C'est ainsi que nous convînmes tous les trois que se serais moi et Ko, qui jouerions. Switch préféra nous encourager. Il était de toute façon impossible de ne pas laisser jouer Ko, celui-ci brulait d'un enthousiasme épeurant. Switch me prêta ses vêtements de sports et nous nous rendîmes dans le gymnase quatre.
Lorsque nous entrâmes nous fîmes accueillit chaleureusement. Je sentis la plupart des regards se tourner vers Himeko et un étrange de sentiment de protection flotta dans mon estomac. Ko, lui, ne remarqua rien du tout. Teppei s'approcha de nous avec des dossards, un bleu et un rouge. Je me retrouvai dans l'équipe inverse de Ko.
J'étais un peu stressé, puisque je n'étais pas le gars le plus sportif. De plus, les règlements du basket m'étaient un peu vague. La seul chose d'ont j'étais certain, c'est; tire dans un panier, de préférence pas le tien…. Mais bon, c'était une demande d'aide, alors j'allai donner le maximum.
- Aller les mecs! Let's go! W comme winner, I comme idiots, N comme nuls, WIN! Encouragea Switch.(⁰⁰)° Sa voix informatique douloureusement aigue.
Ce mec…
L'arbitre siffla et la partie commença. Je savais Himeko, sportive et forte, mais elle démolissait littéralement l'équipe adverse, un sourire fou sur les lèvres. Pour ma part, je faisais de belles passes…
C'est ainsi que mon équipe perdait pour la mi-temps. Nous avons tout décider de pendre une pause et je rejoignis Switch sur les bancs.
- Otsukaresama desu! (Vous avez bien travaillez, félicitation!) Avec la distance que me permet le fait d'être spectateur, je peux clairement voir que ton équipe perds Bossun.
- Pas besoin de distance, c'est aussi flagrant qu'un caca sur la neige…
- Hahaha, Bossun, qu'elle comparaison de merde! Rigola Ko.
Même son âge mental s'était inversé… Pendant que nous discutions, je remarquai qu'un groupe de joueurs semblait s'être mis à part et discutaient vivement. Je fus surpris lorsque je les vis regarder vers nous avec une expression goguenarde. Je me demandais ce qu'ils se disaient. Mais bon, tant pis.
La partie repris après cinq minutes.
- Je veux un G, comme garçon, un O comme olive. Go Garçons-olive! (ノ*°*)
Ce gars n'avait honte de rien. C'est quoi ce genre d'encouragement…
Mon équipe demanda un caucus et c'est ainsi que je me retrouvai avec un groupe d'homme ou la passion de gagner flamboyait. Teppei était dans mon équipe et se trouvait à en être le capitaine.
- Je sais que la partie est en notre défaveur, mais notre honneur d'homme ne connait la défaite que par l'abandon. Voulez-vous abandonner et perdre cette virilité en chaque homme?
- Non!
- Alors ne baissons pas les bras et donnons notre maximum! Rien n'est encore décidé!
- Hi!
Un jeune homme leva la main.
- Oui Sakamoto-san? Demanda Teppei.
- C'est que, c'est gênant à dire, mais je n'arrive pas à marquer mon joueur adverse, Onizuka-san…
- C'est vrai que c'est l'atout redoutable de l'équipe adverse… Et qu'elle est dangereuse. Concéda Teppei. Nous devrions ajouter un autre marqueur pour elle.
- Je veux bien le faire. Rigola un joueur. Je le reconnu comme un garçon du groupe qui nous reluquai pendant la pause.
- C'est d'accord. Jouons!
Gonflé à bloc, nous nous rendîmes sur le terrain. Toutefois, je remarquai que trois joueurs trainaient derrière. Je ralenti un peu et écouta leur conversation discrète.
- Tu vas voir mec, je vais les lui toucher. Rigola un.
- C'est si tentant, elles les agitent dans tous les sens. Je n'arrive même plus à me concentrer sur le ballon. Marmonna l'autre.
- Comme du pudding. Surenchérit le troisième.
De quoi parlaient-ils?
- Commencé! Cria l'arbitre.
Tous se passa sensiblement comme la première mi-temps. Himeko faisait des ravages. Je la vis dribler et se débattre avec les deux marqueurs qui l'entouraient. Ils faisaient un bon mur devant elle. Soudain, le gars qui s'était offert comme deuxième marqueur fit un mouvement brusque et son coude frappèrent la poitrine d'Himeko de plein fouet.
- Oy mec, c'est sensible ici! Connard. Gronda Himeko.
- Une fille devrait s'attendre à ce genre de chose en jouant avec des gars. Rigola l'autre.
Cela me dérangea, mais je savais qu'Himeko était très capable de se défendre. Seulement, lorsque cela fit quatre fois que l'incident se reproduisit, je ne pouvais contenir ma colère. Mec, il faisait exprès ?! Ko ne sembla pas s'en soucier, car pour lui, ce n'était qu'un torse de gars qu'il avait. Mais aux yeux des autres, c'était une femme qui se tenait devant eux.
Je percutai durement. Le groupe de tout à l'heure lorgnait Himeko, avant la partie, ils parlaient d'elle. Je regardai autour de moi, la plupart des garçons fixait mon amie, même quand celle-ci n'avait plus le ballon. J'en pris un dire à son coéquipier le mot pudding. La colère m'embrasa, ils louchaient presque tous sur les seins d'Himeko, qui maintenant que je m'en rappelais, ne portait plus son soutien-gorge… Encore ce sentiment houleux dans mon estomac qui me pris par surprise. Un sentiment de protection et de colère. Comment osaient-ils? Je sentis mes pensées s'embrouiller, ne laissant qu'une seule idée fixe, frapper le mec qui osait volontairement la toucher de cette manière obscène.
Je m'avançai vers mon coéquipier, qui marquait Himeko. Je le trouvai trop proche d'elle à mon gout, lui flânant autour sans égard pour son espace privé. J'oublia la partie, les règlements, tout ça me paraissait superficielle. Il n'y avait que la rage et le désir d'éloigner Himeko de ce pervers sans respect.
- C'est moi qui vais la marquer maintenant. Grondais-je
Le jeune homme ne paraissait pas très intimidé.
- Pardon ?! Et t'es qui pour décider ce genre de chose?
- Je suis son ami, et j'en ai ma claque que tu t'amuses à ses dépens.
- Je crois que la demoiselle est capable de se défendre tout seul. Rigola l'autre avec arrogance.
Je rivai mon regard dans ses yeux, les mots me manquaient, j'étais si en colère que l'envie de frapper se connard sapait toute cohérence. C'est un Ko en colère qui coupa notre échange visuel hostile.
- Qui tu traites de demoiselle, débile. T'as des problèmes aux yeux?
- Hein? Fut tout ce que pu dire l'autre gars.
- Je suis sûre que la mienne est plus grosse que la tienne. Alors dégage. C'est la ligue des centimètres ici, va rejoindre ton calibre; le millimètre.
- Omae! (Toi!) C'est quoi ce langage si grossier ?! Je n'ai jamais vue une fille si vulgaire!
Devais-je retenir Ko de le frapper?
- Je ne sais pas trop pourquoi, mais tu as mis Bossun en colère. Gronda Ko. On va en rester là, toi tu pars et Bossun prend ta place. Je ne réponds plus de mes actes si tu refuses.
Wow, si je n'étais pas si en colère, j'aurais presque frissonné…
- Je ne veux plus rester proche d'une furie pareille… Faites comme bon vous semble les dérangés.
Le gars partie loin de nous. Je n'avais pas remarqué, mais la partie c'était mis sur pause, puisque tout le monde semblait nous regarder avec curiosité. Je senti la gêne ramper en moi. Mais le sentiment houleux dans mon estomac commença à s'apaiser. J'avais fait la bonne chose.
- Je ne sais pas trop ce qui se passe ici? Cria Teppei, qui fit un jogging léger pour nous rejoindre. Est-ce que ça va?
- Ouais. Je me sens mieux maintenant. Grondais-je. Désolé Teppei, nous pouvons continuer.
C'est ainsi que nous continuâmes de jouer. Mon équipe était loin derrière dans le pointage, mais je sentais que tout le monde se donnaient quand même. C'est ce que je fis aussi. Mais Himeko était terrifiante, comment pouvait-elle avoir de la ressource ainsi dans un corps qui me paraissait maintenant si délicat dans ce mélange de garçons musclés et grands. Comment ne l'avais-je jamais remarqué?
Tout ce que je faisais en ce moment, c'est sautiller autour de Ko pour le gêner dans ses passes. Je me sentais comme une sauterelle hyperactive. Mais au moins, je pouvais garder un œil sur les mecs que je sentais rôder autour.
Je réussis à coincer Ko, le séparant de ses coéquipiers. Il avait un sourire fou aux lèvres, semblant vraiment heureux et gonfler à blocs. Il driblait, attendant de trouver une ouverture dans mon barrage de bras. Il fit une feinte rapide sur la gauche, me dépassant. Lorsque, sans plus de préavis, encore dans l'élan de sa course, Ko sembla perdre connaissance. Je le vis se ramollir, ses jambes se dérobèrent sous son corps. Je compris aussitôt ce qui se passa.
- Himeko! Criais-je, me tournant brusquement pour essayer d'arriver à temps avant que sa tête ne percute le sol.
Le ballon roula au loin et je sentis le temps se ralentir. Je la voyais tomber au ralenti et je sentais mes jambes lourdes et lentes se mouvoir vers elle. Je décidai de plonger, les bras tendus vers l'avant. Avec soulagement, je sentis mes bras se refermer autour de ses épaules. J'amortis ainsi sa chute en prenant le poids de l'impact avec mon épaule. La douleur me fit grogner, mais au moins, j'étais arrivé à temps…
Pendant que je soupirai de soulagement, j'entendis des dizaines de bruits de pas accourir vers nous.
- Allez-vous bien?
- Que se passa-t-il?
Je ne savais pas trop quoi répondre. Je savais que c'était dû au fait qu'Himeko allait revenir à elle et que le médicament de Chuuma-sensei avait atteint sa limite d'action. Mais je me voyais mal expliquer ce genre de chose… Je décidai donc d'improviser un peu.
- Je l'amène à l'infirmerie. Elle n'a pas beaucoup mangé ce midi, ce doit être un petit malaise.
- Tu es certain que ce n'est rien de plus grave ?! S'inquiéta un autre gars, l'air légèrement paniqué.
- Bossun à raison, elle n'est pas très gloutonne le midi, elle doit avoir outrepassé la limite de son corps. Intervint Switch, qui s'approcha du groupe.
- Mec, cette fille est trop virile pour son bien. Murmura un autre, impressionné.
- Ouais, je vais la sermonner quand elle se réveillera! Plaisantais-je.
Je ne voulais même pas penser à la douleur qu'elle m'infligerait à son réveil… La sermonner mon cul, j'allais plutôt mourir dans s'atroce souffrances…
- Switch, tu veux bien me donner un coup de main? Dis-je, encore allongé sur le sol en tenant Himeko sur le haut de mon corps.
- Hum.
Je m'assis et leva un des bras inertes de la jeune femme. Switch se pencha à ma hauteur et glissa le bras de notre amie derrière son coup. Ensemble, doucement, nous nous levâmes. Nous la soutenions chacun avec un de ses bras lassé derrière notre coup. Sans plus attendre, car la perte de connaissance d'Himeko pouvait être brève, nous marchions vers la sortie du gymnase. Je ne tenais pas particulièrement à ce que quelqu'un assiste au réveil éventuellement étrange qui se passerait.
Je fus content de quitter le gymnase. D'un accord commun, Switch et moi se dirigeâmes vers la salle du club.
Vers la moitié du trajet, je sentis Himeko remuer. Switch et moi nous arrêtâmes.
- Itete (aie)… Marmonna douloureusement la jeune femme.
- Comment te sens-tu Himeko?
- On dirait qu'un train ma piétiné la tête… Répondit-elle d'une voix enrouée.
Je restai silencieux, je me senti mal pour elle, c'était ma faute après tout…
- Te souviens-tu de ce qui s'est passé?
Nous arrivâmes à la salle du Sket-dan. Nous avons assis précautionneusement Himeko sur le sofa, pour prendre place sur le tatami devant elle.
- Hummm, c'est flou, mais je me rappelle certaine scène, mais c'est comme si une autre personne pensait et parlait à ma place… C'est vraiment étrange.
Je me surpris à être content qu'elle soit revenue à elle. Je me rendis compte qu'elle me manquait en tant qu'Himeko.
- En gros, pendant deux heures, 25 minutes, tu pensais être un homme. Un homme qui se voulait particulièrement virile je dois t'avouer. Explique Switch, en remontant ses lunettes.
- Vous voulez dire que je parlais comme un homme?
- Tu parlais et tu te comportais ainsi. Tu as tenu des conversations qui feraient même rougir un gars! Me plaignis-je, m'étirant d'un geste las.
- C'est tellement embarrassant! S'écria Himeko, rougissant de plus belle. Soudain, se figea, semblant réaliser quelque chose de choquant.
- Les gars, où sont mes vêtements? Demanda-t-elle d'un ton alarmé. Se croisant les bras d'un geste pudique.
Je senti mon visage s'embraser. Je compris qu'elle venait de réaliser son manque de vêtement féminin. Un en particulier…
- Ton uniforme scolaire est dans mon sac de sport. Commençais-je, sentant ma vois hésitante. Mais… Mais… ton soutien… soutien-gorge est dans le sac de sport de Switch.
Je l'avais glissé dedans lorsque je m'étais changé. J'ai sincèrement crue que je mourais de honte quand je l'ai retiré de sous mon t-shirt pour le ranger dans le sac de sport.
Comme je m'attendais, Himeko réagis au quart de tour.
- Quoi! Hurla-t-elle. Pourquoi dans des sacs séparés?
Devant notre silence embarrassé, elle se leva brusquement sur ses pieds, nous foudroyant d'un regard meurtrier.
- Disons que pendait que tu croyais être un homme, tu l'as retiré et laissé dans la salle du club.
- Pourquoi aurais-je fais un truc aussi embarrassant?
- Tu croyait que cela était en train de t'étouffer et tu ne comprenais pas ce que c'était… Lui répondis-je, voulant clairement être ailleurs qu'ici et de parler de se genre de choses super gênantes.
Himeko sembla presque s'évanouir. Elle se rassit à sa place, tremblante.
- Vous l'avez donc vu? Demanda-t-elle, du bout des lèvres.
- Hum.
- Désolé.
Il y eu un silence pesant. Nous esseyions clairement de diriger cette mésaventure.
- Bossun. Je ne boirai plus jamais de ton thé… Marmonna Himeko.
- C'est que ce thé n'était pas ordinaire. Avouais-je misérablement.
La jeune femme croisa mon regard, le sien remplit d'interrogation.
- Que veux-tu dire.
Je remuai, mal à l'aise. Mais c'était mon ami, je lui devais la vérité.
- J'ai emprunter un médicament à Chuuma-sensei. Il ne m'a pas donné le bon.
- Un médicament? Pour faire quoi? Demanda la jeune fille, incertaine.
Je pris une grande inspiration, ce que j'allais avouer me coutait beaucoup. Elle serait surement furieuse contre moi. La seule chose que j'espérais, c'est qu'elle ne mettrait pas fin à notre amitié. Je sentis mon cœur se déchirer à cette perspective.
- Je voulais te faire avouer de qui... De qui tu es tombé amoureuse… Lui répondis-je, la voix grave de culpabilité et de peur.
Il eut un autre moment de silence. Je n'osais pas rencontrer son regard. J'avais peur de ce que j'y trouverais. Je la sentais me fixer.
- Alors il s'en est fallu moins une. Soupira de soulagement Himeko.
Je ne pus m'empêcher de lever la tête et de la regarder, surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de réponse. Ce n'est pas la tempête que je redoutais et qu'elle était en droit de me reprocher.
- Que veux-tu dire?
- Vous auriez entendu quelque chose que je n'étais pas encore prête à m'avouer! Rigola nerveusement Himeko.
- Tu ne veux pas me tuer? Demandais-je, perdu.
- Et bien je dois admettre que j'ai vraiment envie de te frapper. Gronda la jeune femme. Mais ce genre de plan ne te ressemble pas.
- J'avoue que je vois à quel point c'était stupide et égoïste. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m'obsédait vraiment. Je voulais savoir quel genre de gars ce pouvait être. Je ne te pensais pas du genre a tomber amoureuse, alors ce doit être quelqu'un de très spécial…
- C'est vraiment quelqu'un de spécial en effet. Sourit la jeune femme, les joues rose et le regard brillant. Mais c'est vraiment un crétin!
La voir si ému me coupa le souffle. Elle était vraiment amoureuse… J'eu un pincement douloureux au cœur.
- Mais il ne me voit pas du tout comme une femme! Alors je ne crois pas avoir mes chances. Avoua la jeune femme, ses yeux se voilant soudain de tristesse.
- Je suis certain que cela peut changer. Qui dit que cela n'est pas déjà en processus? Répondit Switch, mystérieux.
Himeko lui lança un regard surpris.
- Ouais, cela crève les yeux que tu es une fille. J'en ai eu la preuve tout à l'heure.
Himeko me regarda avec des yeux presque larmoyants. Elle paraissait sincèrement émue par mes propos.
-Ce mec doit être un crétin fini. Bougonnais-je.
- Oui, un vrai crétin. Rigola Himeko. Mais ne t'en fais pas Bossun, bientôt, je t'avouerais de qui il s'agit, je te le promets. Sois juste un peu patient d'accord?
- Hum. Je te promets aussi de ne plus rien tenter pour te duper. Je penchai la tête brusquement. Je m'excuse sincèrement Himeko! Pardon!
- Hum. Tu devrais avoir honte! ( ̄ヘ ̄)
Himeko éclata de rire, rejoins par Switch. Je rigolai avec eu, mais je senti au fond de moi une peur se former. J'avais peur du moment où Himeko aurait le courage d'avouer qui avait volé son cœur. Quel était ce sentiment étrange qui montait en moi à cette pensée?
