Merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires. Ce chapitre est pour vous.

Bonne lecture !

Do

- Qu'est-ce que tu fais ici, petit morveux ?! lui cria dessus sa tante en remarquant qu'il fouillait dans une petite commode placée contre le mur, dans le couloir.

- Oh, non, rien ma tante… Je rangeais, c'est tout… dit-il en s'éloignant pour montrer un tiroir fermé et un espace propre.

Pétunia prit une pause pour l'observer.

- Tu as intérêt, dit-elle finalement en le scrutant de ses yeux sévères.

Puis, elle descendit vers la cuisine et Harry put respirer de nouveau. Par la suite, il rouvrit le tiroir de la commode le plus silencieusement du monde, en retira deux bouts de papiers, puis décampa vers son petit placard sous l'escalier avec une vitesse étonnante.

Quand il y rentra, dans ce noir poussiéreux, il s'allongea sur sa petite couchette et regarda le plafond.

Il sourit, haletant à cause de l'effort physique fourni juste avant, puis ferma les yeux.

Quand il fermait les yeux, il n'était plus un petit orphelin qui dormait dans le placard de sa tante, mais un homme libre aux multiples talents et à la vie pleine d'aventures. Désormais, ces quelques rêves n'étaient plus de simples mirages sans fondements, mais des ambitions réalisables.

- Harry, tu sais, lui avait dit Mademoiselle Jolie, c'est ton choix, pas le mien…

Elle avait raison. C'était à lui de faire ce choix, et il choisissait de mener la bataille.

- La CIPJ n'est pas facile, Harry, je te préviens… Seuls les meilleurs s'y présentent, et les juges sont intransigeants. Elle a beau ouvrir beaucoup de portes quand on y va loin, cela ne vaut pas tous les efforts qu'elle demande.

Malgré les avertissements alarmistes de sa professeure de piano, le petit Potter n'arrivait pas à se résoudre à avoir peur. Pour lui, cette CIPJ, loin d'être une épreuve à redouter, était plutôt une aubaine pour laquelle il fallait remercier les cieux.

Les juges, aussi dures allaient-ils se montrer, ne pouvaient pas l'être autant que sa tante. Pour une fois, se disait-il, on allait le juger pour ce qu'il était vraiment, sur son talent objectif, et non pas sur sa personne. Dans cette compétition, il allait juste être un numéro sans visage, un pianiste et juste un pianiste, et non plus le petit Harry.

Il ne voulait plus cet être misérable, ce piteux petit garçon nommé Harry.

Traçant de ses doigts squelettiques l'extrait de naissance qu'il avait pu se procurer, Harry sourit en comprenant que toutes les pièces de son dossier avaient été réunies. Demain, il allait passer déposer l'enveloppe le contenant avec Mademoiselle Jolie, et tout allait bien se passer…

Pour une fois que tout lui souriait, il priait pour que ça continue, pour qu'on le délivre de cette existence aliénante.

Il voulait partir, s'en aller, mettre les voiles, et qu'importait le prix à la fin… Il avait peur de la bête en lui. Sur ça, il ne pouvait mentir. Mais il avait encore plus peur de ce qu'il allait devenir s'il continuait de vivre sous le toit des Dursley.

Sauf qu'Harry n'était qu'un petit garçon qui ignorait jusqu'au nom de cette bête qui sommeillait en lui depuis toujours... Il ignorait d'où elle venait, ce qu'elle était, pourquoi elle l'avait choisi, pourquoi elle restait, ce qu'elle voulait obtenir...

Nul que, s'il avait lu tous les termes du contrat avant de s'associer avec elle, il ne se serait pas abandonné à elle.

Mais il était trop tard maintenant.

...

Jerusha Taylor était une très jolie petite fille, à part sur deux points.

Premièrement, elle n'avait pas de beaux doigts. À force de pratiquer le piano depuis toujours, ses appendices avaient pris une forme courbée qui leur donnait un aspect étrange, et ses ongles étaient petits et bleutés, sans doute à cause des chocs qu'ils subissaient quotidiennement.

Si elle arrêtait d'autant répéter, peut-être ses mains pourraient-elle pousser normalement, et être joliment formées comme celles de ses camarades… Mais Jerusha Taylor n'était pas une personne de concessions, et elle n'accepterait jamais de diminuer ses heures d'entrainement.

On ne gagne pas la CIPJ en se tournant les pouces, disaient tous ses profs.

Elle savait ce qu'elle perdait, et ça ne l'attristait pas tant que ça parce que c'était un choix délibéré de sa part.

Ce qui n'était pas un choix par contre : c'était son prénom.

Jerusha… Quelle honte de s'appeler ainsi !

Personne de connu ou d'important ne portait pareille appellation, et pourquoi choisiraient-on quelque chose d'aussi laid pour son enfant ?

- Pourquoi tu t'appelles Jerusha ? lui avait répondu sa mère lorsqu'elle lui avait demandé une justification. Mais c'est parce que c'est le nom de l'héroïne d'un roman que j'ai lu quand j'étais enceinte… ça s'appelle Papa-Longues-Jambes. Tiens, petit cœur, lui avait-elle dit en sortant le livre de la bibliothèque du salon et en le lui tendant, tu peux le lire. Tu verras, Jerusha est une fille très intelligente et très bien éduquée, tout comme toi !

Mais la petite Taylor avait tôt fait de découvrir que c'était faux.

Jerusha avait lu le livre, et elle avait trouvé l'héroïne très antipathique tout du long. Quelle fille stupide… se disait-elle en tournant les pages, se réjouissant de chaque mésaventure dans l'histoire de cette arriviste provinciale.

De ce fait, elle ne voulait en aucun cas être assimilée à cette fille. D'après la Jerusha de la réalité, elle et la Jerusha du livre n'avait absolument rien en commun.

En fait, elles ne tombaient d'accord que sur un point.

Il se trouvait que même la Jerusha du livre trouvait son nom ridicule, et le cachait derrière le surnom de Judy. C'était à se demander où avait voulu en venir sa mère en la nommant comme ça !

Elle aurait voulu s'appeler Elisabeth, comme la reine, ou Mary, ou Mélanie, ou même… Martha.

Jerusha Taylor n'aimait pas Martha Brown, mais elle la jalousait par rapport à son nom. En plus d'être des égyptologues, ses parents avaient visiblement un très bon goût dans ce domaine.

Mais si elle avait une attirance pour ce prénom en particulier, Jerusha n'éprouvait que du dégoût et du mépris pour celle qui le portait.

Même si elle donnait l'image d'une fille normale, Martha était plus vicieuse que ce qu'elle en donnait l'air. Jerusha avait constaté qu'au détour d'une conversation, par un regard ou quelques mots à double sens, Martha lui avait subtilement démontré qu'elle était à son niveau intellectuellement, et qu'elle la dépassait peut-être un peu dans certains domaines.

Martha était intelligente, et elle savait le cacher, ce qui la rendait encore plus dangereuse.

Jerusha sentait, qu'un jour, Martha Brown allait devenir quelqu'un de redoutable… Même si les gens autour d'elles ne s'en doutaient absolument pas, elle n'avait aucun doute sur cette fatalité.

Même si Brown avait choisi de fraterniser avec ce Potter – choix douteux et suspect – au lieu de rester dans les bonnes grâces des autres élèves, quelque chose disait à Jerusha que c'était un choix mûrement réfléchi…

À cause de tous les points énoncés plus haut, il était aisé de comprendre pourquoi Jerusha Taylor se sentait le besoin d'assertir sa domination sur cette Américaine encombrante.

Taylor voulait faire souffrir Brown, et elle en obtint l'occasion sans même la demander.

Un jour que le maitre d'école s'était absenté pour discuter avec un parent d'élève arrivé à l'improviste, laissant la classe momentanément sans surveillance, Martha avait sorti de son cartable rose un portfolio goinfré de papiers et l'avait posé sur sa petite table individuelle. Puis, elle l'avait ouvert et en avait retiré plusieurs dessins.

De là où elle était assise, Jerusha ne pouvait voir de ces petites réalisations artistiques que des paillettes et des couleurs pétillantes.

- Ceci, entendit-elle Martha dire à Potter, c'est la petite sirène, et ça, c'est un dessin que j'ai fait de Cendrillon hier soir… Tata Pam m'a dit qu'il était très joli !

Alors que Potter regardait les dessins et était sur le point de dire ce qu'il en pensait, Jerusha se leva et alla vers eux, poussée par l'envie de faire entendre son avis, elle aussi.

D'un geste inattendu, elle retira les dessins des mains de Potter et les regarda de près à son tour.

- Hey, mais qu'est-ce que tu fais ?! s'écria Martha en se levant aussitôt pour les lui retirer.

Dansant hors de sa portée, Jerusha échappa aisément aux poursuites de Martha, et pendant tout ce temps, elle ne quittait pas les pitoyables gribouillis des yeux.

Ce n'étaient que des petites choses puériles… Des princesses, des fées, du rose, du violet, des paillettes !

- Tu crois vraiment que ça vaut quelque chose, ça ? dit-elle à Martha alors d'un ton cassant.

Cette dernière cessa d'essayer de l'attraper un instant, et la regarda comme si elle s'était mise à parler une langue étrangère.

- Tu penses vraiment que ta Tata Pam a dit la vérité lorsqu'elle a commenté tes brouillons ?

Pour donner de l'effet à son propos, Jerusha leva son bras et montra le dessin de la sirène et de la princesse à toute la classe.

- Cela, dit-elle à tout le monde, ce n'est que de la médiocrité ! De l'amateurisme ! De la nullité ! Des enfantillages !

Tremblant sur place de colère, Martha ne sut visiblement que faire sur le moment. Comment réagir quand quelqu'un prend vos œuvres et les montre à tous comme étant des… enfantillages ? Alors que Martha n'était plus une enfant. Elle était grande, très grande, tellement grande !

- C'est vrai que c'est moche… commençait à dire ses autres camarades après avoir regardé ce que leur brandissait Jerusha Taylor.

- Brown ne dessine pas bien…

- Ca ne m'étonne pas, lâcha une petite fille. Elle n'a aucun talent… En même temps, on ne peut pas avoir du talent et trainer avec Potter.

Un rire à cette réplique se répandit dans la classe à l'instar d'un bon ragot, de sorte à ce que Martha et Potter devinrent à leur insu les centres de l'hilarité générale.

Ayant orchestré toute cette humiliation, Jerusha Taylor affichait un sourire triomphant en regardant la rage monter dans le regard vert du meilleur ami de Brown. Quant à cette dernière, elle affichait un visage illisible désormais.

Jerusha parut déstabilisée par cette réaction. Des deux, c'était de loin Martha qu'elle pensait la plus impulsive, pas le lâche et prudent Potter.

Comprenant qu'elle n'allait rien pouvoir tirer de Martha, elle se décida à titiller cette colère qui brûlait chez l'autre petit garçon. Quitte à battre le fer, autant s'y mettre quand il est encore chaud.

- Qu'est-ce qu'il y'a, Potter ? Ne me dis pas que ce qu'on vient de dire à propos de ta petite copine te dérange, hein ? Pas la peine de me regarder comme une vipère, sale mauviette ! Si tu es incapable de défendre la seule personne qui daigne passer du temps avec toi, c'est ton problème !

Bam !

Soudain, Harry se leva brutalement de sa chaise, la faisant tomber derrière lui.

Sans prévenir, il se rua sur Jerusha Taylor et lui arracha les dessins des mains. Cette dernière, le voyant foncer sur elle avec une telle violence dans le geste et la figure, avait baissé la tête et étouffé un cri aigu de justesse.

L'apercevant ainsi à sa merci, Harry faillit lui arracher une ou deux mèches de ses cheveux blonds cendrés, pour lui prouver qu'il n'était pas qu'une mauviette, qu'il pouvait défendre Martha, mais cette dernière l'en empêcha.

Alors que Taylor pensait recevoir une gifle bien cherchée, Brown agrippa Potter par l'épaule et le tira en arrière, vers elle et loin de la petite reine de la classe.

- Harry, s'il-te-plait, ne lui fais rien…

- Mais tu as entendu comment elle te parlait ! Il faut la punir !

- Rends-moi mes dessins, et n'en parlons plus. Elle n'en vaut pas la peine, et la frapper t'attirerait plus d'ennuis que de satisfaction, crois-moi…

Harry ne comprit que plus tard que Martha cherchait à le protéger, mais sur le moment, son esprit de petit garçon prit la retenue dont elle fit preuve dans cette situation comme de la pure couardise.

Serrant la mâchoire et les poings, il alla relever sa chaise et se rassoir à sa place. Pendant ce temps, Brown essayait de défroisser ses dessins, chiffonnés par tant de malmenages.

Jerusha, remise de la crainte de se faire frapper, la regarda faire avec une grimace horrible, comme si elle avait de l'arsenic dans la bouche.

Pourquoi ne réagissait-elle pas ? Comment faisait-elle pour rester aussi calme ?

Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un comme cette Martha avant…

Désespérée, elle tenta une dernière attaque.

- N'essaye pas de les arranger. Ils ne sont pas beaux !

Soudain, Martha leva ses yeux bruns et la regarda intensément.

- Puisque tu es une pianiste Taylor, lui dit-elle après un instant de réflexion, tu dois sûrement savoir que le propre de l'artiste par rapport au commun des mortels est de voir la beauté en toute chose… Personnellement, je trouve mes dessins, comme tous ceux qui ont été faits avec le cœur, d'une beauté infinie. Si tu ne peux pas faire de même, j'espère que cela ne révèle rien de trop méchant te concernant…

Taylor ne répondit pas sur le coup, bouche-bée. Elle se souvint seulement d'avoir sorti une réplique faiblarde pour la forme, juste pour ne pas perdre la face devant le reste de ses camarades. Puis, le maitre d'école était revenu et la leçon avait repris.

Même si tout s'était réglé sans débordements, elle ne se sentit pas apaisée pour autant.

Ainsi, ce soir-là, Jerusha ne put jouer aucune note sur son piano.

Elle n'avait pas totalement compris ce que lui avait dit Martha, mais au fond d'elle, elle sentait qu'on avait percée à jour une facette d'elle-même dont elle ne s'était même pas doutée de l'existence.

Maintenant, elle se demandait si ce qu'elle faisait avait du sens.

Si sa personne faisait du sens.

À ce stade, tout ce qui faisait du sens, c'était sa haine pour Martha Brown.

Et Dieu sait à quel point une âme est dangereuse quand il n'y a que de la haine en elle.

….

- Félicitations, Harry, te voilà inscrit ! lui dit alors Mademoiselle Jolie en lui tendant son carton de passage. Tu es le numéro 77…

Ils étaient dans le salon de Mademoiselle Jolie, lui sur le piano, elle debout près de lui à le regarder jouer. Sur la table basse non loin d'eux, il y'avait un bol plein de chocolats et de bonbons, ainsi qu'une grande carafe de jus d'oranges pressées.

Quand il venait la voir, il trouvait toujours ce genre de bonnes choses. La semaine dernière, ils étaient allés à cette boulangerie française au coin de la rue et il avait pu goûter à des chaussons aux pommes pour la première fois !

Pamela s'assurait toujours qu'il mange quelque chose de sucré lorsqu'il venait chez elle. Occasionnellement, et s'ils terminaient assez tôt, elle lui faisait même prendre une soupe ou quelque chose de plus nourrissant. Bien sûr, cela se faisait toujours sans la présence de Martha.

Mademoiselle Jolie lui avait dit de ne pas parler de ces quelques douceurs gustatives à sa nièce, du fait que cette dernière avait une terrifiante addiction au sucre dont on s'efforçait de la guérir par quelques restrictions.

D'ailleurs, et si elle n'était jamais présente pendant leurs séances, c'était parce que sa tante l'avait inscrite à un cours de dessin.

Grâce à ce dispositif qui profitait à tous, Martha n'était jamais présente pour les déranger pendant les répétitions de piano, et Harry pouvait manger autant de sucreries qu'il le voulait sans se sentir coupable.

Prenant le petit carton tendu par sa professeure, Harry le regarda avec stupéfaction.

- Il y'a soixante-dix-sept candidats avant moi ? dit-il en ouvrant alors la bouche.

Sans sourire, elle hocha alors la tête.

- Et soixante-dix après toi… Harry, n'oublie pas que la CIPJ est le concours le plus réputé qui soit, et que de ce fait, beaucoup de gens y tentent leur chance parce qu'ils pensent pouvoir y gagner… Tu y verras des petits garçons et des petites filles qui jouaient Bach avant même de pouvoir dire « Maman » ou « Papa ». Ce ne sera pas facile…

À l'entente de cette information, le visage d'Harry se décomposa et il baissa les yeux sur ses genoux.

- Oh, mais… entendit-il Mademoiselle Jolie dire en s'abaissant vers lui, passant ses mains dans ses cheveux. Harry… N'oublie pas que si je t'ai inscrit à ce concours, c'est parce que je crois fermement en tes capacités. Ce que tous ces petits ont en travail et en répétitions, toi, tu l'as en talent brut… Tu es né avec ce qu'ils essayent désespérément d'acquérir. Si tu dois craindre de perdre, ce n'est que face à une seule personne, d'ailleurs…

- Qui est-ce ? demanda-t-il alors, intrigué.

- Au niveau régional, il n'y a qu'une certaine Jerusha Taylor qui serait susceptible de te poser des soucis… Mais l'on sélectionne deux participants par région, donc tu ne risques pas d'être éliminé à cause d'elle…

- Jerusha Taylor… Alors, elle est si bonne que ça ? s'enquit-il d'une voix un peu basse, les yeux légèrement plus sombres.

Harry se souvint de l'humiliation qu'avait fait subir Jerusha à Martha hier même, et il sentit une douleur sombre et sourde frapper son cœur.

- Miss Taylor n'a effectivement jamais rien eu que le premier prix à tous les concours auxquels elle a participé, lui apprit ainsi Mademoiselle Jolie. Mais elle ne s'est jamais essayée à une compétition de l'envergure de la CIPJ. Même s'il est assez probable qu'elle finisse première du fait qu'elle a l'habitude de ce genre de sélections, je ne doute pas que tu vas la dépasser dés que tu seras plus à l'aise sur scène et devant le jury…

- Non, Mademoiselle, vous vous trompez. Moi vivant, elle sera deuxième… lui dit-il alors.

Elle va perdre, je vais la faire perdre.

Il se retourna alors vers les touches noires et blanches et se remit à jouer la composition de Mozart qu'il allait interpréter devant les juges dans une semaine, dates des sélections régionales. Cette fois, il la joua avec un peu plus de panache, de vitesse, tout cela avec une précision si parfaite que Mademoiselle Jolie dut s'assoir pour ne pas tomber par terre d'émerveillement.

Mais ce n'était plus Harry qui jouait, c'était à présent la bête qui s'y mettait.

Dans un coin sombre de son âme, un coin qu'il ne connaissait toujours pas, il la sentait acérer ses crocs.

Elle fantasmait cette compétition, cette sélection sans merci où elle allait pouvoir se repaitre des restes d'un corps en lambeaux.

Les lambeaux des rêves brisés de Jerusha Taylor.

… Fin du Chapitre …

Note de l'auteur : Chapitre bouclé plus tôt que prévu.

Comme d'habitude, vous pouvez laisser un commentaire pour m'encourager à écrire plus, ça fait plaisir (et ça marche).

Portez-vous bien.

P.S : Vous aurez sans doute remarqué que depuis le début de cette histoire, les titres des chapitres sont des notes musicales. Ce n'est pas pour rien. En fait, je voulais commencer par une gamme musicale afin d'instaurer les bases sur lesquelles je vais construire le reste du récit. À partir du prochain chapitre, cette histoire va rentrer dans une nouvelle phase de son déroulement, tout comme Harry va rentrer dans une nouvelle phase de sa vie.