Année 3, partie 3
Chacun des participants étaient dans un siège dans la salle commune et devant eux, l'œuf qu'ils avaient dû chercher dans les griffes des dragonnes. Il ne leur restait que peu de temps pour trouver la solution afin d'ouvrir l'œuf et savoir ce qui les attendaient pour la suite.
Quand il était ouvert, il ne sortait qu'un hurlement strident qui vrillait les oreilles de tous.
- On sait déjà que l'on va pas quitter Poudlard et que cela se passera dehors, dit Cedric.
- Peut-être que le cri vient d'une créature présente ici, dit Harry.
- Il y a la forêt interdite qui est remplie et le lac qui regorge aussi de créature, fit Viktor, son œuf à la main.
- Et le mettre dans l'eau ? proposa le jeune Gryffondor. Au pire on casse l'un des quatre et ce n'est pas grave
- On peut essayer.
Viktor invoqua un seau à partir d'un coussin et l'emplit d'eau. Remontant ses manches, il plongea son oeuf dans l'eau et l'ouvrit. Il cligna des yeux en entendant comme un chant pratiquement envoûtant. Mais surtout cela semblait dire quelque chose. Il ferma l'œuf et colla son oreille contre le seau avant d'ouvrir de nouveau l'œuf.
Il finit par décoller l'oreille et retirer son bras de l'eau.
- C'était la réponse, bien joué Harry. Cela délivre un message disant que l'on doit aller chercher quelque chose dans l'eau qui nous ait cher et qu'on aurait une heure. Vous pouvez essayer à votre tour si vous voulez mais je pense que c'est cela.
Fleur renifla, se leva et s'enferma dans sa chambre sans un merci, ni même avoir prononcé la moindre parole de la soirée. Cedric et Harry tentèrent à leur tour d'écouter le message avant de rester un moment à débattre de ce qui pourrait leur être enlevé.
- Hum c'est bien mais… qu'importe ce qui sera dans l'eau… je ne sais pas nager, murmura Harry en observant son œuf dans la main.
- Je pourrais.. t'apprendre, dit Cedric. Il y a un bain de la taille d'une piscine dans la salle de bain des préfets.
- Je vous accompagnerais. Pas que je n'ai pas confiance, dit le bulgare. Mais à deux nous irons plus vite et l'on est jamais trop prudent.
- Je veux bien oui ! Mais heu… pour nager… faut avoir quelque chose en vêtement.
- Laisse-moi faire.
Le lendemain même il avait une tenue pour nagée qui lui couvrait une grande partie du corps. Il passa les prochains jours partagés entre les devoirs, les cours et les leçons de natations qu'il lui était donné. Le tout entrecoupé de la question de savoir comment respirer une heure sous l'eau.
Le vingt-quatre Février arriva presque trop tôt pour Harry. Quand il alla manger ce midi-là, il remarqua immédiatement l'absence de Luna mais aussi Ron et de Cho. C'était étrange. Qu'avait encore fait Dumbledore ?
La réponse arriva dès quinze heures quand il fut annoncé que les champions devaient retrouver une personne au fond du lac avec un temps imparti d'une heure. Malgré le soleil dans le ciel, il faisait froid et l'eau devait être glaciale. Viktor jeta rapidement plusieurs sorts de protections et de réchauffement vers le plus jeune. Il s'en foutait pas mal si l'on venait à mal le noter pour aider les "adversaires". Il tenait à ce petit bout de jeune homme et ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose maintenant qu'il était bientôt libre.
Le top départ fut lancé et Harry avala la branchiflore que lui avait donné Severus, avant de plonger, suivit de près par Viktor qui s'était changé en requin dès entré dans l'eau. Harry s'accrocha à l'aileron et ils plongèrent dans le fond du lac. Ils se retrouvèrent face à quatre personnes disparues. Une petite fille blonde, Cho, Luna et Ron.
Harry jeta un regard d'incompréhension vers Ron et leva les épaules. Il ne voulait pas le sauver et il ne serait pas contre de le laisser ici. Une ombre dans son dos le fit sursauter et il se retourna. Il se retrouva face à des être de l'eau au corps de poisson au buste d'homme avec des mains palmé. Son visage était parcouru de petites écailles colorées sur ses joues.
- Ne vas-tu pas libérer ton otage jeune sorcier ?
Harry fit non de la tête. Il s'en foutait complètement.
- Il n'est donc pas une personne importante pour toi. Tu es trop jeune pour ce tournoi, bien trop jeune. As-tu bien conscience que si tu ne le sauve pas… personne ne le reverra un jour.
Le jeune garçon leva les épaules et regarda Luna être délivré par Viktor, ce qui le fit souffler de soulagement. Le champion de Durmstrang, la jeune blonde accrochée dans son dos, s'approcha et jeta un regard vers l'homme puis vers Ron. Il se posta entre Harry et la créature et lui fit signe qu'ils remontaient.
- Soit… votre décision est donc prise. Quoi qu'ait fait ce garçon, vous devez le détester assez pour le laisser mourir. Je vous souhaite une vie heureuse, Harry Potter.
Le garçon sursauta d'être reconnu avant de se reprendre. Il fit au revoir de la main et attrapa Viktor. Ils remontèrent à la surface et quand il fendirent l'eau, il furent récupérés par Igor ainsi que Poppy qui les sécha et les enroula chaudement dans une couverture chacun. Albus arriva auprès d'eux et observa les trois plus jeunes.
- Où est Monsieur Weasley ?
- Il n'est pas ce que j'ai de plus cher, répondit Harry avec hargne. J'ai refusé de le sauver pour sauver à la place une amie qui l'est bien plus.
- Vous avez…
- S'il vient à mourir, ce n'est pas de ma faute directeur, coupa-t-il abruptement. Il n'avait simplement pas à se proposer ou être choisi comme personne à sauver. Il n'est rien du tout pour moi et je n'ai aucun regret.
- C'est un meutre que …
- Ce tournoi provoque des morts, ce ne sera pas la première fois.
Albus avait sa main serré sur la baguette, il s'approcha du bord et fit un geste avec. Il n'y eut rien du tout pendant un instant avant que le corps de Ron ne sorte de l'eau. Il voleta jusqu'à la berge et fut pris en charge par Poppy qui le fit léviter en urgence jusqu'à l'infirmerie, suivit du directeur et laissa Severus prendre en charge les autres participants et otages. Fleur sortie de l'eau difficilement avec une jeune fille dans ses bras qui toussote mais était vivante. Il les sécha d'un coup de baguette et les entoura d'une couverture. Cédric fut le prochain et subit la même opération.
Tous étaient hors de l'eau, la deuxième épreuve était définitivement terminée.
Ron Weasley ne fêta pas son treizième anniversaire. Molly était venu telle une furie quand elle avait appris ce qu'il s'était passé. Sa colère avait été partagée entre le directeur et Harry. Elle n'avait cependant pas pu approcher ce dernier et toute beuglante avait été immédiatement détruite. Cela avait fait aussi la Une des journaux, tous départagés. Certains demandant à ce qu'Harry soit enfermé et d'autres, moins nombreux, traitant Albus de vieux fou d'avoir permis un tel tournoi.
Les jumeaux Weasley étaient devenu plus calme pendant un instant et finirent même par se faire attraper un soir par le professeur Snape. L'homme confisqua immédiatement le parchemin qu'ils avaient en main. Il jeta un œil à ce dernier et eut un petit sourire en le voyant.
- Ici Duc, je reconnais ce parchemin comme mien. Méfait accompli.
La carte qui était affichée initialement disparue et se ferma.
- Puis-je savoir Messieurs Weasley comment êtes-vous entré en possession de la carte du maraudeur ? Et un seul à la fois pour les réponses.
- Nous l'avons trouvé dans le bureau du directeur en début d'année, professeur.
- Je vois. Et vous a-t-il dit quoi que ce soit dessus ?
- Qu'il n'a jamais pu l'ouvrir, la voir, ni même la toucher.
- Parfait. Vous allez m'accompagner, et ce n'est pas une simple supposition.
Ils prirent la direction des étages supérieurs et s'arrêtèrent devant un tableau représentant une nuit étoilée avec une pleine lune. Severus frappa et attendit. Le tableau s'écarta et Remus apparut.
- Un souci, Severus?
- J'ai attrapé ces deux jeunes gens en possession de ce bout de parchemin, dit-il en montrant la carte. Je pensais qu'il serait bien d'en parler.
- Entrez.
Ils pénétrèrent dans l'appartement et prirent tous place autour de la petite table en bois sombre.
- Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Bien Messieurs, vous êtes entré en possession de quelque chose qui est un grand secret. Il me faut votre honneur que rien ne sortira de cette pièce sous n'importe quelle forme.
- Nous le jurons, dirent-ils ensemble.
- James Potter, Prongs. Sirius et Regulus Black, Grim et Ghost. Remus Lupin, Moony. Peter Pettigrow, Queudver. Severus Snape, Duc. Gilderoy Lockhart-Malfoy, Raven. Barty Croupton Jr, Doctor. Tous ces noms sont ceux qui forment les maraudeurs. Nous n'étions pas juste quatre Gryffondor idiots qui aimions faire des blagues. Nous étions huit en vrai.
Les deux jumeaux s'observèrent l'un et l'autre, complètement surpris, avant de revenir en observant les deux adultes devant eux.
- La carte… montre-t-elle vraiment tout le monde, demanda l'un des deux.
- Oui, répondit Severus. Chaque personne avec chaque nom et son emplacement en temps réel. Un vrai petit bijou de magie.
- Donc le fait que notre professeur de DCFM ne soit pas Alastor Maugrey…
- C'est vrai. Vous êtes certainement au courant du traitement que subit Harry.
- Nous… Nous sommes enfermés dans notre chambre quand on arrive chez nous, avoua l'un des deux.
- FRED ! hurla le second.
- Non George, ne vois-tu pas qu'ils font tout pour sauver Harry de l'horreur ? J'en ai marre qu'on soit enfermé dans notre chambre et qu'on se serve de nos expériences pour humilier. Notre rêve, dit-il en tournant son regard de nouveau vers les adultes, c'est d'ouvrir une boutique de farces et attrapes qui concurrencera celle déjà existante.
- Mais… On nous pousse à travailler pour qu'on finisse au ministère ou avec un travail honnête. Si cela continue, nous allons faire comme Bill et Charlie et quitter le continent.
Les deux professeurs s'observèrent et discutèrent presque muettement. Severus finit par soupirer et se tourner vers les plus jeunes.
- Si vous voulez fuir réellement, Sirius et Regulus seront certainement prêt à vous accueillir. En tant que jumeaux eux même et tout aussi farceurs, ils seraient les plus à même de vous comprendre.
- Ils ont décidé il y a peu de temps de partir aux Etats-Unis afin de renouer les liens qu'ils ont cru perdre il y a pratiquement quinze ans. Vous êtes en cinquième année actuellement. Cela ne vous fera que deux années loin d'ici maximum. On ne vous demande pas une réponse immédiate, mais il faut que l'on sache avant Mai, derniers délais.
- D'accord.
- Bien, il est tard, je vous ramène à la tour, dit Remus. Sers-toi en café, tu connais l'endroit, dit-il a Severus avant de sortir en compagnie des deux plus jeunes.
Le groupe disparu et Severus observait les points bouger sur la carte ouverte, une tasse de café noir à la main. C'était une aubaine incroyable de l'avoir... Mais Harry en aurait certainement plus besoin. Peut-être peuvent-ils tenter de lui faire une copie personnalisée.
C'est pratiquement fin Mars. Igor et Severus étaient dans un des couloirs, bien conscient d'être observé. Igor se retenait de rire tant ils sentaient le regard perçant du directeur dans son dos.
- Tu ne peux pas faire comme s'il se passait rien Severus ! s'exclama-t-il avec une voix faussement inquiète.
- Je ne vois pas de raison d'en faire toute une histoire, Igor.
- Depuis plusieurs mois elle est de plus en plus nette. Je suis inquiet…
- Et bien fuit ! Je trouverais bien une explication à ton absence si cela te chante. Mais moi je reste à Poudlard.
Severus partit, bousculant Igor au passage et se dirigea vers les cachots. Il fit semblant de ne pas voir, du coin de l'œil, la silhouette du directeur. Quand il fut un peu plus enfoncé dans les couloirs, il lâcha un reniflement moqueur.
Dans sa cabine, Igor lâcha un long rire avant de faire ses affaires. Il devait partir. Non pas par peur, mais il avait pour mission de préparer le manoir où habiteront Tom, Harry et plusieurs autres Mangemorts de confiance comme le trouple : Severus, Barty et Gilderoy, entre autres.
La fuite du directeur quelque jours plus tard n'avait pas surpris les élèves de Durmstrang mais surpris tous les autres. L'homme paraissait pourtant sûr de lui.
Remus regardait sa classe ce jour-là. Il voulait aborder un sort qui était plus du niveau de la cinquième année. Mais il était certain que de si jeunes élèves pouvaient le faire aussi ou du moins commencer.
- Bonjour à tous. Je vais ramasser votre devoir prévu pour aujourd'hui. Veuillez mettre votre nom, prénom et classe. Je rappelle encore une fois qu'écrire le nom de votre maison entière ne vous rapportera rien si ce n'est nous faire perdre du temps.
Tous les parchemins parvenu entre ses mains, Remus revint à sa place au bureau. Pile sur la pile, il croisa les bras.
- Au dernier cours nous avions vu en détail ce qu'était un détraqueur. Bien que ce fut pratiquement inutile au vu de ce que nous avons subi au nouvel an. En complément de ce dernier cours je vais vous apprendre une façon de vous en défendre peut-être que certains le savent déjà.
Trois mains se levèrent.
- Monsieur Nott, je vous écoute.
- C'est le sortilège de Patronus, répondit le garçon.
- C'est exact. Dit-il en faisant un mouvement de baguette.
Un compteur affiché à côté du tableau comptabilisa un "plus deux" pour la maison Serpentard.
- Notez bien. Le sort du patronus, de formule Expecto Patronum, veut dire "j'attends un protecteur". C'est un sort que peu de personne arrive à maîtriser complètement par sa difficulté et la demande d'énergie magique que cela coute. Il est la projection de forces positives telles que le bonheur ou l'espoir, permettant de faire apparaître un protecteur qui prendra une forme animale pour les plus aguerris. Il éloigne les détraqueurs mais peut aussi servir de Messager ou de protecteur pour des sort mineurs. Petites particularités de ce sort. Il ne requiert aucun mouvement de baguette et peut prendre n'importe quelle forme animale, que ce soit magique ou moldu, que l'animal soit encore en vie ou éteint. De plus, sa taille et l'animal n'ont rien à voir avec la puissance magique du lanceur.
Il décroisa les bras et, baguette en main, il lança le sort. Il fit apparaître un loup de grande taille légèrement vaporeux et très lumineux.
- Je suis un sorcier qui est plutôt moyen niveau puissance magique et comme vous pouvez le voir, il est plutôt bien chair, ou en magie dans son cas. J'ai mis pratiquement un an avant qu'il n'ait sa forme définitive. Comme vous pouvez peut-être le deviner, un Patronus prend la forme de votre âme, de votre "soi". Je suis un loup-garou, mon patronus est un loup.
Le loup invoqué faisait tranquillement le tour de la classe en voletant, s'arrêtant parfois devant un élève. Puis il finit par se retourner vers Remus avant de disparaître.
- Qui dit sort formé par les sentiments, dit aussi que ce dernier est variable. Si un jour une personne vient à se mettre en couple avec moi, il est probable que nous finissons par avoir un Patronus en commun. Mais ! Mais, ce n'est pas obligatoire. Aussi, une personne qui entrerait en dépression, ou serait confrontée à ses pires souvenirs, pourrait ne plus être capable de le lancer.
Il invoqua l'affiche qu'il avait mis au cours précédent, présentant ce qu'était un détraqueur. Il le montra de la baguette.
- Du coup, vous vous rappelez de lui ? Et bien notre ami Simon le détraqueur lui, il se nourrit de notre âme et pour cela il nous fait revivre nos pires moment afin de nous affaiblir si vous vous en souvenez. Ainsi, plus un détraqueur est proche, plus nous sommes effrayés, plus il sera difficile de nous en défendre. T'es vraiment pas cool Simon, dit le professeur vers l'affiche.
Cela déclencha un petit rire dans la classe, faisant retomber la gravité des paroles prononcées. Le cours continua ainsi détaillant les histoires connues derrière le patronus jusqu'à ce jour. Les dernières minutes du cours furent consacrées à la pratique. Certes personne n'alla plus loin qu'un très maigre nuage de fumée. Mais, Remus fut au moins certain qu'il avait tous, plus ou moins, senti la sensation intense de bonheur qui les traversait en lançant le sort. La classe se termina avec un devoir sur le patronus et son utilisation.
Avril fut marqué par des pluies intenses et une nouvelle attaque de détraqueurs bien que moins intense que celle du nouvel an. Le ministère fut blâmé et une enquête ouverte quand à savoir qui lançaient des raids de détraqueurs sur une école emplis d'enfants.
Il y eut aussi le témoignage de plusieurs personnes ayant aperçu Sirius dans les rues magiques de Londres mais aussi celles près de l'école. Les jumeaux Black finirent par reprendre possession dans le plus grand des silences de leur manoir au 12 square Grimmaurd. Ils furent accueillis par la voix colérique du tableau de leur mère accroché à l'entrée.
- Mais où étiez-vous passé tous les deux ?! Voilà presque 15 ans que vous avez disparu ! J'étais morte d'inquiétude de ne pas vous voir passer cette satané porte ! Je veux des explications et plus vite que ça !
- Et bien… commença Regulus en passant une main dans ses cheveux. Quand je suis entré sous l'ordre de Tom, nous avons eu une mission difficile et … J'ai failli mourir. Nous étions entourés d'inféris et pendant deux mois je fut dans le coma et le monde me croyait mort. J'ai utilisé cette opportunité pour travailler dans l'ombre pour lui. Je n'ai fait qu'obéir et je ne pouvais rien dire… surtout pas alors qu'il n'était plus là.
- J'étais proche de James et Lily comme tu le sais, dit Sirius. Mais Dumbledore nous a manipulé et a utilisé une prophétie. Harry aurait été celui qui serait désigné et… il voulait les cacher. Tom était devenu fou et dangereux. On est certain avec Régulus que Dumbledore y est pour quelque chose.
- Tom a pris la décision qu'il fallait aller tuer Harry. Quand je suis arrivé dans la maison, Harry n'était plus là et Tom non plus. Je savais qu'il n'était pas mort.
- Quand je suis arrivé dans la maison, dit Sirius en déglutissant. James était mort dans l'escalier et Lily dans la chambre de Harry. Il était dans son berceau et pleurait à s'en faire mal. Severus est arrivé et … Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lui ai donné Harry et je suis parti à la recherche de Pettigrow.
Il se mordit les lèvres et frotta sa tignasse avec le bras gauche.
- Je ne sais vraiment pas ce qui m'a pris. Je suis devenu fou. Je voulais le tuer, mère. Les aurors m'ont attrapés et mis en prison.
- Je sais que Severus se serait fait attraper aussi, mais il fut prouvé qu'il aurait été un soi-disant espion et a dû travailler à Poudlard. Harry a fini entre les mains de Dumbledore et… jamais quelqu'un de censé ferait subir autant de choses à un enfant. Même Tom et Gellert dans leur plus grande période n'auraient jamais fait cela.
Les deux hommes s'observèrent, communiquant muettement afin de savoir s'ils avaient oublié quelque chose. Puis d'un mouvement commun il secouèrent la tête sous le regard tendre de Walburga.
- Cela ne m'explique pas pourquoi vous n'êtes pas venu plus tôt, dit-elle doucement. Surtout toi Régulus, même en te faisant passer pour mort, tu aurais pu venir ici t'abriter.
- La maison avait été fermée, mère. Le gobelin en charge et le ministère avaient mis des sorts de surveillance et personne ne pouvait entrer. Grâce à quelques alliées, nous voilà.
- C'est bon de vous revoir. Allez donc vous installer, revisitez un peu et n'hésitez pas à appeler Kreattur si besoin. Vous savez qu'il fera tout pour vous, il risque même de vous en faire un peu trop.
- Cela ne m'étonne pas, dit Sirius. Et on ne sera pas contre un petit festin, n'est-ce pas ?
- Qui ne serait pas contre un festin façon Kreattur ? On pourrait peut-être inviter quelques personnes.
- Mais quelle bonne idée !
Les deux éclatèrent de rire et après un dernier signe à leur mère, il entrèrent dans le salon et furent accueillis par un elfe de maison pratiquement en larme de les revoir. Il leur fit la réflexion qu'ils étaient vraiment trop maigres et qu'ils devaient manger plus. Il prit la nouvelle d'invités en plus pour le soir avec bonheur et partit s'enfermer dans la cuisine en les menaçant de ne pas venir le déranger à part en cas d'extrême nécessité.
Avril fut aussi marqué par la disparition de Croupton Senior, le tout, sans laisser la moindre trace. Barty fut le premier questionné par Gilderoy lors d'un appel par miroir. L'homme jura qu'il n'était pas du tout au courant de cela et qu'il fallait peut-être voir du côté de Tom pour cela.
Tom était en effet à l'origine de l'enlèvement et observait, assis dans un fauteuil sur le balcon, donnant sur la pièce principale, Croupton Senior courir pour sa vie suivi par un chien et une panthère tous deux noir. De temps en temps l'un des deux partait et c'était l'un des frères Black qui était là. L'homme semblait presque devenir fou. Il devait réfléchir à une date pour le relâcher.
Albus faisait des allers-retours dans son appartement. Harry était devenu inatteignable. Pratiquement un an sans qu'il ait pu le toucher, lui parler même. Encore pire, il était devenu plus sain et avait grandi, grossi. Il lui répondait même. C'était devenu inconcevable. Il devait trouver quelque chose pour l'avoir, lui faire payer. Peut-être en glissant quelque chose dans sa nourriture. Oui.. un poison ou une potion de contrôle absolue. Il pouvait demander aux elfes. Pourquoi n'y avait-il pas penser avant ? Il prit un parchemin et écrivit sa commande envers un potionniste dont il avait entièrement confiance… par comme cette pédale de chauve-souris.
Harry était allongé dans la chambre. Il se sentait malade depuis déjà quelques jours. Il faisait son maximum pour que ce ne se voit pas… mais aujourd'hui… il était bien trop mal. Il entendait la douche couler dans la pièce d'à côté. La moindre goutte d'eau semblait accentuer son mal de tête et rien que de penser à la moindre chose à avaler, il avait envie de vomir. Il avait aussi froid, terriblement froid.
La porte de la salle de bain s'ouvrit plusieurs minutes plus tard et Viktor, parfaitement habillé, regarda vers la lit.
Immédiatement, il lâche la serviette qu'il tenait et se précipite vers le lit. Il touche le front d'Harry du revers de la main et la retire rapidement. Il est bouillant. Il dépose un baiser sur son front et murmure qu'il revient.
Il frappe violemment à la porte du second champion de Poudlard. La porte s'ouvre et Cedric n'a pas le temps de dire quoi que ce soit.
- Tu sais faire un Patronus corporel ?
- Heu… oui, pourq...
- Fait-le et envoie le à Snape, Harry est très malade, dit-il avant de retourner dans sa chambre.
Le garçon cligna simplement des yeux et invoqua son Patronus. Il n'était pas parfait et semblait être partagé entre deux formes, mais il faisait le travail. Il l'envoya immédiatement au professeur et attendit devant la porte que celui-ci arrive.
Cela ne tarda pas, il ouvrit la porte et s'écarta pour laisser celui-ci entrer sans s'arrêter. Il la referma et resta dans la pièce principale, sa baguette à la main.
Severus avait pris toute sacoche de potion dès qu'il avait entendu le message. Bien qu'il avait seulement entendu Harry et Malade. Arrivé dans la chambre, il écarta le jeune Bulgare et commença à lancer des sorts d'analyse. Rapidement la sentence tomba. Il avait été empoisonné et cela depuis bien plusieurs jours. Il avait même un mélange de potions de toutes sortes. Il demanda à Viktor de sortir un instant. Celui-ci eut un moment d'hésitation avant de rejoindre Cedric dans la pièce.
- Alors ? demanda-t-il en le voyant.
- Empoisonnement et… mélange de plusieurs potions. Entre celles qu'il prend et celles qu'on lui a administrées en douce…
- Des ingrédients qui ont certainement réagis ensemble et on, en quelque sorte, fabriquer une nouvelle potion dans l'organisme de Harry.
- Je vais devoir surveiller même ses plats maintenant. C'est juste tellement idiot que je n'y ait pas pensé.
- L'on ne pouvait pas prévoir. Pense à vérifier aussi tes plats et glisser un mot à Malfoy pour qu'il le fasse aussi. On ne sait jamais.
Dans la chambre, Harry venait de vomir pratiquement pour la troisième fois en peu de temps. Il était fatigué mais il se laissait manipuler tel un pantin par le professeur.
- C'est bien Harry, c'est fini. Tout ce qui était dans ton corps est partit. Tu vas avaler deux potions et je vais t'emmener dans mes quartiers où tu te reposeras d'accord ?
- hm.
- Gilderoy va de chouchouter t'en fait pas.
Il lui fit avaler, doucement, les deux potions puis l'attrapa entre ses bras pour le soulever. Il pouvait facilement passer sans être vu. Il n'était que sept heures du matin et un week-end. Il croisera peut-être Gellert en passant.
Il sortit de la pièce sous le regard des deux autres. Il leur résuma rapidement la situation et que si quelqu'un demandait où était Harry, il fallait dire qu'il était dans la chambre à se reposer car il était malade. Il nota mentalement aussi de laisser un mot à Poppy à ce sujet. Elle était une de celles manipulées par le vieux fou mais elle disait jamais non à de l'aide à l'infirmerie, surtout de sa part.
Severus était dans son salon et fulminait. Ils avaient eut beaucoup de chance que le corps d'Harry ait développé une certaine immunité aux poisons sinon… Sinon ils l'auraient perdu. Deux bras l'attrapèrent et l'enlacèrent dans le dos. Il s'arrêta et soupira.
- Calme toi Sev, dit doucement Gilderoy.
- Comment peux-tu être si calme alors que ce vieux connard barbu de citron frappé a empoisonné notre fils ?! hurla-t-il, remerciant mentallement d'avoir mis un sort anti-son sur la porte où était endormit Harry.
- Notre fils ? fit l'homme en contournant Severus et en le regardant.
- Je… commence-t-il avant de soupirer. À s'en occuper tous les jours, l'éduquant, l'aidant dans ses devoirs et lui prodiguant une sécurité, du confort et un foyer… Tu ne peux pas me dire que tu ne penses pas pareil.
Gilderoy se mit sur la pointe des pieds et embrassa simplement les lèvres de son compagnon avant de sourire.
- Je le pense aussi et Barty est sûrement la mère poule de nous trois.
- Je vais lui dire que tu l'as appelé "mère poule".
- Fait ça et je lui annonce que tu es le premier à appeler Harry "notre fils"
- Ça marche petit aigle.
Severus l'embrassa à son tour avant de le prendre entre ses bras en soupirant de soulagement. Il devait aller déjeuner mais la peur de perdre Harry lui avait tordu l'estomac. Il finit par s'écarter après quelques minutes et, après une une dernière vérification de l'état d'Harry, il partit de son appartement non sans demander à Gilderoy d'en parler à Lucius.
La tentative d'empoisonnement d'Harry avait fait monter la colère, la rage même, à un niveau supérieur dans le groupe. Les jumeaux Weasley avaient, le soir même, rendu visite à leur professeur de potion et accepté de partir avec les jumeaux Black.
Mai fut plus calme, bien qu'il se chuchota que le directeur était de nouveau tombé malade. Cette fois-ci l'homme fut mis en trentaine et l'infirmière jeta un regard étrange vers Severus le jour même. Ce dernier jeta simplement un regard vers Draco mais aussi vers Viktor. Il n'y était pour rien.
Mai fut aussi le moment où Croupton Senior réapparu alors que la chaleur s'installait doucement. Il tremblait de tous ses membres et déblatérait avoir vu Sirius Black mais aussi Regulus Black. L'homme fut amené à l'infirmerie et soigné pour de multiples blessures d'animaux.
Juin était là. Il ne restait plus que quelque jours. Harry était, actuellement, en train de jouer avec sa nourriture dans son plat. Il avait peur que rien ne se passe comme prévu. Dans une semaine, Barty partirait et serait remplacée par le vrai Alastor. L'homme lui avait promis que tout irait bien et que l'auror ne lui ferait rien et que s'il tentait quoi que ce soit "papa Severus serait là pour le sauver". Le potionniste l'avait frappé au bras et rougis légèrement avant de murmurer que c'était vrai.
- Arrête de jouer avec ta nourriture Harry et mange quelque chose, dit Théo face à lui.
- J'arrive pas, ça me stress.
- Tout ira bien, dit Viktor. Surtout aujourd'hui tu ne quittes pas Draco, Ginny ou les autres. Je serais un peu en retard ce soir j'ai un rendez-vous avec le professeur Snape, d'accord ?
- Tu arriveras tard ?
- Trente minutes, voire une heure.
- Tu penses… Tu penses qu'il accepterait que je vienne dans la salle commune de Serpentard pendant ce temps-là ?
Draco leva la tête vivement et eut les yeux brillant de joie.
- Bien sûr tu peux venir ! On pourra lui demander à la fin du cours tout à l'heure. Mais pour cela mange un peu plus et viens, on va être en retard sinon.
Harry avala deux bouchées de son plat d'omelette et partit à la suite des autres Serpentard de son année.
C'est sans réelle surprise que Severus accepta qu'il passe du temps dans la salle commune de sa maison et même plus que prévu s'il le voulait, qu'il le ramènerait à l'appartement dès qu'il voudrait ou dès l'heure venue. Viktor lui en fut reconnaissant.
- Harry, chuchota Draco ce soir là.
- Hum ? dit-il en levant sa tête de son devoir d'histoire de la magie.
- C'est quoi cette histoire avec oncle Severus ? Depuis quand il t'appelle "fils" ?
Harry tourna la tête autour d'eux, vérifiant que personne n'entendait, ni même le principal concerné actuellement assis à plusieurs tables de là en train d'aider un première année avec un devoir.
- Depuis mon empoisonnement, chuchota-t-il. Il a vraiment peur et… il m'a avoué qu'au final… c'était presque évident. Regarde, il ne me quitte jamais vraiment du regard et puis il m'aide pour tout . Mais surtout, c'est le premier qui m'a tendu la main pour m'aider et cela dès la première année.
- … C'est compréhensible, fit-il avant de se pencher de nouveau sur son propre devoir.
Il fallut peu de temps avant que l'homme ne vienne à leur table et ne s'installe à côté d'Harry, observant ce qu'il faisait avec un œil critique.
- Tu as fait ton devoir de potion pour jeudi ? lui demande-t-il doucement.
- J'ai fait mon brouillon.
- Puis-je le voir ?
- Hum, bien sûr, un instant je fini juste… Voilà, dit-il en finissant d'écrire sa phrase.
Il se pencha vers son sac et sortit plusieurs parchemin avant de dérouler le bon et le tendre à son professeur.
- C'est vraiment brouillon par contre et y'a sûrement pas mal de notes un peu partout et des gribouillis.
- Ce n'est rien. C'est un brouillon comme tu me l'as fait remarquer, et cela montre que tu travailles et réfléchis. Même en dessinant des fleurs et des serpents sur le côté.
Severus se pencha sur le brouillon et fut ravi de voir qu'Harry avait vraiment amélioré ses résultats. Il n'entendait plus de remarque le concernant quand ils faisaient le point à chaque fin de mois et il était certain qu'il aurait de très bonnes notes cette année. Il nota quelque étourderie d'écriture et pointa les réponses qui pouvaient être utiles ou approfondies. Avant de lui rendre.
- C'est un bon travail. Tu feras attention tu fais encore quelques étourderies sur certains passages et quelques fautes d'orthographe sur les noms des composants.
- Merci ! Je pense que je vais rentrer, dit-il s'étirant. Il ne me reste que deux devoirs à recopier et j'aurais de l'avance.
- D'accord, range bien toute tes affaires et préviens moi quand t'es prêt.
Le professeur prit un devoir que lui tendait l'un des élève à table et le vérifia pendant que son garçon se préparait. Oui, il avait parfaitement conscience de l'appeler parfois "fils" quand ils étaient en privé ou avec des personnes de confiance. Tout comme Harry parfois utilisait le "dad". Même si on départ cela avait été pour se moquer de son attention extrême à la suite de sa tentative d'empoisonnement.
Harry lui fit signe et ils partirent après un dernier avertissement du potionniste, leur disant qu'il revenait.
- J'ai le trac pour la 3eme épreuve, murmura Harry en marchant tranquillement.
- Je peux comprendre. Mais ça va aller, d'accord ? Tu me fais confiance ?
- Oui mais… et après ? Et si…
- Je te donnerais une potion calmante le jour même et une sans-rêve la veille si tu veux.
- Je veux bien oui. Et je sais que je n'ai plus de nutritive mais… je ne suis pas sûr que j'arriverais à avaler grande chose.
- C'est une bonne idée oui. Il faudra que tu manges quand même Harry.
- Viktor et Draco ne me lâcheront pas si je ne mange rien.
- Ils ont intérêt sinon c'est moi qui te forceras à manger.
Harry se retint de justesse mais jeta à l'homme un regard noir joueur. Severus ébouriffa ses cheveux avant d'ouvrir la porte devant eux. Viktor se leva directement et vint prendre le sac du plus jeune. Severus laissa quelques dernières instructions avant de partir, non sans le prendre dans ses bras avant et lui chuchoter qu'il était fier de lui.
Sirius et Regulus étaient actuellement dans la cabane hurlante. C'était la veille de la troisième épreuve et ils étaient entrés sans aucun souci, passant sous forme d'animagus près de la forêt interdite. Ils partageaient un repas en observant l'école au loin. Ils avaient chacun leur mission. Sirius devait aider à la fin, et Regulus s'infiltrer dans l'école pendant la 3eme épreuve afin de mettre un peu de bordel avant de partir. Ils trinquèrent avec leur verre pour le succès de leur mission.
Tom observait le ciel à travers la fenêtre de sa chambre. Il ne l'avouerait jamais, même sous la torture… Mais il avait peur. Il espérait vraiment que tout se passe parfaitement. La porte dans son dos s'ouvrit, il se retourna et vit Barty le regarder avec un petit sourire.
- Inquiet pour le chaton on dirait.
- Tout ira bien… Je lui ai promis et je tiens toujours mes promesses.
- Dans ce cas, j'attends toujours que tu bénisses mon mariage avec Sev et Gil.
- Je le ferai cet été si cela peut te rassurer. Mais actuellement, j'ai surtout besoin d'un corps pour être plus présentable.
- Vous voulez que j'envoie une lettre à Harry, via Severus, pour vous ? Peut-être que cela le rassurerait juste avant l'épreuve.
- Passe moi de quoi écrire.
L'homme écrivit une courte lettre remplis de sentiments et de "menace" s'il ne mangeait pas et ne faisait pas attention à lui.
Albus observait ce ciel sans nuage de Juin. Demain avait lieu l'épreuve et deux jours plus tard les autres écoles partiraient. Il devait agir dès le lendemain. C'était tout de même étrange que Tom soit si discret. Quelque chose n'allait définitivement pas.
Viktor observait Harry dormir, merci à la potion, un bras entourant le corps de plus jeune et l'autre replié sur l'oreiller, la main soutenant sa tête. C'était étrange à quel point ils s'étaient rapprochés aussi vite. À quel point Harry lui avait fait aussi vite confiance. Dès demain, il dormirait de nouveau seul et… étrangement, cela lui faisait quelque chose. Harry était encore jeune, et les traumatismes qui étaient là jouaient énormément. Peut-être que Rita avait raison… mais avec un peu trop d'avance. Il déposa un baiser parmi les cheveux sombres de l'adolescent et s'allongea complètement, profitant de ce dernier soir ensemble, de ce corps contre lui.
Ils étaient tous les quatre dehors, devant un labyrinthe géant, leur tenue aux couleurs de l'école et de leurs maisons. Harry détestait ce rouge sur lui. Il n'était pas un Gryffondor, le choixpeau le lui avait soufflé dès le départ. Il sentit quelques sorts lui être jeté dessus et observa Viktor qui avait sa baguette de sortie.
Il avait reçu ce matin un mot de Tom qui lui souhaitait bonne chance et qu'il l'attendait à la fin. Qu'il gagnerait plus que la coupe, il gagnerait sa liberté et une famille.
Cedric se posta à côté d'eux, cachant la vue au directeur. Il faisait bouclier avec son corps. Il montrerait que les Poufsouffle ne sont pas juste des gens fleur bleu et que ce n'était pas une maison fourre-tout. Viktor finit de retirer les premiers sorts sans trop de problème et avala rapidement une potion, dos tourné.
Le top départ fut lancé et dès leur nom appelé, ils entrèrent dans le labyrinthe. Harry fut le dernier et suivit les autres, prenant immédiatement sur la droite. Cela n'était pas rassurant. Il était pratiquement seul et il n'aimait pas ça. De plus, il entendait plus les autres, seulement ce qui venait du labyrinthe même. Il sortit sa baguette et lança un Lumos alors qu'il semblait faire de plus en plus sombre à mesure qu'il avançait sur le chemin. Un coup d'œil en arrière lui confirma ce fait.
Il passa un moment à avancer prudemment. Essayant au maximum de ne pas se perdre. Pour la sixième fois, il tomba sur une bifurcation. Celle de gauche semblait plus éclairée. Il suivit son instinct et s'y dirigea. Au bout de quelque mètre, il pu éteindre sa baguette et il tomba dans une zone dégagée. Baguette à la main, il sursauta quand un sol voleta dans sa direction.
Fleur était là, guerrière et prête à tout pour en découdre. Il devait faire quelque chose contre elle. Et la meilleure semblait être la fuite. Il lança rapidement un sort dans son dos et prit la direction d'une autre sortie. Un autre sort manqua de le toucher de peu et il ne dut sa chance qu'à la haie se refermant derrière lui. Il continua son chemin, le cœur battant et empli d'espoir.
Il lui fallut plusieurs autres minutes ainsi que quelques demi-tours et cul-de-sacs pour qu'il tombe face à Viktor. Ici il n'eut pas le choix de se battre. C'était prévu, se dit-il. Cela allait faire mal. Mais c'était pour sa liberté. Rapidement, Viktor prit l'avantage et réussit, grâce à un sortilège d'attraction, à lui retirer la puce qu'il avait dans le bras, la détruisant dans son poing. Il restait quelques sorts, mais il n'avait pas le niveau et ne semblait pas être prévu pour le traçage. Il ligota les jambes d'Harry allongé au sol et partit non sans lui sourire.
Le jeune Gryffondor avait la tête qui tournait un peu, mais il se sentait aussi plus léger. Il prit sa baguette non loin et se libéra du sort d'entrave. Il referma aussi sa coupure au bras et reprit son chemin, un nouveau venant de se libérer. Il vit au loin Cedric revenir d'une direction et prendre une autre. Il le suivit de loin, non sans lui faire savoir qu'il était là.
Cependant, le Labyrinthe décida autrement et une haie enchantée les sépara. Voulant tourner, Harry sursauta en se retrouvant devant une grande créature ailée semblable à un lion mais à tête humaine. C'était un Sphynx. C'était la première créature qu'il rencontrait depuis le départ.
- Tu es près de ton but, le moyen le plus rapide d'y accéder et juste devant toi.
- Vous n'allez pas me laisser passer comme cela n'est-ce pas ?
- Bien évidement que non. Résous mon énigme et je te laisserais passer, répond faux et je t'attaquerais, ne répond rien et tu pourras faire demi tour.
- … D'accord, j'écoute.
La créature déploya un moment ses ailes et croisa ses pattes de devant.
- Je suis au départ ce que sont les tableaux et la musique. Je suis ensuite un poisson plat ou faisceau de lumière. Vient après une lettre de l'alphabet mais aussi le début de généralités. Et enfin je suis quand je viens au monde ou le centre de ton visage. Le tout sera la créature qui t'attend et que jamais tu ne voudrais côtoyer.
Harry cligna des yeux, ne s'attendant pas vraiment à ce genre d'énigme. Il ouvrit la bouche, incertain, avait de regarder l'autre trajet sur le côté. c'était peut-être rapide si l'on était intelligent, mais lui n'avait pas le temps et vraiment de loin l'intelligence nécessaire. Il fit simplement un pas en arrière et prit le chemin différent, non sans saluer la créature d'un signe de tête. Il se mit à trottiner, et se diriger grâce à l'indice que lui avait donné le Sphynx. Son but était à sa gauche.
Un rayon de lumière surgit non loin et toucha quelque chose apparemment. La créature fit un bruit comme un couinement étrange. Harry tourna, ne voulant pas croiser qui que ce soit… et surtout pas Fleur. Elle avait été désagréable du début jusqu'à la fin, lâchant des commentaires acide sur la moindre personne n'étant pas de son école et encore. Il savait que Ron avait tenté plus d'une fois de lui parler, la complimenter. Il n'était ramassé qu'un : "Tu me veux quoi poil de carotte ? Je refuse de parler avec un doxy dans ton genre."
Ce qui l'avait vexé et depuis il n'avait plus rien tenté. Elle avait aussi comparé Dumbledore à un focifère. Plus on l'écouterait, plus l'on deviendrait fou. Peu de personnes n'avaient osé affirmer le contraire.
Il ne sut exactement combien de temps il avait passé à marcher voir courir. Il était essoufflé et avait vu dans le ciel, pratiquement noir, comme une sorte de lumière rouge. Quelqu'un avait abandonné ou n'était plus en état de continuer. Il le vit alors. Le trophée était là, sur son piédestal. Harry ne réfléchit pas un seul instant et s'approcha en vitesse. Il n'eut le temps que de voir une forme sombre sur le côté se jeter sur lui avant de se sentir transporter, la main sur l'un des poignée du trophée.
Il n'eut que la chance de ne pas tomber grâce à deux bras forts l'enserrant. Il observa autour de lui, lâchant le trophée au sol. C'était un manoir qui semblait encore en état de reconstruction. Il vit immédiatement plusieurs formes au loin dans un jardin illuminé de lanterne dont celle de Barty qui approchait pratiquement en courant. La personne le lâcha et il courut vers l'homme.
Quand il atterrit entre ses bras, il éclata en sanglots. Il était libre, vraiment libre.
- Oh mon chaton… enfin. C'est fini, shhhh là c'est fini, lui dit-il en le soulevant entre ses bras, l'allégeant avec la magie.
- V… Viktor a… il a dit que… qu'il avait pas pu retirer tous les sorts.
- D'accord, viens là on va voir ça ensemble. Tu dis merci à ton parrain ?
Harry tourna la tête vers l'homme qui l'avait aidé à sortir à la fin et murmura un merci étranglé. L'homme lui ébouriffa les cheveux en lui répondant un "de rien Bambi" avant de leur dire de venir, qu'ils avaient encore des choses à faire.
Rendre un corps plus jeune à Tom ne fut qu'une histoire de minutes. Harry avait passé l'ensemble de la cérémonie enroulé dans une couette avec un chocolat chaud que lui avait tendu Narcissa. Il y eut une deuxième apparition pendant ce temps et un homme pratiquement semblable à Sirius était entré dans le jardin avec un grand sourire aux lèvres expliquant que c'était la panique et qu'il avait la malle du chaton avec lui.
Quand Tom revenu à lui, avec un corps aussi sain que son esprit. Il fut habillé et n'attendit pas un instant de plus, malgré les protestations de certaines, pour se diriger vers Harry et retirer le reste des sorts.
Il y en avait eu des vicieux et d'autres qui auraient pu le tuer avec le temps. Mais il finit libre. Ce fut sans surprise Tom lui-même qui le mena dans sa chambre et le borda ce soir-là. Il avait été le deuxième à lui tendre la main, mais aussi celui qui l'avait finalement sorti… lui et tout le groupe.
À l'autre bout de l'Angleterre c'était, comme l'avait dit Regulus, la panique totale pour beaucoup de sorciers. La coupe avait disparu, mais un des participants avait aussi disparu sans laisser de trace. Il n'y avait donc aucun vainqueur, un blessé léger et un disparu.
- Vous nous aviez promis que c'était sans danger Dumbledore ! hurla Madame Maxime. Vous n'êtes qu'un menteur et charlatan. Je pars de cet endroit dès maintenant. Elfe !
Un des elfes de maison arriva et se courba.
- Va faire les affaires Fleur et rapporte les ici.
- Fait le pour moi aussi dit Viktor à l'elfe avant de se tourner vers Dumbledore. Mon directeur a pris la fuite, il y a eu beaucoup trop de danger pour un tournoi dit interscolaire. Que tous les élèves de Durmstrang soit dans le bateau dans trente minutes maximum !
Albus essaya, en vain, de les arrêter. De leur dire que ce n'était largement pas sa faute et qu'il avait fait son possible pour la protection des élèves. Une demi-heure plus tard, il ne restait plus que les élèves et professeurs de Poudlard, leur famille et les organisateurs.
Assis derrière la barre du navire pour Durmstrang, Viktor observa les fonds marins avec un petit sourire. Il avait passé plusieurs heures en compagnie d'Igor pour apprendre à manier l'engin. Des heures de frustrations pour finalement utiliser toute la magie du bateau. Il était le seul élève à savoir maintenant et … il se mit à rêver de prendre la place d'Igor un jour. Mais avant, il devait rentrer, écrire une lettre à Harry, finir ses études et jouer au quidditch jusqu'à ce que la trentaine ne l'atteigne ou que la vie ne lui fasse une surprise. C'était un bon plan.
