Hey! o/
Bon, j'espère que vous n'avez rien contre l'idée de retourner dans le désert parce que...et bien en fait vous n'avez pas tellement le choix et moi non plus! XD
Bref, voici le septième souvenir dans lequel Zelda est attaquée par les Yigas dans le Désert Gerudo. Vu la scène hyper courte pour ce souvenir j'ai brodé un peu pour que le texte ne soit pas trop court aussi. Qui n'a jamais voulu savoir où se trouvait Link et ce qu'il faisait avant qu'il ne vole au secours de la princesse?
Zakuro Kagame: Retour dans le désert pour ce souvenir hélas! Mais petite mention d'Urbosa qui te fera sûrement plaisir. ;) Je l'aime beaucoup aussi parmi tous les Prodiges. En ce qui me concerne je n'aime pas la créature divine des Gerudos surtout parce que j'ai bien galéré dans ce donjon! XD L'éléphant à côté c'était du gâteau.
Mijoqui: Ouais, j'aime beaucoup la figure maternelle que représente Urbosa pour Zelda en particulier. Leur relation est vraiment belle je trouve! Non, tu as sans doute raison, je suis bien plus à l'aise au fur et à mesure des souvenirs pour exposer la personnalité de Link telle que je la vois. Heureuse de savoir que cela se ressent. :)
La chaleur du désert en pleine journée est véritablement insoutenable. Il est compréhensible que malgré leur territoire étendu les Gerudos aient la moins forte densité de population de tout Hyrule. Hormis à la cité on ne croise guère de monde dans cette immensité balayée par le sable et le vent. Heureusement, ici dans l'oasis du Bazar Assec l'air est déjà nettement plus respirable. Il parait que l'on peut même se baigner dans le point d'eau si on le souhaite.
Pour le moment je n'ai pas la tête à me rafraîchir ou même me détendre cela dit. Je suis actuellement perché au sommet du seul bâtiment du Bazar à observer l'horizon d'un air soucieux. J'attend le retour de Zelda qui est en visite à la Cité Gerudo pour s'entretenir avec Urbosa. Je l'aurais évidemment bien accompagné cependant il semble que mes qualités anatomiques me refusent l'entrée de la ville. Pourquoi en interdire l'accès aux hommes ? Je ne saurais le dire. Je sais simplement qu'actuellement cela ne m'enchante pas.
J'ai au moins insisté pour accompagner la princesse aux portes de la Cité gardée par d'imposantes guerrières Gerudos. Si je sais sa sécurité assurée entre les murs qui me sont interdits, il n'en est pas de même dans la traversée du désert exigée pour atteindre ces derniers. Rien que sur le chemin entre l'oasis et la ville j'ai dû occire quelques monstres particulièrement bien dissimulés dans les sables de ces contrées arides. Les Lézalfos savent parfaitement se fondre dans ce paysage hostile.
Je pousse un long soupir mêlé d'ennui d'une part et d'inquiétude d'autre part. Récemment Urbosa nous as informé que les renégats du Gang des Yigas s'agitaient de plus en plus ces derniers temps. Ces brigands courent dans tout le royaume après la princesse et désirent précipiter la chute d'Hyrule en représailles à la persécution qu'exerça l'ancien Roi durant la période de l'âge d'or du développement de la technologie et des recherches menées par les Sheikahs. Ceux refusant de se soumettre et d'abandonner leurs études scientifiques se rebellèrent et créèrent ce gang sans foi ni loi louant le Fléau et appelant de tous leurs vœux la dévastation et le chaos.
La Prodige du peuple des femmes aurait récemment défait plusieurs de leurs membres qui ont tenté de s'emparer du trésor de la tribu : le masque du tonnerre. L'ennui avec les Yigas c'est qu'ils sont très doués dans l'art du déguisement et peuvent ainsi se faire passer pour n'importe quel hylien sans que l'on ne soupçonne un instant leur véritable identité. Seul un sixième sens particulièrement bien affûté à permis à la grande guerrière de déjouer leur infiltration. Je ne sais même pas si je serais capable d'une telle prouesse.
Urbosa a bien tenté de trouver leur repaire secret situé quelque part dans les montagnes des Hauteurs Gerudos mais ces malandrins se sont fort bien dissimulés et demeurent introuvables pour le moment.
Une goutte de sueur dégouline le long de ma tempe sous l'action du soleil brûlant qui est bien haut dans le ciel. Même dans l'oasis la chaleur est accablante mais le blâme est aussi à ma position élevée et loin de toute source d'ombre sous laquelle m'abriter. Je guette inlassablement le retour de la blonde, ayant été chassé de devant les murailles de la cité Gerudo par les gardes qui en avaient apparemment assez de me voir tourner en rond comme un animal en cage. Je ne nierais pas avoir fomenté l'idée de trouver un moyen d'entrer malgré l'interdiction ferme qui m'a été adressée et sans doute l'ont-elles senti.
Cet environnement rempli d'ennemis cachés sous les sables met tous mes sens en alerte et a le don de rendre légèrement nerveux tant le danger semble présent de toute part. Mais je dois rester calme et rationnel. Que pourrait-il arriver à Zelda sous la garde d'Urbosa ? La Prodige entretient des sentiments très maternels envers la princesse et ne laisserait rien ni personne lui faire le moindre mal après tout. Je relâche la tension dans mon corps et me résigne à redescendre de mon perchoir devenu depuis plusieurs heures mon observatoire.
Je m'aventure autour de l'oasis et près du petit marché du Bazar Assek pour acheter de quoi me rafraîchir. Il n'est pas question de songer à piquer une tête bien que ce ne soit pas l'envie qui m'en manque à présent. Je m'installe un peu à l'écart avec un fruit que je découpe pour en porter un morceau à ma bouche. Son goût sucré est agréable mais ce qui me soulage est notamment sa forte concentration en eau désaltérante. Il est encore frais, c'est sûrement de là que le melon glagla tire son nom.
Il y a peu d'aventuriers qui se rendent dans le Désert Gerudo et encore moins qui parviennent jusqu'à la Cité. De toute façon puisque seules les femmes peuvent y pénétrer cela n'a rien d'étonnant. J'ai tout de même croisé un marchant cherchant à établir un commerce dans la ville bien que ce soit chose impossible au vu de son genre définitivement masculin. J'ai également rencontré un Goron qui lui ne se plaignait pas le moins du monde de la chaleur, habitué aux températures incroyablement élevées du volcan de sa contrée natale de la Montagne de la Mort sans doute.
Il me racontait combien il avait trouvé la Cité du désert magnifique et je me suis interrogé sur la façon dont il aurait pu y entrer. J'en ai conclu que soit les Gerudos considèrent tous les Gorons comme des femmes, soit comme étant asexués. J'avoue ne jamais m'être posé pareille question auparavant mais l'ennui se faisant de plus en plus lourd la moindre distraction est la bienvenue.
La chaleur m'assomme et me rend quelque peu somnolant. Je lutte contre cet engourdissement malvenu quand quelques hyliens débarquent dans le Bazar. Ils marchent d'un pas décidé en direction de la piste menant à la Cité Gerudo sans même chercher à commercer dans l'oasis. L'un d'eux continue seul quand les deux autres rebroussent finalement chemin dans l'autre sens.
C'est étrange mais ils seront de toute façon refoulés aux portes de la ville si ce sont des hommes alors peut-être ont-ils envoyé quelqu'un en éclaireur avant. Je ne m'en soucie donc pas plus que cela quand après quelques instants un détail me saute aux yeux avec un temps de retard. Ces aventuriers n'avaient avec eux ni sac ni quoique ce soit d'autre pour transporter des vivres ou même de l'eau pour survivre à un tel périple menant dans ce désert aride. Ce n'est pas prudent de leur part de continuer leur traversée sans se ravitailler, mais peut-être l'ignorent-ils?
Je me lève de sous l'arbre où je me reposais dans l'intention de les interpeller comme celui qui est parti vers la ville doit être encore aux portes du Bazar Assek. Mais je n'ai pas le temps de l'atteindre quand des bruits de course poursuite et un halètement effrayé se font entendre. J'ai juste le temps de tirer mon épée que Zelda arrive en courant depuis le sentier, poursuivit par un membre du Gang des Yigas armé d'une serpe coupe-gorge. Elle a le temps de parvenir jusqu'aux premiers palmiers de l'oasis que deux autres renégats lui coupent toute retraite et qu'elle chute en tentant de s'arrêter pour faire demi-tour mais elle est acculée au point de ne pouvoir fuir nulle part.
Je m'élance depuis l'autre côté du point d'eau pendant que les mécréants se rapprochent pour encercler la future reine. Vite ! Je dois les atteindre avant qu'il ne soit trop tard ! Celui d'entre eux qui lui courrait après lève son arme et la princesse ferme les yeux dans l'attente de ce qu'elle croit être inévitable mais je les ai entre temps enfin rejoints et empêche la tragédie en abattant celui qui s'apprêtait à ôter la vie de l'héritière du trône d'Hyrule.
L'arme blanche taillée en demi-lune tourbillonne dans les airs pour atterrir dans un bruit mat dans le sable en même temps que son propriétaire alors que je fais maintenant face aux deux autres agresseurs. Derrière moi Zelda laisse échapper une exclamation de surprise teintée de soulagement. Je résiste à mon envie de me tourner vers elle pour m'assurer qu'elle va bien et toise mes adversaires qui se sont immobilisés à la suite de mon intervention. J'esquisse un mouvement de lame dans leur direction et ils reculent quelque peu, hésitant à mener leur attaque contre moi.
Qu'ils essaient seulement d'approcher et ils tâteront de l'Épée de la Destinée. Ceux qui cherchent à assassiner la prêtresse royale ne méritent ni ma clémence et encore moins de la pitié ! Les deux belligérants finissent par renoncer et disparaissent dans un tourbillon de papier rouge qui est la signature du Gang des Yigas. J'abaisse enfin mon arme tout en relâchant ma respiration. Je suis arrivé à temps mais la catastrophe était terriblement proche.
Je me tourne pour offrir mon aide à la princesse pour se relever mais reste figé sous son regard pénétrant braqué sur moi. Elle semble me regarder comme si c'était la première fois qu'elle me voyait. Ou plutôt comme si elle venait de réaliser quelque chose qu'elle ne pouvait pas voir avant. L'intensité de ses prunelles fixées sur moi de la sorte… Cela me déstabilise car habituellement je ne récolte qu'agacement lorsqu'elle ne me regarde tout simplement pas.
Je crois rater un battement de cœur mais je mets cela sur le compte de l'adrénaline qui redescend certainement après cet affrontement. Je lui tends finalement ma main qu'elle accepte et serre tandis que je la relève doucement. Alors que je pensais qu'elle se dégagerait rapidement elle laisse nos mains en contact quelques secondes supplémentaires, mais inutiles maintenant qu'elle est debout. Ses iris vertes sont toujours accrochées aux miens mais recèlent à présent une sorte de douceur familière que me souviens les avoir déjà vu arborer alors que je n'étais pas encore son chevalier.
Bien que je ne connaisse pas raison de sa soudaine réapparition, je n'ai pas honte d'avouer que ce regard particulier m'a manqué depuis sa disparition…
