Bonjour à tous,

Voici le nouveau chapitre de cette semaine. J'espère qu'il vous plaira.

Comme j'ai choisi de faire tourner les points de vue entre plusieurs personnages, je voulais vous raconter un peu mes rapports avec chacun d'eux.

Donc, commençons par Harry.

Harry Potter est un personnage auquel je me suis toujours beaucoup identifiée. J'ai toujours aimé les héros qui n'ont pas une vie facile mais qui se battent pour s'en sortir. C'est un vrai héros courageux et volontaire. Il a des amis proches et fidèles qui sont sa famille de cœur (certaines amitiés valent une fraternité), il n'aime pas l'injustice (il ne faut jamais négliger ce que l'autre peut vous apporter et donc toujours le considérer) et cherche avec force et fracas à faire triompher la vérité (j'avoue pouvoir être assez virulente lorsque j'entends des mensonges).

Mais il a un petit côté héros torturé (personne ne peut comprendre ce que je vis) que je trouve attendrissant (mais si c'était mon ami je le charierais beaucoup à ce sujet) et qui m'a toujours fait beaucoup rire.

Je dois vous avouer aussi, je l'envie un peu : moi aussi, je voudrais sauver le monde, détruire le mal et permettre à mes proches et mes amis de vivre dans la paix. Oui, parfois, j'ai un complexe de Dieu ^^

J'ai juste du mal à comprendre qu'il se marie avec Ginny Weasley (même si je l'aime beaucoup mais vous verrez pourquoi).

En gros, j'adore Harry. C'est un héros qui m'a accompagnée longtemps et qui m'accompagne encore beaucoup aujourd'hui.

Je vous laisse avec la suite et je vous remercie de me lire avec assiduité.

Des bises

Mot d'Al : perso je suis d'accord avec Nicto. Voilà.


Harry entendit vaguement sa femme frapper à la porte de son bureau. Comme il y était confiné depuis une bonne heure et qu'il avait fini son article pour le lendemain, il rédigeait une partie des notes de son reportage.

Elle passa la tête dans l'embrasure et lui demanda si son article était fini, puis des nouvelles fraîches qu'il prit plaisir à lui donner.

- Sais-tu que la nouvelle mode chez les moldus, c'est la poudre brillante de licorne ? Il y a évidemment une marque qui propose de la véritable poudre de corne de licorne. Il doit bien y avoir des sorciers qui ont réussi à fonder un élevage quelque part.

- Je croyais que c'était un animal sauvage, qui ne vivait que dans les lieux magiques spécifiques, s'étonna Diane. Mais je suis sûre que si tu demandes à Perla, elle te donnera des pistes intéressantes.

Perla, la femme de Neville, venait d'une tribu d'Amazonie où on vivait en communion avec la nature. Ils ne se disaient pas sorciers et n'utilisaient pas de baguette. Leur magie ressemblait plus à du chamanisme. Perla parlait aux animaux et aux plantes, ne portait que des vêtements en fibres naturelles et refusait les métaux faits d'alliage. Elle ne mangeait des animaux et certains végétaux que sous certaines conditions. Diane et Harry l'aimaient beaucoup car elle était bienveillante et douce, mais ils pouvaient être déconcertés par certaines de ses exigences. Lors d'une de ses grossesses, Diane avait été si contrariée par les refus de Perla qu'elle avait eu des contractions et qu'elle avait appelé sa sage-femme à l'aide pour la soulager.

- Ils sont arrivés ?

- Non, mais les Romiones sont là et Molly te réclame.

- Je vais descendre, alors. Avant que je sois trop surpris, est-ce que je vais avoir une crise cardiaque en voyant la déco du jardin ?

Diane le regarda en souriant et s'excusa :

- Ted et moi avons essayé de la limiter, mais notre fille est têtue.

Elle l'embrassa avant de redescendre dans le jardin.

Quelques minutes après, Harry descendit rejoindre la fête. Il se figea à en voyant le jardin.

Sa fille lui avait organisé un anniversaire de princesse : fleuri, rose et brillant. Heureusement que le gros des effets était limité à la tente et que quelques balais miniatures volaient autour du jardin.

Harry éclata de rire. Jane courut vers lui et Victor battit des mains.

- Te moque pas, papa.

- Non, je suis surpris. Je ne savais pas que j'aimais autant le rose.

Molly accourut et lui fit une bise sur chaque joue.

- Joyeux anniversaire, mon grand ! Tu es superbe aujourd'hui, la quarantaine te va bien ! Au fait, je viens de voir avec Diane et Hermione, je vais prendre les filles à la maison quelques jours en septembre.

- Tu sais que tu les prends quand tu veux, Molly. Ces crapules seront ravies de t'avoir un peu pour elles seules. Il faut juste trouver les occupations nécessaires pour qu'elles ne s'ennuient pas trop.

- Tu me dis ça, à moi ? J'ai élevé, pas trop mal je pense, sept garçons turbulents et une fille exigeante. Je pense pouvoir me débrouiller avec deux petites-filles, merci, blagua Molly.

Il ricana et l'embrassa affectueusement. Il se dirigea ensuite vers Arthur. Celui-ci fit mine de se lever pour le saluer. Harry lui fit signe de rester assis.

Il s'inquiétait un peu pour les Weasley. Molly et Arthur se fatiguaient plus vite qu'avant. Depuis cinq ans, les réunions de famille se faisaient chez Bill et Fleur ou chez George. Harry aurait voulu rendre la pareille mais il savait qu'il pouvait vexer Ron en le proposant.

Arthur le salua :

- Bon anniversaire ! Tu as enfin le droit de découvrir les dégâts de la décoration.

- Diane m'avait prévenu et je connais ma fille, et puis ça me fait beaucoup rire d'avoir un anniversaire de princesse à mon âge. Je n'en ai jamais eu, tu sais. Dudley n'aimait pas trop le rose. Sais-tu que nos femmes ont prévu de réunir Jane et Lizzie sous votre toit quelques jours ? Il va falloir que tu te reposes, elles sont assez infernales, ensemble.

Arthur rit :

- Elles sont beaucoup plus faciles avec nous. Nous sommes leurs vieux grands-parents complaisants, nous nous en sortirons très bien, tu sais.

- Parfois, je suis jaloux de la gentillesse qu'elles déploient à votre égard.

- Oh, tu sais, rechercher des baies sauvages d'Écosse nordique pour les confitures de Molly mérite une légère compensation.

Harry se retourna et vit Diane discuter avec Minerva McGonagall. Il partit la saluer et sur le chemin se sentit soulevé au-dessus de la terre.

- Tu ne grandiras donc jamais, mon garçon !

Hagrid n'avait pas changé depuis que Harry le connaissait, sauf ses cheveux qui étaient maintenant veinés de blanc. Sa barbe, quant à elle, était restée brune et drue.

- Hagrid !, s'exclama Harry, je ne pensais pas que tu arriverais si tôt ! Tu nous avais dit que tu devais aller chercher Graup dans les montagnes.

- Il est rentré plus tôt, ça ne se passait pas très bien. Dix ans qu'il n'avait pas revu sa montagne, mais tu connais les géants, ils ne l'ont pas laissé tranquille. Je suis allé le chercher la semaine dernière.

- Graup va bien ?

- Oh oui, pas de problème pour lui ! S'être battu dans sa jeunesse contre des araignées géantes et de vrais géants obscurs rend les géants des alpages pas vraiment effrayants. Mais moi, j'ai pris quelques baffes en allant le chercher.

- Tu t'en es bien remis ?, demanda Harry.

- Bien sûr que oui, Hermione a fait un travail formidable. Elle ne te l'avait pas dit ?

- Non, Hermione ne me dit pas tout… La cachottière. Au fait, comment t'es arrivé là ? Je ne savais pas qu'ils avaient créé un portoloin pour relier Poudlard-Godric's.

- Minerva m'a offert un transplanage d'escorte.

Harry ricana intérieurement en imaginant son ancienne directrice de maison en escort girl. Ou plutôt en escort lady.

Depuis qu'elle était à la retraite, Minerva occupait principalement ses journées à faire des biscuits pour accompagner son thé. Elle avait trouvé en Hagrid un compagnon idéal pour ses après-midis et le forçait à manger autre chose que le bitume en forme de carré qu'il appelait biscuits. Résultat : ils squattaient tous deux Poudlard alors qu'ils n'y travaillaient plus, et Hagrid avait enfin des tenues correctes (Minerva veillait au grain, elle était très à cheval sur l'étiquette). À ce jour, Hagrid arborait une salopette en tissu écossais toute neuve sur une chemise brune, il était très chic. Minerva pouvait en être fière.

- Je suis ravi de voir que tu es venu sans utiliser de magie. Je te rappelle que tu n'es toujours pas autorisé à pratiquer de sorts.

- Oui oui. Fais gaffe, tes vieux réflexes d'Auror te collent aux basques. Tu étais moins pointilleux sur le règlement quand vous veniez me voir sous une cape d'invisibilité... C'était le rôle d'Hermione, si mes souvenirs sont bons.

- Elle déteint sur moi, soupira Harry.

- Heureusement qu'elle ne déteint pas sur Ron. Enfin un incorruptible !

- On parle de moi ?, intervint Ron, une Biéraubeurre à la main, la poignée du fauteuil de son père dans l'autre.

- Bien sûr, on parle toujours de toi, répondit Harry, très sérieux.

- C'est bien ce qui me semblait, répondit Ron, tout aussi sérieux. Je suis indispensable à vos vies.

- Surtout à la vie de ta mère, ajouta Arthur. Elle t'attend toujours pour dégnomer définitivement son jardin.