Sirius n'y était pas.
─ Oui, il a vaguement dit qu'il avait changé de groupe.
─ C'est faux, soupira Lily, j'ai demandé au professeur Flitwick.
─ Ah ?
─ Il a été sanctionné et renvoyé du club pour avoir fait usage de la magie dans les couloirs.
─ En même temps, Sirius, on dirait mon père. Il passe son temps à se battre. »
Lily se mit à rire en imaginant Sirius Black être le père de James Potter et préféra ne pas aller trop loin avec cette image. Même si parfois, elle avait effectivement l'impression d'être aussi la mère des quatre garçons tant elle passait de temps à les gronder et les réconforter. Quelle horreur !
« J'ai demandé à la grosse Dame, tu sais qu'elle n'aime pas beaucoup Sirius depuis ses moustaches "pour rire" avec la peinture temporaire. Et qu'elle dit que c'est un pervers depuis les rumeurs.
─ Tu parles aux personnages des tableaux ?
─ Evidemment ! Elle m'a dit qu'elle avait entendu par Mirabella…
─ Qui est Mirabella ?
─ Mirabella Plunkett, le tableau de la rouquine au bord de mer près de nos dortoirs.
─ Ah ! Il y a une carte de choco-grenouille à son effigie !
─ Tout à fait et son histoire est racontée dans un les contes des Jumeaux Grimm.
─ Qu'est-ce qu'elle a dit Mirabella ?
─ Ah, Mirabella a dit à la grosse Dame qu'elle avait entendu dire que le chevalier Marshal avait assisté au duel entre Malfoy et Black.
─ Tu ne pouvais pas directement me parler du chevalier Marshal ?
─ Non, car maintenant j'ai toute ton attention et t'as arrêté ton humour nul. »
James se renfrogna. Lily était bien la seule personne à lui parler comme ça avec Sirius. Toutefois, il ne la contredit pas de peur de la voir partir sur un « James, t'es un gros nul ! » et de ne pas avoir la fin de son récit.
« Donc, je suis allée voir le chevalier Marshal. Il n'a rien voulu me dire.
─ Tout ça pour ça ?
─ Mais j'ai remarqué qu'il disait Seigneur Black et Petit Baronnet pour Malfoy.
─ Et ? On sait tous que Marshall met des titres avant nos noms.
─ Tt, Potter, laisse-moi terminer. »'
Il fit signe qu'il était toute à son écoute, mais la lune était désormais bien placée et l'obscurité avait remplacé la pénombre. Tout le monde devait être en train de manger.
« Et donc, dit-elle, j'ai été regardé dans le dictionnaire.
─ Tu devrais trouver des occupations, Lily, tu as l'air de t'ennuyer.
─ Et baronnet, continua-t-elle en l'ignorant, c'est l'insulte qu'on donne pour un noble. C'est presque connard…, rougit-elle.
─ Connard ? répéta-t-il.
─ Ne retiens pas ça ! Tu ne trouves pas ça étrange que Marshall semble avoir désavoué le Préfet si Sirius est coupable ? »
James se mit à réfléchir, fronçant les sourcils. Oui. C'est vrai que c'était étrange. Surtout que Marshall était un serpentard. Au club de duel, il les encourageait bien plus que tous les autres.
« Je continue, le temps que ça monte à ton cerveau, monsieur Potter.
─ Continuez, mademoiselle Evans, je vous écoute ! »
Ils partagèrent un sourire complice, comme lors de leurs parties d'échecs.
« Je sais d'une source sûre que Lucius dit que Sirius l'a séduit dans les couloirs.
─ Il prend ses rêves pour la réalité, celui-là ! Sirius n'aurait…
─ jamais séduit Lucius Malfoy même s'il était attiré par… son sexe. Aucu…
─ …ne chance ! Je suis entièrement d'accord. Personne ne me peut me faire que Sirius puisse vouloir ce… type. C'est comme-ci on me disait qu'il était pote avec Severus. »
Elle ne lui donnerait pas. Elle commençait à avoir des doutes. De sacrés doutes sur la relation entre Severus et Sirius. Ils semblaient bien trop intimes dans la vengeance pour être simplement « des plaisanteries. » Mais, ce n'était pas le moment de brusquer James.
« Donc, tu sais que Sirius adore se rendre au club de lecture. Même s'il aime lire que des textes d'aventure, de voyage et des contes.
─ Oui, je connais les goûts de mes amis quand même !
─ Je croyais que vous n'étiez plus amis ? »
Potter se renfrogna à nouveau, se mettant à jouer avec un vif d'or qu'il gardait toujours dans sa poche.
« Quoi le club ?
─ Madame Pomfrey était bien embarrassée quand je lui ai demandé pourquoi Black n'était pas là. Elle a bafouillé qu'elle avait été contrainte de le renvoyer car il prenait trop les contenus des livres comme la vérité et qu'à cause de ça, Sirius t'avait attaqué et avait attaqué Malfoy.
─ Sirius ne m'a pas attaqué ! »
Les yeux de James s'agrandirent sous la surprise.
« On s'est disputé ! Je l'ai attaqué en premier et il s'est défendu.
─ Pourquoi ?
─ …Tu vas encore dire que je suis un gros nul.
─ Certainement, gros Nul.
─ Eh, m'appelle comme ça ! »
Elle rit tendrement.
« J'ai toujours rêvé d'être attrapeur, tu vois ? Depuis tout petit. Quand j'ai obtenu le poste, j'étais tellement heureux.
─ On sait, toute l'école a été au courant, tu as fait lire ta foutue lettre à tout ton dortoir, je te signale.
─ Ouais, ouais, par Merlin ! Et bien Daisy trouve que je serais plus efficace en poursuiveur du fait de mon endurance et de ma capacité à voir tout le jeu et elle trouve Sirius plus efficace en attrapeur du fait de sa capacité à passer inaperçu et à tracer d'un coup. »
Lily garda le silence. James attendit une réponse. Et étrangement, il se remit à parler, en se confiant davantage :
« J'étais un peu jaloux, aussi, car toutes les filles l'avaient invité au bal, que Sirius a des secrets qu'il ne nous dit pas et dernièrement, pour des raisons… qui sont…enfin il attire beaucoup la sympathie de Peter et Remus ; et je suis un peu exclu. C'est pas la faute de Sirius, je sais, mais il a souvent ce que j'ai et j'ai souvent l'impression qu'il se fiche de savoir si je suis son ami ou pas. Qu'il n'y a que moi qui aime notre relation. »
Encore une fois, Lily ne dit rien, le laissant parler.
« Je sais que c'est nul, tout le monde me l'a déjà dit, tu sais ? continua-t-il après un temps de silence.
─ Je ne trouve pas que ce soit nul, souffla-t-elle enfin.
─ Quoi ?
─ C'est nul d'avoir disputé Sirius pour ça. Il n'y est pour rien, mais je comprends que tu puisses avoir peur de perdre tes amis et que ce soit difficile d'accepter que ton rêve doive être adapté.
─ Adapté ?
─ James ! C'est normal que tu sois en colère. Tu as toujours voulu être attrapeur et d'un coup, on te met poursuiveur. C'est énervant !
─ Mais…
─ Alors dis-le ! Dis, c'est énervant ! Crotte de morve ! Tu n'es pas nul, t'es juste déçu !
─ Merlin de gros Strangulot ! »
Un éclat de rire brisa la nuit et leurs chuchotements.
« Tu as le droit à la colère ! Sirius a le droit ! Nous y avons tous le droit !
─ Mais Lily ? »
Elle se mit à rire. Elle était en colère, elle aussi. Après Severus. Après James et Sirius d'être des idiots. Après Peter et Remus de les laisser faire. Après ses parents, parfois. Après elle-même pour de nombreuses raisons. Après les sorciers de mal la considérer car elle était une fille et née de parents moldus. Elle aurait aimé aussi crier, hurler, dire sa rage. Depuis toute petite, on lui répétait : une fille ne se met pas en colère. Pourquoi pas ? Pourquoi une fille n'aurait pas le droit de donner des coups de pieds contre un arbre et de jeter des sorts destructeurs sur des objets pour les faire exploser ?
« J'ai une sœur, Pétunia… Oh, elle est tellement mignonne. Tu la verrais ! Tu voudrais aller au bal avec elle. C'est vraiment une super fille, avec des cheveux parfaits.
─ Vivement qu'elle arrive à Poudlard !
─ C'est bien ça le problème, soupira-t-elle, elle ne viendra jamais ici.
─ Pourquoi ?
─ Elle est moldue, comme mes parents. » dit-elle, se trouvant honteuse sans en connaître la raison.
« Oh, dit James ne sachant pas quoi répondre comme-ci on lui annonçait une maladie incurable.
─ Elle est jolie dans sa jupe plissée d'école, mais c'est ma grande sœur, tu sais ?
─ Ah …, fut encore une réponse très pertinente de James.
─ Chaque année, on fête noël ensemble, on a toujours été très complice.
─ J'aimerai bien avoir un frère.
─ Elle a même trouvé ça cool que je sois une sorcière.
─ Tu essayes de me dire qu'on est comme ta sœur et toi, Sirius et moi ?
─ Pas du tout. Tu n'es pas le centre du monde. À Noël de cette année, je suis rentrée, comme d'ordinaire. Et Pétunia ne m'a pas adressé la parole. Elle a refusé de me parler. Et elle m'a traité de monstre.
─ …, James se renfrogna. »
Il avait traité Sirius de déviant. Est-ce qu'elle voulait en venir à cela ? Absolument pas, Lily avait juste besoin de se confier.
« Je pense qu'elle est en colère. Je la connais, je sais qu'elle est furieuse. J'aimerai qu'elle crie, qu'elle hurle, qu'elle me dise ce qui ne va pas ! Mais au lieu de ça, elle se contente de garder tout en elle et je crois que ça va la rendre mauvaise. Et tu vois, mon ami secret ?
─ L'ami imaginaire qui ne veut pas qu'on sache que vous êtes amis ?
─ Ce n'est pas un ami imaginaire, Potter.
─ Oui, oui, dit-il en roulant des yeux.
─ Eh bien, il est comme Pétunia. Il est en colère, mais il ne veut pas le dire. Et ça le rend mauvais parfois. Alors je crois, qu'on devrait avoir le droit de se mettre en colère.
─ Mais Sirius n'y était pour rien et maintenant, il est furieux contre moi.
─ Peut-être qu'il faut trouver un autre moyen de se mettre en colère ? Je ne sais pas moi. Toi tu fais du mal aux autres, moi je me fais du mal. Il doit y avoir des solutions pour se mettre en colère sans faire de mal à personne.
─ Quel mal ?
─ Je pense que tu ne devrais pas croire que Sirius te fait la tête.
─ Je ne le crois pas, je le vois.
─ Moi, je vois un garçon qui ment sur ses renvois des clubs, qui ne va plus à son club de sport et qui ne dit jamais à quel point les examens le stressent.
─ Sirius se fiche des examens.
─ Tu connais vraiment mal tes amis, hein, James ? C'est normal, après tout. Notre famille est souvent celle qui nous connait le moins.
─ Est-ce un compliment ?
─ James. Parle à Sirius. Je crois qu'il a juste peur que tu croies en cette rumeur et que tu n'es honte de lui et le voit en monstre ou déviant.
─ Et toi, tu n'y crois pas ?
─ Franchement ? Je m'en fiche un peu. Même si Sirius avait fait ça – et je ne crois pas qu'il l'ait fait – est-ce que ça nous regarde ? Il y a des filles de mon quartier, elles ont été insultées pour moins que ça, un simple non au mauvais garçon ou un baiser à un ex frustré d'être viré. C'est pour ça que je ne comprenne pas qu'il puisse s'en réjouir. »
Lily marqua une hésitation.
« Et puis, Monsieur Picott, il n'aurait jamais fait ça avec un élève.
─ Qu'est-ce-que tu en sais ?
─ Je … le sais. » dit-elle en rougissant.
Elle n'en savait rien. Lily était juste fascinée par le concierge et elle le voyait avec admiration surtout depuis qu'il lui donnait des leçons particulières avant de soudainement s'arrêter. Alors l'imaginer avec un élève, quelle horreur ! Ou alors une élève, qui aurait su utiliser la belle magie comme lui. Elle serait devenue adulte et aurait percé ses secrets et son mystère. Elle rougit encore plus à cette idée.
« Lily, je croyais que tu n'aimais ni Sirius, ni moi, tu es tombée amoureuse ? Tu es toute rouge !
─ Vous êtes vraiment trop bêtes, les garçons ! »
Alors que la conversation s'achevait, un Grand-Duc du Cap se plaça devant les deux adolescents. Entre les serres de la chouette, une lettre rougeoyante et une inscription : « James Potter. »
James attrapa la missive entre ses doigts. L'oiseau s'envola brusquement. Il hésita, regardant autour de lui et finit par l'ouvrir. La Beuglante s'échappa d'entre ses doigts pour prendre la forme d'un petit dragon en origami avant de se mettre à hurler avec la voix de sa mère qui tranchait avec le ton ferme mais amplifiée par l'objet :
« Monsieur Potter, votre père vous envoie des idées concernant les problèmes rencontrées afin que toute l'école n'entende pas. Pour le reste, j'espère que toute votre maison vous écoute. J'ai normalement programmé cette lettre pour qu'elle arrive au repas.
Tout d'abord ! Monsieur Potter, ne tardez plus à nous contacter quand vous avez des problèmes ! Nous sommes vos parents ! Votre père espère que vous utilisez vous savez-quoi et arrivez à faire ce que vous savez. Lisez la lettre de votre père ! »
« C'est ….
─ Ma mère …
─ Ah, oui, la colère c'est de famille. »
La carte grossit brutalement pour prendre l'apparence d'un dragon bien plus effrayant en origami.
« Monsieur James Fleamont Henri POTTER ! Vous avez la chance d'avoir trouvé à Hogwarts le frère que vous n'avez jamais eu ! Vous allez nous faire le plaisir de récupérer votre ami. Vous devriez avoir honte de faire passer votre fierté avant votre amitié ! De plus, votre grand-père était un poursuiveur qui a gagné cinq des sept coupes de maisons auquel il a participé ! Comment osez-vous penser que c'est un poste moins important ? Ce sont eux qu'on regarde pendant tout le match ! (Bien que je comprenne que vous ne vouliez pas qu'on voit votre acné. Je vous envoie votre lotion pour lutter contre cette augmentation de sébum.) »
« Trouvez une solution pour arranger la situation ! ou nous viendront nous-même vous y contraindre. Monsieur James Fleamont Henri POTTER, si vous voulez devenir un leader, apprenez la politesse, à écouter les autres et à faire preuve de deux fois plus de courage, deux fois plus de gentillesse, deux fois plus de force que les autres. Comme dirait madame McGonagall, faîtes en sorte de gagner le double de ce que vous perdez ! »
« …Lily, arrête de rire ! »
La carte s'envola brutalement pour se diriger vers droit vers le château d'Hogwarts. James s'écria. « Mais non, mais noon ! »
Occupé à essayer discrètement d'apprendre les leçons de potion, Sirius manqua de tomber du banc en voyant une beuglante s'engouffrer dans le réfectoire et se placer devant lui qui n'avait pas le cœur à manger. D'où sa mère envoyait des beuglantes dragon déjà ouverte ?
« MONSIEUR BLACK, SACHEZ QUE VOUS ETES LE BIENVENUE CHEZ NOUS SI UN JOUR VOUS EN AVIEZ L'ENVIE.
─ Que ? Qui ? Quoi ? »
Le dragon vint se placer devant Peter. Tous les élèves autour regardaient cette apparition soudaine qui hurlait à être entendu par de très nombreux élèves et la table des professeurs.
« Bonjour Peter, j'espère que tu ne laisses pas James te commander. Cet été, on va trouver une solution pour que tu passes quelques jours chez nous. Fais attention à notre petit garçon pour nous. »
Redoublant en taille, la beuglante se plaça devant le bureau des professeurs.
« MESSIEURS, MESDAMES, SACHEZ QUE MON MARI ET MOI-MÊME SOMMES TRÈS MÉCONTENTS ! COMMENT POUVEZ-VOUS LAISSER DES RUMEURS À PAPOTE TERNIR LA RÉPUTATION D'ÉLÈVES ! Nous comptons prévenir très rapidement la famille Black de ce qui est dit sur leurs fils.
De plus, nous pensons qu'il est important de pratiquer la défense contre les forces du mal. Toutefois, monsieur Wood, vous êtes un Strangulot des plus médiocres ! Et monsieur Picott, le concierge, aurait été plus doué que vous dans cette matière. Même un moldu et un cracmol l'aurait été. »
La beuglante se plaça devant Remus, et d'une voix plus douce clama :
« Monsieur LUPIN, nous vous avons envoyé une boîte de chocolats. Les carrés roses sont mes préférés. Vous êtes un adorable enfant. Faîtes attention à nos petits voyous. Et pensez à vous coiffer les cheveux, c'est une horreur. Aucun d'entre vous ne connait l'usage du peigne ? Cordialement, Euphemia. »
La beuglante disparue en des confettis. Sirius fixa les deux garçons sans comprendre. Alors qu'une grande partie de l'école s'était agitée se mettant à rire en voyant le professeur Wood partir les poings serrés.
« C'est quoi ce morgane de papier ? C'est qui ?
─ Je pense que James a reçu une beuglante.
─ Je lui ai dit combien de fois de rien dire aux adultes ? »
❦ღ⁂웃⁂웃⁂웃⁂웃ღ❦
Heureusement que je ne suis pas mère et que je ne suis pas sorcière. Je crois que je suis le genre de personne qui en étant mère et qui en étant sorcière enverrait des beuglantes à l'éducation nationale régulièrement. J'avoue que j'ai un peu pitié de Pétunia (enfant) car j'imagine si on me disait : « eh, ta sœur est une sorcière et elle va aller dans un monde magique ! » Franchement, Dumbledore aurait pu au moins lui faire visiter l'école. Qu'il ne fasse pas genre « ce n'est pas possible, elle est moldue. » Je ne le crois pas une seconde ! J'adore Dumbledore, (et JKR) mais il ne faut pas oublier que les moldus, c'est nous. Et elle n'a pas une très jolie image de nous xD xD ! Triste !
J'espère que vous appréciez cette histoire car moi, je vacille entre amour-haine dans cette relation. Je l'aime mais j'ai l'impression d'y mettre trop de temps et que c'est chronophage ❥❤.
