Résumé : Harry est envoyé chez Miss Figg pour les vacances de Noël, mais ne tarde pas à se retrouver transporté non loin du manoir Malefoy, où il doit faire face...à Tom Jedusor? Entre complot de la lumière, le retour de Grindelwald, son état de santé qui empire de plus en plus et son étrange lien avec le mage noir, Harry est déterminé à éclaircir tous les mystères autour de lui. HP/TJ.

ATTENTION : Une relation entre deux personnes du même sexe ainsi qu'un Dumbledore méchant sont au programme. Si cela vous dérange, merci de ne pas poursuivre votre lecture. Voldemort est un peu OOC, j'espère que cela ne choquera pas trop...!

Disclaimer : Harry Potter et son univers sont la propriété de J.K Rowling, comme d'habitude.


Dans le dernier chapitre : Harry s'est fait enlevé par Grindelwald qui s'était infiltré au bal. Remus, qui avait pris part à cette attaque, commence à avoir des soupçon vis à vis de Dumbledore et décide d'aller à Sainte-Mangouste questionner Rogue, y croisant par la même occasion Voldemort. D'un commun d'accord, les deux hommes décide de dévoilé au lycanthrope certains éléments concernant Harry ainsi que la véritable position de Dumbledore dans tout cela.


Bonjour/Bonsoir!

Je suis de retour ! Bon, j'ai essayé de vous pondre un résumé de l'histoire, mais honnêtement, c'est tellement looong et il y a tellement de choses, de petits détails à mentionner que je pense qu'il vaut mieux relire la fic, même si moi-même en relisant le début je trouve ça un peu cul-cul haha. Pour les plus téméraire qui s'y risquerait sans lire les précédents chapitres, vous avez un bref résumé du dernier chapitre un peu plus haut.

J'espère que vous allez bien, que ce deuxième confinement ne vous pas trop le moral à zéro et que vous trouvez votre bonheur sur ce site pour vous divertir en attendant de reprendre un mode de vie plus actif. Je n'ai pas oublié cette histoire, mon but est toujours de la finir, comme je le mentionne dans le premier chapitre. Néanmoins, j'avoue avoir fait une pause pendant quelques mois, car j'en avais besoin. Cela fait quelques semaines que j'ai recommencé à écrire, chose qui est un processus extrêmement long, car SOI est une histoire très compliqué. Dans ma tête, du moins, j'espère que ça ne paraît pas comme ça une fois écrite !

Chaque chapitre me prends énormément de temps à écrire, car c'est beaucoup de relectures, beaucoup de corrections et beaucoup d'éléments à disséminer ça et là dans le récit donc c'est pour ça qu'en général j'écris sur une longue période avec pas mal de chapitre à l'avance avant la première publication. Sauf que je me suis dit que je ne pouvait définitivement pas la laisser sans update depuis le mois de mars. Si vous souhaitez suivre l'avancement de l'écriture, je tiens régulièrement mon profil à jour, n'hésitez pas y faire un tour. Les deux premiers chapitres permettent un peu de planter le décors, pas beaucoup d'actions, beaucoup de parlotte. Allez, je m'arrête ici pour vous laissez découvrir tout cela !

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira, j'attends vos réactions ! On se voit à la fin du chapitre.

Bonne lecture.


SHADES OF ICE

.

.

PARTIE II

.

.

CHAPITRE I : LE DISPARU

Six mois plus tard.

La nuit était tombée depuis plusieurs heures sur le manoir Malefoy, apportant avec elle la fraîcheur des douces nuits de juin, permettant un moment de répit face aux journées de plus en plus chaude. Parmi toutes les fenêtres ouvertes du manoir, l'une d'elle diffusait une douce luminosité, accompagné du grattement d'une plume sur un parchemin, couvrant le papier d'une écriture fine et penchée.

Tom Jedusor déposa sa plume dans l'encrier, détachant son regard de la longue lettre qui reposait à plat sur son bureau. Il porta à ses lèvres une boisson alcoolisée, avalant d'une traite le liquide ambré qui glissa dans sa gorge en laissant une traînée brûlante jusqu'à son estomac. Il ferma les yeux, autant par la sensation procuré par la boisson, que le vent qui venait chatouiller son corps. Il ne portait qu'une chemise à manche courte blanche, entièrement déboutonné ainsi qu'un pantalon beige en lin. Dans le confort de ses appartements, il pouvait se permettre de ne pas arborer une de ses lourdes robes noirs, beaucoup trop chaude pour la période estivale.

Ses yeux se posèrent de nouveau sur la lettre qu'il venait de terminer, où l'on pouvait lire ceci :

12 juin 1997.

Cela fait six mois et deux jours maintenant depuis qu'Harry Potter à été déclaré officiellement disparut. Environ une semaine après l'incident, j'ai décidé d'officialiser la chose par le biais de Remus Lupin suite à sa deuxième visite à Sainte-Mangouste, pensant porter un coup à la réputation sans tâche de Dumbledore. Il fallut quelques jours à Lupin pour lui faire avaler la traitrise de Dumbledore, qui ne cessa de lui servir excuse sur excuse, concernant Harry, apportant après chaque visite quelque chose qui envouterait le loup-garou. Hors, une étrange médaille rapporté de l'étranger par Lupin semblait détenir des propriétés des plus intéressante, déjouant chaque tentative de Dumbledore.

Lorsque Lupin remarqua enfin que Potter n'était pas près de réapparaître, il accepta de coopérer. Bien que mes espérances fussent bien basse, la réaction de la communauté sorcière fut des plus…surprenante. De grandes protestations se sont élevés au Ministère, critiquant le choix de Dumbledore d'avoir dissimulé la disparition du Survivant. Bien entendu, le vieux fou s'empressa de rejeter la faute sur moi, prétextant que le garçon avait d'abord été kidnappé par mes soins, cependant je décidais de démentir le tout en accordant une interview à Rita Skeeter. Cette raclure des médias, entouré d'une dizaine de mangemorts et de moi-même, su retranscrire fidèlement mes paroles au monde sorcier. L'attention s'était donc de nouveau focalisé sur Dumbledore qui avait promis de ratisser tout le pays à la recherche du Survivant.

Bien entendu, tout cela n'était que façade, servant à rassurer la populace. Il savait très bien où était le garçon, mais visiblement, il était dans l'impossibilité de le faire réapparaître dans le monde sorcier, Gellert ayant sûrement d'autres plans pour l'avenir de Potter. Dumbledore ne faisait que de la diversion. De mon côté, j'ai principalement passé ses deux derniers mois à l'étranger à sillonner les forêts indonésienne à la recherche de traces concernant le registre d'Herpô, traduit par Serpentard. Lorsque ce dernier avait quitté Poudlard, suite à sa dispute avec les autres fondateurs, il s'était exilé, quelques part en Asie, avant de revenir extrêmement affaibli en Angleterre. Dans ses mémoires, il y raconte sa vie, ses recherches et les travaux qu'il y a mené, mais l'emplacement de ce registre ne figure nul part.

Malheureusement, mes recherches n'ont pas porté leur fruit mais je repars dès demain pour la Thaïlande. De son côté, Severus continue de mener l'enquête avec le jeune Malefoy et Miss Granger sur l'endroit où Grindelwald pourrait être caché, mais ce cinglé de Gellert fait profile bas depuis des mois.

Malgré la tentative d'étouffer l'affaire, le Ministère Autrichien n'a pas su retenir l'information qui s'est dispersé comme une traînée de poudre dans le monde entier, attirant quelques remarques acerbes provenant de plusieurs ministres sorciers, dont certains tenaient même des propos assez virulent. Le Ministère anglais pour sa part avait décidé de mettre en place une surveillance plus accru des lieux public, en attendant une manifestation de Grindelwald, renforçant l'angoisse de la population.

Quant à Potter, il continue d'apparaître dans mes rêves, malgré les potions de sommeil. Il semble crier, se tordant de douleur au sol, mais je n'entends rien, comme si je n'étais qu'un simple spectateur derrière une vitre teinté. J'ai parfois l'impression que nos regards se croisent, s'accrochent. Il ouvre alors la bouche, son regard fatigué semble s'atténuer et je me réveille.

Toutes les nuits.

La lettre s'achevaient sur ses trois mots, puis une baguette blanchâtre survola le parchemin qui s'immola lentement sur le bureau, sous le regard sombre, presque accusateur du mage noir, qui regardait le nom du Survivant se faire avaler par les flammes. Il ne passait pas une journée sans que le visage angoissé de l'adolescent ne surviennent dans son esprit. Il n'arrivait pas à savoir ce que c'était. Était-ce une vision, un simple rêve ou bien ce foutu lien qui existait entre eux ? Honnêtement, il ne s'était pas penché sur la question, essayant d'évacuer l'adolescent de son esprit. Cependant, si cela était dû à la connexion qu'il partageait avec le Gryffondor, cela signifiait qu'elle outrepassait ses barrières d'Occlumens, une prouesse qu'il devait sûrement à son horcruxe.

Malgré son absence de ses derniers mois au manoir, les choses suivaient tranquillement leur cours. Il administrait ses mangemorts depuis un autre continent, déléguants certaines tâches administratives à des mangemorts de confiance comme Severus qui avait été sèchement congédié par Dumbledore, prétextant que le maître des potions n'était pas assez remis de ses blessures. Rogue avait été plus profondément touché par son licenciement qu'il ne le laissait paraitre, bien qu'un poids s'était aussi enlevé de ses épaules. Il n'avait plus à jouer dans les deux camps. Ainsi, Severus gèrerait le manoir en son absence ainsi que les recherches sur Potter, qui s'étaient étendu au-delà des frontières du pays. Il était le seul à vraiment entreprendre des recherches. D'après le peu de sources qui lui restait au ministère, Dumbledore manipulait le chef des aurors, faisant croire au monde sorcier que tout une équipe travaillait d'arrache-pied à la recherche du Survivant.

Potter… Lorsqu'il s'était rendu à Sainte-Mangouste pour prendre des nouvelles de Severus, ce dernier lui avait tout raconté : l'étrange couleur du prélèvement du noyau magique de jeune homme ainsi que l'explication fournis par le médicomage. Immédiatement, un sentiment de colère l'avait envahi, car il connaissait très bien les expérimentations, parfois hasardeuse, dont faisait preuve Gellert. Plus d'une fois, Tom l'avait vu oeuvrer dans son laboratoire, parlant à voix basse autour de plusieurs chaudrons bouillonnant avant de se précipiter sur une nouvelle proie que lui apportait Dumbledore, injectant divers produits, tous plus toxiques les uns que les autres pour y observer les effets. Ce gamin avait subit beaucoup de choses et cela n'arrêtait pas pour autant. Pour le moment, cette information de manipulation génétique restait entre lui et Severus. Ce Ruther n'avait aucune idée de l'origine du prélèvement, donc il ne comptait pas vraiment. Lupin serait éventuellement mis dans la confidence, mais pour le moment leur relation s'en tenait à un simple échange d'information. Il ne savait pas non plus comment le loup-garou allait réagir, Severus lui ayant assuré que sa réaction serait forcément mauvaise et exagéré, ce qui n'était pas ce dont il avait besoin pour le moment. Faire profil bas était la seule option.

Le mage noir se passa une main sur le visage, avant de jeter un coup d'oeil à la grande horloge qui trônait sur la cheminée, avant de se lever, se déshabillant progressivement, jusqu'à atteindre son lit, où il fit de son mieux pour trouver le sommeil, en vain.

Il contempla le plafond, avant de fermer les yeux, lâchant un soupir légèrement frustré. Il avait horreur de ressentir ça. Il avait l'impression d'être retourné à l'état primitif d'homme-serpent, la forme sous laquelle il avait évolué pendant presque deux ans. Il s'en souvenait comme si c'était hier, la haine, la colère, la satisfaction d'avoir possédé Potter l'espace de quelques instants au Ministère… Il s'assit dans son lit, repoussant les couvertures avec force. Il refusait de céder. Il refusait d'admettre que Potter l'obsédait toujours, laissant les autres le chercher, s'enfonçant dans des recherches futiles.

Il passa une heure à cogiter dans son lit, avant d'enfermer Potter à double tour quelques part dans son esprit, s'octroyant le droit de faire le vide dans sa tête. Il ne pouvait pas. Il ne devait pas s'encombre inutilement de cette manière.

Le lendemain matin, il se réveilla à six heures, hanté par des yeux verts, ce qui réveilla sa frustration de la veille. La journée promettait d'être excellente, il n'en doutait pas. Une demi-heure plus tard, il songea qu'il devrait éviter de ce faire ce genre de réflexion à l'avenir lorsqu'il se retrouva attablé avec une missive posée bien en évidence contre son verre.

- Hoa, appela Tom en s'asseyant à sa place habituelle.

- Maître, répondit la petite elfe de maison en apparaissant à ses côtés, s'inclinant respectueusement devant le mage noir.

- Quand es-ce arrivé ? Demanda Tom en désignant la lettre qui trônait sur la table, recouverte d'une élégante écriture, le tout rédigé à l'encre vert.

- Tôt ce matin, maître, couina-t-elle en baissa ses yeux globuleux. Le courrier à été vérifié, monsieur, ajouta-t-elle.

Tom se contenta d'hocher la tête, un air méfiant prenant possession de ses traits. Il décacheta l'enveloppe, s'empressant de lire la missive de Dumbledore, ses yeux se plissant au furent et à mesure de sa lecture. Lorsqu'il eut terminé, il resta un instant fixé sur la signature, avant de se lever, sans prendre la peine de toucher à la nourriture garnissant la table. Dumbledore lui donnait rendez-vous à midi, au Chaudron Baveur pour une demande des plus urgentes, concernant Harry Potter. Il passa le reste de la matinée dans une des salles d'entraînements, ce défoulant allègrement contre les pantins préalablement animés par un sortilège, qui ne cessait d'augmenter en puissance, lui rendant la tâche des plus ardus. Lorsqu'un des pantins dévia son maléfice et répondit par un Bombarda, qui frôla l'oreille du mage noir avant de se fracasser violemment contre le mur de pierre derrière lui, explosant ses dernières dans un grand fracas, il songea qu'il était peut-être temps de faire une pause. D'un geste du poignet, le mage noir stoppa l'enchantement qui permettait aux pantins de se mouvoir et s'assit à même le sol, la tête basse. Ses cheveux noirs lui tombait devant les yeux, qui eux, se perdaient dans les dalles sombres de la pièce d'entraînement. Son rêve, le même depuis des mois, défila sous ses yeux et il soupira, souhaitant sincèrement pouvoir se virer Potter de la tête, mais ce gamin semblait le poursuivre partout où il allait. Il n'y avait pas un jour sans que la Gazette ne parle du Survivant, il était aussi présent dans ses rêves et la porte de sa chambre, en face de la sienne était souvent entrouverte, un endroit où Miss Granger venait régulièrement se recueillir. Maintenant Dumbledore lui demandait de le rencontrer dans un lieu public, chose qui n'était jamais arrivé, le tout concernant le gamin. Il finit par se relever, jeta un tempus, faisant apparaître onze heure trois.

Après une bonne douche, Tom décida de convoquer Severus, qui séjournait maintenant au manoir Malefoy.

- Maître, dit Rogue en inclinant respectueusement la tête, faisant danser quelques mèches graisseuses devant son visage.

- J'ai reçu ceci, pas plus tard que ce matin, dit simplement le Lord en tendant la lettre à son interlocuteur.

Rogue fronça les sourcils en reconnaissant l'écriture sur le dessus de l'enveloppe, avant d'en lire le contenu, pâlissant au fur et à mesure.

- Que comptez-vous faire ? Demanda le mangemort.

- Je vais mis rendre, bien sûr. Cependant, j'aimerais que tu me devances pour t'assurer que tout cela n'est pas un piège organisé par Dumbledore. Prends quelques hommes avec toi. Il fera sûrement la même chose, évite juste de corser les choses.

- Bien, maître.

Un peu moins d'une heure plus tard, vêtu d'une cape sombre qui camouflait son visage humain, il quitta le manoir Malefoy en transplanant, après avoir eu le feu vert de Severus, atterrissant dans la ruelle crasseuse adjacente au pub londonien. Il évoluait de plus en plus souvent sous son apparence humaine, car il était sans conteste plus discret de se fondre dans la masse, plutôt que de la faire fuire. Le soleil était haut dans le ciel, amenant avec lui une chaleur étouffante, bien vite devenu plus supportable une fois qu'il pénétra dans le Chaudron Baveur. Il y avait beaucoup de client à cette heure, le comptoir était plein à craquer de travailleur sorcier provenant du chemin de traverse, puisque plusieurs arboraient des uniformes variés. Tom, le barman, se déplaçait parmi ses clients, un torchon en travers de l'épaule, s'esclaffant bruyamment en apportant quelques échoppes et plats.

Voldemort promena son regard sur les convives, avisant la présente de Severus à l'extrême droite, ainsi que d'autres mangemorts disséminé ça et là dans le pub. Le vieux fou n'était pas dupe et allait sûrement lui faire la réflexion qu'il était inutile de s'entourer de subordonné, surtout Severus dont l'aura lui était familière. Hors, Tom était en territoire ennemi, il n'était pas question qu'il se laisse avoir comme un bleu, sans oublier le fait que Dumbledore allait faire de même.

Finalement, ses yeux sombres s'arrêtèrent sur une silhouette familière au fond du pub et dont les yeux bleu semblaient être la seule chose permettant de le distinguer clairement. Il était légèrement dissimulé dans la pénombre, sûrement en vu d'éviter les regards curieux, voir les commentaires ivres de certains clients. La réputation du directeur de Poudlard avait légèrement souffert ces derniers mois, pour le plus grand plaisir de Tom. Le mage noir se dirigea dans sa direction, sa baguette chatouillant sa paume à chaque pas, ce qui apaisait l'appréhension qu'il ressentait face à cette rencontre. Il n'aimait pas l'admettre, mais il n'avait pas particulièrement prévu une rencontre avec Dumbledore avant plusieurs mois encore, ce n'était pas dans ses plans actuels étant donné que son influence au Ministère s'était considérablement amoindri suite à son anniversaire. Ils avaient perdu de nombreuses personnalités influentes cette nuit-là, tout était à refaire.

- Je suis content de te voir, Tom, lui sourit le vieil homme en inclinant la tête, faisant légèrement descendre ses lunettes sur son nez aquilin.

D'un simple geste de la main, le vieil homme l'invita à s'assoir en face de lui, ce que Tom fit, à contre coeur.

- Le plaisir est loin d'être réciproque, rétorqua le mage noir en reculant légèrement sa capuche, découvrant son visage pâle. Dos au pub, il pouvait se permettre de se découvrir légèrement, la chaleur se faisant quand même sentir à l'intérieur.

- J'imagine que tu as dû être surpris de recevoir cette lettre. De plus, je vois que tu es venu bien entouré. Comment va Severus ? Demanda Albus, l'air de rien.

Tom se contenta de rester de marbre, son regard se promenant brièvement sur les nombreux visages, croisant quelques regards scrutateurs en leur direction. Dumbledore n'était pas venu seul non plus, comme il s'en était douté.

- Qu'est-ce que tu veux? Questionna Tom en prenant appuie sur la table pour s'approcher légèrement du vieil homme. Crache le morceau.

- Si impatient, déplora-t-il en secouant légèrement la tête. J'ai une proposition à te faire. Vois-tu, suite au scandale de la disparition d'Harry Potter, ma popularité à baissé, comme tu t'en doutes et j'aimerais faire profil bas...

- Viens en au fait, coupa Tom en se redressant, son visage s'assombrissant considérablement.

Dumbledore fit une pause, avant de se pencher à son tour vers Tom.

- J'aimerais que tu prennes le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal en septembre. Un professeur inconnu aux yeux de tous, charmeur comme toi, devrait être suffisant pour faire taire les ragots à propos mon incompétences à être à la tête de l'école. Sans oublier que si tu deviens finalement professeur ce ce maudit cours, tu pourras enfin lever cette puérile malédiction que tu as placé sur ce poste, il y a des années.

Tom se figea, avant de lever un regard moqueur sur le vieil homme.

- Incroyable, s'exclama à voix basse le mage noir en s'appuyant contre le dossier de la banquette, un air moqueur prenant place sur son visage. Ça alors. Les rumeurs sont donc vraies, reprit-il après un instant, tu es vraiment devenu sénile.

- C'est une proposition sérieuse, une offre qui ne se représentera pas deux fois, se contenta de répondre Albus d'une voix détaché en faisant signe au barman.

Voldemort secoua la tête, halluciné d'entendre de tels propos sortir de la bouche du directeur de Poudlard. Son homonyme ne tarda pas à se montrer, s'exclama à grand renfort de cris joyeux, bien vite étouffé dans le brouhaha ambiant. Le mage noir se contenta de rabattre sa capuche sur son visage, la mine sombre. Pendant que Dumbledore répondait aux banalités avec le propriétaire, Tom de son côté, réfléchissait à toute allure, ne pouvant pas croire cette offre. C'était absurde. Offrir le poste de professeur de Défense à un mage noir actif et reconnu, pouvant clairement mettre en danger les élèves de Poudlard… Il était clair que cette proposition n'était pas anodine, le vieux fou complotait quelque chose, il était fort à parier qu'il allait être mis à contribution de ce plan, indirectement. Hors, il allait être au coeur de l'action et la chambre de ses secrets pourraient peut-être lui être utile dans sa quête pour le registre d'Herpô. Le mage noir regarda le barman s'éloigner de leur table, avant de reporter son attention sur Dumbledore, qui les mains croisés sous son menton, attendait sagement que Tom prenne la parole.

- Quand est-il de Potter ? Finit-il par demander, agacé par le directeur. Sa patience commençait à fondre comme neige au soleil.

Dumbledore rajusta ses lunettes, un sourire fleurissant de nouveau sur son visage.

- Le jeune Harry, murmura-t-il en promenant son regard sur l'ensemble du bar, brave petit. Si les choses continuent à se dérouler aussi bien, il devrait, disons, être sortie d'affaire pour la rentrée et réintégrerait Poudlard pour sa dernière année.

- Je vois, se contenta de répondre Tom en regardant une boisson être déposé entre eux. J'imagine qu'un temps de réflexion serait trop demandé.

- Je le formulerais pas deux fois, Tom.

Ce dernier hocha la tête, sa main s'agitant à ses côtés déclenchant quelques étincelles. Il haïssait cet homme, par Salazar. Son regard se posa sur le Dumbledore et il se rappela le jour fatidique où Grindelwald avait été déchu, les centaines de corps jonchant le sol tout autour de lui. Leurs sourires. Cela ne devait pas se produire une nouvelle fois. Il dévisagea l'homme, ses yeux bleus étincellent de malice lui donnait des envies de meurtres. Pas aujourd'hui, cependant. Il était acculé par cette proposition, honnêtement, il ne pouvait pas refuser. C'était se jeter dans la gueule du loup, mais au point où il était rendu, il n'avait rien à perdre. Voldemort finit par se lever, s'assurant que sa capuche était bien en place.

- On se voit à la rentrée, dans ce cas.

Tom n'attendit pas de réponse de la part du vieil homme et le planta là dans l'établissement, croisant le regard de Severus qui l'observait par dessus un exemplaire de la Gazette. Une fois sortie à l'extérieur, Tom transplana à l'abri des regards dans la ruelle dont il venait, passant les protections entourant le Manoir Malefoy, installé par ses soins. Il franchit la gigantesque porte d'entrée, enlevant dans un même mouvement la cape qui dissimulait son identité.

- Hoa, demanda fermement le Lord en montant les escaliers.

- Oui, maître, dit l'elfe en paraissant à ses côtés, trottinant pour suivre le rythme du mage noir.

- Convoque dans mon bureau Narcissa et son fils, ainsi que Miss Granger. Dès que Severus rentre, conduit-le à moi.

L'elfe acquiesça avant d'aller vaquer à sa tâche. Il ne fallut pas plus de cinq bonnes minutes pour que le petit groupe qu'il avait demandé ne s'agglutine dans son bureau. Cela faisait un bon moment qu'il n'en avait pas vu certain, sans oublier qu'il n'avait pas prit la peine d'annoncer son retour au manoir, provoquant une surprise chez certains de ses plus fidèles partisans.

- Maître, s'inclina l'épouse Malefoy, un sourire invitant sur les lèvres. Quel plaisir de vous revoir parmi nous.

- De même Narcissa, acquiesça le mage noir en s'appuyant légèrement contre son bureau, son regard sombre se promenant sur chacun d'entre eux, s'arrêtant brièvement sur Miss Granger.

La jeune Gryffondor, qui était maintenant la seule à arpenter le manoir, se tenait bien droite, un livre serré entre ses mains, sûrement arraché à son fief, la bibliothèque. Le jeune Malefoy avait entouré sa taille dans un geste qui se voulait sans doute rassurant pour la jeune femme, dont le regard était fixé sur ses chaussures, le visage fermé. Ils n'avaient pas échangé un seul mot depuis sa dernière tirade après le nouvel an et le peu de fois qu'il s'était croisé, elle était resté froide et distante. Il s'était néanmoins intéressé à ses recherches, reconnaissant volontiers qu'elle était la personne la plus impliqué dans l'enlèvement de Potter. D'après ce qu'il avait entendu dire, elle amassait le plus de connaissance possible sur Grindelwald, essayant de traquer la position d'Harry via divers sortilège de traçage, notamment en utilisant quelques affaires personnel subtilisé dans son dortoir de Gryffondor. Elle utilisait aussi habilement son influence dans les bals mondains internationaux pour grappiller des informations sur la potentielle cachette de l'ancien mage noir. En vain, cela dit, car malgré les nombreux mois qui s'étaient écoulés depuis la disparition du Survivant, aucune piste ne semblait être vraie. Sans oublier la disparition de son autre meilleur ami, le rouquin Weasley, qui n'avait pas refait surface depuis plusieurs mois et dont l'enlèvement ne semblait même pas affecter les parents.

Drago de son côté, était majeur depuis quelques jours, ce qui faisait de lui le chef de la famille Malefoy en l'absence de son père. Plusieurs responsabilité lui incombait dont sa participation au Magenmagot durant l'été, ce qui renforçait considérablement son champ d'action au Ministère, chose que Tom comptait bien mettre à profit.

- J'ai une annonce importante à vous faire, commença le mage noir en avisant l'arrivé de Rogue qui se positionna au côté de Narcissa. Suite à sa demande, j'ai rencontré Dumbledore. Il m'a proposé le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal et j'ai accepté.

Un grand blanc suivent sa phrase, pendant laquelle Hermione releva de grands yeux choqués sur le mage noir, puis tout le monde échangea un regard. Ce fut finalement Drago, qui brisa le silence.

- Vous…Vous allez enseigner à Poudlard ? Mais Dumbledore à sûrement un plan…enfin je veux dire, êtes vous sûr que c'est une bonne idée, maître ?

Tous les regards convergèrent vers le mage noir qui esquissa un sourire moqueur.

- Ce n'est pas tout. Dumbledore m'a certifié qu'Harry Potter ferait sa rentrée en septembre, déclara-t-il en croisant le regard la jeune Gryffondor, qui se figea, lâchant son livre qui tomba dans un bruit sourd sur le sol.

- Vous êtes sûr ? Souffla-t-elle s'agrippant à son petit ami qui avait resserré sa prise autour d'elle.

- Ce n'est que la parole de Dumbledore, alors cela vaut ce que ça vaut, se contenta de répondre Severus en voyant que son maître ne répondrait pas.

Drago fit assoir la jeune femme sur une chaise un peu plus loin, alors que cette dernière, les yeux humides, était perdue dans ses pensées.

- Nous ignorons tous des intentions de Dumbledore, déplora Narcisse en posant une main réconfortante sur l'épaule de la Gryffondor. Je n'ai pas arrêté de me poser des questions sur l'enlèvement d'Harry. Après tout, il n'a plus rien avoir avec la prophétie, donc pourquoi l'enlever ? Demanda-t-elle en faisant le tour de la pièce des visages présents.

Severus et Tom échangèrent un regard, bien conscient qu'ils étaient les seuls au courant concernant les manipulations génétiques qu'avait subit Potter étant enfant et au vu des réactions des sorciers les entourant, il n'était pas envisageable d'en mettre une couche supplémentaire. Il était clair pour Tom qu'Harry serait devenu l'arme aboutie créé par Grindelwald, mais ses autres dessins n'étaient pas encore connu. Pourquoi le réintégrer à Poudlard ? Potter pourrait s'enfuir de nouveau, à moins qu'il ne soit totalement contrôlé par Dumbledore ? Toutes ses questions trouveront certainement une réponse le jour de la rentrée, d'ici là, il allait devoir patienter pas loin de deux mois et demi.

Une attente qui lui donnait le temps nécessaire pour se préparer et surtout, qui lui donnait des raisons supplémentaires de poursuivre la recherche du Registre d'Herpô, en attendant d'avoir accès à la chambre des secrets.

°:::::°

Une bourrasque imaginaire se faufila sur sa nuque, ébouriffant légèrement ses cheveux, alors qu'un rayon de soleil perçait les quelques nuages épars qui traînaient dans le ciel, réchauffant légèrement sa peau pâle. Ses yeux cernés démontraient une certaine fatigue, néanmoins cela ne l'empêchait pas de lire un énorme bouquin, posé sur ses genoux. Le craquement d'une branche le fit sursauter et il releva des yeux un peu perdu sur la personne qui le surplombait. Ses yeux errèrent sur la silhouette d'un jeune homme au physique avantageux mais dont le corps tout entier était bordé d'une étrange onde noir qui léchait ses contours comme des vagues. Il s'approcha, désignant de la main la petite couverture sur lequel il était assis. Il se tassa pour permettre à l'autre de le rejoindre. Il referma son livre d'un coup sec, légèrement brusque qui fit grimacer le nouveau venu, avant de remonter ses genoux contre lui, déposant son menton dessus, son regard vert se perdant sur les rives du lac noir qui s'étendait devant eux.

- C'est une belle journée, lui dit le nouvel arrivant.

- Oui. Il fait encore clair, donc j'ai encore un peu de répit

Le jeune homme au cheveux noir hocha la tête, sentant une pointe de reproche dans la voix du jeune homme à ses côtés.

- Comment ça s'est passé, hier soir ? Demanda-t-il finalement après une courte pause.

- Ça t'intéresse maintenant ? Répondit rapidement Harry en tourna la tête vers lui, ses yeux verts lançaient des éclairs, mais surtout, ils paraissaient immense sur son visage maigre.

Tom eut la décence de paraître gêner, chose qu'Harry pouvait aisément remarquer maintenant après avoir passé autant de temps avec l'horcruxe. Ce dernier ramassa un petit galet qui gisait à ses pieds, le retourna dans tous les sens comme si c'était un rapeltout, avant de se risquer un coup d'oeil en direction de son hôte.

- Je pouvais pas être là hier soir, j'ai eu quelques problèmes, tenta Tom en balançant finalement la pierre dans le lac, qui fit un gros « plouf » dans l'eau.

À ses côtés, Harry riait jaune.

- Ne me la fait pas, Tom. Il n'y a que toi et moi dans cet endroit pourri. Le seul moment de la journée où tu te montres depuis quelques temps c'est au couché du soleil et quand la nuit tombe, tu disparais. Tu me laisse seul.

La voix d'Harry s'était fait plus tremblante à mesure que les mots sortaient de sa bouche, avant de se briser, dans un sanglot silencieux. Tom de son côté, osa finalement le regarder, voyant le garçon qu'il côtoyait depuis si longtemps se rompre de plus en plus au fil des jours, des heures qui passaient. Tom saisit le bras du garçon et l'attira à lui, sentant le jeune homme se laisser-aller contre lui comme une poupée de chiffon. Au bout de quelques minutes, épuisé par ce qu'il subissait, il somnolait dans ses bras.

Il s'accrochait à ses vêtements comme si sa vie en dépendait et Tom ne pouvait pas lui refuser. Il soupira, posant sa joue contre le cheveux du garçon. C'était toujours comme ça. Harry tenait de moins en moins bien et ses craquages étaient de plus en plus fréquents. Honnêtement, il commençait à se demander si cette situation allait s'arrêter un jour. Il ne savait pas depuis combien de temps il avait décidé d'enfermer Harry dans cette partie de son esprit. Vu que le jeune homme n'était pas conscient dans le monde réel, le temps passait beaucoup plus vite pour eux. Cela pouvait faire des mois ou des années qu'ils étaient prisonniers de Grindelwald, il n'en savait rien, en revanche, Harry arrivait parfois à voir des bribes de ce qui se passait à l'extérieur lorsque Gellert l'entraînait. Malheureusement cela ressemblait bien trop souvent à des séances de tortures et cela l'épuisait bien trop pour qu'il puisse comprendre l'environnement dans lequel il était retenu. Bien que cela ne changeait pas grand chose puisque jusqu'à présent, il n'avait jamais réintégré pleinement son corps. Chaque soir, apportaient son lot de douleur et d'épreuves qui se répercutait sur le corps du garçon, qui subissait tout ce qui lui arrivait dans le monde réel. Tom avait tout essayé pour isoler la conscience du garçon, mais c'était hors de porter pour lui. Alors il essayait de poursuivre ce qu'il avait commencé, c'est-à-dire continuer à recréer Poudlard, qui représentait les barrières mentales du garçon et qui le préservaient un minimum de la folie. Hors, ce n'était pas suffisant et cela semblait même empirer, il avait peur que la conscience d'Harry ne tienne plus longtemps avant d'être ravagé par les expériences de Grindelwald.

La construction du château avançait bien, mais cela requérait beaucoup de son temps et parfois, il ne pouvait pas partir avant d'avoir finit certaine partie, ce qui expliquait ses nombreuses absences.

Les yeux de Tom suivirent la descente du soleil dans le ciel, baignant le parc progressivement dans une teinte orangée. Il réveilla Harry sans un mot et ils quittèrent le parc ensemble, rentrant au château pour une énième nuit. À peine avaient-ils franchit les portes du château qu'Harry s'effondra au sol en hurlant de douleur, tenant sa jambe où une tâche sombre avait commencé à se propager sur le tissu.

Harry se tordit sur le sol, convulsant violemment, sa bouche s'ouvrit mais aucun son n'en sortit, puis il hurla finalement en se tenant la tête entre ses mains, tremblant de tout son corps. Tom se laissa tomber au sol, les yeux grands ouverts, la panique commençant à prendre le dessus. Aucune des nuits auxquelles il avait assisté n'avait déclenché une réaction aussi violente. Soudain, le sol du château commença à trembler et des pierres se détachèrent du plafond, s'écrasant au sol dans un fracas assourdissant. Une espèce de boule noir se positionna devant le soleil couchant, plongeant l'endroit dans le noir complet, avant que les torches ne s'allument magiquement. La masse noire ne resta pas en place bien longtemps et fonça droit sur Tom, qui poussa le corps d'Harry plus loin, avant de sauter derrière un des piliers de pierres.

- Merde, jura l'horcruxe entre ses dents serrées.

Sans attendre une seule seconde, il saisit le bras du Survivant le traînant derrière le pan de mur le plus proche. La boule les frôla avant de s'écraser contre la porte du château. Tom serra nerveusement sa manche, là où il avait prit l'habitude de dissimuler sa baguette, sauf que cela s'appliquait lorsqu'on était vivant, chose qu'il n'était pas. Il n'avait que des pouvoirs limités ici et aucun pour empêcher une attaque de cette envergure. La boule noir s'était bien écrasé contre la porte, tâchant cette dernière d'un étrange liquide visqueux, qui s'amoncela de nouveau à son corps. Tom profita de ce bref moment de répit pour aviser les escaliers qui menait vers le cachot. L'entrée était étroite. Avec un peu de chance, cela ralentirait la progression de leur assaillant. Sans prendre un instant pour y réfléchir plus, il souleva le corps de l'adolescent, se dirigeant vers les cachots. Une fois passé dans l'ouverture, il dévala la cinquantaine de petites marches qui s'enfonçaient dans le château, glissant sur le sol humide et usé si caractéristique des tréfonds de l'école. Il avait vraiment été très fidèle sur les détails, songea-t-il en se promettant de l'être un peu moins à l'avenir.

Pendant un instant, il eut vraiment l'impression qu'il possédait un coeur, tellement un semblant d'adrénaline semblait avoir parcourut son corps. Il expira profondément, collé à la parois du couloir en réalisant que la boule noir ne semblait pas pouvoir pénétrer plus loin, bien qu'elle continuait de frapper frénétiquement le mur en espérant le détruire. Il réfléchissait à toute vitesse, essayant de comprendre ce qui se passait. Qu'est-ce que c'était que cette boule ? Harry était-il en train de céder ? Si le château tremblait comme ça, ce n'était pas du tout bon et il ignorait à quel point c'était mauvais.

C'est au moment où il quittait les marches de l'escalier, débarquant dans un couloir d'aspect lugubre, qu'un grand fracas retentit au-dessus de sa tête, lui annonçant que leur assaillant avait fini par détruire l'arche étroite qui menait à l'escalier, accédant à une plus grande ouverture qui lui permettrait de se faufiler jusque'à eux. Tom rajusta sa prise sur le corps d'Harry se mettant à courir pour fuir la menace. À chaque tournant, il l'entendait s'écraser avec fracas contre le mur qu'il venait de bifurquer, se rapprochant inexorablement. Au bout de quelques minutes qui paressèrent des heures aux yeux de l'horcruxe, il fit face à une unique porte en bois branlante, ayant pour seule poignée un vieux clou rouillé.

Il s'y engouffra, referma la porte derrière lui avec le peu d'espoir qu'elle tiendrait peut-être le temps qu'il réveille Harry. Il déposa le corps inanimé du garçon, essayant de le réveiller d'une manière ou d'une autre mais rien ne semblait fonctionner.

La porte explosa, se répandant en copeaux dans la pièce, accompagné de poussière qui brouilla la vue de Tom. L'horcruxe se mit sur ses gardes, genoux pliés. L'aura sombre qui flottait en permanence contre son corps se déploya tout autour de lui. Il allait donner tout ce qu'il avait, soit le peu de magie qu'était constitué son âme, pour les défendre. De toute façon si le gamin mourrait, il mourrait lui aussi, donc il n'avait plus rien à perdre.

Les résidus noirs qui s'étaient éparpillés un peu partout contre le panneau en bois se mirent à s'agglutiner à la masse noire qui émergeait lentement des gravas de pierre et de bois avant de foncer dans sa direction. Le temps sembla se figer pour Tom qui s'apprêtait à repousser l'attaque de toute ses forces. Ce fut à ce moment précis qu'Harry se releva, se jetant en travers de la route de la boule noire dans une onde de choc aveuglante, la déviant de sa trajectoire. Elle s'éclata voilement comme une bulle de savon contre le mur du cachots, projetant des éclaboussures noirs dans toute la pièce. Les deux jeunes gens se précipitèrent à l'extérieur sans demander leur reste. Tom se concentra pour reconstituer le pan de mur ainsi qu'une porte plus solide mais la même porte en bois pourris se remit exactement là où elle se trouvait quelques instants auparavant. Tom ne chercha pas à comprendre, se contentant de la renforcer un maximum pour enfermer la masse noire qui continuait de tambouriner contre le panneau de bois avec force. Harry pour sa part s'était effondrer contre le mur du couloir, le souffle court.

Tom se laissa tomber au sol près du Gryffondor, qui enserrait sa jambe en grimaçant. La blessure infligée un peu plus tôt était toujours là, saignant suffisamment pour que cela commence à inquiéter Tom. Malheureusement, il ne pouvait rien faire contre les blessures physiques, chose qu'Harry ne savait que trop bien.

- J'ai bien cru que cette fois c'était la bonne, soupira Tom.

- Non, je n'ai…pas dit mon… dernier mot, répondit faiblement le garçon alors que ses lèvres pâles s'étirait en un faible sourire.

Tom mis un bras autour des épaules du jeune homme qui tremblait de tout son corps, essayant de lui procurer par cette étreinte un semblant de réconfort. Harry laissa tomber sa tête contre son épaule, ses yeux larmoyants dérivait sur la porte en bois.

- Faites que tout ça s'arrête, chuchota l'adolescent en levant les yeux au ciel, dans l'espoir d'interpeller quelqu'un, n'importe qui.

- Tu vas t'en sortir, Harry, dit simplement Tom en essuyant du pouce les larmes qui coulaient sur ses joues.

- Tu t'en sortiras toi aussi, Tom.

Ce dernier se contenta d'esquisser un bref sourire sans rien ajouter de plus, avant de fermer les yeux à son tour, essayant de faire de son mieux pour ne pas laisser les paroles du Gryffondor l'atteindre plus que cela.

J'aimerais tellement cela, Harry songea-t-il en pensant à son condition d'horcruxe, son impuissance face à toute cette situation.

°:::::°

Une fine pluie s'abattait sur l'Angleterre en ce 24 Juillet 1997, apportant un facteur supplémentaire qui ne lui avait jamais vraiment plu : l'humidité. Oui, Albus Dumbledore détestait tout ce qui était un temps soit peu humide, ce n'était tout simplement pas son truc. Malheureusement, le Terrier n'était pas réputé pour être des plus sec, ses chemins en terre battues avaient la fâcheuse habitude de se transformer en véritable mare de boue dès que les précipitations duraient plus d'une heure.

Albus poussa un soupire en arrivant enfin au pas de la porte des Weasley, jetant un rapide Recurvite à ses souliers finement brodés. Il toqua à la porte et presque immédiatement celle-ci s'ouvrit, lui donnant une vue imprenable sur le sommet du crâne dégarni d'Arthur Weasley dont le visage se fendit en un large sourire en voyant Dumbledore.

- Albus, s'exclama l'homme de la famille en se tassant pour le laisser entrer. Rentrez, rentrez, je vous en prie. Ah, quel temps ! Quel bon vent vous amène ici ?

- De simples questions, assura le grand barbue en répondant brièvement au sourire d'Arthur. Voyez-vous, je venais voir Miss Weasley cela concerne le jeune Harry, voyez-vous.

Le visage de Monsieur Weasley prit un air entendu, invitant le directeur jusqu'à la cuisine, où il l'invita s'asseoir.

- Je reviens tout de suite.

Albus hocha la tête, regardant le rouquin disparaître dans l'escalier en colimaçon qui menaient aux étages. Dès qu'il fut hors d'atteinte, le directeur de Poudlard se mit à chuchoter :

- Wetty.

Dans un pop! à peine audible, un petit elfe de maison tout chétif apparut sous ses yeux, ses grands yeux jaune s'illuminèrent lorsqu'il vit qui se tenait devant lui.

- Maître Dumbledore, monsieur. Quel honneur ! Dit Wetty en se jetant au bas de ses robes du sorcier.

- Oui, oui Wetty, s'agaça légèrement Albus en grimaçant. Où se trouve Molly ? Quand est-il de mes consignes ?

L'elfe se releva rapidement, un sourire béat au lèvres. Bien entendu, il était assez vénéré par les elfes de maison, car bien souvent ils avaient été arrachés à leur familles d'origine pour venir travailler au château, beaucoup lui en était éternellement reconnaissant. Ainsi, il n'avait pas eu à s'embêter pour trouver quelqu'un qui glisserait une potion dans les boissons des Weasley sans poser de questions.

- Madame Weasley est partie sur le chemin de Traverse, rejoindre des amies pour l'après-midi. Vos consignes ont été respectés, monsieur, les doses ont été augmentés pour les parents Weasley.

- Bien, très bien, marmonna Albus en caressant sa barbe, relevant légèrement la tête en attendant des pas précipiter dévalées les escaliers. Je te ferais part des changements s'il y a lieu, va pour le moment.

L'elfe s'inclina et dans un claquement de doigts, il disparut juste avant que Ginny n'arrive, suivit de près par son père. Elle affichait un air à la fois inquiet mais excité, s'installant en face de Dumbledore comme une enfant devant le père Noël.

- Serait-ce possible de m'entretenir seule avec votre fille, Arthur ? Demanda d'un air bienveillant Dumbledore en regardant ce dernier derrière ses lunettes en demi-lune. Ils se pourraient que ce soit des questions d'ordres privés entre cette jeune fille et Harry. Ce ne sera pas long.

Arthur balbutia une réponse affirmatif, le rouge lui montant au joue, indiquant qu'il serait dans la remise s'ils avaient besoin de lui. Ginny semblait être sur le point d'imploser, puis dès que la porte d'entrée ce referma derrière son père, elle se releva d'un coup.

- C'est bon ?! Il va revenir, n'est ce pas ? Demanda-t-elle avec excitation.

Albus lui fit un sourire avant d'hocher la tête.

- Comme promis, oui. Il fera son retour à la rentrée, pas avant, s'empressa d'ajouter le vieil homme en voyant que la jeune fille allait ajouter quelques chose. En échange de sa surveillance, tu seras rémunérée bien entendu. tu pourras… profiter de lui de toutes les façons qu'il te plaira.

Ginny hocha la tête un sourire des plus éclatant aux lèvres.

- Je tiens cependant à t'avertir de quelques petites choses. J'attends de ta part une totale discrétion concernant ce qui va suivre. Une personne que tu connais assez bien sera parmi nous cette année en temps que membre du personnel. Il se peut qu'il rôde autour d'Harry. Je tiens à ce que tu me tiennes au courant de tous ses faits et gestes envers Monsieur Potter.

- Qui est-ce ?

Albus fit une pause, cardans ses yeux bleus sur la jeune fille dont le regard s'était fait méfiant.

- Tom Jedusor.

La réaction de la jeune fille fut des plus étonnante. Dumbledore s'attendait à des cris, peut-être un refus catégorique de la part de la jeune femme, mais à bien des égards elle resta calme, bien qu'un air inquiet ne tarda pas à envahir son visage constellé de tâches de rousseurs.

- Vous voulez dire que… Vous-Savez-Qui va enseigner à Poudlard ? Demanda-t-elle après quelqu'un instant.

- En effet.

- J'imagine que tout cela fait partie de votre plan, soupira-t-elle en haussant les épaules, mais il n'a pas intérêt à s'approcher d'Harry, il m'appartient, c'était notre accord. Une fois qu'il ne vous serait plus utile vous m'avez certifié qu'il serait à moi, c'est toujours le cas ? lui demanda Ginny, soudainement emprise à des doutes à l'encontre de son accord avec le directeur de Poudlard.

- Bien entendu, lui certifia ce dernier, le plus gros du travail est fait, puis d'ici quelques mois tu pourras entièrement en disposer comme bon te semble. En attendant, tu pourras profiter de lui pendant l'année scolaire, en privé cela dit.

- Parfait, alors ! dit-elle en se levant, avant de se raviser. Au fait, ajouta-t-elle, mon frère sera de retour aussi ? Vous savez, Bill, Charlie et les jumeaux n'ont pas cru un mot des excuses bidons des parents.

Albus inclina la tête, se remémorant ce qu'il avait dit au parents Weasley pour maquiller la disparition de leur plus jeune enfant. Il avait inventé une histoire simple et efficace selon lui. Ron Weasley était partie rejoindre une équipe du Ministère pour enquêter sur la disparition de son meilleur ami, Harry. Il envoyait une lettre tous les mois , écrites par ses soins pour continuer à alimenter cette façade grotesque mais qui amusait énormément le directeur. Les parents n'avaient pas eu de grosses réactions, toujours sous l'influence du filtre quant a la fratrie du rouquin, elle s'était avérée beaucoup plus coriace, au point où Dumbledore avait même envisagé de les mettre aussi sous l'influence d'une potion, cependant cela pouvait devenir problématique. Il ne pouvait pas non plus se permettre de les mettre sous Imperium, le sort était facilement traçable dans ses sorts actifs. Si jamais il était contrôlé pour une raison ou une autre, un sortilège impardonnable ne le sauverait que difficilement d'un point de vue judiciaire. Il valait mieux être prudent, de toute façon, il pouvait toujours faire revenir le jeune Weasley en cas d'urgence.

- Essayez de faire de votre mieux pour ne pas les inquiéter outre mesure. Vous leur avez montré les lettres de votre frère ?

- Oui, hésita Ginny en faisant la moue, mais ça n'avait pas l'air de suffire. Du moment qu'il revient, conclu-t-elle en haussant les épaules.

Albus hocha la tête avant de se lever, saluant Miss Weasley qui repartie en courant dans les escaliers, un air plus déterminé que jamais. Albus quitta le Terrier en transplanant, ne prenant même pas la peine d'aller saluer Monsieur Weasley, toujours dans sa remise. Il avait plusieurs affaires à traiter notamment la tension qui régnait entre l'Autriche et la Grande-Bretagne, Scrimgeour lui ayant expressément fait comprendre qu'il était dans son intérêt d'intercéder dans sa faveur concernant les recherches de Grindelwald. Bien entendu, Gellert était recherché par le monde entier, comme il fallait s'y attendre. Il devait donc agir dans l'ombre pour l'intérêt de son vieil ami. Ainsi, le Ministère Anglais avait fait appel au CMRM, la Cours Mondiales des Requêtes Magiques qui analysait les moyens à l'échelle mondiale des interventions des gouvernements concernant un problème majeur. L'exemple le plus probant d'une telle collaboration s'était déroulée lors de la grande pandémie de Dragoncelle de 1609, les médicomages, guérisseurs et maitres des potions avaient tous et toutes été réquisitionnés pour mettre sur pied un remède. Il y a quelques jours, le Ministère anglais avait donc fait la demande d'une aide internationale en déposant un mandat d'arrêt contre Grindelwald, demandant la mobilisation de toutes les forces sorcières des pays membres. Cela prenaient des proportions si grandes, s'étendant au delà des frontières du pays, qu'Albus n'avait pas eut le choix que de suggérer fortement à Gellert de poursuivre ses expériences à Poudlard, là où personne ne suspecterait sa présence. Sans oublier que le retour d'Harry fera suffisamment couler d'encre pour détourner un moment l'attention du monde sorcier du mage noir.

Sans oublier les réunions professorales, les séances du magenmagot, il devait rattraper un peu le temps perdu avec son amant aussi… Non vraiment, en attendant cette rentrée des plus mémorables, il avait fort à faire, se dit-il en souriant.

°:::::°

- IGNOBLE DÉTRITUS, SANG DE BOURBE ET TRÂTRE À LEUR SANG, COMMENT OSEZ-VOUS…

- Ça va, on a comprit, vieille chèvre, marmonna une jeune femme.

Les rideaux furent violemment refermés sur le portrait d'une grosse dame hurlant à plein poumon, sa voix déchirant le silence auparavant présent dans la grande et noble maison des Black. Nymphadora soupira de soulagement, avant de poursuivre sa route vers l'étage supérieur.

- J'ai votre thé, Arabella, annonça l'auror en déposant une tasse parmi la tonne de livre qui trônait sur une petite table branlante, qui avait sans conteste connue des jours meilleurs.

- Merci, ma chère, lui répondit la vieille femme avec un sourire.

Une bourrasque souffla à travers la fenêtre grande ouverte, ébouriffant légèrement les cheveux rose vif de l'aurore, qui accueillait cette brise avec un plaisir non dissimulé. L'été touchait bientôt à sa fin, la rentrée des classes n'était plus que dans quelques semaines maintenant, ce qui signifiait que sa nouvelle affectation commencerait aussi. En effet depuis que Grindelwald s'était enfui de sa prison, le Ministère avait considérablement accru la surveillance des lieux public, ce qui concernait aussi Poudlard. Elle allait donc participer à la sécurité du château, ce qui était un des rares postes sûr pour elle maintenant. Le regard toujours perdu dans le ciel azur, sa main se positionna comme un reflex sur son ventre, où une vie grandissait depuis peu. Elle se retint de sourire bêtement en repensant à la réaction de Remus. Lui qui avait été si impliqué dans la recherche d'Harry, la nouvelle lui avait fait comme un choc, puis il s'était mis à pleurer de joie, embrassant la jeune femme de tout son saoul avant de se mettre à paniquer un peu.

- Vous ferez de merveilleux parents, fit Miss Figg en sortant la jeune femme de ses pensées, ce qui fit agrandir le sourire de la jeune femme.

- Nous ferons de notre mieux, assura-t-elle d'une voix douce.

Le reste de l'après-midi se passa comme d'habitude, toujours à la recherche du fameux Grimoire ancestrale de la famille Black, sans grand succès.

- Je crois bien qu'on a fait le tour de toute la bibliothèque, annonça d'une voix blanche la vieille femme en refermant le dernier bouquin poussiéreux qui restait sur la table.

Les deux femmes restèrent muette suite à cette déclaration.

- Comment trouver ce livre ? Murmura Tonks en réfléchissant à voix haute. La bibliothèque était notre point de départ, poursuivit-elle en se levant de sa chaise son regard parcourant les étagères des yeux. Kreatture est introuvable et puisque aucun de ses maîtres n'est présent, il ne répond pas non plus à nos appels, donc impossible de l'interroger. Donc s'il n'est pas dans la bibliothèque où pourrait-il être ?

- N'y a-t-il personne qui puisse nous renseigner ? Aucun membre de cette famille n'est encore vivant ?

Nymphadora secoua la tête négativement.

- L'autre jour, reprit la vieille femme, j'ai discuté avec un homme charmant, alors que j'explorais le dernier étage, il me suivait de tableau en tableau, nous avons discuté d'un peu de tout, essentiellement sur les chats, mais il me paraissait faire parti de la famille, un certain…

- Phineas ! Oui bien sûr, comment n'ai-je pas pu y penser plus tôt, s'exclama Tonks alors que ses cheveux virait rouge. Je crois savoir où se trouve son portrait, on pourrait peut-être l'appeler. C'est un des plus anciens membres de la famille, il saura sûrement quelque chose sur le livre.

Elle quittèrent la bibliothèque des Black, passant devant de nombreuses portes closes, avant d'arriver devant une porte légèrement entrouverte, où figurait une petite plaque en argent inscrit « Chambre d'Harry ». Nymphadora esquissa un léger sourire, son doigt passant sur la gravure du nom. Sirius avait passé beaucoup de temps enfermé dans cette maison et il avait mis ce temps à profit pour aménager une chambre pour Harry, espérant le voir vivre avec lui par la suite. Le coeur de la jeune femme se serra à la pensée que son cher cousin n'aura jamais connu ce destin plus heureux. Le panneau de bois fut repoussé, dévoilant sous leur yeux la chambre d'Harry, qui n'avait pas non plus eut l'opportunité de la découvrir puisqu'il avait été envoyé sans ménagement chez sa famille moldu. La chambre était au couleurs rouges et or et s'ils ont été assez attentif, on pouvait apercevoir l'éclat doré d'un vif d'or se promenant sur la tapisserie magique. Le reste était assez simple, un lit, un bureau, ainsi que plusieurs photos disséminé un peu partout dans la pièce : Le trio, James, Sirius et Remus- la tête de Pettigrew avait été brûlé de la photo, à la manière de la tapisserie de la famille Black au rez-de-chaussée. James, Lily et Harry. Sirius et Harry, lorsque celui-ci n'était qu'un bambin, puis une autre, plus récente où Sirius enserrait fièrement les épaules d'un Harry de quinze, un peu gêné face à la caméra, lors d'un réveillon de Noël.

Tout semblait étrangement figé dans le passé, d'autant plus qu'une fine couche de poussière recouvrait tous les meubles de la pièce.

- Personne n'est venu ici depuis longtemps, constata Arabella avec tristesse.

- Si je me souviens bien, Sirius avait interdit à Kreatture de venir faire le ménage ici, il avait peur qu'il embarque toutes les photos pour les cacher.

- Il m'aussi charger de garder un oeil sur cette pièce, résonna une voix plus grave, faisant sursauter les deux femmes.

Tonks avait sortit sa baguette dans un même mouvement, ses genoux s'étaient pliés, comme en position de combat avant qu'elle ne réalise qu'il ne s'agissait que d'un portrait. Phineas Black était bien là, trônant au dessus du bureau destiné à Harry. Ses sourcils noirs broussailleux et son épaisse barbe dissimulait un visage aux traits durs bien que son expression soit des plus avenantes.

- Nymphadora Tonks, que me vaux ta visite ici ? Demanda-t-il en scrutant la jeune femme.

- Nous avons des questions à vous poser, concernant le Grimoire ancestrale. Nous voudrions savoir où ce trouve-t-il ? Nous avons fouillé toute la bibliothèque mais nous ne l'avons pas trouvé.

Un silence ce fit dans la pièce, les deux femmes semblaient retenir leur souffles, dans l'attente d'une réponse de la part du portrait.

- Il est ici, sans aucun doute, affirma simplement l'ancien directeur.

L'auror et la cracmol échangèrent un regard.

- Vous ne pourriez pas nous indiquer son emplacement ?

- À vrai dire, je l'ignore. Tout ce que je peux vous certifier, c'est qu'il se trouve en ses lieux. Tous les livres appartenant à la famille Black ne peuvent quitter la demeure. Je ne sais pas ce qui est advenue du livre mais, c'est un ouvrage précieux que mes descendants ont sûrement dû cacher dans la maison. Mon arrière-petite fille Walburga a développé très tôt un sentiment de paranoïa concernant les reliques familiales. Je vous aurais bien conseillé de vous renseignez auprès d'elle, mais enfin bon, vous devez la connaître maintenant…

Tonks soupira, passant inconsciemment une main sur son ventre pour essayer de se rassurer. Il n'avançait pas beaucoup.

- En ce qui concerne les rituels d'héritage magiques, vous ne sauriez pas quelque chose ? Demanda-t-elle avec le vain espoir que le portrait puisse au moins l'aider à éclaircir ce mystère qui commençait à s'éterniser.

Le portrait haussa ses sourcils broussailleux, sa mine se faisant plus dure.

- Étrange, murmura-t-il en se relevant de son élégante chaise. Pourquoi vous documentez-vous là-dessus ? C'est une pratique assez désuète, guère employé à votre époque, il me semble.

-Vous devez bien connaître le jeune Harry ? Intervint Arabella pour la première fois en faisant un pas en direction du bureau, puis lorsqu'il acquiesça elle poursuivit, vous savez, c'est un gentil garçon. Je le connais depuis qu'il est enfant, il m'a souvent aidé avec mes chats et c'est un excellent cuisiner. Aujourd'hui, il a disparut. C'est un garçon qui a beaucoup souffert alors j'aimerais que tout cela s'arrête pour lui. Votre aide nous serait précieuse.

Arabella regardait le portrait, son visage frappé par les années reflétait une réelle inquiétude, si bien que Phineas finit par détourner les yeux, avant de se racler la gorge.

- Bien, j'ai quelques informations à ce sujet, mais rien de bien utile. Je suis le dernier de ma lignée à avoir bénéficié du rituel magique, ainsi je suis en mesure de vous expliquez ce que l'on ressent lors du rituel de libération. Il y a beaucoup plus sur le sujet dans le grimoire. La dernière fois que je l'ai vu, c'est lors de la cérémonie que Walburga à fait ici, lorsque Regulus est mort. Nous, les Black, accordons une importance à la vie après la mort. Pour cela, nous préparons le corps pour le grand rituel, qui nous permet de faire notre deuil et d'accompagner les âmes des défunts dans l'autre monde. Nous la pratiquions dans le grenier, aménagé à cet effet.

Nymphadora fronça les sourcils. C'était étrange, elle connaissait bien cette maison et elle n'avait jamais été au grenier.

- Attendez, Phineas, s'empressa de dire la jeune femme en voyant l'homme les saluer, s'avançant vers le bord du cadre.

Cependant, il disparut quelques instants après, ce qui fit jurer la jeune auror. La cracmol se retourna vers elle, un petit sourire au lèvre, ne voyant pas l'origine de la frustration de la jeune femme.

- Arabella, lui-dit elle en s'asseyant sur le lit d'Harry, s'il y a bel et bien un grenier dans cette maison, je n'ai aucune idée de son emplacement, se lamentant la jeune femme en se mettant la tête entre les mains.

- C'est notre seule piste pour le moment, la réconforta Miss Figg en lui tapotant l'épaule. Allons finir ce thé ma chère, nous en aurons bien besoin.


Voilà, premier chapitre fait! J'espère que vous n'êtes pas trop perdu et comme d'habitude, je suis désolée si des fautes se sont glissés dans le texte, je ferais des relectures, promis ! Vous en avez pensez quoi ? J'ai longuement hésité à introduire Tom comme professeur à Poudlard, mais c'était le seul moyen de l'avoir proche d'Harry. J'espère que ça ne fait pas trop...« classique ». La suite le mois prochain, histoire de prendre un peu d'avance dans l'écriture ;)

À bientôt,

Chaeos.