On se revoit à Konoha
Disclaimer : D'après les personnages de Naruto de Masashi Kishimoto. Une histoire originale de Nounouillechan. Ecrit par Chicken Poulet.
Chapitre 29
Kô s'arrêta à côté de l'entrée d'un souterrain dissimulé dans le jardin intérieur du Domaine Yamashiro.
- Je n'ai pas le droit de vous accompagner plus loin, il faut que je garde l'entrée. Dame Yurie vous attends de l'autre côté, j'espère que les passages sombres et étroit ne vous font pas peur.
Neji ne connaissait ce passage que trop bien, il fut le premier à poser le pied sur l'escalier tailler à même la roche et polis par les milliers de pas qui l'avaient foulé. Il ouvrait la marche sans même pouvoir expliquer pourquoi, rien ne lui faisait plus peur que de se trouver à nouveau dans la pièce au bout de ce tunnel.
A ce retrouver entre ces murs étroits il sentait l'air lui manquer et les larmes lui monter aux yeux. Il avançait à tâton vers la minuscule tache de lumière au bout de cet interminable tunnelle.
Il entendit Tsunade étouffer un cris de surprise et d'horreur, elle avait manifestement trouvé les griffures qu'il avait laissé dans les murs et ongles qu'elles lui avaient coûté.
Au bout d'une dizaine de minute de marche rapide dans le silence le plus total Neji monta les treize marches qui menait au fond d'une grande pièce sans porte et aux murs épais. Cet endroit un peu en retrait du clan Yamashiro était le seul où l'utilisation de chakra était autorisé. Pour toutes fenêtre il y avait des meurtrière horizontales presque collée au plafond. Le sol était recouvert de tatami, douze en tout, il s'agissait donc d'une petite pièce d'une vingtaine de mètre carré.
Neji se cala dans l'angle à côté de l'escalier et observa cette pièce à la recherche d'éléments familier, tout lui semblait changé. Les murs avaient été repeint, même les projections de sang au plafond avait disparu. L'estrade était maintenant accolé au mur du fond, à l'opposé de l'escalier, lors de ses visites elle était au centre de la pièce et des cordes et des chaînes étaient passé au bord pour l'empêcher de bouger tandis qu'elles lui tailladaient le dos et arrachaient ses chaires.
Il avait crû mourir durant l'entraînement de Yumi et regretté d'être en vie durant les quatre mois, cinq jour, trois heures, cinquante deux minutes et vingt deux secondes passé entre ces murs.
La paupière inférieur de son oeil gauche se mit à tressauter, tandis qu'il luttait pour ne pas se remettre à compter. Il s'agissait d'une méthode efficace pour garder le contrôle lorsque la douleur devenait insupportable et que la peur le terrassait au point qu'il n'ose même plus respirer. Chaque seconde était un bout de vie arraché à ces démons de Yamashiro. C'était une seconde qui lui appartenait et…
Kôhei posa une main protectrice pour le secouer un peu, tout en lui tendant un mouchoir de l'autre.
- Hey, petit frère, ça va ?
Il fronça les sourcils et porta la main à son visage lorsqu'il sentit un liquide chaud lui couler sur la lèvre supérieur. Avec un calme olympien, il prit le mouchoir que lui tendait Kôhei et essuya le sang qui lui coulait du nez. Habituellement il n'aimait pas qu'il se montre si familier avec lui, mais pour cette fois il ne lui en tiendra pas rigueur..
- Merci, j'ai dû me cogner dans le noir.
Yurie plaça les chefs de clan tout en leur expliquant la procédure, dans une cérémonie aussi importante il faut respecter le protocole.
- Sasuke, je vais vous demander de vous placer sur l'estrade… Reculer légèrement… C'est parfait.
Il fallait ensuite que les quatres autres forme deux paires face à face, de part et d'autre du Uchiwa. Yurie était face à Kôhei et Tsunade, Neji se tenait à sa gauche le regard éteint.
- Nous n'avons que peu de temps je vous demande d'être particulièrement attentif.
Dame Yurie fit un pas en avant, vêtu d'un kimono blanc brodé d'or bien plus imposant que le leur.
- L'un après l'autre vous allez présenter vos respect et voeux de prospérité au clan Uchiwa. Puis vous présenterez votre bi de jade à l'assemblée, il s'agit de votre droit de parole devant ce Conseil. La seule nuance entre vos clans et la famille Yamashiro réside dans l'étape suivante. Les Yamashiro ne sont tenu de s'incliner devant personne, jamais. Mais vous, devrez vous incliner aussi bas que vous le jugerez nécessaire pour témoigner l'asservissement de votre clan au clan Uchiwa. Enfin, vous poserez votre bi de jade au pied d'Uchiwa Sasuke, afin de le reconstituer.
Elle monta sur l'estrade et fit face à Sasuke, glissa la main dans les plis de son kimonos et en tira un morceau de jade incurvé. Il était d'un vert profond moucheté d'or et au milieu de ces particules il y avait comme un panache de fumée blanc se terminant par la tête d'un dragon parfaitement identifiable. Elle montra la pierre précieuse aux autres chefs de clan sans se retourner puis la présenta respectueusement à l'héritier du clan Uchiwa.
- Moi, Yamashiro Yurie, remet le bi de jade de la famille Uchiwa, à vous, Uchiwa Sasuke, fils d' Uchiwa Fugaku et Uchiwa Mikoto, puissiez-vous en être digne.
Elle le lui tendit solennellement et s'inclina légèrement en avant, en dépit du discours qu'elle avait tenu.
- Moi la première, reconnaît votre légitimité à gouverner le clan Uchiwa. Puisse-t-il prospérer sous votre gouvernance, puis mille fois mille ans ! Afin de purger notre relation de toute rancoeur, je suis maintenant prête à recevoir vos remontrances.
Sasuke resta silencieux un instant. Il avait maintenant l'assurance que les Yamashiro avait retiré aux Uchiwa leur soutient et c'était en partie à cause de cela qu'il était tout ce qu'il restait de son clan.
- Je n'ai pas de remontrance à vous adresser, dame Yurie. Vous m'avez arraché à une mort certaine, soigné et recueilli. Et la dernière chose dont j'ai besoin c'est de nouveaux ennemis. Il va falloir que j'obtienne des réponses de ceux qui ont ordonné de faire couler le sang des miens. Mais vous et les vôtres, n'en faites pas partie.
Yurie se redressa, les larmes aux bord des yeux, il lui prit son morceau de jade des mains et s'inclina de manière à ce que son torse soit parfaitement parallèle au sol.
- Mon clan ne pourra prospérer que sous votre protection.
Il posa ensuite la pierre à ses pieds et se redressa, le regard de Yurie était plein de gratitude et de regret. Elle regagna sa place aux côtés de Neji et ce fut le tour de Kôhei.
Les feuilles d'or de sa pierre scintillaient légèrement, il se gratta la joue et se tourna à son tour vers ses comparses.
- J'ai déjà fait une cérémonie du genre avec le Conseil de Konoha, ma pierre est chargé de leur chakra et du mien mélangé. C'est super joli et ça brille un peu dans le noir, j'espère que ça ne sera pas un problème pour l'assemblage des morceaux de jades.
Il se tourna vers Sasuke en souriant.
- J'ai vraiment hâte de te ramener à la maison, petit Uchiwa. Le vieux n'arrête pas de parler de toi, je suis certain qu'il sera honoré de te rencontrer ! Moi, Hagoromo Kôhei, chef du clan Hagoromo, jure un soutien indéfectible à Uchiwa Sasuke et au clan Uchiwa.
Ce colosse de près de deux mètres, posa un genoux à terre puis l'autre, une main au sol, puis l'autre et enfin il courba l'échine et posa son front sur le sol au pied de Sasuke. Tsunade écarquilla les yeux en le voyant effectuer ce dôgeza, l'une des posture les plus humiliante qui soit. Mais dans le contexte actuelle c'était surtout sa manière de témoigner l'asservissement total de son clan à celui de Sasuke.
En se redressant il fit glisser sa pierre contre celle du clan Uchiwa, utilisant le volute blanc comme guide.
Sasuke avait le regard fuyant et les oreilles écarlates, tandis que Kôhei reculait pour laisser sa place à Neji.
Tsunade fulminait dans son coin, qu'il n'espère pas recevoir les mêmes honneurs de sa part. Bien qu'après le coup de brosse à reluire de Yurie et de Kôhei il serait difficile de manifester son opposition sans risquer un incident diplomatique avec les Yamashiro. Elle s'abstiendrait de grand discours et obterait pour une inclinaisont moyenne, un poil en dessous de celle de Yurie.
Neji sortie son bi de jade de sa sacoche, la montra aux autres chefs de clan. Après avoir vu le fragment du clan Uchiwa, on pouvait deviner dans le sien le corps serpentine et les pattes griffus du dragon.
Il se tourna vers Sasuke et le frappa au visage, de son poing serré sur son bi de jade. Le futur chef de clan bascula et tomba lourdement sur le dos.
Tsunade observait la scène, incrédule. Sasuke était étalé sur l'estrade et se relevé difficilement, Neji lui faisait dos mais il n'était pas difficile de comprendre qu'il le fusillait du regard. Une veine pulsait sur la tempe de Kôhei, il serait sans doute intervenu si Yurie ne lui donnait pas l'ordre de rester à sa place en gardant le bras tendu et la main levé.
Sasuke se redressait difficilement, le coup porté à côté de son oeil avait fait éclaté plusieurs petits vaisseaux sanguins et l'avait un peu sonné. Mais les réprimandes de Neji vinrent le heurter comme un second coup.
- Tu n'es qu'un sale gosse égoïste ! Il y a des gens sur qui je dois veiller, des personnes à qui je tiens et qui sont en difficulté à Konoha. Mais au lieu d'être à leur côté, je suis obligé de revenir dans cet endroit que je déteste, pour m'occuper de toi ! Un idiot d'égoïste qui est partie sans se retourné et qui a envoyé tout ceux qui ont cherché à le retenir ou à le ramener à l'hôpital.
Yurie baissa le bras et détourna le regard et Kôhei baissa la tête.
- En tant que chef de clan j'ai sacrifié mon intégrité physique et mentale pour les miens, alors que tu reste sourd au mal que tu fais aux autres ! Je veux que tu en sois conscient et que tu ne l'oublie jamais, parce qu'il te faudra adopter le comportement opposé pour être un chef de clan digne de ce nom.
Sasuke prit une grande inspiration et se remit sur pied, un bleu se formait sur sa joue juste sous son oeil, mais il regardait Neji droit dans les yeux sans aucune animosité. Il avait raison. Ce coup de poing n'était rien à côté du mal qu'il avait causé et il lui faudrait sans doute le reste de sa vie pour obtenir le pardon et retrouvé la confiance de ses amis.
- Moi, Hyuga Neji, chef et représentant du clan Hyûga, jure loyauté et confiance au clan Uchiwa et à son chef, Uchiwa Sasuke. Je jure de le maintenir sur le droit chemin quoi qu'il en coûte. Et par là je veux dire que je serais le plus virulent de tes allié, Sasuke.
Il posa un genou au sol et baissa la tête, puis emboita son bi de jade à celui de Kôhei, en regagnant sa place il toisa froidement le chef du clan Hagoromo qui soutint son regard sans rien dire.
Tsunade s'avança à son tour et suivant le protocole, elle présenta son fragment de jade aux autres chef de clan, puis vint sa confrontation avec Sasuke. Elle posa la main sur sa joue gauche et soigna son bleu en quelques seconde.
- Je suis heureuse que tu revienne à Konoha, cela t'as sans doute été difficile de partir mais ça l'est encore bien plus de rentrer, n'est-ce pas ? Je serais là pour t'aider et te soigner toutes les fois que tu en aura besoin. Moi, Sanju Tsunade, cheffe du clan Sanju, jure un soutien indéfectible et loyauté au clan Uchiwa et à Uchiwa Sasuke.
Elle s'inclina tel qu'elle l'avait prévu, et fut surprise de constater que Sasuke lui rendait la politesse en s'abaissant au même niveau qu'elle. Il soutint son regard quelques secondes puis baissa les yeux sans s'expliquer.
Tsunade posa sa pierre de jade et le bi fut complet, plus rien ne laissait penser qu'il avait été brisé.
Yurie prit de nouveau position devant Sasuke et fit glissé la main sur le pourtour du disque percé. Les écailles du dragon blanc s'illuminèrent progressivement, de sa tête à sa queue, puis il ouvrit les paupières sur des yeux rouges comme des rubis. Des spasmes agitèrent ses pattes et il se mit lentement en mouvement, puis se mit à tournoyer dans le bi de jade et entre les éclats d'or, comme s'il était rempli d'eau.
- Approchez je vous prie, montez sur l'estrade.
Elle glissa la main dans le trou au centre du disque et le porta à hauteur de poitrine, les chefs de clan se placèrent autour d'elle.
- Il s'agit maintenant de l'étape la plus longue et difficile du process : la lutte des pouvoirs. Vous allez poser les mains sur disque et vous concentrer pour immobiliser le dragon. De la partie que vous possédez dépend le pouvoir de votre clan, celui qui possède la tête est libre de parler d'égal à égale à un Yamashiro de sang. Celui qui n'a que la queue ou pire, rien du tout, est tout juste bon à m'écouter parler. Et ne prenez rien pour acquis, Uchiwa Sasuke, vous pourriez perdre vos privilège au profit de n'importe quel autre chef présent.
Une fois les chefs de clan positionné, elle se retira du cercle, il faudrait plusieurs heures pour que le bi accumule suffisamment de chakra pour qu'ils puissent influencer le dragon. Et plusieurs autres pour qu'ils s'accordent sur une nouvelle hiérarchie, cela se jouerais sans doute entre Sasuke et Tsunade.
oOo
Dès leur retour au bureau de l'hokkage, Yaoshi s'était paré d'une paire de lunette ronde qu'il ajusta sur son nez avant de jeter un coup d'oeil à la pièce.
- Tout ce désordre est honteux. Comment l'hokkage peut-elle diriger le village dans un désordre pareil ! Heureusement, je ne suis pas ici pour le ranger.
Kakashi lui fit un peu de place en face de lui.
- Tu peux te mettre là pour travailler.
Yaoshi l'interrogea du regard.
- En quoi dois-je vous aider ?
- Tu vois cette pile de rapport ? Il faut d'abord les classer par zone, puis faire des comptes rendu des dégats matériel et humain pour enfin arriver à un coût global. Tout ce que je te demande c'est de les trier.
Il lui répondit par un sourire moqueur et un hochement de tête.
- Sérieusement ? En une après-midi de travail vous demandez si peu ? Ce n'est pas bien étonnant que votre administration soit autant à la masse.
Kakashi le toisa.
- Je te rappel que c'est toi qui est venu me chercher, je t'ai aidé et en échange j'apprécierais que tu évite d'insulter mon travail. La plupart des rapports sont trop généraux ou pas assez objectifs, attends de les avoirs lus pour critiquer.
Yaya tira la chaise et s'assit face à lui, tandis que Kakashi poursuivait ses instructions.
- Pour l'instant on se restreint à trois type de demandes, celles concernant les quartier Uchiwa, les bas quartiers et les demandes individuelles.
Yaoshi avait écouté ses instruction en silence et il prit la première fiche sur le haut de la pile des rapport à classer. L'écriture était à peine lisible, le papier froissé et il y avait du sang séché et de la cendre dans un coin. Le suivant était en partie déchiré et grossièrement recollé au scotch, et celui d'après écrit sur une feuille jaune sans doute arraché à un bloc note.
- Contenu illisible, formulaire dégradé et document non réglementaire. Pourquoi acceptez-vous ces torchons ?
- Parce que ceux qui remplisse ces formulaire sont avant tout des soldats, pas des spécialiste du code administratif. Et derrière chacun de ces rapports il y a une famille qui attends qu'on lui vienne en aide. Tu pense avoir la capacité de passer outre ces détails ?
Yaoshi réajusta ses lunettes et entreprit de lire rapidement la première fiche, en plus d'une écriture difficilement lisible, les propos manquaient de cohérence par endroit. Il leva la tête pour s'en plaindre mais croisa le regard assassin de Kakashi.
- Vous savez, j'ai beaucoup apprécié ce que vous avez fait pour moi…
- Je suis désolé de devoir me montrer si direct, mais je ne t'apprécie pas Yaoshi, vraiment pas. Tu manques d'empathie et tu te comporte comme si tout t'étais dû.
Il ouvrit de grand yeux et baissa la tête, Kakashi compris qu'il y était sans doute allé un peu trop fort cette fois.
- Pourriez vous me donner une ramette de fiches de rapport vierge ? Je vais recopier les informations essentielles, histoire de repartir sur des bases saines pour les calculs.
Kakashi ne chercha pas à discuter et lui indiqua l'armoir à côté de l'entrée, il se leva pour récupérer tout ce dont il avait besoin et travailla en silence.
C'était assez impressionnant de le voir à l'oeuvre, il était vraiment rapide et soigné. Il ne lui fallait que quelques secondes pour lire un rapport et pas plus de trois minutes pour le recopier dans un formulaire en bonne et due forme.
Après une vingtaines de minutes de travail dans le silence le plus complet Yaya leva la tête vers lui, il réajusta ses lunette en lui présentant un rapport sur lequel il reconnut l'écriture d'Ino.
- Ce rapport et quatre autres ont été écrit par la même personne et elle demande à ce que l'on pratique des autopsie sur des victimes.
Kakashi lui prit des mains et les mit à part.
- Une shinobi pense avoir remarqué quelque chose de suspect au cours de ses investigations, d'où sa demande d'une autopsie.
Il plongea son regard dans le sien et lui répondit avec défit.
- Je pense qu'il ne faut pas accéder à ses requêtes.
- Et pourquoi cela ?
Yaya baissa d'un ton en se penchant en avant.
- Si l'autopsie prouve que ces malheureux ne sont pas mort au cours du tremblement de terre ou de l'incendie qui en a découlé, leurs familles n'auront droit à aucun dédommagement.
- Alors quoi ? On fausse les rapports pour raconter l'histoire qui avantage le plus de monde ? Je ne pense pas que ce soit juste.
L'ancien assistant du Conseil soutint son regard et lui répondit froidement.
- Lorsque le système juridique est bancal, il est impossible de marcher droit pour celui qui veut rester sur le chemin de la justice. D'un côté, vous avez un assassin inconnu qui perpète ses crimes dans l'impunité et l'indifférence la plus totale, le rendre responsable de ces décès n'apportera ni réconfort, ni compensation aux familles des victimes. De l'autre une catastrophe naturel qui donne droit aux défunts et à leur famille à la compassion du village et une indemnisation leur permettant de poser un pied sur l'échelle sociale et sortir de la fange. Alors je vous écoute, quelle est selon vous la meilleure option ?
Kakashi détourna le regard, il avait promit à Ino qu'il ferait son nécessaire pour vérifier si ces décès étaient suspect. Et si c'était effectivement le cas, il était tout à fait possible que le responsable soit à l'origine de l'incendie. Mais aussi désagréable que ce soit de l'admettre, Yaoshi avait sans doute raison. Dans les faits, l'économie de Konoha se passerait bien d'indemniser et de reloger les dizaines de familles touchées par le sinistre.
Yaoshi bailla bruyamment, ouvrant la bouche si grand que la main qu'il plaça devant ne servait pour ainsi dire à rien. Kakashi le toisa à nouveau.
- Toutes mes excuses, c'est que… c'est incroyablement fatiguant d'avoir toujours raison ! Vous avez bien de la chance de ne pas connaître ce sentiment. Bien que vous devez souvent vous trompez, les effets sont peut-être identique. C'est dommage de faire passer ces rapports à la trappe, ce sont les seuls à peu près bien rempli !
- Il n'est pas question de les modifier. J'ai fais une promesse et je compte bien la tenir, quitte à pratiquer moi-même les autopsie.
Yaya l'interrogea du regard.
- Elle veut des réponses à ses questions et je compte bien les lui apporter, cependant rien ne sera consigné, dans l'intérêt des survivants.
Le Yamashiro acquiesça d'un hochement de tête et reprit son travail. Mais maintenant il tenait le rapport original de la main droite et remplissait simultanément le nouveau de la main gauche. Kakashi ne pu retenir un petit rire.
- C'est un talent inhabituel mais parfait pour un emploi administratif.
- Et vous n'avez encore rien vu ! Je peux aussi rédiger des textes simultanément sur deux pages, c'est comme ça que j'ai pu rédiger les rapports de la Vallée de la fin si rapidement.
Il semblait vraiment fière de lui, alors Kakashi garda pour lui le fond de sa pensée. Yaya était insupportable, mais il avait tout de même quelque chose d'attachant. Il était désagréable au possible, mais pouvait faire preuve de bienveillance.
- Sinon, vous comptez attraper ce meurtrier un jour ?
Il avait posé cette question avec désinvolture sans lever les yeux du rapport qu'il tenait dans la main gauche.
- Une enquête est en cours.
- Les journaux disent qu'il y en aurait entre quinze et vingt, mais je n'en ai dénombré que quatre, neuf avec ces cinq cas signalé par la shinobi. Alors, combien de victime au total ? Et combien en faudra-t-il pour que l'hokage ne se prononce sur le sujet ?
Kakashi le toisa sans rien dire, le jugeant de son seul oeil visible.
- Je sais… Ce n'est pas pour ça que je suis ici. Mais avouez que la situation est préoccupante. Le climat d'insécurité et de méfiance va croissant. Et lorsqu'un peuple ne fait plus confiance à son gouvernement, ses heures lui sont compté.
Kakashi poussa sa pile de rapport à trier du côté de Yaoshi et prit une calculatrice et le cahier de compte dans un tiroir latéral. Yaoshi jeta un coup d'oeil à l'horloge au dessus de la porte, il était presque quinze heure.
- Tu peux arrêter de recopier si ça te permet de tenir tes délais.
- Non, ça ira. Par contre je n'aurais pas le temps de vérifier vos calculs, pourquoi n'utilisez-vous pas quelque chose de plus fiable que ce truc ?
Il désigna négligemment la calculatrice du menton.
- Plus fiable qu'une calculatrice ? Ce modèle sort tout droit du pôle de développement technologique, il est si récent qu'il n'est même pas encore commercialisé.
Yaoshi se redressa et le regarda comme s'il s'agissait d'une fiente de pigeon sur le costume d'un marié.
- J'ai entendu parler de ça, vous entrez une série de chiffre sans réfléchir, pas moyens d'être sûr d'avoir tapé sur six ou neuf…
- Il suffit de regarder l'écran d'affichage ! Tu ne voudrais tout de même pas que j'utilise un boulier, si ?
- Vous en avez un très beau dans l'armoir, je l'ai vu en récupérant les fiches de rapport !
Kakashi s'énerva un peu.
- Et il y est parce que plus personne n'utilise de boulier pour calculer depuis des siècles ! On apprends aux enfants à compter dessus jusqu'au primaire et c'est tout.
Yaoshi s'énerva à son tour.
- Ce n'est pas étonnant que ce village va à vau-l'eau, il est géré par des gens pas capable d'écrire ou de compter correctement.
- Yaoshi, je te rappel que je suis devant toi et que je t'entends parfaitement.
- C'est bien ce que je disais… Je ne cherchais à taire mes pensée, Hatake sama, contrairement à ce que vous avez pû croire. Je pense que le laxisme dont fait preuve le bureau de l'hokkage et le Conseil explique le déclin de Konoha. J'avais d'autres projet, mais tant pis, demain je vérifierais vos calculs avec le boulier et je peux vous assurer qu'il y aura plusieurs erreurs. Ensuite on reverra vos bases et je peux vous assurez que jamais plus vous n'utiliserez cette camelote. Le "dernier modèle, tout droit sortie du pôle de recherche", tu parles, un beau gaspillage d'argent, oui !
Kakashi repoussa sa chaise et se leva, il avait besoin de prendre l'air, encore cinq minutes de plus en présence de Yaoshi et il allait lui tordre le cou. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes de perdre son calme, mais il avait une faculté impressionnante à le pousser à bout de nerf. Il avait juste besoin de ne plus le voir.
Yaoshi le regarda partir sans comprendre son attitude, il lui avait gentiment proposé de l'aider à en finir avec les rapports et même de lui montrer quelques astuces pour utiliser efficacement un boulier. Alors pourquoi avait-il l'air si contrarié ?
- Utake… Kakashi ?
Il lui demanda un répit d'un geste de l'index et quitta le bureau. Le Yamashiro jeta un coup d'oeil à l'horloge au dessus de la porte et se remit aussitôt au tri des rapport, il n'avait plus une seconde à perdre. Il présenterait ses excuses à Kakashi lorsqu'il reviendrait, bien qu'il ne soit pas responsable de sa difficulté à comprendre les subtilité de ce qu'il disait.
