Bonjour à toutes et tous !

Aujourd'hui en ce 8e jour de Décembre, je vous présente un autre de mes OS de Noël.

Je rappelle cependant (encore et toujours) que ce sont des UA, que les couples ont été choisis au hasard et que si un couple ne vous plaît pas, vous n'êtes pas obligé de lire l'OS en question.

Ensuite, réponses reviews:

Christine: Toujours au rendez-vous ça fait plaisir ^^ J'aime mettre plein de couples et écrire des fins heureuses. J'espère que ce OS te plaira également

OceaneHP: Ce couple était certes étrange, mais étant du au hasard je devais me prêter au jeu XD Je n'avais pas envie de faire quelque chose de trop expéditif et puis le mignon c'est la vie. J'espère que les OS suivant te plairons.

Sur ce bonne lecture


OS n°8 : L'amour d'un guetteur.

Il découvrit que l'élu n'était pas si bien que ça chez lui. Il le sauva, poussé par un instinct venu d'il ne savait où. Il le protégera envers et contre tout, avec l'aide de Severus ainsi que l'implication de Gobelins. Quand le destin de plusieurs Mangemorts se retrouve lié à celui d'Harry, les choses deviennent explosives.

Ships : Rabastan/Harry ; Corban/Rodolphus

Warning : Lemon léger, Yaoi.


L'amour d'un guetteur

Il était en mission pour le Lord, une très importante. Il devait enquêter dans le quartier où vivait Harry Potter, durant le mois de juillet 1997. Il trouva aisément la rue désignée par Severus Rogue comme étant le lieu de résidence des Dursley. Il s'était fondu dans la foule en enfilant une tenue moldue qui le changeait beaucoup de sa robe de Mangemort avec son masque réduisant partiellement son champ de vision. Il n'y avait rien de bien intéressant à voir dans le coin, il ne se passait pour ainsi dire jamais quoi que ce soit dans cet endroit trop tranquille.

Il s'apprêtait à partir quand le jeune sorcier émergea d'un coin de rue en courant, semblant dans un sale état. Il ne regardait même pas où il allait et le percuta de plein fouet, ce qui le fit basculer en arrière. Mais il avait un meilleur équilibre que l'adolescent et parvint à le maintenir debout. Il allait lui demander ce qu'il s'était passé quand il remarqua que le Gryffondor était évanouit dans ses bras.

- Et merde ! s'exclama-t-il. Qu'est-ce que je fais maintenant ?!

Il réfléchit un moment avant d'entendre des pas précipités se diriger vers lui et décida de transplaner, ce qui le mena directement dans le manoir de sa famille. Il l'installa dans une chambre vide et appela un de ses elfes de maison.

- Va chercher Severus Rogue, dit lui que c'est urgent.

- Oui maître Rabastan, répondit la créature en disparaissant.

Il soupira et se concentra pour se rappeler les rares sorts de soins qu'il avait apprit avant de suivre son frère ainsi que son épouse cinglée dans la cause de Voldemort. Quand le maître de potions, désormais directeur de Poudlard, entra dans la pièce, il ne s'attendait pas à voir « l'élu » presque mourant agrippé au bras d'un de ses comparses.

- Enfin tu es là ! Je sais pas quoi faire ! Le seigneur des Ténèbres ne veut pas l'avoir mort. Et j'ai toujours été nul pour les soins…

- Décale toi Rabastan, je prends le relais. Tu lui déjà donné quelque chose ?

- Une potion anti-douleur, une pour régénérer son sang et j'ai jeté quelques sorts de soins en plus de faire des bandages.

- C'est déjà pas mal. Tu lui as donné du répit. Il te reste d'autres potions ?

- Non pas tant que ça. Et j'avais peur de lui donner la mauvaise. Bordel ! S'il crève, je suis bon pour me prendre un Avada Kedavra, dit-il un peu paniqué.

- Calme toi voyons ! Il ira bien mais il faut que tu sortes te promener, ça te fera du bien.

- Tu m'appelle s'il y a du changement hum ?

- Oui, c'est prévu.

- Oh et méfie toi si l'autre maboule passe.

- La dernière fois que je l'ais vue elle s'amusait avec le Lord. Et tu sais combien de temps cela leur prend en général.

- Oui je sais. Quand je penses que mon frère a été obligé de l'épouser, soupira-t-il avant de quitter la chambre, laissant le sang-mêlé travailler.

Il se rendit dans le jardin, s'aérant les poumons en réfléchissant à ce qui avait put mettre le garçon dans cet état, mais aussi pourquoi il était aussi impacté par son devenir. Il sentait que c'était en partie à cause de la punition qu'il risquait de recevoir, pourtant il percevait quelque chose de différent. Il ne savait pas ce que c'était, mais il savait que ce devait être important. Il s'installa sur un banc et regarda le ciel dans l'espoir de comprendre ce qu'il lui passait par la tête. Il resta un long moment là sans bouger avant que Severus ne vienne le chercher.

- Alors ? Comment va le jeunot ?

- Aussi bien que quelqu'un peut aller après avoir subi une agression de moldus.

- Qu'est-ce qu'ils lui ont fait ?

- Viens à l'intérieur, je vais te montrer son diagnostic.

Rabastan n'aimait pas la façon dont Severus disait cela, ça devait être très mauvais parce que l'homme était vraiment inquiet pour le jeune homme, ce qui n'arrivait pas en général à cause de la rancœur qu'il avait pour le père de l'élu. Il aurait presque préféré le voir avec son regard aigri et son ton cynique, cela l'aurait rassuré davantage. Il s'installa dans la chambre où il avait installé Potter et l'ancien professeur lui tendis un parchemin. Il le lu avec attention et serra les poings, chiffonnant partiellement le papier, passant pas loin de le déchirer.

- Eh bien… Je ne m'attendais pas à une telle réaction de ta part… Tu es sûr que ça va Rabastan ?

- Je crois que oui. Enfin… Je ne sais pas trop… Depuis que je l'ai trouvé comme ça dans son quartier moldu j'ai une drôle de sensation… Ce n'est sûrement rien de grave.

- Hum… Étrange. Tu n'as pourtant jamais été du genre sensible.

- Cela passera. Quoi qu'il en soit… Combien de temps tu penses que ça prendra pour le soigner ?

- Quelques semaines. Voir plusieurs mois.

- Comment des moldus ont put lui faire ça ? Normalement la magie instinctive se déclenche toujours en cas d'agression… Il y a un truc dans cette histoire qui ne colle pas.

- Il me semble avoir déjà trop puisé dans sa magie depuis le début des vacances. Tu l'as trouvé juste à temps. Que comptes-tu faire maintenant ? Dire au Lord qu'il est chez toi ?

- Je ne penses pas que ce soit une bonne idée. Dans cet état là il serait totalement sans défenses face à lui. Déjà qu'un adolescent contre un mage noir confirmé n'a presque aucune chance en étant en pleine forme, là ce serait l'envoyer à l'abattoir. Le mieux serait qu'il reste ici et que tu m'aide à le soigner. Si tu pouvais m'apporter les potions requises je suis sûr que je pourrais m'en occuper avec les bonnes consignes.

- Et pour ton frère ainsi que Bellatrix ? Tu vas faire comment ?

- Je vais leur interdire l'accès à la maison, je ne peux pas faire autrement. Cette folle serait capable de tout rapporter à son amant. J'ai confiance en mon frère aîné, mais pas en elle.

- Cela risquerait de mettre la puce à l'oreille du Lord. Tu ferais mieux de l'emmener dans un endroit moins connu une fois qu'il sera possible de le déplacer. Et s'ils viennent ici entre temps, il ne te restera plus qu'à les convaincre de ne rien dire.

- Génial… Bon… Concernant les potions Severus, tu peux m'en ramener quand ?

- Tu as un labo et des ingrédients ici ?

- Oui au sous sol. Il n'y a que moi qui m'y rend c'était celui de père.

- Je vais aller voir l'état des ingrédients et je reviens. Tu t'en sortiras avec lui ?

- Je devrais pouvoir gérer un ado inconscient, dit-il alors que son comparse sort de la pièce.

Il prit alors le temps de détailler un peu plus l'héritier de la famille Potter. Le garçon était plutôt petit pour son âge, il avait une musculature fine mais élégante due à sa pratique du Quidditch, et cette cicatrice intrigante qui faisait sa célébrité. Il s'était toujours demandé comment l'enfant avait put survivre au sort de la mort du Lord, on racontait que c'était grâce au sacrifice de Lily Potter, mais il s'était renseigné à ce sujet et il ne trouvait pas ça très crédible. Il devait y avoir autre chose expliquant qu'un bébé soit parvenu à réduire Voldemort en poussières.

Il soupira, dépité et profondément perplexe, il ne comprenait vraiment pas ce qu'il lui passait par la tête. Il regarda ensuite d'un peu plus près les blessures du jeune homme et senti quelque chose couler le long de ses joues. Il se rendit alors compte qu'il pleurait, cela ne lui était plus arrivé depuis la mort de son père il y a des années.

- Non mais c'est pas possible… Qu'est-ce qui cloche chez moi ? murmura-t-il. Verser des larmes pour l'ennemi… Ce n'est pas dans mes habitudes. Tu n'es décidément pas un gamin comme les autres Potter pour me mettre dans cet état là…

Il mit alors sa tête dans ses mains après avoir séché ses pleurs et resta ainsi jusqu'au retour de Severus qui le dévisagea.

- Toi tu as un gros problème, dit-il.

- Je me demande bien pourquoi je suis comme ça… Tu n'aurais pas une idée ?

- Hum… Peut-être… Et si… Si ce gamin était ton âme sœur choisit par la magie ?

- Ce serait très ironique puisque je suis sensé le mener à notre seigneur et donc à la mort…

- Je ne vois pas d'autres possibilités Rabastan. Mais tu seras fixé quand il sera majeur.

- Génial… En plus j'ai plus de 2 fois son âge, bonjour la logique… Si c'est vrai, ça risque de lui faire un choc au gamin. Il ne me reste plus qu'à entendre que passent les 10 derniers jours de Juillet. Et sinon pour le labo ? Tu as trouvé des choses intéressantes ?

- Le matériel est en bon état, la majorité des ingrédients sont encore utilisables. Je vais aller en chercher d'autres puis je viendrais me mettre au travail. De toute façon l'année n'est pas encore prête de commencer, donc ça devrait aller.

- Très bien, à plus tard dans ce cas, dit-il en continuant de veiller sur l'élu.

Quand Severus fut parti, il demanda à son elfe de maison d'aller récupérer discrètement les affaires d'Harry chez lui et de les stocker dans un coin de la demeure. La créature se fit très discrète et ne déclencha donc pas les alarmes de Dumbledore posées dans la maison. Il ne fut même pas vu par les moldus et revint faire son rapport à son maître. La chambre de l'adolescent était dans un état laissant croire à une fugue et sa chouette s'étant envolée retrouvera plus tard son propriétaire.

- Parfait. Cela lui prendra assez de temps pour le localiser. Les soupçons ne viendrons pas tout de suite sur moi. Quand elle sera là cela va nous compliquer la tâche par contre.

- Que devrais-je faire à ce moment-là maître ?

- La cacher au mieux. Sans lui faire du mal. Je ne crois pas qu'il apprécierait. Maintenant va préparer le repas s'il te plais.

- A vos ordres maître Rabastan, dit le petit être avant de disparaître.

Durant les jours qui suivirent, le garçon resta dans les vapes, sa magie étant en train de se régénérer, et il n'ouvrit les yeux que peu souvent quand Severus était là pour lui donner ses potions. Jamais Rabastan ne restait dans la pièce à ces moments-là, ayant peur de la réaction d'Harry s'il le voyait. Le jeune homme avait déjà du mal à se laisser soigner par son ancien professeur, il n'osait pas imaginer comment il réagirait face à l'un des Mangemorts ayant torturé la famille Londubat, selon les dires de beaucoup de gens. Seul le plus jeune Lestrange savait que Bella était l'unique responsable de l'état des parents de Neville.

Il avait même essayé de l'arrêter mais c'était prit un sort de confusion l'ayant empêché de dire la vérité au procès, même si cela ne faisait pas de lui un agneau pour autant. Il avait fait bien d'autres choses horribles, mais depuis le retour du Lord, il n'allait plus sur le terrain à part pour surveiller le quartier de Potter, ce qui n'était plus nécessaire maintenant qu'il était chez lui.

Quoi qu'il en soit, le 31 juillet, jour de l'anniversaire de son hôte de circonstances, Rabastan fit préparer un bon plat au cas où le jeune adulte se réveillait. Cela ne tarda pas arriver, mais ce n'était pas un réveil paisible, il avait ouvert les yeux en hurlant de terreur, ayant visiblement fait un cauchemar. Ce cri fit mal au coeur du Mangemort qui alla le voir, venant délicatement le serrer dans ses bras, bien qu'il était maladroit.

- Qui… Qui êtes-vous ? demanda Harry quand il fut plus calme.

- Je préfères ne pas te dire mon nom. Tu risquerais de paniquer, et c'est vraiment pas le moment puisque tes blessures ont à peine commencé à se refermer. Sache juste que sans moi tu serais sûrement mort dans la rue où tu habitais avec les Dursley.

- C'est vous… Celui que j'ai percuté en prenant la fuite ?

- Oui, je peux dire que je ne m'y attendais pas du tout.

- J'imagine que vous êtes un sorcier, comme vous avez contacté Rogue… Sûrement un Mangemort comme lui, dit-il.

- Tu en as de la jugeotes mon garçon.

- Vous allez me livrer quand je serais guéri ?

- Non, ce serait t'envoyer à l'abattoir. J'ai beau être un Mangemort, j'ai encore un coeur et des sentiments contrairement à certains d'entre nous. Pour le moment tu es en sécurité ici. Et avant que j'oublie, bon anniversaire Potter.

- Quoi ? On est déjà le 31 ? Je suis majeur ?

- En effet. La trace n'est plus sur toi désormais. Cependant, je te déconseille de prononcer le nom du Lord comme tu en as l'habitude d'après Severus. Cela ferait péter les défenses de mon manoir et il te trouverait.

- Pourquoi ? demanda-t-il.

- Il y a un tabou, comme durant la première guerre. C'est ainsi qu'il trouvait ses opposants dans le temps, et c'est pour ça que tout le monde a peur de prononcer son nom.

- Hum… Je vois… Qu'est-ce que je suis sensé faire alors ? Rester ici et attendre qu'on me trouve ?

- Je n'ai malheureusement pas grand-chose d'autre à te proposer.

- Super… Un anniversaire coincé avec un Mangemort, le rêve.

- Je ne compte pas te faire du mal tu sais. J'ai aidé Severus à te soigner, je n'ai aucun intérêt à te blesser, il serait encore capable de m'engueuler.

- Et l'ordre ? Ils me cherchent ?

- De ce que je sais, ils viennent juste de réaliser que tu n'étais plus là.

- De mieux en mieux… Que puis-je faire ?

- Déjà te remettre de tes blessures et ça commence par un repas digne de ce nom, parce que soyons honnête, tu n'as avalé que de la soupe et des potions depuis que je t'ai ramené chez moi.

- J'imagine que je ne risque rien…

- En effet. Tian ! Amène le repas s'il te plais.

- Oui maître, répondit une voix aiguë avant qu'un elfe de maison apparaisse bien chargé.

Le sorcier aida la petite créature à disposer les plats sur la table près du lit puis servit une assiette à Harry après l'avoir fait s'asseoir correctement.

- Vous savez, c'est la première fois que je vois un Mangemort être gentil avec un elfe.

- Tian est un cas particulier. Il était celui qui s'est occupé de mon père avant qu'il ne meurt. On a toujours été proches. Je ne pouvais pas le laisser aller avec mon frère et l'autre tarée.

- Vu ce que vous dites… J'imagine que vous êtes le beau-frère de Bellatrix Lestrange… dit-il en tremblant à la fois de peur et de colère.

- A mon plus grand désespoir, soupira-t-il. Mon frère n'a pas vraiment eut le choix de l'épouser.

- Donc vous êtes Rabastan… Je vous imaginais plus…

- Brutal ? Féroce ? Fou ?

- Un peu des trois oui. Mais vous êtes plus comme Rogue, dans le genre secret, mystérieux et distant. Vous portez un masque sous celui de Mangemort.

- C'est pas mal comme description, dit-il en mangeant tranquillement.

- Est-ce que ma chouette m'a trouvé ?

- Pas encore. Cependant, elle ne devrait pas trop tarder. Tian te mettras au courant si jamais elle arrive dans les prochains jours. Et en attendant, je vais prendre soin de toi, jusqu'à ce que je sois de nouveau appelé pour une mission ou une réunion.

- Pourquoi vous faites ça ?

- Je ne sais pas trop. Une part de moi me dit de suivre les ordres du seigneur des Ténèbres. Et l'autre me pousse à veiller sur toi.

- J'ai de la chance que vous suiviez la seconde et non la première dans ce cas.

- Sans doute. Quoi qu'il en soit, j'espère juste que ma famille ne viendra pas ici. Sinon, toi comme moi nous risquons d'avoir de gros ennuis.

- Super… Dans ce cas, souhaitons qu'ils ne viennent pas, dit-il en continuant son repas.

Avec le temps, Harry se faisait petit à petit à son nouvel environnement, appréciant les conversations avec Rabastan et apprenant à mieux connaître Severus également durant les soins que les deux hommes lui apportaient. Quand ils n'étaient pas là, il s'occupait en lisant où en explorant la maison, toujours surveillé par Tian, très vigilant quant à la sécurité du jeune homme. Il savait contrairement aux humains, pourquoi son maître protégeait Harry. Il pouvait voir la magie comme beaucoup de ses pairs, et là il sentait le lien entre les deux hommes, le plus sacré de tous, celui d'âmes sœurs, comme l'avait suggéré Rogue.

Mais il ne pouvait pas le leur dire, ils devaient s'en rendre compte par eux-mêmes. Il ne pouvait que donner de petits indices, comme glisser un livre sur le sujet dans la pile de bouquins du jeune Potter, ou bien désigner à son maître quand il était très près de Harry, ses réactions. Cependant les deux ne semblaient pas comprendre pour le moment, alors, il soupirait, regardant le ciel dépité, attendant que le duo finisse par piger.

Un soir, Rabastan rentra dans un sale état, le corps couvert de blessures et ecchymoses, ses vêtements presque entièrement déchirés, soutenu par Severus qui le déposa au salon. Harry qui s'était endormi sur le canapé avec un livre, se réveilla en sursaut en entendant les cris de douleur de l'homme alors que l'actuel directeur de Poudlard le soignait.

- Bordel Rogue ! Qu'est-ce qui lui est arrivé ?

- Désolé pour le réveil brutal Potter, je ne vous avais pas vu. Il a subit les foudres du Lord parce qu'il n'a pas apporté de tes nouvelles comme il devait le faire.

- Je peux vous aider ?

- J'imagine oui. Va dans le labo au sous-sol et ramène moi une potion de régénération sanguine, des baumes cicatrisant et un anti-douleur. Tout est noté sur les étiquettes.

Harry se dépêcha de suivre les indications de son ancien professeur, son coeur battant à tout rompre et quand il eut rapporté les fioles à Rogue il garda son regard braqué sur le blessé, espérant qu'il s'en sorte. Les soins se terminèrent au bout de plus d'une heure et il aida celui qui avait pourri sa scolarité, à emmener Rabastan dans sa chambre. Il resta avec celui-ci le temps que Severus prenne une douche et se change. Il s'installa au bord du lit et prit une de ses mains dans les siennes.

- Aller… Me laisse pas tout seul coincé avec Rogue. Je tiendrais pas moi. Même s'il est plus sympa depuis que je suis ici avec toi. Je ne veux pas que tu meurs t'entends ? Rien que te voir comme ça j'ai l'impression de partir… Je ressens ta souffrance et je ne comprends pas pourquoi… Qu'est-ce qu'il se passe Rab ? Je ne sais pas quoi faire…

Il sentit le plus vieux le tirer à lui dans son sommeil et il se retrouva couché contre lui, un de ses grands bras autour de sa taille. Il se laissa faire, se sentant étrangement à l'aise dans cette position. Il finit d'ailleurs par s'endormir et c'est comme ça que l'autre sorcier les trouva quand il eut finit ce qu'il faisait dans la salle de bain.

- Reposez-vous bien tous les deux. Les prochains jours serons éprouvant. Tian, tu les gardes à l'oeil, je dois retourner à Poudlard.

- Oui Monsieur Rogue, répondit la créature.

Il était content de voir son maître ainsi avec Harry, et il savait que bientôt ils ne pourrons plus êtres séparés. Quand Rabastan se réveilla, il fut surpris de découvrir le jeune homme blottis contre lui, la tête sur son torse, et il ne put résister à son envie de caresser sa tignasse rebelle, allant même jusqu'à déposer un baiser sur sa cicatrice en forme d'éclair. Il ouvrit les yeux à ce moment-là et leva la tête pour regarder le Mangemort.

- Comment tu te sens Rab ?

- Mieux que sous la baguette de mon Lord… Tu sais que tu sens très bon au fait ?

- Merci, dit-il en rougissant, venant aussi de capter qu'il avait dormi appuyé sur le torse nu de l'homme. Ravi de le savoir.

- Qu'est-ce que tu as ?

- Euh… C'est que… Je… J'ai jamais dormis avec un homme à moitié nu avant…

- Et ? Je ne te plais pas Harry ?

- Si… C'est ça le problème. J'ai été élevé par des moldus. Les relations uni-sexe c'est… Pire que d'être un sorcier… Je... Je devrais pas avoir ce genre de pensées... Je... C'est pas naturel...

Rabastan regarda un instant le jeune homme, se demandant pourquoi personne dans le monde magique ne l'avait rassuré concernant ceci. Après tout il était un ado encore il y a pas si longtemps que cela, il pensait qu'il avait eut le temps d'avoir des petites copines ou copains, visiblement ce n'était pas le cas. Il soupira avant de déclarer :

- Tu ne devrais pas t'inquiéter pour ça. Dans notre monde ce genre de relation n'est pas mal vu, surtout avec l'adoption par le sang et des potions permettant à un couple d'hommes d'avoir une descendance. Sois tranquille, tu ne sera pas enfermé parce que tu es gay. Il y a bien pire dans la vie je te le garantis.

- Mais et toi alors ?

- Quoi moi ?

- Tu… Tu es attiré par… moi ?

- Je dois avouer que oui. Cependant, je comprendrais que tu ne veuilles pas, avec ce que tu as subis aux mains des moldus…

- Tu ne m'a jamais fait souffrir mais… Je me sens pas prêt…

- Quand tu le seras, je te promets que tu n'auras pas mal, je ne veux pas te blesser. Jamais.

- Eux ils aimaient me cogner… Je me souviens leur rire sadique et les coups pleuvant sur moi, dit-il en frissonnant à ce souvenir.

- Je vois… Je te garantis que si je les avaient sous la main, ils souhaiteraient ne jamais être venus au monde. Je leur ferais payer chèrement.

- J'imagine oui… Tu ne pars pas maintenant hum ?

- Non, je m'occuperais d'eux plus tard. Pour le moment c'est moi qui doit guérir, et toi aussi.

Harry eut un timide sourire suite à ces mots et il aida Rabastan à se remettre de ses blessures en lui donnant les potions prescrites par Severus.

Pendant ce temps, l'ordre du phénix cherchait toujours leur élu alors que le mois de Septembre était désormais tout proche. Les Weasley s'inquiétaient de son devenir, tout comme Remus et Minerva, tandis que d'autres ne voyaient que le fait qu'ils avaient perdu leur atout pour vaincre Voldemort.

- Harry est à peine adulte ! Il ne devrait pas avoir à combattre ! Aucun d'eux ne le devrait ! déclara l'enseignante de métamorphose.

- Albus lui a confié une tâche avant de mourir ! Il doit la remplir, pas fuir ! répliqua Elphias Dodge.

- Vous osez dire ça alors que vous n'êtes même pas sur le terrain ! Vous n'êtes qu'un gratte papier du Ministère ! protesta Lupin qui lui avait du essayer de convaincre des loups garous de se joindre à eux, ses yeux devenant ambrés alors que son épouse essayait de le calmer.

- Cela ne sert à rien de vous disputer ! On ferait mieux de retrouver Harry plutôt que de se battre entre nous, dit Hermione. Vous n'avez pas honte de cous disputer comme ça à vos âges ?

Les jumeaux Weasley se contentaient de suivre « l'échange » sans dire un mot, quand soudain Fred remarqua un oiseau blanc dehors et sortit. Il trouva donc, perchée sur la rambarde du jardin, Hedwige, qui cherchait son maître.

- Bonjour ma belle. Je suis désolé mais Harry n'est pas là. Tu vas devoir chercher ailleurs, dit-il en la caressant alors qu'elle hululait tristement.

Le jeune homme lui donna de quoi manger et boire puis l'emmena à sa chambre pour qu'elle puisse se reposer, sans dire aux autres qu'elle était là. Il la garda avec son jumeau durant plusieurs jours pour qu'elle puisse se reposer puis il la laissa repartir, lui confiant une lettre de leur part. Avec ça, il espérait qu'elle arriverait à le retrouver, en un seul morceau de préférence et croisa les doigts.

Elle n'y parvint cependant pas avant la mi novembre, atterrissant dans le jardin de la demeure des Lestrange où elle fut récupérée par Tian, tandis que Harry était dans les bras de Rabastan qui lui montrait qu'un moment entre deux hommes pouvait être doux et agréable. Il se sentait bien contre le corps de son âme sœur qui lui faisait découvrir des sensations qu'il n'avait jamais connu et il gémissait de plaisir, en redemandant. Ils restèrent ensembles ainsi un long moment avant de s'endormir, enlacés et comblés.

Le plus vieux se réveilla tôt le lendemain et prépara de quoi soulager l'éventuelle douleur de son partenaire, comme c'était la première fois, qu'ils allaient jusque-là et qu'il ne voulait pas qu'il en garde de mauvais souvenirs. Il demanda ensuite à son elfe de s'occuper du petit-déjeuner et celui-ci le prévint de l'arrivée de la chouette des neiges la veille.

- C'est une bonne nouvelle. Harry sera content. Elle avait du courrier ?

- Oui, une lettre des jumeaux Weasley.

- Parfait, tu la mettra au bord de son assiette pour le repas.

- Très bien maître, Tian le fera.

- Merci, tu peux disposer, dit Rabastan avant de caler de nouveau son amant dans ses bras.

Il nicha son visage dans son cou, respirant son odeur et il ne fut pas difficile pour lui de se rendormir en étant aussi bien installé. Quand il rouvrit les yeux, à une heure plus décente, c'est à dire, 9 h du matin, il sorti son compagnon des brumes du sommeil avec un tendre et langoureux baiser.

- Hum… Encore 5 minutes Rab… murmura-t-il.

- Tu es sûr ? Alors qu'il y a une amie à toi qui t'attends depuis cinq heures ?

- Qui ça ? demanda-t-il encore à demi endormi.

- Ta chouette. Et elle a une lettre pour toi.

- Quoi ?! De qui ?!

- Les jumeaux Weasley, dit-il alors que son âme sœur s'agite.

- Lâche moi je veux voir !

- Tu vas pas y aller en tenue d'Adam. Il y a que moi qui ait droit de te voir nu, souffla Rabastan dans son oreille avant de mordiller doucement son cou.

- Tu as raison, dit-il en s'asseyant doucement, grimaçant.

- Tu as mal où Harry ?

- A mes fesses… Tu peux arranger ça ?

- Bien sûr, dit-il en appliquant les produits nécessaires aux bons endroits avant d'emmener son aimé dans la salle de bain pour prendre une douche avec lui.

Une fois qu'ils furent prêts ils se rendirent dans la salle à manger et Hedwige vola à toute vitesse vers Harry, se posant sur son bras.

- Wow ! Doucement Hedwige. Oui moi aussi je suis content de te voir.

Elle hululait gaiement, réclamant des caresses alors que son maître s'installait à table. Il vérifia qu'elle était en pleine forme et la laissa se poser sur son dossier de chaise avant de remarquer l'enveloppe sous son assiette. Il la prit et l'ouvrit, avec les mains tremblantes, puis lu :

« Salut Harry !

On espère George et moi que ta chouette te trouvera bien portant et en sécurité. En ce moment le monde de la magie est complètement fou, entre les membres de l'ordre qui te cherchent partout et les Mangemorts qui ont attaqué plusieurs villes ces derniers temps, c'est le chaos. Maman, Papa et beaucoup d'autres se font du soucis pour toi. Hermione est actuellement à Poudlard avec Ron si tu reçois cette lettre trop tard. Ils ont sûrement trouvé un moyen de se cacher des nouveaux professeurs qui « enseignent » la DCFM et l'étude des moldus. On ne sait pas trop quoi faire pour changer les choses à part continuer de vendre notre marchandise. Nous aimerions que tu puisses nous aider à nous sortir de toute cette galère, mais nous savons aussi que tu as déjà traversé énormément d'épreuves. Nous ne t'en voudrons jamais si tu préférais rester loin de tout ça, on aurait sûrement fait le même choix à ta place. Si tu pouvais nous envoyer ne serait-ce qu'un petit mot pour rassurer les autres sur le fait que tu es en vie ce la nous ferait grand plaisir. Oh et aussi, bon anniversaire, profite bien de ta nouvelle liberté. A bientôt peut-être !

Les jumeaux Weasley. »

Il pleura à la fin de sa lecture et son compagnon le rassura comme il pouvait, comprenant son malaise par rapport au fait qu'il n'était pas possible pour lui d'aller voir ses amis.

- Au moins ils vont bien, c'est le principal non Harry ? demanda-t-il.

- Tu as raison… Mais j'aimerais les revoir… Ou au moins leur répondre. Cependant, je n'oses pas leur renvoyer Hedwige de peur qu'elle ne mène les autres Mangemorts ici…

- Je comprends. Je peux te prêter un des oiseaux que j'ai chez moi. Personne ne les vois jamais, mon frère n'a jamais été un grand fan d'animaux et Bella, bah… Elle n'aime personne.

- J'imagine que ce sera moins risqué, dit-il avant de manger tranquillement.

Le soir même il envoya un hibou avec sa réponse pour les deux rouquins puis fit une balade sur le domaine avec son lié. Il se sentait mieux maintenant, plus posé et attendait de voir si les deux farceurs allaient lui envoyer quelque chose une seconde fois. Il ne se passa cependant rien jusqu'au début décembre mais hélas ce ne fut pas du courrier qui vint, mais Bellatrix et Rodolphus Lestrange qui s'invitèrent chez Rabastan au moment du déjeuner alors que Harry était assit sur ses genoux.

- Potter ! Comment ça se fait que cet infâme sang-mêlé soit ici ?! s'exclama-t-elle.

Elle avançait furieusement alors que Harry descendait de son perchoir, son aimé se levant trop tranquillement pour que ce soit normal. Il attrapa la sorcière par la tignasse, gardant le jeune homme derrière lui et il prononça d'une voix glaciale :

- Tu poses ne serait-ce qu'un seul de tes doigts de harpie sur lui... un seul de ses cheveux est abîmé... je te garantis que le Lord ne retrouvera de toi qu'un tas de poussière insignifiant. C'est compris ?

- Tu ne serais pas capable de me faire de mal.

- Ah oui ? On parie ? dit-il avec un sourire mauvais. Je n'ai pas peur de mettre ton sang sur mes mains, mais on va régler ça dehors de préférence.

- Tu es sérieux ? Tu me tuerais au risque de t'attirer les foudres du Lord ?

- Il ne me fait pas peur, grogna-t-il alors que son frère se contentait d'observer en soupirant.

Ils s'affrontèrent du regard un long moment avant que Rodolphus se décide à stupéfixer sa femme, agacé par ce petit jeu.

- Elle me rend fou cette tarée. Vivement que je m'en débarrasse, dit-il. Désolé Rab, elle a insisté pour venir avec moi. Si j'avais pus j'aurais plutôt fait le déplacement avec mon lié.

- Ah bon ? Toi aussi tu l'as trouvé ?

- Oui sauf que le miens est dans le camp des Ténèbres. Enfin… Il ne fait plus de missions depuis qu'il est à Sainte-Mangouste…

- Il est dans un état grave ?

- Sa date de sortie est fixée pour le 25 décembre… J'espère pouvoir passer les fêtes avec lui cette année au moins… Toutes les autres ça a été plutôt compliqué… Et puis franchement ça fait un bail qu'il ne tue plus personne et moi non plus. Il réfléchissait à quitter la cause quand ma maboule de femme lui a envoyé des Sectumsempra dans l'abdomen…

- Putain… Ce sort c'est une vraie cochonnerie ! dit Harry. La seule fois que je l'ai utilisé Malfoy est resté plusieurs jours à l'infirmerie et Rogue l'a soigné.

- Un petit lion qui connaît un sort de serpent, c'est étonnant. Les jeunes d'aujourd'hui sont surprenant, dit Rodolphus.

- Peut-être que tu devrais demander à Severus d'aller le voir ton compagnon grand-frère. Moi je serais ravi de l'accueillir ici si Harry est d'accord.

- Tout dépend de qui il s'agit.

- Je ne peux pas le dire tant qu'elle est ici. Sinon elle risquerait d'aller l'achever et je n'ai aucune envie de mourir maintenant.

- Je comprends. Allez, on va s'occuper de son cas. Harry s'il te plais, aide Tian à débarrasser la table tu veux bien ? Tu as pas besoin d'assister à ça.

- Comme tu voudras Rab, ne soyez pas trop long.

- Cela ne devrait pas prendre trop de temps, dit-il en sortant avec son frère et Bella.

Le jeune homme soupira, il n'était pas très fan de comment les choses tournaient et espérait que Rabastan reviendra en un seul morceau. Il rejoignit ensuite l'elfe de maison dans sa tâche de nettoyer, en attendant que les frères Lestrange en aient terminé avec la cinglée qui avait assassiné son parrain deux ans auparavant. Quand ils se montrèrent à nouveau, Harry somnolait sur le canapé, le soir étant arrivé. Il allait s'endormir quand la porte d'entrée s'ouvrit pour le duo, le faisant sursauter alors qu'ils s'approchaient sans plus aucune trace de la sorcière derrière ou sur eux.

- Vous avez prit votre temps, c'est déjà presque l'heure du dîner, râla-t-il.

- Désolé mon chéri, il a fallut qu'on efface les traces.

- Vous êtes trop soigneux…

- C'était ça ou risquer d'être renvoyés à Azkaban pour meurtre, déclara Rodolphus. Et crois moi, c'est pas un endroit où on aimerait retourner…

- Hum… Je peux comprendre. Surtout avec les Detraqueurs… J'en ais des sueurs froides rien qu'en repensant à ce soir là dans le train, ou celui au lac, celui dans le tunnel où j'ai sauvé mon cousin, ou encore dans les airs pendant mon match de Quidditch en 5e année… Pire que des démons ces choses… Heureusement que Remus m'avait apprit le sortilège du Patronus.

- Tu as appris ce sort quand ? demanda Rabastan.

- En 3e année. A l'époque c'était un cerf mais j'imagine qu'il a du changer depuis que nous sommes liés toi et moi chéri.

- Sans doute, j'espère que tu n'auras jamais à le vérifier en situation de lutte contre ces saletés.

- Et moi donc Rab… Bon assez parlé de choses sinistres. Allons dîner.

- Bonne idée, et ensuite, je contacterais Severus pour ton lié frangin, déclara Rabastan.

- Merci bien petit frère, dit ce dernier avec un doux sourire avant d'accompagner le couple à table.

Après le repas, Rabastan utilisa sa cheminée pour contacter Severus, le mettant au courant du soucis de son aîné en lui remettant un parchemin, histoire que ce soit un peu moins audible pour les portraits, au cas où ils iraient moucharder. L'ancien professeur décida de se rendre de suite à Sainte-Mangouste, il trouva, dans la chambre du blessé, un Lucius vigilant qui veillait sur Yaxley.

- Qu'est-ce que tu viens faire par ici Severus ? Achever ce que Bella a commencé avec ton maudit sort ?! Qu'est-ce qui t'a pris d'inventer un truc pareil ?!

- Je suis venu pour réparer mon erreur, pas pour empirer les choses. Laisse moi passer histoire que je puisse voir ce qu'il se passe de plus près. Sinon je ne pourrais jamais le faire retourner auprès de sa moitié et je me ferais sonner les cloches.

- Comment ça ? Qu'est-ce que tu raconte encore ?

- C'est une longue histoire, dit-il en s'approchant doucement de Corban qui avait le torse couvert de bandages imbibés de sang et semblait très mal respirer. Bande d'incompétents ! Ils ont trop serré !

Il ronchonna et défit les bandes de tissus avant de lancer quelques sorts de son cru et fit avaler au sang-pur des potions bien à lui pour l'aider. Il fallut attendre un moment avant que cela ne fasse effet et les plaies commencèrent à cicatriser d'elle même tandis que le souffle de Yaxley redevenait plus régulier. Son état était désormais stable pour qu'il soit totalement soigné par les médicomages à partir du lendemain même.

Satisfait Severus expliqua ceci à Lucius avant d'aller voir le médecin en charge du sorcier plus âgé, puis il retourna à Poudlard et envoya un petit mot chez Rabastan pour l'avertir. En réceptionnant le message, il soupira de soulagement alors que son frère se préparait pour aller se coucher, il lui demanda donc :

- Les nouvelles sont-elles bonnes ?

- D'après les prognostiques de notre ancien camarade, ton lié devrait être remit sur pieds d'ici demain soir à conditions que les médecins sorciers soient moins emmanchés que d'ordinaire.

- Je vois qu'il adore toujours autant les membres du personnel de notre hôpital magique de Londres, marmonna Rodolphus dépité.

- Cela ne changera sans doute jamais. Allez, va te reposer, demain tu pourras le serrer dans tes bras sans risquer d'être surpris par ton épouse. D'ailleurs tu devrais passer à Gringotts pour signifier ton veuvage, et peut-être que ce serait une bonne idée que tu officialise ton lien d'âmes-sœurs auprès d'eux. Je compte faire de même pour celui que j'ai avec Harry. Ils sont tenus au secret professionnel après tout, sauf obligation.

- Je sais. Nous irons ensembles dans ce cas. Ainsi quand le lord voudra se débarrasser de ton amant ou du miens, nous serons encore plus protégés.

- En effet, bonne nuit mon frère.

- De même, pas trop de sport hum ?

- Mêle toi de ce qui te regarde, de toute façon t'entendra rien, pas comme avec Bella et le Lord.

- Me rappelle pas ça pitié… Heureusement que j'ai jamais eus d'enfants avec cette tarée, dit-il avant de se retirer dans la chambre que lui avait préparé Tian.

Au matin, plus loin de là, Corban reprit finalement connaissance et fut rafistolé, comme neuf. Lucius le mit au courant de ce qu'il s'était passé la veille, dont la disparition de Bella et la colère de leur Lord suite à cela. Mais le blond plus âgé n'en avait que faire, il voulait juste revoir son Rodolphus, ravi de savoir que celui-ci n'avait plus désormais la chaîne du mariage lui liant chevilles et poignets. Il s'attendait à le voir débarquer d'une minute à l'autre dans la pièce avec qui sait peut-être un petit cadeau. Il avait parfois des comportements de véritable romantique bien que la plupart du temps c'était plutôt son genre à lui-même.

Il regardait donc l'horloge, attendant, seul, que le temps passe, son garde malade ayant été rappelé à son manoir pour un problème apparrement lié à son fils. C'est dans l'après-midi que son âme sœur décida de pointer son nez en compagnie de Rabastan, et, à sa grande surprise, de l'élu. Son homme lui fit signe de ne rien dire puis ils quittèrent discrètement l'hôpital avant de gagner Gringotts, quand ils furent dans un bureau en présence de leurs gérants de comptes respectifs, ils expliquèrent la situation puis s'occupèrent des différentes mesures à mettre en place pour avoir la paix à l'avenir.

- Bien, maintenant que cela est réglé, en cas d'ennuis avec le Ministère, vous n'aurez qu'à envoyer Monsieur Potter nous chercher et nous viendrons vous aider au besoin, déclara Gripsec.

- Parfait maître gobelin. Merci beaucoup à vous, dit Rabastan très courtois avant de rentrer chez lui avec sa famille un peu étrange.

Ils purent à compter de ce moment, préparer les fêtes avec entrain, mettant en place de belles décorations et parcourant quelques boutiques discrètes pour rassembler les cadeaux pour eux quatre. Aucun d'eux ne répondrons aux appels du Lord de décembre à la mi janvier, malgré l'inconfort que cela risque de leur causer. Ils ne désiraient qu'un peu de vacances en ces temps de guerre, qui plus est, Corban était encore en convalescence et devait rester tranquille encore quelques semaines pour éviter que ses blessures ne risquent de se rouvrir. Il ne se privait pas pour autant de participer avec les autres, il ne comptait pas rester assit à rien faire non plus.

Son lié le regardait toujours, un air inquiet sur le visage, veillant sur lui comme une maman oiseau veillerait sur son poussin. Il trouvait ça agaçant, mais en même temps il comprenait parce que Rodolphus avait eut la peur de sa vie en le voyant inerte dans son propre sang après l'attaque de Bella. Il arriva cependant à le convaincre de se calmer avec un peu d'aide, lui prouvant qu'il n'était pas si fragile que cela en ramenant le sapin de Noël sans aucun problèmes. Ils l'installèrent ensuite dans le salon et « l'habillèrent » de guirlandes colorées, de sphères peintes, et d'une belle étoile, placée au sommet par Harry. Ce dernier était enthousiaste à l'idée de passer les fêtes avec les trois hommes, qui bien qu'ils ont été de terribles Mangemorts, étaient au final des types très sympas qui lui donnaient l'impression d'avoir enfin une véritable famille.

Elle était peu conventionnelle, mais pour lui elle était parfaite, la seule ombre qui restait au tableau c'était le fait que le Lord pouvait venir leur voler dans les plumes à tout moment. Mais heureusement pour ça ils avaient un plan, ayant réussit à détecter les Horcruxes du Lord avec celui découvert dans le coffre de Bella, tous gardés par les Gobelins jusqu'à ce que signal leur soit donné qu'il était temps de les détruire. Il ne leur manquait que Nagini, et ils le savaient maintenant grâce à Severus, celui dans la tête du jeune Gryffondor, bien décidé à affronter sa Némésis une fois les fêtes passées. Il espérait juste qu'une fois cela fait on ne lui demandera plus de risquer sa vie pour les autres, il avait assez fait depuis sa première année à Poudlard.

Quoi qu'il en soit il était impatient d'être au 25 et de découvrir ces cadeaux. Il se demandait si ses amis allaient penser à lui ou pas ce Noël, peut-être que les jumeaux relaierons les paquets via le hibou de Rab qu'il leur avait envoyé. Le temps passa tranquillement et bientôt le manoir fut paré pour l'événement. Il était magnifique, et bien moins sinistre que d'ordinaire ce qui changeait beaucoup pour les deux frères qui avaient toujours connus les lieux assez froid. Rabastan sorti également de sa pièce sombre le portrait de ses parents afin qu'ils puissent participer aux conversations durant le dîner et tous écoutèrent le plus jeune qui racontait tant ses désastreux Noëls avec les Dursley, que ceux passés à Poudlard qui ont été choquants pour lui notamment son premier déballage de cadeaux durant lequel il avait reçus sa cape d'invisibilité.

Lorsque vint le moment d'échanger les paquets, ils s'installèrent dans le salon et ils allaient déballer le premier quand leurs marques commencèrent à les brûler, les faisant se crisper de douleur.

- Ah non ! Pas aujourd'hui face de serpent décrépite ! gronda Harry avant d'envoyer un signal magique à Gripsec puis il transplana à la source du message de la marque, directement dans le manoir Malfoy, le regard assassin.

- Potter ! Comment tu as passé les défenses du Manoir ?! s'exclama Drago.

- J'ai simplement suivis le fil noir de la marque. Facile avec une bonne motivation. Mais je ne suis pas là pour m'occuper de toi Malfoy.

- Où te cachais-tu petit élu ? dit la voix sifflante de Voldemort.

- Loin de vous. Mais aujourd'hui c'était vraiment pas le jour pour me déranger, alors, venez vous battre si vous l'osez !

- C'est toi qui est venu aux dernières nouvelles.

- Certes, mais parce que vous avez appelé MON compagnon. Et que nous célébrions tranquillement Noël en famille quand votre saloperie de marque l'a brûlé.

- Comme c'est intéressant.

- Je peux le manger mon parleur ? demanda Nagini.

- Non mais le goûter, certainement, répondit le Lord.

Le Gryffondor attendit que le serpent soit assez proche avant de sortir un couteau dont la lame est imbibée de venin de basilic une fois sortie de son fourreau, et il tua le serpent, provoquant une affreuse douleur au seigneur des Ténèbres qui lui lança un Avada pour venger son familier. Harry s'y attendait, mais il ne l'évita pas, ça faisait parti du plan, il tomba alors inerte et son âme sœur senti cela, c'était le signal qu'il devait attendre pour en donner un 2e aux Gobelins, même si ça lui faisait affreusement mal.

- J'espère que tu ne t'es pas trompé mon lion… murmura-t-il tout en effectuant sa part dans le plan de son aimé qui se retrouva dans une étrange gare blanche lui faisant penser à King's Cross.

Là-bas, il rencontra Albus Dumbledore qui l'attendait et lui offrit un sourire.

- Tu es là plus tôt que je ne le pensais mon garçon. Mais c'est tant mieux. Cela lui évitera de me rejoindre tout de suite. Il a encore des choses à faire.

- De qui parlez-vous professeur ?

- Gellert Grindelwald. Mon amour de jeunesse. Il est sûrement encore à Nurmengard à se faire des cheveux blancs… S'il te plais, rends moi service, quand tu reviendras à toi, sauve-le. C'est mon souhait pour ce Noël. Et prends soin de lui pour moi. Il en aura besoin.

- Je ne peux pas te refuser ça grand-père. A bientôt sans doute.

- Depuis quand tu m'appelle comme ça ?

- C'est toujours ainsi que je vous ais considéré, dès mon premier séjour dans l'infirmerie de Poppy. Je n'ai juste jamais eus l'occasion de vous le dire.

- Tu me fais un si joli cadeau de Noël. Va maintenant, je suis en paix.

Harry lui fit une bise avant de prendre le train pour revenir à la vie et alors qu'il était au sol, il vit que Voldy allait pas très bien. Cela prouvait que Rabastan n'avait pas oublié, il ne lui restait plus qu'à se débarrasser de l'âme principale, et la tout sera fini.

- Hey ! Tu m'as loupé ! Tu te fais trop vieux peut-être Tom ? dit-il avec un air moqueur.

- Non c'est pas possible ! Qu'est-ce qui faut que je fasse pour me débarrasser de toi ?!

- Un duel en bonne et du forme. A moins que tu ne te sentes pas dans ton assiette ?

- Très bien Potter. Allons dehors, dit-il avant de gagner le jardin, maculé de poudreuse.

Une fois les saluts traditionnels effectués, le combat commença sous les regards des Mangemorts rassemblés sous le toit des Malfoy. Les échanges étaient réguliers, redoutables, et puis d'un seul coup les deux baguettes furent reliées comme durant leur combat au cimetière en 4e année. Le rayon rouge prit finalement le pas sur le vert et le Lord noir fut réduit à néant pour de bon.

- Cette fois c'est terminé. Je vous conseille de partir pour ceux qui ne vivent pas ici. Les Aurors apprendrons bientôt sa mort, et dès lors la chasse commencera, prononça-t-il avant de transplaner devant les regards choqués de Drago et de ses parents, avec dignité.

En apparaissant dans son salon il fut enlacé par Rabastan qui murmura soulagé :

- Tu as réussis… Tu es vivant… Merci Magia…

- Tout va bien Rab, dit-il en caressant ses cheveux. Calme-toi.

- Tu es bien serein pour un homme revenu de la mort.

- J'ai eus de bons conseils, et il me faut aller voir quelqu'un. Ce soir nous allons avoir un invité très spécial. Je vais aller le chercher avec Tian. Si tu pouvais préparer une chambre d'amis et prévenir Severus, ça m'arrangerait, il aura besoin de soins.

- Qui est-ce ?

- Un vieil homme qui en a trop vu au cours de sa vie et qui a besoin qu'on l'aide à remonter la pente, déclara-t-il avant de s'évaporer avec l'elfe de maison.

Les frères Lestrange soupirèrent en se regardant puis ils firent ce qu'il avait demandé, tandis que lui arrivait au château de Nurmengard. Il y trouva dans sa cellule un vieil homme aux cheveux blonds quasiment totalement devenu blanc, il jeta un sort pour le libérer de ses chaînes et s'approcha.

- Monsieur Grindelwald ? Vous m'entendez ? demanda-t-il.

Il entrouvrit les yeux et le regarda un instant avant de demander :

- Qui es-tu ? Que viens-tu faire ici ?

- Je suis là de la part d'Albus. Il m'a demandé de vous sortir d'ici, et de veiller sur vous, comme il ne peut plus le faire lui-même.

- Mon Albus… Cela ne serait jamais arrivé si j'avais fais les bons choix…

- Vous avez encore du temps devant vous pour vous rattraper. Venez Gellert. Vous avez le droit de fêter Noël. Je vais vous ramener en sécurité, comme il le voulait.

- Quel est ton nom ?

- Lord Harry James Potter-Black aux dernières nouvelles, dit-il amusé.

- Je vois… Albus m'avait dit que s'il lui arrivait quelque chose tu viendrais… Mais… Je… J'avais perdu espoir…

- Ne vous inquiétez pas. Cela arrive même aux meilleurs, murmura-t-il avant de le ramener au manoir Lestrange où il fit soigné par Rogue.

Quand il fut guérit après plusieurs heures, la chasse avait commencé déjà au sein du Ministère.

Harry était resté près du vieil homme durant les soins et Gellert en avait profité pour le détailler un peu. Il se souvenait avoir déjà vu des photos que Albus lui avait amené parfois. Il trouvait qu'il avait beaucoup grandit et mûri avec les années et c'était sûrement une bonne chose. Il tourna ensuite son regard vers l'autre homme qui malgré qu'il ne s'est pas présenté, lui était familier.

- Severus… Vous savez que ce n'est pas votre faute n'est-ce pas ? Le choix de mon compagnon était prit depuis longtemps. Il ne voulait plus vivre davantage. Pas avec cette douleur et le poids de ses choix sur les épaules. Il est sans doute mieux là où il est.

- Je sais… Mais j'aurais voulus faire plus pour lui.

- Vous avez déjà beaucoup fait. Il vous considérait comme son fils et Harry comme son petit-fils. Maintenant il ne vous reste qu'à profiter de la vie.

- Et vous alors ?

- J'ai des choses à faire. Notamment concernant Abelforth mais ça c'est une autre paire de manches, dit-il en se levant doucement. Et puis je dois veiller sur vous deux maintenant. Sur cette drôle de famille que Albus et le destin ont réunis.

Les deux plus jeunes sorciers lui sourirent puis l'aidèrent à gagner le salon où ils le présentèrent aux autres. Rabastan était ravi de faire la connaissance de ce Mage noir et discuta avec lui un bon moment alors qu'ils ouvraient les cadeaux. Ils ne furent heureusement pas interrompus à nouveau et ils profitèrent du calme pour aller ensuite dehors, faire des bonhommes de neige.

Quand les fêtes furent passées, le Gryffondor du retourner à Poudlard après le procès ayant accordé la liberté aux Mangemorts de sa famille. A son arrivée, il fut accueillis par une Hermione radieuse, suivie par Neville ayant Luna à son bras, un Ron suivant lentement et quelques autres amis.

- Alors comment c'était dans le vivarium ? demanda-t-il.

- Les Slytherins sont moins terribles que tu ne l'imagine Ron. Enlève donc tes œillères et ouvre toi aux autres. La guerre est finie, il est grand temps que la rivalité stupide entre les maisons disparaisse aussi, c'est ce que Dumbledore aurait voulu.

- Comment tu peux le savoir ?

- Je le sens c'est tout, dit-il en caressant délicatement la chevalière des Potter Black à son doigt avec juste en dessous, une bague assez simple avec un rubis en centre.

- C'est quoi ça Harry ? C'est nouveau non ? demanda Luna.

- Je suis fiancé Luna. Il m'a demandé en mariage en sortant de son procès.

- J'espère qu'il s'occupera bien de toi, sinon je lui enverrais mes Joncheruines.

- Ne t'en fais pas. Il ne compte pas me blesser. Bon, on y va ? On a plein de choses à apprendre encore pour cette année.

- Tu es sûr que ça ira pour rattraper ? demanda Hermione.

- Te fais pas de soucis pour ça. Ils se sont occupés de me garder au niveau. Et dans le pire des cas, je n'aurais qu'à réviser avec toi et les autres.

- Tu as raison Harry, dit-elle avec un sourire radieux.

Quelques temps plus tard, une fois diplômés, les jeunes gens se rassemblèrent à Poudlard et un mariage des plus inattendu eut enfin lieu. Les anciens Mangemorts comme les Malfoy étaient installés du côté du marié le plus âgé. Gellert se trouvait de l'autre côté, placé juste derrière Xenophilius et sa fille Luna. Il regardait avec fierté son petit-fils de coeur arriver dans un costume blanc en compagnie de Minerva McGonagall, suivit de près par Abelforth. Les vœux furent échangés, suivit d'un langoureux baiser et un tonnerre d'applaudissement retenti. Quantité de belles choses les attendaient encore. Pendant ce temps, là-haut dans le ciel, les proches qu'il avait perdu les regardaient. Ils veillaient sur eux de leur perchoir, une rouquine blottie dans les bras d'un grand brun, un chien noir couché près d'eux, et plus loin un homme aux cheveux blancs et aux robes bariolées qui dit :

- Bonne chance Harry, et Gellert. Je vous aime tous les deux. Soit heureux avec Rabastan mon grand. Puisse votre vie être encore longue et belle.