Salutations ! héhé ... comment ça va chez vous ? Ici c'est les vacances (en tout cas pour moi, patapé Tartine ^^'). Bon ! passons aux choses sérieuses ! vous l'attendiez ce chapitre et je ne sais pas s'il va vous faire plaisir XD (patapé bis). Pourtant, on l'a scripté avec Tartine il y a longtemps et c'est une sacrée étape d'enfin pouvoir le partager avec vous ! Alors n'hésitez surtout pas à nous faire part de vos sentiments concernant cette "épreuve" ! Avec les derniers chapitres vous avez sans doute compris vers où les événements allaient alors je ne vous embête pas plus et vous laisse avec le chapitre ! Tartine vous récupère en morceaux à la fin ! héhé ! prenez soin de vous !
Chapitre 26 : Vérité Affichée
Point de vue de Lilly:
Hier soiiiiir.
Hiiier soiiiiiir …
Mon pèèèère est rentréééé !
Le réveil sonne dans le vide, je suis déjà debout ! Ma mère a mis la musique à fond dans la maison, sans doute au début pour « cacher des bruits » mais maintenant tout le monde danse. C'est la grosse fête, les retrouvailles. Cette fois je ne les ai pas couvé/collé comme la dernière fois. Mon père est rentré si en forme que personne n'a voulu dormir. Alors j'ai vissé mon casque sur mes oreilles et eu Luffy au téléphone une bonne partie de la nuit/soirée pour leur laisser de l'espace. Au final j'ai peu dormi mais j'ai une pêche d'enfer.
Ma mère prépare le petit déjeuné en culotte et avec la chemise de mon père sur le dos. Elle a les joues toutes roses et rayonne.
- Mon poussin !
Elle vient vers moi en se trémoussant et en faisant remuer la poêle a crêpe. Nous échangeons quelques pas de danse.
Quand soudain le bras de mon père, démuni de sa chemise, et vient m'enlacer les épaules. Il chaloupe aussi et me dépose un baiser sur le coin de la tête. Je suis si heureuse de voir ses yeux pour de vrai, pas l'écran de mon téléphone qui me transmet vainement son image. Il me prend les mains et mène la danse, comme lorsque j'était enfant. J'ai toujours aimé danser avec lui. Nous piétinons le carrelage de la cuisine et je constate que je suis toujours aussi infoutue d'avoir le sens du rythme. Sous la mesure de mon père je fais des tours et des tours et n'en fini plus de rire. Si seulement ça pouvait être tous les jours comme ça ! Une fois les crêpes terminées ma mère nous rejoint en se léchant le bout des doigts. Elle a laissé son annulaire à mon père qui y dépose un baiser.
Là je m'en vais ! Ils sont pas possibles ces deux-là !
Mon père m'attrape au vol et me blotti contre lui. En même temps je les comprends, mais quand même !
Aujourd'hui, personne ne prendra son petit dèj' assis sur une chaise dans cette maison ! Ma mère a opté pour poser ses fesses sur la table et a noué ses jambes sur la taille de mon père en face d'elle qui tartine de la confiture sur une crêpe, le plus soigneusement du monde. En face et en charge du frigo, je sers les jus de fruits frais à cette assemblée de fou. Aucune tenue dans cette famille !
Ma mère m'emballe deux crêpes dans une serviette, elle doit surement penser à Akira mais elle m'a prévenue qu'elle ne ferait pas le chemin jusqu'au lycée avec moi. Elle a bien trop à faire avec ses pensionnaires floraux de son club de botanique et l'espèce de cheval dont elle s'occupe. Une vraie mère Thérésa.
Je sors de la cuisine pour aller enfiler mon uniforme. Nous sommes à la mi-septembre, il fait si beau et l'air n'est plus aussi étouffant que le mois dernier. Sur mon bureau, le pull jaune offert par Akira est soigneusement plié. Je l'avais repéré pendant la séance de shopping exprès improvisée pour sa robe de soirée. Elle me l'a offert quelques jours après pour me remercier. J'ai tout de suite pensé que non seulement elle s'était souvenu de ce pull qui m'avait plu mais qu'en plus elle était retourné toute seule l'acheter. C'est si adorable de sa part.
Je fais glisser ma chemise blanche à manches courtes et enfile par-dessus le cadeau d'Akira. Il est jaune tendre et va si bien avec notre jupette bleue et le noeud assorti ! J'ajuste mon col et enfile des chaussettes hautes rayées blanches et dorées. Tout parfait.
Je soulève une dernière fois ma jupe pour me souvenir de la couleur de ma culotte et attrape mon sac. En passant devant la cuisine, je vois ma mère en train de presser des fruits et me tend un gobelet avec un liquide coloré.
- Pour ton trajet ! Prend des forces !
J'accepte volontiers et lui dépose un baiser sur la joue en la remerciant. Devant la porte d'entrée, mon père. Toujours torse nu, il va attraper froid a rester planté comme ça.
- Qu'est-ce que tu as ?
Je sirote le bon jus et le tire de ses pensées.
- Je me demande si je ne devrais pas mettre une autre caméra.
J'éclate de rire et lui tend ma paille. Mon père se laisse tenter et sirote lui aussi la préparation de ma mère.
- Prévois nous plutôt une piscine pour l'année prochaine !
Sa mine s'illumine et il s'en va dans son bureau en marmonnant « pourquoi j'y ai pas pensé plus tôt ?! Je peux aussi installer un dispositif anti intrusion sous la … »
La porte se referme avant que j'entende la fin. On l'a perdu.
Bon, c'en est assez de la famille de fous … jusqu'à ce soir ! J'ai bien retenu mon gène Koala !
* Lilly fière *
Sur le chemin jusqu'au lycée je termine mon jus de fruits et glisse les crêpes préparées par mes parents dans mon sac, je les partagerai à la pause avec Akira, on pourra papoter tranquillement sans avoir besoin d'aller se battre pour les soba-pan. Je sautille sur les rebords des trottoirs et manque deux ou trois fois de me vautrer. Non, non, non, aujourd'hui sera une belle journée, je ne tomberai pas.
J'ai encore en tête la musique de ce matin. Il faudra que je m'entraine à danser, je veux pouvoir danser tous les jours maintenant. Ça faisait comment déjà? La Laaa La La LaaLaaaa…
Je prends le dernier embranchement avant d'arriver devant les grilles du lycée. Il y a toujours beaucoup de monde qui réajuste sa tenue pour être certain de ne pas se faire recaler si Kalifa est au taquet (ce qui est presque toujours le cas). Pas la peine de m'inspecter, je sais que je suis impeccable dans le pull offert par ma meilleure amie. Je passe donc les grilles sans un regard pour personne et la tête haute.
Soudain, la main du surveillant Katakuri se pose sur mon épaule. Un frisson me parcours malgré la chaleur et je l'entends me dire tout bas « fait attention à toi ». Ces paroles allument dans ma tête l'interrupteur de ma méfiance. J'essaie pour autant de ne pas oublier ma gaieté mais c'est un peu comme si de la brume s'évaporait et dégageait mon champ de vision. Ai-je été trop naïve? Trop heureuse ? Mon épine dorsale se réveille et j'ai comme une piqûre de rappel.
N'oublie pas qui tu es.
Je fais glisser mon regard sur le surveillant qui ne relâche pas mon épaule et dont les yeux couvent les alentours. Il me retient presque de pénétrer dans mon lycée. Mon coeur s'accélère tandis que je découvre beaucoup de gens rassemblés autour de nous. Immobiles ils ne disent rien mais ce que je décèle dans leurs regards ne me dit rien qui vaille. Ça me rappèle même de mauvais souvenirs.
Je quitte l'aura rassurante de Katakuri et m'avance vers les casiers. Tout le monde se pousse, tout le monde me fixe. Rompu à l'exercice, je franchis les marches en gardant la tête haute néanmoins prête à me …
A la place du métal froid de mon casier, ma main a glissé sur le papier glacé. Ils ont pris du papier cher pour imprimer une telle saloperie. Il y en a partout, sur tous les casiers, sur tous les murs à l'intérieur.
Je me retourne et vois ces élèves rassemblés, à une distance raisonnable de moi. Faudrait pas non plus qu'ils soient à portée de baffe, petites flipettes. Du coin de l'oeil je vois les flash des caméras de leurs portables braqués. Ils me filment et attendent ma réaction. J'entends que ça rit, que ça murmure. Ce brouhaha de haine et de colère, de dégoût et cette soif de violence. Cette mélodie je la connais par coeur.
Je ferme les yeux et je pourrais tout aussi bien être à Mari-Geoise, l'atmosphère serait en tout point similaire. Un attroupement qui attend patiemment que je dévoile la moindre émotion, ils s'attendent souvent à ce que j'ai honte ou que je hurle. Avec le temps j'ai appris à ne jamais leur donner ce plaisir.
Je déverrouille donc mon cadenas. Je sais qu'en l'ouvrant mon casier laissera échapper des tonnes de feuillets volants, autant de torrents d'insultes. La méchanceté n'a aucune originalité, elle emploi toujours les mêmes méthodes.
Les feuilles tapissent le sol sous les rires fiers de ceux toujours présents derrière moi. Je pousse les derniers papiers immondes pour attraper mes patins et les enfile. Le verrou tourné je prends alors mon téléphone dans mon sac et photographie leur précieuse oeuvre et l'envoi.
Cette affiche collée sur mon casier.
Comment la décrire ? Bâclée ? Sauvage et ridicule. La personne qui a fait ça n'a ni classe ni talent.
Sur l'affiche il y a une photo de mon père, armé, portant l'uniforme blanc de Dragon Céleste et les mains recouvertes de sang. Elle date d'il y a plusieurs années, je connais chaque recoin de son visage et chaque mouvement de ses cheveux, autant dire que je date cette photo immédiatement. En bas de l'affiche, dans un petit encart à coté ma photo d'identité, celle qui figure dans mon dossier d'inscription au lycée Grand Line.
Et en gros titre :
IL Y A UN DEMON PARMI NOUS ! LILLY EST LA FILLE DU MONSTRE ! HERITIERE DE L'EMPIRE ABLYDAN ELLE TUERA VOS FAMILLES !
J'aurai pu la laisser et m'en aller, s'il n'y avait pas la dernière phrase. Autant le début est vrai et j'en ai assez de le taire, mais la suite est intolérable. Elle trahit son rédacteur. Les rouages de ces derniers mois se mettent en place dans mon cerveau et je comprends alors seulement. L'endroit où cette photo de mon père a été prise, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait le faire. Je sais exactement qui et quand.
Un sourire se dessine sur mon visage et les chuchotements se font plus intenses. La fille du monstre hein ? Vous ne savez pas encore à quel point c'est vrai.
D'un geste sec j'arrache les affiches et les balance à la poubelle. Je sais que je ne vais pas m'en sortir aussi facilement mais au moins ça m'a fait un peu de bien. Ils sursautent tous sous les crissement du papier glacé.
- Elle me fait flipper.
- J'suis dégoûtée qu'elle soit dans le même lycée que moi.
- Tu crois que la côte de notre diplôme va baisser ? Ça craint qu'elle soit là.
Je tourne les talons sous les huées générales, certains me jettent des boules de papier. N'empêche, ils ont attendu que je me retourne, quelle bande de lâches.
J'emprunte le couloir qui mène à ma classe et sur le petit chemin certains ont réussi à me renverser des canettes de sodas au visage. D'autres m'ont bousculé sévèrement. Mais peu importe, tout ce que je dois faire c'est aller m'asseoir dans ma salle de classe. Là-bas, personne n'oserait m'emmerder, la classe des fous a trop mauvaise réputation.
Encore quelques pas au travers de la mêlée, encore un tout petit peu.
- Oh ! Ça suffit !
Les paupières crispées, je vois Izou-sempaï tirer les cheveux des deux abrutis en face de moi qui remballent leurs canettes dans leurs poches. En passant l'un d'entre-eux me crache dessus.
- T'as fais quoi ?! Je vais te faire savonner les chiotes avec tes larmes merdeux !
Vinsmoke-san l'attrape par le col et le plaque contre le mur. J'en profite pour me glisser jusqu'à Izou-sempaï. Mon ancien cavalier m'attire contre lui et me pousse dans ma classe, son dos faisant rempart vers l'extérieur. Penché au-dessus de moi il pose sa mains sur ma joue.
Reste sagement dans ta poche, Sabo est sur le coup, on va virer toutes des saloperies. Luffy et les autres sont parti les retirer des murs des autres classes. Va t'asseoir.
Du menton, il me désigne mon pupitre.
Quand il a parlé j'ai bien vu qu'il avait bougé, que derrière on l'avait poussé et peut-être même frappé. Mais il n'a rien dit pour que je ne moufte pas. Je tourne les yeux et ma salle de classe est vide. Ne me dites pas que tous ces cons sont dehors, à essuyer des coups pour moi ? Et il s'attend à ce je pose mon derrière bien sagement ? C'est bien un fou lui aussi.
- Shishi
Je tire le col de la chemise d'Isou-sempaï et lui fait baisser son visage à ma hauteur pour déposer un baiser sur sa joue. Merci d'être mon ami.
Puis je le relâche et me glisse sous ses bras, en bonne fille de poche que je suis je me faufile derrière mon sempaï et remonte le couloir.
- Lilly arrête ! Ce n'est pas drôle !
Au contraire, je sais exactement comment jouer. Il y a quelques mois j'aurai attendu que l'orage me passe dessus, résignée à me faire défoncer et piétiner. Mais à présent les règles du jeu ont changé.
Au bout du couloir et plusieurs cannettes vidées plus tard, mes semelles collent au lino etmes oreilles sont devenues hermétiques aux insultes. Je n'entends que mon coeur qui tambourine dans mes tempes au rythme des pas de danses échangés avec mon père ce matin et du rire de ma mère. Mais pas seulement.
J'entends Akira, Nami, Vivi, Ace, Luffy, Sanji, Zoro … tous ceux que j'ose enfin appeler par leur prénoms et les considérer comme des amis. Hors de question que je laisse ça passer. Je sais qu'ils sont quelque part à se bouger pour moi.
- POUSSEZ-VOUS !
Je hurle et l'espace se fait. Pas si courageux que ça ces guignols.
J'enfonce la porte et vire de sa chaise le pauvre type en train de faire le bulletin météo.
- Dégage, de toute façon personne ne t'écoute !
C'est vrai en plus, tout le monde s'en contre balance de savoir la température qu'il va faire, par contre ce que j'ai a dire, là ils vont bien tous ouvrir leurs oreilles.
J'attrape le micro et verrouille la porte de la salle de radio, histoire d'être certaine qu'on ne viendra pas m'interrompre. Ça tambourine dehors mais je m'en fiche.
Oh bon sang je crois qu'au final j'ai toujours voulu faire ça ! Mes mains s'agrippent au micro et je suis en roue libre, adios le masque et tout le reste.
« BANDE DE TROUILLARDS ! Pas la peine de me chercher je vais vous dire où je suis ! Et puis si vous êtes pas complètement demeurés vous l'aurez vite compris ! J'suis à la radio ! Alors venez bande de lâches ! Je vous attends de pied ferme ! Vous l'avez vu, vous savez qui je suis et vous saurez à quoi vous en tenir ! Mais toi là, petite merde qui s'amuse avec la vie des gens, laisse moi te dire que j'ai bien compris qui tu es ! T'as entendu ? QUI TU ES ! Tu pourras pas te cacher derrière de faux semblants. Aujourd'hui ont fait sauter les masques. Le mien. Le tiens ! Tu l'as voulu et faudra pas t'en plaindre après. »
Je respire deux secondes. J'ai tordu le pied du micro. Mais j'ai pas encore fini.
« A tous les autres, ceux qui découvrent la vérité… je suis désolée de vous avoir menti. Mais en vrai ? Qu'est-ce que ça change ? Hein ? Vous le saviez pas et pourtant vous avez quand même pu vivre dans le même lycée que moi non ? Ça vous a pas rendu malade, ça vous a pas fait de mal à ce que je sache. Oui, j'ai menti, j'ai utilisé le nom de ma mère. C'est vrai. ET ALORS ? En aucune cas ça n'a changé qui je suis. JE SUIS LILLY PEUT IMPORTE LE NOM QUE VOUS ME DONNEZ. Rentrez-Vous bien ça dans le crâne, appelez moi comme vous voulez, je suis toujours la même. J'en aurais toujours rien à faire de ce que vous pensez, je serai toujours prête à me battre ou à devenir votre amie. L'un ou l'autre c'est vous qui choisissez. »
Mon visage est chaud, mon sang bout. Ce que ça fait du bien.
« Alors je veux bien m'excuser pour avoir occulté mon nom, mais je ne m'excuserai jamais pour ce que je suis. Ceux que ça dérange n'ont qu'à faire avec, Ablydan ou Newgate c'est toujours moi. Je veux bien comprendre qu'on puisse ne pas m'aimer, mais ne vous cachez pas derrière le nom de mon père pour justifier vos actes. Qu'est-ce que vous croyez savoir sur ce monde ?! Les fesses vissées sur vos sièges à bavez derrière vos écrans ? Qu'est-ce que vous savez du coeur des hommes, de la guerre et des sacrifies à faire ? Est-ce que vous avez simplement des convictions ? Et le courage de les défendre ? HEIN ? Alors ne venez pas me juger, ni oser me dire qui est mon père ! Si vous décidez de me détester, cool, mais n'imaginez pas devenir des sauveurs ou des justiciers. Vous resterez des abrutis. Parce que d'autres l'ont bien compris. Ici y'a des fous qui sont capables de me voir telle que je suis et qui m'ont même appris à m'aimer ! ALORS N'OSEZ MÊME PAS LES APPROCHER OU JE VOUS BOTTERAI LE TRAIN JUSQU'EN ENFER ! ».
Derrière la porte, je constate que ma petite annonce a fait son effet. De plus en plus de silhouettes s'agglutinent et je vois leurs ombres remuer sous la porte qui tremble.
J'éteins le micro et enlève le pull qu'elle m'a offert. Une fois la chemise déboutonnée je renfile le pull, tout contre ma peau. Ça va remuer dehors et hors de question qu'il soit abîmé. Il tiendra mon coeur au chaud pour que moi aussi je tienne le coup. Je referme ma chemise sur cette cotte de maille tendre, tissée aussi serré que les liens qui nous unissent, je serre les poings. Juste avant d'ouvrir la porte j'envoie un message à mon père. Il a essayé de m'appeler plusieurs fois, mais pas le temps de décrocher. Avec ce dernier texto, il saura quoi faire.
Je défait l'élastique noué à mon poignet, je l'ai volé à Nami, elle va me le faire payer une fortune.
La porte va probablement lâcher sous peu, ils sont déchaînés. Aaah Lala, la malédiction des Ablydan, on ne laisse personne indifférent.
Mais peu importe les torrents, je tiendrai le coup.
Oui, aujourd'hui, hors de question que je tombe.
Je tourne la poignée de la porte, dehors, ils reculent tous d'un pas. J'ai dégainé mon aura de démon.
J'ai pas besoin d'un nom pour être ce que je suis. Vous apprendrez à me respecter simplement parce que je suis … Lilly.
Point de vue Akira :
Pourquoi notre quotidien a pris des allures aussi catastrophiques et dramatiques ? Pourquoi ?
Alors que hier soir Lilly et moi fêtions chacune chez soi les retrouvailles avec nos pères. Alors que ma mère a enfin consenti à sourire à ce dernier. Alors que tout allait si bien pour nous tous.
Comment cela a-t-il pu déraper si vite ?
Je suis arrivée très tôt ce matin pour m'occuper des fleurs et de Stronger. Je pensais ne retrouver que les membres de mon club, c'est-à-dire Robin et Cavendish. Je ne m'attendais clairement pas à cette marée humaine constituée d'élèves mais aussi de parents. Ni à cette affiche. Et ce texte. Chaque lettre m'a brûlé les yeux au troisième degré. La main tremblante, j'ai alors extrait difficilement mon portable de ma poche et lorsque je me suis arrêtée sur la page « Lilly » dans mes contacts, j'ai suspendu mon geste.
Non. Elle avait déjà assez donné, je ne voulais pas qu'elle subisse une telle épreuve. Il ne fallait pas qu'elle soit au courant.
J'ai fait défiler les contacts et mon choix s'est porté sur Sabo. La voix chevrotante, je l'ai informé de la situation et de ce que je comptais faire. Il m'a dit qu'il accourait aussitôt et qu'il rameutait ses frères et Izou. Sur le chemin il m'a transmis par SMS les numéros de portable de tous les élèves de ma classe. Il avait raison, j'allais avoir besoin de renforts. J'ai alors envoyé le même texto à tout le monde :
« VENEZ IMMEDIATEMENT, LILLY A BESOIN D'AIDE ! »
Je crois que malgré la situation d'urgence, je me souviendrai toute ma vie de ce moment là.
Celui où toute la classe 1°1 est arrivée.
Luffy a ouvert si violemment les portes transparentes du lycée que les vitres se sont brisées sous l'impact. Ça a suffit à faire taire tout le monde. Et il a beuglé :
- DÉGAGEZ DE LA !
Mais ils ne se sont pas écartés, non. Les gens étaient devenus fous, plus sauvages encore que des animaux. Même cette terminale qui a bien voulu échanger un jour son lait fraise contre le soda fruité de Lilly. Même ce seconde qui, d'après Nami, rougissait à chaque fois à son passage. Ils s'étaient tous retournés contre elle. Cette simple vision fit agiter les remous dans l'océan de mes yeux. Deux mains ont glissé sur mes joues pour prendre mon visage en coupe. Et une paire d'onyx vinrent se ficher dans mes prunelles.
- Ace... Qu'est-ce que je peux faire ? j'ai balbutié à deux doigts de craquer pour de bon. Ils sont tous... si... C'est injustice...
- Hé, calme-toi. On est tous là, on va tout arranger.
Il m'a embrassé sur le front puis m'a attirée à lui. Son torse chaud essayait de me rassurer mais sur tous les visages de mes amis je lisais la même chose : nous n'avions pas imaginé que la position de Lilly pouvait entraîner une telle haine. Pas même moi alors que je suis toujours collée à elle. Pas même Nami qui a pourtant toujours un train d'avance sur les autres. Contre ma cuisse, j'ai senti le portable d'Ace vibrer. Il l'a pris, a lu son message et j'ai aperçu ses sourcils se froncer.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Sabo est parti rejoindre Garp, à ce qu'il paraît il y a une majorité de parents dans son bureau. Ils sont bloqués.
Mon cœur s'est congelé. Seigneur, qu'était-il en train de passer ici ? Izou est venu nous rejoindre :
- Sanji et moi allons attendre Belle de poche ici. Vous autres...
- On s'en occupe ! je déclare avec virulence. On va arracher toutes ces fichues affiches et les faire bouffer à tous ces enfoirés !
Ma vulgarité les surprend tous les deux puis fait rapidement rire le garçon aux taches de rousseur. Il passe son bras autour de mes épaules et souffle à mon oreille :
- T'as raison, allons casser des culs.
Et alors toute la classe s'y est mis. On a parcouru tous les étages de l'établissement, on a poussé la plupart des lycéens, on a même dû en cogner certains. Le trio des zombies, nous servait d'éclaireurs. Absalom rugissait pour que ces emmerdeurs nous laissent naviguer et Perona, juchée sur les épaules de Moria, nous guidait. Pudding s'est fait un malin plaisir en dégainant ses doigts redoutables pour agripper des narines et encastrer des têtes. Cavendish nous a tous surpris, c'est comme si cette situation avait éveillé un démon qui sommeillait en lui. Il déchiquetait les papiers sans discontinuité. Ace aussi s'est emporté plus d'une fois et s'est servi de ses poings brûlants mais je l'ai laissé faire volontairement.
Zoro a sorti ses sabres de dojo et tranché les affiches par dizaines, imité par Rebecca. Usopp hurlait que c'était une aventure trop effrayante pour lui mais il donnait quand même tout ce qu'il avait. Nami et Vivi, malgré leur faible constitution, jouaient des coudes pour qu'on nous laisse passer. La rouquine a même montré sa poitrine aux élèves les plus récalcitrants pour les faire s'évanouir. Robin est restée avec nous pour nous aider, ses mouvements étaient si rapide qu'on aurait dit que ses membres se multipliaient.
Dellinger trouait les papiers avec ses talons, Koza a même hurlé « ALERTE A LA BOMBE » mais ça n'a fait fuir que les plus naïfs. Nous avions donné un ordre à Baby 5 et elle était stupéfiante d'efficacité. Aokiji nous a sorti sa botte secrète et a commencé à rouler sur les murs avec son vélo pour arracher le plus de saloperies possibles. Même Margaret était là et faisait son maximum pour nous aider.
Et Luffy. La colère, la rage, toutes ses émotions explosaient à la figure de nos opposants. Il donnait toute son énergie pour retirer ces affiches, il a même décroché plusieurs panneaux pour que ce soit plus rapide.
Mais il n'y avait rien à faire. A peine les prospectus étaient déchirés que de nouveaux refaisaient surface. C'était un cycle sans fin. Bartolomeo avait beau leur pisser sur la main, ils étaient tenaces. La sueur collait mon front, mes membres étaient douloureux à force de repousser toutes ces raclures, mais je tenais bon. Pour Lilly. Pour qu'elle ne souffre plus jamais.
Et tout à coup la radio émit un drôle de grésillement. Et sa voix. Sa voix à ELLE qui a commencé à retentir aux quatre coins de Grand Line.
« BANDE DE TROUILLARDS ! Pas la peine de me chercher je vais vous dire où je suis ! Et puis si vous êtes pas complètement demeurés vous l'aurez vite compris ! J'suis à la radio ! Alors venez bande de lâches ! Je vous attends de pied ferme ! »
Un instant de battement, avant que tous les corps changent de direction. Vers le poste de radio.
Et nous y voilà. Pourquoi notre quotidien a pris des allures aussi catastrophiques et dramatiques ? Pourquoi bon sang ?!
- Non, arrêtez ! je m'époumone en vain.
Pourquoi Lilly ?! Pourquoi tu veux régler ça toute seule ?! Nous n'avons pas réussi à te protéger en retirant ces fichues affiches. Nous n'avons même pas prédit un tel désastre. Je suis engloutie par la foule, descends les escaliers sans m'en rendre compte tellement les décors sont devenus insignifiants. L'affluence est telle que mes amis et moi sommes tous séparés, je ne reconnais plus aucune tête. Beaucoup de parents sont là. Je les pousse, leur donne même des coups de coude traîtres, en mords certains qui me postillonnent dessus. Tout ce qui compte, c'est retrouver Lilly, combattre à ses côtés, être là pour elle.
J'atterris dans un couloir sans trop savoir comment. La voix puissante, déterminée de ma meilleure amie me donne la force nécessaire pour continuer à me frayer un chemin. Jusqu'au moment où ce n'est tout simplement plus possible d'avancer. A quelques mètres à peine du poste de radio, la masse de gens est devenue tellement conséquente qu'il ne m'est plus permis de me rapprocher de Lilly. Et sa voix tinte une dernière fois pour l'assaut final :
« Ici y'a des fous qui sont capables de me voir telle que je suis et qui m'ont même appris à m'aimer !ALORS N'OSEZ MÊME PAS LES APPROCHER OU JE VOUS BOTTERAI LE TRAIN JUSQU'EN ENFER ! ».
Les larmes dégoulinent de mes yeux, pourfendent mes joues et slaloment entre mes dents crispées. On t'aime Lilly, je t'aime si fort !
- Laissez-moi passer ! je beugle en administrant une droite à ce qui me semble être un père de famille.
- Dégagez bande de sacs à merde ! hurle une voix qui m'est familière.
Luffy ! Mais avant qu'on puisse se frayer un passage en combinant nos deux forces, je sens mes membres s'aligner contre mon corps. Mes pieds, entravés de tout mouvement, me font vaciller puis tomber à terre. Ma joue se mange une chaussure.
- Doflamingo ?! Qu'est-ce que tu fous ?! gueule le garçon au chapeau de paille en bafouant les politesse.
Doflamingo ? Je me tortille comme un ver et parviens à me retourner sur le dos. Notre professeur d'histoire-géographie est assis sur Luffy, tout sourire et exhibe fièrement ses jambes velues. J'en profite pour noter ce qui me bloque. Des fils ! Luffy et moi sommes saucissonnés par les fils de ce dingue !
- Fufufu, il est 9h passé. Il me semble que vous avez un cours à suivre avec moi.
- Comme si j'en avais quelque chose à foutre ! s'emporte Luffy en se débattant.
- Il a raison ! je crie. Lilly ne doit pas affronter ça seule !
- Et pourtant si, elle va le devoir. Si elle voulait vivre sa petite existence de démon tranquille, elle aurait dû se montrer plus maligne. Semer les pistes, cacher les preuves. Rares sont ceux qui peuvent naviguer dans l'ombre sans se faire prendre. Et elle, elle s'est fait piéger en beauté.
- Retire ce que tu viens de dire pourriture ! fulmine Luffy plus furieux que jamais.
- Relâche-nous ! j'aboie à m'en défaire la voix.
Le psychopathe se redresse en ricanant puis nous tire derrière lui à l'aide de ses fils. Nous passons les cinq minutes suivantes à nous prendre des jambes et des pieds dans la tête. Enfin, nous atteignons la salle de classe. Doflamingo qui pouffe toujours comme un cinglé, nous attrape, nous place sur nos chaises respectives et nous ligotent à ces dernières avec ses fils. Il libère seulement nos bras. Je constate alors que toute la classe est présente et a subi le même sort. Doflamingo s'assied grossièrement sur son bureau sans se départir de son sourire. Salopard...
- Comme ça semble être la thématique actuelle, nous allons poursuivre sur un sujet qui vous est à présent très familier : l'organisation Dragon Céleste.
Je passe les dix minutes suivantes à pleurer sur mon cahier et à me mordre les joues à sang. Les fils me rentrent presque dans la peau. J'ai essayé de protester, tout comme Luffy, Ace, Nami et d'autres, et voilà ce que Doflamingo nous a fait subir pour notre impertinence : il a resserré les fils qui nous retiennent à nos chaises. J'en suis à peaufiner un plan pour m'évader et retrouver Lilly quand tout à coup la porte s'ouvre à la volée.
Et mon cœur s'arrête.
Ce n'est pas Lilly.
Ça ne peut pas être elle. Cette fille aux cheveux collés et emmêlés. Cette fille à l'épaule déboîtée, aux coudes et aux phalanges abîmés, aux joues gonflées, à l'arcade sourcilière fendue, aux lèvres explosées. Cette fille aux vêtements déchirés, aux chaussures manquantes. Cette fille cabossée, méconnaissable,
et si distante.
- Lilly ! nous hurlons tous en même temps.
Elle ne regarde personne. Elle claudique, vacille mais parvient atteindre sa place. Son silence me fait froid dans le dos. C'est comme si elle ne nous voyait plus.
- Je vois que vous nous faites profiter de votre présence, commente Doflamingo en la détaillant derrière ses lunettes. C'est tout à votre honneur. Pour la peine, je ne vous attacherai pas comme vos autres camarades.
- Lilly, regarde moi ! s'écrit Luffy au supplice.
Elle est assise juste devant lui mais n'esquisse aucun geste pour se retourner. Elle se penche difficilement pour atteindre son sac.
- Lilly ! je fais à mon tour.
Elle s'interrompt un instant mais finit par poursuivre son geste. Elle sort ses affaires et fixe le professeur. Ce dernier comprend le message et poursuit son cours comme si de rien n'était. Comme si une élève n'était pas au bord de l'évanouissement juste devant lui. Et alors, à mon tour je saisis ce qu'est en train de nous illustrer Lilly en prenant sur elle.
« C'est mon combat, ce sont mes affaires. Ça ne regarde que moi, je ne vous impliquerai pas là dedans. J'aime mon père, je suis fière d'être sa fille. Je n'ai pas honte de qui je suis alors vous n'avez pas à vous inquiéter pour moi. »
Je sens alors quelque chose monter en moi. Quelque chose qui dormait, bien au chaud entre mes entrailles et attendait une telle occasion pour se manifester. Quelque chose qui pousse mon empathie, ma bienveillance, ma gaîté et toutes ces émotions qui constituent ce que je suis.
C'est la Colère.
Une Colère que je ne soupçonnais pas. Elle est si virulente, si envahissante, qu'elle fait trembler mes mains. Lilly, je te connais par cœur. Tu veux nous écarter de tes problèmes sauf que tu ignores qu'ils sont aussi les nôtres. Ton bien-être m'importe plus que le mien, que celui de n'importe qui. Ils vont payer, ceux qui ont fomenté ce plan machiavélique contre ton existence. J'ignore qui ils sont, mais ils vont déguster. Je serai capable de leur faire subir n'importe quoi pour te venger. Je...
- Crimson-san ?
Une voix me ramène à la réalité, c'est celle de Ace. Je papillonne des paupières. Il n'y a plus personne d'autre dans la salle, hormis Doflamingo qui range ses affaires. J'étais tellement accaparée par cette émotion dévorante que je n'avais pas remarqué que la sonnerie avait sonné et qu'ils étaient tous partis. Ni que je ne n'étais plus attachée. Je me lève d'un bond.
- Où est Lilly ?!
- Elle est partie la première. Une ambulance attend devant le lycée. Les autres sont à ses trousses et...
Je jette un œil par la fenêtre. L'ambulance est effectivement là, c'est forcément pour elle. Mince, pourquoi je ne me suis pas aperçue qu'elle était partie ?
- Allons-y ! je fais.
Nous cavalons hors de la salle sans un regard pour cet enseignant déséquilibré. Il y a moins de monde dans les couloirs, il ne reste quasiment plus que les parents. Je leur lance un regard haineux. Qu'est-ce qu'ils fichent encore là ?!
- Rentrez chez vous, je lance froidement. Vous n'avez que ça a faire ? Vilipender mon amie alors que vous ne savez même pas qui elle est ?
- Votre « amie » ?! crache un adulte. Non mais vous êtes aveugle ou quoi ? Cette fille est un monstre ! Toute sa famille s'acoquine avec le démon !
- Faites gaffe à ce que vous dites, fulmine Ace les poing serrés prêt à s'en servir s'il en faut.
- Ou sinon quoi ? rétorque une femme bien apprêtée. Bande d'ignorants, ne savez-vous donc pas que son abominable géniteur est la cause de tant de conflits ?! Toutes ces morts qu'il a engendrées, tout ce sang qui s'est versé en conséquence des armes qu'il a construites ! Cette fille n'est qu'une...
Je n'en supporterai pas davantage. Je pousse la dame contre le mur et a la grimace qu'elle tire je comprends que je lui ai fait mal. D'une main je la maintiens et de l'autre je lui saisis son menton pour la forcer à me regarder. Je crache sans hausser le ton :
- « Ou sinon quoi » tu disais ? Je vais te le dire. Que je ne te prenne plus à insulter ma meilleure amie ou sinon je t'éclate ta sale tête d'ignare, c'est compris ?
La bonne femme paraît épouvantée. Je la relâche et elle glisse jusqu'au sol. Avant que je me d'où me vient ce ton qui ne me ressemble pas, je reprends ma course. Les adultes nous laissent passer cette fois. Je sens le regard plus qu'interloqué d'Ace dans mon dos. De sa main, il l'effleure.
- Crimson-san, tu te sens bien ?
- Plus tard, il faut qu'on rejoigne Lilly.
Nous sortons par la porte vitrée qu'a explosé Luffy un peu plus tôt. Là dehors, nous retrouvons toute la classe. Des enseignants sont présents pour retenir les élèves et leurs parents enragés. Parmi eux, je reconnais Shanks, Jimbe, Shakky, Rayleigh, Brook et Belmer. Smoker et Katakuri sont également présents, ainsi que Marco. Tant d'animosité s'échappe de cette masse humaine pour venir nous flageller les oreilles. Au centre, nous retrouvons toute notre classe. Et au fond, juste devant l'ambulance portant le logo Dragons Célestes,
il y a Lord.
Même d'ici je peux certifier que je ne l'ai jamais vu aussi courroucé. Son expression furibonde suffit à empêcher Luffy et les autres d'avancer. Lilly boîte jusqu'à lui, le dépasse et monte dans l'ambulance sans un regard pour nous. Impuissante, je l'observe fermer le porte derrière elle. J'ai le souffle court, ma vision se trouble tant je me sens mal. Une main vient se poser sur mon épaule. Je me tourne vers son propriétaire.
- Sabo..., je geins.
Pour une fois il ne sourit pas. Garp est là également. Ses yeux trahissent son désarroi, cette situation lui a totalement échappé à lui aussi. Le blond nous explique que Garp et lui on était retenu dans le bureau du proviseur, les parents d'élèves les empêchaient de sortir depuis tout ce temps. Je n'écoute pas la suite. Je m'élance vers ma classe, les dépasse, voit à peine la mine dévastée de Luffy et me plante devant Lord. Son regard change du tout au tout lorsqu'il m'aperçoit. Ma main fébrile essuie difficilement les larmes qui trempent inlassablement mes joues.
- Je suis désolée Lord... je suis tellement désolée...
- Non Akira, tu n'as rien à te rapprocher. Par contre pour eux...
Il se tourne vers ma classe et lance d'une voix emplie de fureur :
- J'ai mis ce que j'avais de plus précieux au monde entre vos mains. Je suis Lord Ablydan, rien ne m'est inconnu. Je sais qu'elle vous a révélé son identité, parce qu'elle avait confiance en vous. Cette confiance, elle ne l'attribue pas à n'importe qui. Et pourtant vous n'avez pas su la protéger. Vous connaissiez les risques, vous saviez la haine qu'inspirait la simple mention de mon nom. Et voilà le résultat.
Il désigne l'ambulance. Mes larmes redoublent.
- Ça vaut pour moi aussi..., je balbutie.
- C'est faux, susurre-t-il en me prenant par les épaules. Tu es l'amie qu'elle a toujours rêvé d'avoir. Tu l'as accepté au moment même où vous vous êtes rencontrées.
- Mais là je n'ai rien pu faire, je le coupe en reculant.
Il n'a pas le temps de surenchérir, Garp s'est également avancé jusqu'à lui.
- Lord Ablydan, fait-il.
- Les noms..., grommelle le concerné en lui jetant un regard sombre.
- Je vous demande pardon ?
- Trouvez-moi les noms des responsables de ce massacre, cingle Lord.
Garp le dévisage un moment avant de secouer la tête de droite à gauche.
- Je regrette mais cette terrible affaire ne concerne que le lycée Grand Line. Vous avez beau être le patron d'une organisation multinationale, votre place n'est pas au sein de cet établissement.
- Vous n'avez...
- Ce sont MES élèves, tranche Garp d'un ton sans appel. Je trouverai les coupables et soyez certains qu'ils subiront la punition qu'ils méritent. A présent je vous demande de quitter ces lieux, mes professeurs ne pourront pas retenir les élèves et leurs parents très longtemps.
Lord reste un moment supplémentaire à le toiser dangereusement, puis il finit par faire demi tour et par entrer dans une autre voiture. Celle-ci démarre et la sirène nous apprend un air que nous méconnaissons.
Celui de l'ignorance. Nous ignorions quelles conséquences pouvaient impliquer le port d'un nom redouté et honni de tous. Nous ignorions qu'un tel événement pouvait se produire. Nous ignorions tout simplement quelle vie ont menée les Ablydan jusqu'à lors.
Ah que c'est pas très gai toussa ^^' Ah que coucou c'est Little Tartine ! *s'essuie le front par cette chaleur* La vérité sur les origines de Lilly a fini par éclater, et de la pire des façons qui soit ! La tension allait crescendo depuis quelques chapitres, ça a fini par exploser. Malgré la gravité de la situation, j'ai adoré écrire ce chapitre, et je sais que c'est pareil pour ma comparse !
Prenez soin de vous ! Ciaossuuuu ! :) *agite ses éventails*
