Bonjour

Beaucoup de réactions mitigées pour le précédent chapitre^^ Voyons la suite

angemewmew : J'espère que ton petit coeur aura tenu le coup jusqu'à aujourd'hui. Je m'en voudrais sinon^^

Ohhfemmeluxieuse : Le chapitre précédent se termine sur la phrase qui va changer définitivement leur vie, après le reste est illusoire, donc la coupure brusque est totalement assumée. C'est un peu comme une fin de scène dans une série Tv. Après peut-être que ça marche, peut-être que ça marche pas^^' donc je comprends la possible impression d'inachevé...

Babylon :Tu peux te laisser aller à insulter (un peu) Ginny (je pense que tu n'as pas été la seule personne). Mais je tiens à défendre mon personnage^^'

stormtrooper2 : Harry et Ginny sont enfin libérés l'un de l'autre oui! Rien n'est immédiat, c'est sûr, mais le plus important c'est déjà de le vouloir.

brigitte26 : Je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est un Harry/Draco donc l'histoire est centrée sur eux mais Ginny doit aussi écouter ses besoins.

Doucette77 : Eh bien si ça t'a étonné, sache que la réaction de Ginny n'est pas terminée!

lesaccrosdelamerceri : La séparation est rapide et, en même temps, pas tant que ça, étant donné que ça fait un moment qu'ils ne se supportent plus. C'est souvent comme ça, ça traine pendant une éternité et quand enfin ils prennent la décision, c'est immédiat. Enfin il me semble.

LoupSpell : Eh oui, toute séparation est compliquée. Mais il peut compter sur ses amis.

Luzula-spicata : Merci beaucoup pour ton commentaire qui m'a fait très plaisir. Je crois que tu es la seule personne (ayant commenté) à avoir intégré mon écriture de la séparation.

Liliphantom : Bonjour et bienvenue à toi sur cette fic. Merci d'abord, je suis contente que ça te plaise. Après ce n'est pas vraiment comme ça que je décrirais le personnage de Ginny mais passons.

Bonne lecture!


Chapitre 9

Je ne sais combien de temps, je reste prostré sur le canapé à dire des mots d'amour à mon fils. Le son de la porte qui claque me revient mais c'était peut-être il y a cinq minutes comme il y a une heure. Je finis par me lever et me diriger lentement vers la chambre, James endormi dans les bras.

Ginny a pris un maximum de ses affaires. Elle est partie. Je souffle, soulagé et submergé à la fois.

Je retourne dans le salon. Si je commence à réfléchir, je vais paniquer. Une information à la fois. Je me rassieds sur le canapé, James endormi sur les jambes. Le temps s'écoule lentement. Tout va très bien se passer. Il faudra juste que j'amène James au travail demain et je verrai avec McGonagall comment concilier le travail et la garde de James. Je demanderai un mi-temps et je pourrais m'occuper de James tout en travaillant. Il participera à la vie de l'orphelinat, pendant que moi je donnerai cours et il mangera avec les autres bébés. Mes yeux s'écarquillent alors d'horreur. James est nourri exclusivement au lait maternel. Il n'accepte de biberon que rarement. Comme s'il avait senti que c'était le bon moment pour me plonger davantage dans la panique, James se réveille. Et James a faim. Je me maudis de ne pas y avoir pensé plus tôt et me précipite vers le frigo. Il doit bien rester un peu de lait maternel au frigo. Les bocaux en verre jonchent le sol de la cuisine alors que je renverse les objets qui m'empêchent d'accéder au fond du frigo. Il y avait au moins un ou deux biberons de lait dans ce frigo, j'en suis sûr !

James hurle, se débat dans mes bras, je retourne dans le salon le harnacher dans son transat et cours à nouveau dans ma cuisine. J'ouvre le congélo en panique. Elle n'a quand même pas… ? J'écarte les glaces et autres denrées alimentaires sans intérêt. Aucune poche de lait maternel. Elle avait pourtant commencé à faire du stock il y a un mois. Ma tête bourdonne, j'arpente la cuisine, essayant de comprendre. Elle a embarqué tout le stock de lait maternel ? Par simple plaisir de faire du mal ? Parce qu'elle savait que, sans ça, il me serait impossible de nourrir James ? Les pleurs de James me sortent de ma torpeur et c'est là que je vois le lavabo. Les poches de lait maternel congelé sont là. Éventrées, dans le lavabo. Un mot gribouillé sur une feuille « Je te laisse la garde exclusive alors je repars avec mes seins, démerde-toi ! »

Comment peut-on être aussi mauvais ?

Sonné, je retourne dans le salon. Je récupère James en crise. Et attrape mon téléphone. J'appelle Neville. J'attends impatiemment. Il ne décroche pas. J'ignore totalement l'heure qu'il est mais j'ai besoin d'aide. Une chose que j'ai apprise à l'orphelinat. Ne jamais avoir peur de demander de l'aide. Ne jamais attendre qu'il soit trop tard. Qu'une erreur irréparable soit commise. Qui vienne gâcher votre vie. Et celle de votre enfant. Appelez à l'aide.

Neville ne répond pas. Je laisse un message sur son répondeur. Je prends une grande inspiration et tente de garder le semblant de calme qui me reste, en rétablissant James qui se tortille dans mes bras en hurlant. Après une seconde de réflexion, je récupère mon téléphone et appelle Draco. Après quelques sonneries, il répond. Je n'entends pas ce qu'il me dit, James hurle trop. Je me précipite dans sa chambre et le pose dans son berceau, il hurle de plus bel d'être ainsi abandonné.

Je cours dans le couloir où ses cris ne pourront plus couvrir ma voix et reprends le téléphone.

« Allo Draco ?

-Harry ! Mais qu'est-ce qu'il se passe ? James est malade ?

-Non non. Il n'est pas malade. Il a faim mais Ginny s'est barrée et j'ai pas de lait maternel. Il faut que quelqu'un m'amène du lait maternisé. James est en furie.

-Je t'amène du lait tout de suite, Harry, ne t'en fais pas !

-Je suis désolé de t'appeler Draco, vraiment…

-Harry… Tu as très bien fait de m'appeler. Tu as fait ce qu'il fallait, j'arrive tout de suite avec le lait pour que James mange mais avant ça, il faut que tu te calmes.

-J'ai laissé James dans sa chambre, je ne veux pas le laisser seul plus longtemps.

-Non ! Harry, tu es paniqué là, ça ne va pas l'aider à se calmer. Tu l'as posé Harry, c'est très bien. Maintenant, il faut que tu prennes quelques secondes pour te calmer. Inspire. Ferme les yeux. Expire. Inspire. Expire. Encore une fois. Inspire. Et expire. Voilà. Tu es un bon père. Va t'occuper ton fils. J'arrive. »

Je raccroche, j'ai retrouvé mon calme. Je retourne dans la chambre où James s'égosille à plein poumon dans son berceau. Dès que je l'attrape, il se calme. Je m'assieds dans le fauteuil dans sa chambre et le câline. Je suis soufflé par la vitesse à laquelle il s'est calmé. Il avait juste besoin de sentir que moi j'étais calme.

« On va attendre un peu que Draco arrive et tu pourras manger, mon cœur, d'accord ? Je sais que tu n'as jamais bu de lait maternisé mais, tu verras, c'est très bon. »

J'espère vraiment que James acceptera le lait maternisé. Je fredonne une chanson plus pour me rassurer moi que lui. Il ne faut pas que je panique à nouveau. Draco va arriver, James va boire son lait puis je vais le coucher. Je suis un bon père. J'entends la voix de Draco me répéter en boucle que je suis un bon père. Je m'y accroche.

...

James est endormi. Le goût du lait maternisé l'a surpris mais il l'a accepté sans rechigner.

Je me dirige vers le salon et m'affale sur le canapé, exténué. Draco est assis dans un fauteuil et me laisse quelques secondes avant de se relever, nerveux :

« Je vais y aller si la crise est passée…

-Oh okay. Tu ne veux pas boire quelque chose avant de partir ou…

-Non non, ça va, je vais te laisser te reposer.

-Merci beaucoup Draco. Oh dis-moi combien je te dois pour la boîte de lait.

-Non je t'en prie, c'est pas la peine. »

Il n'ose rien toucher, rien regarder, il a l'air très mal à l'aise d'être ici. Dans la maison que j'ai partagé avec Ginny. Mais il ne m'a même pas demandé pourquoi Ginny n'était plus là. Avant que j'aie pu dire quoique ce soit, il s'est dirigé vers la sortie et ouvre la porte. Je l'interpelle vivement avant qu'il ne la franchisse mais nous sursautons tous les deux alors que Neville est posté derrière, essoufflé :

« Harry ! Tout va bien ? Tu m'as laissé un message paniqué sur mon répondeur. Et quand je l'ai vu, tu ne répondais plus au téléphone.

-Oh… Oui. Désolé pour ça Neville. Mais comme tu ne répondais pas, j'ai appelé Draco.

-Okay. Cool, tu as bien fait. Vraiment désolé de pas avoir répondu ! »

Draco sourit :

« Bon ben tu es entre de bonnes mains, je vais filer. Bonne nuit les garçons, à samedi. »

Neville est un peu pris de court alors que Draco s'en va :

« Euh bonne nuit… C'est pas moi qui l'ai fait partir, j'espère ?

-Non, t'inquiète pas, il fuyait déjà. Désolé, j'ai plus regardé mon téléphone quand Draco est arrivé avec le lait.

-Oui, raconte-moi un peu. Qu'est-ce qui s'est passé ?

-J'ai quitté Ginny. Elle a fait ses valises et a détruit tout le stock de lait maternel qu'elle avait fait, pendant que j'avais le dos tourné.

-C'est pas vrai !

-Attends, je vais te montrer le mot… »

Je cours chercher le fameux bout de papier qui m'a fait paniquer y a une heure. « Je te laisse la garde exclusive alors je repars avec mes seins, démerde-toi ! » Neville écarquille les yeux en bégayant presque :

« Elle te laisse la garde exclusive ? »

Je hoche la tête comme un dément alors qu'il lit et relit le mot.

« Tu veux boire quelque chose ? J'ai un très bon whisky. Je l'ai acheté dans un Salon l'année dernière. Tu verras, il est délicieux. Le producteur est un chocolatier qui s'est reconverti dans l'alcool alors je peux te dire que c'est fameux. »

Je bondis dans mon placard pour en sortir la très belle bouteille encore intacte. Les lettres d'or semble presque se mouvoir sur la bouteille « Whisky Pur Feu ». Il hésite, ne sait pas si c'est raisonnable… J'insiste :

« James est couché… Tu es venu jusqu'ici… Et bordel ! La garde exclusive de mon fils, ça se fête !

-… Il faut encore qu'elle tienne parole jusqu'à la fin des démarches…

-Ne porte pas la poisse, Neville !

-… Très bien. Mais un verre ! »

Je souris et bondis chercher de beaux verres avant d'ouvrir la bouteille. Je le sers et lui tends son verre, en lui collant direct sous le nez (« Sens-moi ça ! ») Il rigole de mon excitation. Nous trinquons. Puis il reprend :

« Comment l'a pris Draco, au fait ?

-Il n'est pas encore au courant.

-Quoi ?

-Je ne sais plus comment je l'ai dit. J'étais paniqué, je te rappelle ! Mais je crois que j'ai juste dit que Ginny n'était pas là et que j'avais besoin de lait, pas qu'elle avait fait ses valises parce que je l'avais quittée… Et puis j'allais lui dire mais il a fui dès que la crise était passée. Bref, j'ai d'autres priorités là ! Tu vas devoir bosser encore plus, mec… Je vais aller voir McGo demain et lui demander un mi-temps…

-Oh… Oui, c'est normal, je comprends… On pourrait peut-être embaucher quelqu'un à mi-temps…

-Qui bosserait à mi-temps à Poudlard ?

-J'en sais rien. Un étudiant ?… »


Des coups à la porte me réveillent brusquement alors que je m'étais assoupi avec James endormi dans les bras, sur le canapé. La nuit a été compliquée, James ne comprenant pas pourquoi sa mère n'est plus là pour l'allaiter. Les coups à la porte se poursuivent et mon téléphone vibre en même temps. C'est un appel de Ron. Bon ben je suppose qu'il est déjà au courant du départ de Ginny… Je rejette l'appel et lui envoie un sms :

« C'est toi à la porte ? Utilise tes clés, James est endormi sur moi. »

Ron et Hermione font bientôt irruption dans mon salon. Ron attaque direct :

« Hermione a entendu par Lavande que Ginny était chez Padma et Parvati. »

Je souffle de désespoir à la phrase alambiquée de Ron.

« Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Tu savais que ça n'allait pas, non ?

-Ouais mais… elle est partie sans James. Je pensais que vous alliez régler ça en continuant à habiter un temps ensemble, le temps que tu trouves un appart.

-… Elle me laisse la garde exclusive. »

Ron reste sans voix, Hermione idem derrière. Il semble comme sonné :

« Mais… mais… vous ne faites pas une garde alternée ?... Comment elle peut… ? C'est son fils quand même !

-Ron, à part l'allaitement, elle n'en avait rien à faire… Elle n'a pas envie de cette vie-là. Elle aurait toujours des droits de visite mais honnêtement je ne suis même pas sûre qu'elle vienne. Les derniers papiers signés, je suis sûre qu'elle va aller faire le tour du monde. Ça a toujours été une globe-trotteuse, on l'a juste enfermée pendant quelques mois. James n'était pas prévu et notre couple ne marchait même pas. On ne va pas se forcer à vivre ensemble. Je suis sûr que quand on se reverra, on sera vraiment content de se voir. Mais James était devenu une corvée pour elle. Ta mère lui avait mis la pression avec l'allaitement. Au final, quand j'y pense, ce n'était même pas un acte de méchanceté quand elle a tout détruit, c'était juste sa façon de se libérer.

-… Détruit quoi ? De quoi est-ce que tu parles ?

-Oh… elle a détruit tout le stock de lait maternel qu'elle avait pris des heures à tirer.

-Quoi ?

-J'ai pas eu le temps de nettoyer, tout est toujours dans la cuisine, si vous voulez aller voir. Vous connaissez le chemin, je laisse James dormir. »

J'entends le cri de surprise de Ron, alors que je me perds dans la contemplation de mon fils qui me dort dessus. Son acte me paraît moins odieux, verbalisé de la sorte. Ce n'est pas le cas de Ron visiblement… Il en est rouge d'indignation. Il fait les cent pas dans le salon, ouvrant la bouche de temps en temps pour dire quelque chose avant de secouer la tête et de repartir à faire les cent pas de plus bel. Je le laisse évacuer à sa façon, tout en le menaçant de le tuer s'il réveille James. Tout à coup, mon téléphone vibre. C'est Hermione. Depuis la cuisine ?

« Je vais tout nettoyer Harry mais avant j'ai pris des photos… si jamais tu en as besoin pour la garde… Ne dis rien à Ron. »

Mon cœur fond un peu. Je ne m'attendais pas vraiment à être soutenu de prendre la garde exclusive à Ginny. Quelle idiote ! Elle a creusé sa propre tombe. Je réponds immédiatement :

« Merci Hermione. Mais je ne les utiliserais pas.

-Je te les envoie quand même… et j'aurai les doubles… »

Et effectivement, je reçois une bonne dizaine de photos prises sous plein d'angles différents.

Mais comme je l'ai dit à Hermione. Je ne les utiliserai pas. Je n'en aurais pas besoin si on fait tout à l'amiable.