Disclaimer : Il s'agit d'une traduction de « Just One of Those Things » de « PenguinBuddy »
Les personnages appartiennent à J. K. Rowling et l'histoire à « Penguin Buddy ». Je me contente de traduire cette histoire avec l'accord de l'auteur.
Bonne Lecture.
Chapitre huit: Les sentiments grandissent.
L… J
James jeta un regard circulaire, à la recherche d'un visage familier dans la salle bondée. Slughorn avait probablement invité assez de monde pour son petit « Club de Slug ». De l'autre côté, il remarqua Lily en train de discuter avec un Serdaigle du nom de Micah Anderson. Il s'agissait du capitaine de l'équipe de quidditch. Il était très doué, que ce soit en cours ou sur le terrain.
James regardait Lily alors qu'elle riait à quelque chose que lui avait dit Micah et sentit monter en lui une pointe de jalousie.
– C'est dégoûtant de voir que certaines personnes seraient prêtes à mélanger leur sang avec d'autres tellement moins pures qu'elles, fit une voix dans son dos.
James se fit volte face pour découvrir Rabastan Lestrange, un Serpentard rougeaud de taille moyenne de la même année que lui.
– Qu'est-ce que tu insinues ? grogna James, bien conscient ce que voulait dire le Serpentard.
– Je crois que tu sais ce dont je parle, mais je peux préciser si tu en as besoin, Potter. J'estime immonde que tu sois fiancé à une Sang-Pure, et que pourtant, tu oses regarder une Sang-de-Bourbe comme Evans.
James sortit sa baguette de la poche de sa robe et la pointa sur Lestrange d'un mouvement fluide.
– Retire ça, ordonna James d'une voix basse, mêlée d'une colère à peine réprimée.
– Je ne renierai pas la vérité, siffla Rabastan tout en sortant sa propre baguette, un air victorieux sur le visage. De plus, sourit-il, tu ne voudrais pas me lancer en sort en face de cette sang-de-bourbe, n'est-ce pas ? Tu sais ce qu'elle pense de ça.
– Expelliarmus ! beugla James avant que Lestrange puisse réagir.
Toute la salle se tut et regarda la baguette de Lestrange décrire un arc de cercle à travers la salle et tomber au sol entre Lily et Micah.
– Potter ! Lestrange ! Qu'est-ce que tout ça ? demanda Slughorn en écartant les élèves de son passage, se dirigeant vers eux.
– Rien, monsieur, répondit Rabastan, ses yeux défiant James de prétendre le contraire.
– Lestrange a traité Lily de sang-de-bourbe, professeur, déclara tout de même James, ses yeux fixés sur son adversaire. Il ne risquait pas céder face à un foutu Serpentard.
Les Serpentards dans la salle cachèrent leurs sourires moqueurs derrière leurs verres tandis que tous les regards se dirigeaient vers Lestrange.
– Par la barbe de Merlin, s'exclama Slughorn. Je répète sans cesse aux membres de ma maison qu'ils ne doivent jamais utiliser de telles expressions. Il n'y a rien qui puisse être considéré comme un sang impur. Dix points de moins pour Serpentard, Lestrange. Maintenant, tous les deux, serrez-vous la main.
James regarda le Serpentard avec méfiance avant de tendre la main vers lui. Face à lui, Lestrange agit de la même façon. La poignée de main fut extrêmement brève, mais sembla tout-de-même satisfaire Slughorn.
– Plus de disputes, mes garçons. Profitez de la soirée maintenant.
Alors que Slughorn s'éloignait, Lily et Micah s'approchèrent, Micah tenant la baguette de Lestrange. Il la tendit à son propriétaire qui s'en saisit sans dire un mot, les quittant pour se joindre à un groupe de Serpentards qui parlaient à voix basse.
– Imbécile, lâcha James après le départ de Lestrange.
– Ne le laisse pas t'atteindre, lui conseilla Lily d'une voix douce. J'ai appris ça il y a longtemps. Si tu les laisses t'atteindre, ils auront gagné.
James secoua la tête, essayant de mettre de l'ordre dans ses idées.
– Je sais, lui répondit-il. J'ai hâte de jouer contre Serdaigle, déclara-t-il à Micah dans une tentative de changer de sujet.
– Moi aussi je suis impatient, approuva Micah avec un sourire, nos deux équipes sont au mieux de leur forme. Ça devrait être un grand match.
James acquiesça. Gryffondor avait toujours entretenu une rivalité amicale avec Serdaigle. Gagner était agréable, mais perdre contre Serdaigle restait tolérable. En revanche, contre Serpentard, c'était une autre histoire.
– il faut que j'aille parler à Ryan Moore, déclara brutalement Micah en parlant d'un de ses batteurs. À la prochaine, au revoir Lily.
James fronça les sourcils à la mention spécifique de Lily. Était-il possible que Micah soit attiré par Lily ? C'était une chose de contrecarrer les tentatives de Sirius pour conquérir Lily, mais si Micah s'y mettait, que pourrait-il faire ?
– Que signifie ce froncement de sourcils ? demanda Lily, la voix pleine de curiosité en levant les yeux vers lui.
– Rien, répondit James immédiatement, peut-être un peu trop vite. Partons d'ici, suggéra-t-il en prenant la direction de la sortie.
– Pour aller où ? demanda Lily, lui emboîtant le pas.
– Peu importe.
Tous deux quittèrent la pièce calmement, essayant de ne pas attirer l'attention sur eux. Ils traversèrent les couloirs sombres jusqu'à arriver au hall d'entrée.
– Tu veux aller t'asseoir dehors un moment ? demanda James.
Lily opina et tous deux sortirent et allèrent s'installer sous un hêtre proche du lac.
– C'est vraiment beau, non ? déclara Lily en s'allongeant sur le dos pour mieux contempler les étoiles dans le ciel nocturne.
– Oui, confirma James, observant également le ciel.
Il pointa une étoile brillante juste au-dessus de leur tête :
– Voilà Sirius, l'étoile la plus brillante dans le ciel nocturne. Beaucoup de familles sorcières nomment leurs enfants d'après des étoiles, des dieux ou des héros mythologiques célèbres dans l'espoir qu'ils soient aussi connus que leurs homonymes.
– C'est en demander beaucoup, non ? questionna Lily tout en regardant James.
– Oui, approuva James, se tournant pour lui faire face.
Il faisait sombre, mais il pouvait distinguer sa silhouette dans la faible lueur qui émanait du château derrière eux et dans la lumière blafarde de la lune croissante.
– Hestia porte son nom en hommage à la déesse du foyer. Ce n'est pas si mal. Mon père voulait m'appeler Thor, en hommage au dieu nordique de la foudre, mais ma mère l'en a dissuadé. Elle a choisi mon nom probablement la seule chose qu'il l'ait laissé choisir en dehors des menus depuis leur mariage.
– Tes parents sont réellement si malheureux ? demanda Lily.
Sitôt que les mots eurent franchi ses lèvres, elle rougit, surprise par sa propre témérité.
– Oui, enfin, père n'est pas malheureux, pour ainsi dire. Il accepte juste les choses telles qu'elles sont, répondit honnêtement James. Mère est très malheureuse en revanche. Elle attendait davantage d'un mariage. Elle voulait, hé bien… un vrai mariage, dans tous les sens du terme. Elle voulait un partenariat égalitaire avec mon père, il voulait quelqu'un pour lui donner un héritier et pour tenir sa maison. Mère ne se plaint jamais, même si je crois que l'on peut dire que son cœur se brise un peu plus chaque fois qu'il la repousse. Elle l'aimait… mais je crois qu'il lui est devenu trop dur d'aimer quelqu'un d'aussi indifférent envers elle.
– Ça doit-être horrible, frémit Lily. Je ne peux imaginer un mariage dans lequel mon mari ne me voie pas comme égale et ne me traite pas en tant que telle. Le mariage, c'est partager tous les aspects de ta vie avec quelqu'un d'autre.
– Je suppose, soupira James. Je n'ai jamais vu à quoi pouvait ressembler un vrai mariage. Les parents de Sirius ne valent pas mieux que les miens ils ont fait un mariage pour les convenances et pour perpétuer leur lignée de Sangs-Purs. Les parents de Remus ont divorcé après qu'il eut été mordu, leur mariage n'a pas supporté une telle tragédie. Le père de Peter est mort quand il n'avait que trois ans, donc il est seul avec sa mère.
– Je ne veux pas épouser Hestia pour plusieurs raisons, mais comment puis-je épouser quelqu'un et vivre avec, quand je ne sais même pas comment un vrai mariage est censé fonctionner ? Je ne veux pas finir par ressembler à mon père personne ne mérite de vivre la vie qui est celle de ma mère.
Lily ramena ses jambes vers elle et ramena son regard vers la noirceur d'encre du ciel.
– Tu ne finiras pas comme lui James, tu ne pourras jamais être comme lui pour ce qui est de cet aspect. Tu es une bien trop bonne personne.
– Merci, lui dit-il doucement en se penchant vers elle pour la prendre dans ses bras.
Elle sentait la vanille, et être aussi proche d'elle lui fit tourner la tête :
Elle posa son front contre son épaule et d'une voix étouffée, répondit :
– C'est à ça que servent les amis.
L… J
Hestia grimaça tout en contemplant ses ongles :
– Dis… qu'est-ce que je dois faire au sujet de James ?
– Que veux-tu dire, demanda Emmeline avec curiosité en levant les yeux du dernier numéro de Sorcière-Hebdo.
Hestia se mordit la lèvre :
– Je, je crois que je suis amoureuse, Emm… Chaque fois que je le vois, mon cœur accélère… mon estomac se noue…
Emmeline sourit, et s'avança jusqu'au lit de Hestia, s'assit sur le bord et lui fit un câlin amical.
– Je pense que tu as peut-être raison.
– Je crois que je devrais lui dire, commença Hestia en se mordant la lèvre. Démarrer une vraie relation avec James est le moins que je puisse faire pour honorer la mémoire de mes parents. Est-ce que… Penses-tu que c'est la bonne chose à faire ?
– Je ne peux pas te dire ce que tu dois faire, lui sourit amicalement Emmeline. Si tu penses que c'est la bonne chose à faire, tout ce que je peux faire, c'est de te dire de suivre ton cœur.
Hestia acquiesça. Elle savait déjà tout ça, mais elle voulait l'opinion sincère d'une amie.
– Alors, depuis quand t'intéresses-tu à lui ? demanda Emmeline, curieuse, se penchant légèrement vers elle.
À ce moment, Lily passa la porte, fredonnant à mi-voix une mélodie lente et romantique.
– Salut, fit-elle à ses deux amies en jetant son sac sur son lit.
Rejoignant Emmeline au bout du lit, elle ajouta :
« Alors, qu'est-ce que j'ai manqué ?
– Hestia ? fit Emmeline avec un sourire, incitant la brune à répondre, laquelle rougit d'embarras.
– En fait… commença Hestia avant de s'interrompre et de jeter un regard à Lily qui la regardait avec excitation.
« Très bien… Je suis amoureuse de James.
Elle scruta le visage de Lily à la recherche d'une réaction. Surprenamment, Lily paraissait attristée.
– Quelque chose ne va pas ? hésita Hestia.
– C'est juste que — Lily marqua une pause, ce n'est pas réciproque, conclut-elle calmement, comme si elle craignait de la contrarier.
– Je sais ça, répondit Hestia, soulagée par les mots de Lily. Mais je crois que c'est pour le mieux sur le long terme. Ce sera plus simple d'épouser quelqu'un à qui je tiens que quelqu'un pour qui ce n'est pas le cas.
– Mais s'il ne ressentait jamais la même chose ? Comment pourrais-tu être amoureuse de quelqu'un qui ne l'est pas en retour ? lui demanda Emmeline.
Hestia réfléchit un moment. Elle n'avait jamais considéré que James ne développerait pas les mêmes sentiments qu'elle.
– Ce n'est pas comme si j'avais beaucoup d'autres choix. répondit-elle après une longue pause.
L… J
– Lily !
La rousse s'apprêtait à quitter la Grande Salle en compagnie de ses amies après leur petit déjeuner quand elle entendit quelqu'un l'appeler. Se retournant, elle vit Micah Anderson trottiner pour la rattraper.
– Je peux te parler un instant ? demanda-t-il en approchant des quatre filles.
– Bien sûr, répondit Lily, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille et se déplaçant en bordure du couloir avec lui.
– On se retrouve à la salle commune, dit Hestia à Lily avec un petit sourire entendu. Emmeline lui fit un signe en levant le pouce dans le dos de Micah avant que le groupe de filles disparaisse à l'angle du couloir.
Instinctivement, Lily sut ce qui allait arriver, bien qu'elle ne soit pas sûre de la réponse qu'elle allait donner. Est-ce que dire oui allait plus tard blesser Micah ? Ou était-ce une bonne occasion d'essayer d'oublier ses sentiments pour James ?
– Comment vas-tu ? demanda Micah légèrement nerveux.
Elle chassa un sourire :
– Je vais bien, merci.
Il sourit et prit une inspiration pour se calmer.
– Je voulais te voir, car je me demandais si tu voulais aller à Pré-au-Lard ce week-end… enfin, si tu n'as rien d'autre de prévu.
Derrière Micah, Lily vit James et ses amis quitter la Grande Salle. James regarda vers elle et Micah, son expression de visage illisible. Sirius suivit le regard de James et son front se plissa, de toute évidence peiné par ce qu'il voyait.
Lily réfléchit un moment, considérant la question.
– Rien de prévu, décida-t-elle, offrant un sourire à Micah. J'apprécierais de venir avec toi.
Une sortie à Pré-au-Lard ne ferait de mal à personne se dit-elle.
Le beau visage de Micah se fendit d'un grand sourire :
– Super ! On se retrouve dans le hall d'entrée alors. Dix heures pile, ça te va ?
Lily accepta et tous deux reprirent leur chemin.
L… J
James jeta sa plume et soupira. S'enfonçant sur sa chaise, il fixa son devoir moitié fait.
– Panne d'inspiration ? demanda Sirius, s'arrêtant pour relire son propre devoir inachevé.
– Ouais, mentit James, feignant de regarder son travail avec dégoût.
La vérité, bien sûr, était plus complexe qu'un simple devoir d'enchantements. Il n'avait pas le cœur à ce qu'il faisait depuis que Hestia lui avait dit que Lily avait accepté d'accompagner Micah Anderson à Pré-au-Lard. Hestia lui avait paru excitée à cette idée et avait laissé entendre l'éventualité d'un double rendez-vous. Il avait haussé les épaules et tenté de paraître enthousiaste malgré la jalousie qui lui brûlait les entrailles.
– Allez, laisse-moi voir ça, proposa Remus en attrapant le parchemin de James.
– Nah, contesta James en arrachant son devoir pour le mettre hors de portée de Remus. Se levant, il le fourra rapidement dans son sac à dos. Je pense que je vais plutôt m'installer au dortoir pour le terminer.
En partant, il entendit Sirius marmonner.
– Mais qu'est-ce qu'il a aujourd'hui ?
L… J
Hestia était assise sur le canapé devant la cheminée dont le feu était malheureusement éteint depuis longtemps. Elle regrettait de ne pas avoir emmené sa baguette avec elle en venant dans la salle commune, mais elle l'avait oubliée dans sa précipitation à s'échapper de son dortoir.
Allongée dans son lit, elle avait senti une vague de solitude l'envahir. Plus tôt dans la soirée, elle avait entendu une fille de sixième année dire à ses amies que ses parents avaient accepté de l'emmener en France pour l'été. Les paroles de la fille avaient rappelé à Hestia les souvenirs de son propre voyage en France avec sa famille.
Ramenant ses jambes sur le canapé, elle posa sa tête sur ses genoux et retint un sanglot. Elle n'avait jamais été très proche de sa famille. Son père estimait que montrer son affection était un signe de faiblesse. Les câlins et les embrassades de la part de ses parents étaient rares, remontaient longtemps en arrière, et ne venaient généralement que de sa mère. Il n'y avait jamais eu que peu de louanges, il était attendu d'elle qu'elle réussisse.
Pourtant, malgré toutes leurs lacunes, c'était sa famille. Ils l'avaient élevée et feraient toujours partie d'elle, quoi que l'avenir puisse lui apporter. Ils lui manquaient. Elle regrettait les lettres de sa mère, remplies d'informations futiles et inutiles à propos du dernier dîner mondain. Elle regrettait la façon dont son père lisait la gazette du sorcier, grommelant à propos des sorciers qui dirigeaient le ministère. Ils avaient été une base de sa vie qui lui manquait maintenant. À leur manière, l'aimaient et elle les aimait.
Peut-être pour la première fois de sa vie, Hestia était contente que ses parents aient planifié son avenir. Si elle n'avait pas été fiancée à James, son avenir aurait été plus qu'incertain. Le testament de son père avait été ouvert, elle avait assez d'argent pour vivre confortablement de nombreuses années, mais aussi bienvenues soient les garanties financières, il était plaisant de savoir que les Potter seraient là pour elle.
– Hestia ? appela doucement une voix masculine dans la salle commune, la faisant sursauter.
James, pensa Hestia. Elle essuya rapidement son visage pour tenter de cacher ses larmes. Elle ne l'avait pas entendu arriver, complètement perdue dans ses pensées.
En un instant, il fut à ses côtés et l'aidait à effacer ses larmes de ses mains rendues rugueuses et calleuses par le quidditch.
– Tu dois penser que je ne suis pas une très bonne Gryffondor, rit faiblement Hestia, resserrant autour d'elle sa couverture. Nous sommes supposés être courageux et sans peur. Mais je ne peux m'empêcher d'être un peu perdue.
– Pourquoi penserai-je du mal de toi sous prétexte que tu es triste d'avoir perdu ta famille ? Ce n'est pas parce que les gens comme nous venons de familles qui croient devoir cacher leurs émotions que nous devons agir comme ça.
Ses mots résonnèrent dans sa tête « les gens comme nous ». Levant les yeux, Hestia croisa son regard. Leur éclat noisette habituel paraissait plus sombre dans la faible lumière, comme un vide infini.
– Je pensais à l'avenir, lui dit-elle en se penchant légèrement sur son épaule, profitant de cette agréable proximité amicale.
– À quel propos ?
Elle put entendre dans sa voix l'indifférence qu'il tenta de masquer et le sentit se tendre. Son cœur se serra en réalisant qu'il n'attendait pas leur futur commun avec la même impatience qu'elle. Elle savait bien sûr, qu'il n'avait pas les mêmes sentiments à son égard qu'elle au sien, mais elle n'aurait tout de même pas pensé que passer sa vie avec elle ne dérangeait autant.
Comment pouvait-elle malgré cela suggérer qu'ils essaient d'être plus que de simples amis alors que la simple idée semblait lui déplaire au plus haut point. Même si elle voulait respecter les dernières volontés de ses parents, elle ne voulait pas lui forcer la main.
– Lily, Alice et moi allons prendre un appartement à Londres et vivre ensemble. Emm a passé énormément de temps à négocier auprès de ses parents, mais ils ne la laisseront pas venir. Ils veulent qu'elle reste avec eux pour les aider dans leur affaire familiale. Enfin, ça ne veut pas dire qu'elle ne passera pas tout son temps libre chez nous.
James hocha la tête, et Hestia le sentit se détendre.
– Avec les potes, nous avions prévu de faire ça depuis longtemps, mais l'an dernier, Sirius a acheté un appartement et y a emménagé. La mère de Peter veut le garder à la maison pour qu'il s'occupe d'elle, et mes parents pensent qu'il vaut mieux que je continue à habiter à la maison pendant ma formation d'auror.
– Je sais que tes parents attendent de nous que tu travailles et que je tienne la maison, mais je crois que je vais essayer de commencer une carrière de médicomage. Ça ne te dérange pas ? demanda-t-elle avec hésitation, inquiète à l'idée de parler avec lui de leur futur commun.
– C'est ta vie si tu veux devenir guérisseuse, tu n'as pas besoin de mon approbation pour le faire.
Il ne pensait pas à mal en disant ça, ne l'avait même pas dit sur un ton négatif, mais Hestia se sentit blessée par ses mots. Elle avait l'impression qu'il était en colère contre elle d'avoir la possibilité de prendre des décisions sans avoir besoin de l'approbation de ses parents. Elle se leva, s'éloignant de lui.
– Je suis désolé, s'excusa-t-il platement. Je voulais juste dire que tu n'as pas besoin de me demander la permission de devenir guérisseuse et d'aider les gens si c'est ce qui te passionne.
Elle acquiesça lentement.
– J'ai juste pensé que je devais te prévenir puisque ça risque de te concerner d'ici quelques années.
– Je pense que tu feras une excellente médicomage. Tu as toujours aimé aider les gens, lui dit-il, ignorant le commentaire sur leur avenir ensemble.
L… J
– Qu'est ce qui te rend si heureux ? demanda James à Sirius lorsque celui-ci entra dans le dortoir le vendredi soir, l'air plutôt satisfait de lui-même.
– Je viens de demander à Marta Llewellyn de m'accompagner à Pré-au-Lard demain, répondit Sirius en se dirigeant vers la malle de James pour y attraper la cape d'invisibilité. J'ai faim, je peux t'emprunter ça pour aller récupérer quelque chose en cuisine ?
– Attends une minute… Tu as invité à Marta Llewellyn à Pré-au-Lard ? demanda prudemment Remus.
– Ouais. Sirius haussa les épaules. Je pense que Lily ne changera jamais d'avis sur moi, alors il est temps d'aller de l'avant.
– Tu abandonnes ? s'étouffa Peter incrédule, manquant de lâcher sa plume.
– Je vais de l'avant, se raidit Sirius. Quelqu'un veut que je lui ramène un truc des cuisines ?
– Je pense que je vais aller voler un peu sur le terrain, déclara James, contenant à grand-peine un rire et un sourire.
Avant que quiconque ait pu lui poser la moindre question, il passa la porte en direction du terrain, la démarche joyeuse.
L… J
James poussa un profond soupir et regarda sa montre pour la troisième dois en vingt minutes. Il lui restait trois heures avant de rejoindre, comme promis, Hestia aux trois balais pour boire un verre. Seulement, jusqu'à maintenant, il lui était resté bloqué à Scribenpenne avec Remus et Peter. Remus était profondément absorbé par un livre sur les créatures magiques.
– Écoutez ça ! s'exclama Remus excité. « Un homme a tenté de prouver que le chant du focifère ne provoquait pas la folie. Il a vécu avec un spécimen sans lui lancer de charme de mutisme durant une année entière. Ensuite… »
– Remus, tu as recommencé, soupira Peter tout en examinant un pot d'encre aux couleurs de l'arc-en-ciel.
– Oh, désolé.
Il retourna à son livre en silence, les joues légèrement rosies.
Un éclat roux attira le regard de James vers la fenêtre à travers laquelle il vit Lily marcher devant le magasin en compagnie de Micah Anderson. La jalousie menaçant de le faire éclater, et il se força à prendre de grandes inspirations pour se calmer.
– Cornedrue, ça va ? demanda Peter en le regardant avec curiosité. On dirait que tu es en train de faire de l'hyperventilation.
– Je ne suis pas en train de faire de l'hyperventilation, contesta James se dépêchant d'attraper le premier livre qui lui passa sous la main, lequel s'avéra malheureusement traiter du cycle de vie des fléreurs. Reposant le livres sur l'étagère, il passa une main dans ses cheveux.
– Je crois que je vais aller marcher un peu aux abords du village, annonça-t-il à ses amis.
– À plus tard alors, répondit Peter.
Remus se contenta d'un petit signe de la main, toujours absorbé par son livre.
Sortant dans la rue bondée, James chercha un signe des cheveux roux de Lily.
L… J
– J'ai passé une super journée, Lily, lui dit Micah.
Elle ressentit une pointe de culpabilité. Ce n'est pas qu'elle n'ait pas passé une excellente journée — au contraire — seulement, elle ne l'avait pas considérée comme un rendez-vous, mais plus comme une journée avec un ami.
Mais la vérité était qu'elle était ici pour un rendez-vous, et bien qu'elle et Micah discutent en classe à l'occasion, ils étaient davantage des connaissances que des amis.
– Moi aussi, lui répondit-elle honnêtement.
– Lily… voudrais-tu revenir avec moi à Pré-au-Lard lors de la prochaine sortie ? tenta timidement Micah.
– Micah, je… commença Lily qui vit aussitôt la déception se peindre sur son visage. J'adorerais, décida-t-elle finalement, incapable de le blesser alors qu'il la regardait avec un air aussi triste.
– Super ! sourit-il en montrant ses dents impeccablement blanches. J'ai promis à mes amis d'aller boire un verre avec eux, tu veux venir ?
Lily secoua la tête :
– Non merci, je devrais probablement retrouver mes amies et passer du temps avec elles.
Elle regarda Micah s'éloigner. Il paraissait très heureux, et elle sentit à nouveau la culpabilité en songeant que leur rendez-vous ne l'avait pas laissée avec le même sentiment que lui. Elle ne lui avait pas menti, elle aussi avait apprécié, c'est juste que Micah ne lui plaisait pas de la même façon que James lui plaisait. Elle savait qu'il était injuste de les comparer, mais elle l'avait fait de façon tellement inconsciente qu'elle avait à peine réalisé ce qu'elle faisait.
– Alors, Micah et toi, hein ? demanda une voix derrière elle.
Tourbillonnant sur elle-même, Lily vit James se tenir juste derrière elle. Il avait une expression désespérée, comme s'il l'avait regardé observer le départ de Micah, lui donnant une mauvaise idée de ses sentiments pour Micah.
– Quelque chose comme ça, répondit vaguement Lily, c'est un mec sympa.
– Je ne pensais pas que tu étais le genre de fille à passer d'un mec à un autre aussi vite, dit-il. Sa voix contenait de la colère, mais elle perçut aussi la douleur derrière son ton.
James, soupira-t-elle bruyamment. Il ne pourra jamais y avoir un « nous » et tu le sais. J'essaie juste de faire avancer ma vie.
– Je ne veux pas que tu t'éloignes de moi.
Elle se sentit battue avant même d'avoir commencé :
– Ça ne veut pas dire que…
Il la coupa sans lui laisser le temps de parler.
– Je vais trouver un moyen pour que ça marche. Je te le promets.
Lily secoua la tête et prit la route en direction de l'entrée du parc du château. James marchait avec elle, la neige crissant sous leur pas.
– Je suis au courant à propos du contrat entre tes parents et ceux d'Hestia. Comment comptes-tu passer à travers ça ?
– Garrick et Céleste sont morts, dit James, un filet de tristesse dans la voix. Ça veut dire que Hestia possède la charge légale de leurs possessions et leurs affaires. Elle peut signer à la place de ses parents pour annuler les fiançailles.
– Et pour ce qui est de tes parents ? souleva Lily. Ta mère serait d'accord, mais j'ai rencontré ton père. Je ne peux même pas l'imaginer accepter quelque chose de pareil.
James serra les poings:
– Je lui ferai comprendre.
– Ne fais pas de promesses que tu ne peux pas tenir James, lui dit tristement Lily. Je retourne à mon dortoir, on se voit plus tard.
Elle put sentir ses yeux sur elle tandis qu'elle s'éloignait, passait devant les sangliers ailés et montait au dortoir des filles de septième année.
Détachant sa cape, Lily fit glisser le vêtement chaud de ses épaules pour le jeter au pied de son lit. Ses yeux atterrirent sur sa table de nuit. Posé dessus, un vase contenait les lys qu'elle avait reçus pour la Saint-Valentin, encore en fleur. Les roses s'étaient fanées depuis bien longtemps, mais les lys gardaient toute leur vivacité et leur vie.
Lily sourit, son cœur battant à la pensée de celui qui avait placé un charme de durabilité sur les fleurs afin qu'elles fleurissent éternellement. C'était un geste tellement touchant. Par dessus-tout, elle souhaitait savoir qui lui avait envoyé les fleurs enchantées, et plus encore, elle espérait qu'elles aient étés envoyées par James.
L… J
Mars arrivant, James et Lily commencèrent leurs sessions de révisions pour les examens des ASPICS tout comme James le lui avait promis. Souvent, ils travaillaient dans un coin isolé de la salle commune ou l'agitation ambiante était moins forte. Ils s'interrogeaient l'un l'autre, noircissaient des pages de parchemins et relisaient leurs notes de cours. Sirius s'était étouffé à l'idée de démarrer les révisions si tôt, et Lily suspectait le fait que si elle ne s'était pas effondrée en pleurs devant James, lui non plus n'aurait pas commencé ses révisions si tôt.
Au fur et à mesure qu'ils passaient du temps tous les deux, Lily commença à réaliser à quel point elle tenait à son amitié avec James. En dehors de ses sentiments amoureux envers lui, le regard et l'admiration de Lily pour James grandissaient. En moins d'un an, il était devenu l'un de ses amis les plus proches. Elle le respectait énormément et lui vouait une grande confiance.
Dans leurs jeunes années, il avait été un tel petit con arrogant que Lily pouvait à peine supporter le simple fait de le voir. Elle se souvenait très bien avoir dit à Hestia tout le mal qu'elle pensait de lui et lui dire à quel point elle était désolée de la voir être fiancée à un tel idiot.
Durant leur sixième année, les deux groupes avaient commencé à passer plus de temps tous les deux, et Lily avait commencé à se rendre compte que James grandissait. Il était toujours arrogant, mais c'était à un moindre niveau, et il était bien moins prolixe à propos de ses compétences et talents.
Maintenant en septième année, ils étaient devenus de bons amis, et Lily appréciait beaucoup le temps passé avec James, que ce soit pour le travail scolaire ou pour échanger sur leurs intérêts et de leurs idées.
Ses sentiments pour James étaient profonds, réalisa-t-elle. Elle savait qu'elle ne pouvait pas laisser sa relation avec Micah avancer davantage. Techniquement, ils ne sortaient pas ensemble, mais elle devrait mettre les choses au clair avec Micah avant de le blesser davantage qu'elle n'allait déjà le faire.
L… J
– Anderson marque, permettant à Serdaigle de mener de vingt points ! annonça victorieusement le commentateur.
Les supporters de Gryffondor dans les gradins gémirent quand les supporters de Serdaigle encouragèrent leur équipe, agitant leurs drapeaux et bannières aux couleurs de leur maison.
Lily regarda James prendre possession du souaffle, avant de le passer à Adella Thompson, qui le passa à Christopher Spencer. L'un des poursuiveurs de Serdaigle du nom de Stewart vola la balle à Spencer et partit à toute direction en sens inverse.
Tout à coup, James fut face à Stewart, parvenant à lui dérober le souaffle. La balle bien coincée sous son bras, il prit la direction des buts adverses.
– Potter marque, Serdaigle mène toujours de dix points !
Brutalement, il sembla que le stade entier parut retenir son souffle tandis que les deux attrapeurs partaient en en violent plongeon. Lily les regarda se précipiter vers le sol, avant de redresser brutalement, à la poursuite du vif d'or tout autour du terrain. Susanna Perks et l'attrapeur de Serdaigle avaient tous deux leur bras tendu, essayant de se saisir de la petite balle dorée…
– PERKS ATTRAPE LE VIF ! GRYFFONDOR GAGNE LA COUPE !
Les rangs des Gryffondors explosèrent de cris de joie et de sifflements. Une masse rouge et or envahit le terrain, se ruant sur les joueurs pour les féliciter. Lily criait, sautillant et serrant ses amies. Remus et Peter, eux avaient déjà pris la direction du terrain.
– Venez, allons féliciter James et Sirius, pressa Hestia, conduisant le quatuor de filles à suivre la masse d'élèves qui avaient quitté les gradins en direction du terrain.
L'équipe avait atterri et Lily regardait James prendre Adella par la taille pour la faire tourner dans les airs.
– Tu l'as eu ! l'entendit-elle crier, son ton débordant de joie.
Il la vit à côté de Hestia et prit leur direction à toutes les deux, traversant la foule pour les rejoindre.
– Super match James ! le complimenta Hestia, l'étreignant brièvement.
« Je crois qu'il est temps que tu ailles te doucher ! ajouta-t-elle rapidement, le repoussant, plissant le nez et riant.
– Tu as bien joué, dit Lily à James, le cœur rempli de joie pour lui et pour sa victoire.
Elle s'approcha de lui et lui fit un câlin amical avant d'ajouter :
« Je crois que Hestia a raison… Tu as besoin d'une douche.
– Tu veux dire que je ne peux pas venir à la fête comme ça ? demanda-t-il, effrontément.
– Je n'ai pas droit à un câlin ? réclama Sirius en arrivant au côté de James.
– Pas si tu sens comme James, rit Lily, s'éloignant des deux garçons et de leur odeur.
L… J
La fête de la victoire battait son plein quand Alice rejoignit Hestia, Lily et Emmeline, demandant à leur dire un mot en privé. Les filles se rassemblèrent dans leur dortoir et s'assirent en cercle au milieu de la pièce.
– Alors, qu'est ce qui se passe ? demanda Hestia, calant son menton sur ses genoux.
– Hé bien, vous vous souvenez qu'il y a quelques semaines, on a parlé de louer un appartement à Londres toutes ensemble ? commença Alice, triturant nerveusement un emballage de ballongomme vide. Les trois filles hochèrent la tête, et Alice reprit.
– Je ne vais pas pouvoir emménager avec vous finalement.
– Quoi ? demanda Hestia, son menton glissant de ses genoux.
– Pourquoi ? ajouta Emmeline, comme si elle s'attendait déjà à ce qu'Alice annule sa déclaration à tout moment.
Lily ne dit rien, mais observa Alice avec un regard calculateur. La seule chose qu'elle estimait capable d'empêcher Alice de partager leur appartement était… non, c'était absurde. Elles avaient dix-huit ans. Cela ne pouvait être ça.
– Après le match, Frank m'a demandée en mariage.
Elle leva la main gauche, révélant à toutes l'anneau d'or orné d'un diamant qu'elle portait.
Un silence retentit dans la pièce tandis que les trois filles regardaient le diamant étincelant au doigt d'Alice. Le cerveau de Lily restait bloqué par le choc de la nouvelle.
– Félicitations ! s'exclama Hestia, brisant le silence.
– Oh mon dieu ! Tu vas te marier ! dit lentement Emmeline, comme si elle essayait les mots pour voir comment ils sonnaient.
– Puisque tu ne peux pas venir habiter avec nous, je suppose que le mariage aura bientôt lieu ? demanda Lily en souriant.
– Dès que l'on pourra l'organiser. On ne veut rien d'excessif, juste une petite cérémonie avec les amis proches et la famille. Je sais que c'est assez soudain, mais avec vous-savez-qui dans la nature à tuer des gens à droite à gauche, on veut avoir autant de temps ensemble que possible.
Les filles continuèrent à parler un moment avant de rejoindre à nouveau la fête en salle Commune. Frank réclama aussitôt Alice pour une danse et Emmeline fut invitée par un élève de sixième année de grande taille aux cheveux bouclés bruns.
– Je me sens si vieille, soupira Lily alors que Hestia et elle s'asseyaient sur les marches des escaliers, regardant quelques élèves de troisième année jouer une reconstitution du match.
– Nous ne sommes même pas sortis de l'école que déjà les gens prévoient de se marier. Peux-tu ne serait-ce qu'imaginer être mariée si jeune ?
– Oui, répondit Hestia d'une voix atone.
– Mais tu ne seras pas mariée avant un an et demi, rappela Lily, son cœur chavirant à la pensée de Hestia mariée à James. C'est encore loin.
– Pas vraiment, contesta Hestia.
– Tu es nerveuse ? demanda gentiment Lily, mettant de côté ses sentiments personnels pour réconforter son amie.
Mais quelle qu'aurait pu être la réponse de Hestia, Lily ne put la connaître car à ce moment, James et Sirius les approchèrent et les invitèrent à danser. Hestia commença par danser avec James, avant que les deux groupes n'échangent leurs partenaires, et que Lily se retrouve dans les bras de James. Presque immédiatement, une nouvelle chanson commença, lente et douce.
Lily se souvint de la dernière fois qu'elle avait dansé avec James chez lui lors des vacances de Noël. Elle voulait reposer sa tête fatiguée sur son épaule, mais elle se doutait que ça aurait l'air un peu trop suspect.
Elle pensa à Alice et à comment celle-ci allait se marier avec Frank d'ici quelques mois. Dansant avec James, Lily laissa son esprit dériver vers des endroits ou elle savait qu'il n'aurait pas dû s'aventurer.
Après tout, ce qu'elle et James avaient vécu cette année, si elle en avait la possibilité, voudrait-elle l'épouser ? Même s'ils n'étaient amis que depuis un peu plus d'un an, elle le connaissait depuis longtemps. Et ils n'étaient pas de simples amis. Elle l'admirait, lui faisait confiance et l'aimait vraiment en tant que personne. Ensemble, ils partageaient une amitié unique, qui ne ressemblait à aucune autre qu'elle ait connue. Ils étaient d'accord sur les sujets les plus importants, mais avaient suffisamment de divergences pour être capables d'avoir des débats animés. Il était quelqu'un de merveilleux, avec une grande capacité à faire le bien.
– Oui, lui dirent son cœur et son esprit, si elle le pouvait, elle l'épouserait.
L… J
Salut, voilà le huitième chapitre, encore quatre avant la fin.
Bonne lecture à toutes et à tous, à la semaine prochaine!
Siloe
