RAR :
LinaewenLight : Salut ! Merci pour ta RV. Leur relation va évoluer ne t'inquiète pas ! Dans le bon ou le mauvais sens, là est la question ;) J'espère que la suite te plaira :)
Mackensy : Merci pour ta RV ! J'espère que la suite te plaira :)
Moi : Merci pour ta RV :) Oui Malefoy est un relou, et en même temps, est ce que c'est si étonnant que ça ? J'ai pas l'impression ^^ Pour les fautes d'orthographe, j'essaye de faire au mieux mais j'écris vite et malgré mon correcteur certaines passent à travers les mailles du filet. Donc vraiment désolée pour ça. Après j'ai quand même l'impression que ça reste lisible et agréable à lire malgré tout donc tant mieux ;) Pour la description de Miss Fawley, j'ai voulu laisser libre court à l'imagination des lecteurs, mais bon vu que tu semblais y tenir, j'en ai faite une dans ce chapitre :) Et pour ta question, je ne peux pas y répondre tout de suite, la réponse sera donnée dans la suite de l'histoire :) Et vis à vis du manque de perspicacité de Hermione, dit toi qu'elle est face à quelqu'un qui est odieux avec elle, dont toute la famille sont des mangemorts, qui a été super proche de Voldy et qui cherche à l'être à nouveau. Donc moi à sa place, je le détesterais aussi ;)
Bonne lecture à .s !
Chapitre 9 : Un réveil difficile.
Hermione observait les ombres claires des paons albinos qui déambulaient entre les haies noires. Leur pâleur se détachait du jardin assombri par le crépuscule, si bien qu'on ne voyait bientôt plus aucune autre forme à part celle de leurs corps gracieux. La lumière dans la chambre d'Hermione se reflétaient dans les vitres et dessinaient sa silhouette qui formait une ombre qu'elle ne reconnaissait pas. Elle avait toujours l'apparence de Mathilda mais elle ne tarderait pas à redevenir normale, le polynectar ne faisant effet qu'une heure environ. Elle se leva et se dirigea vers le miroir placé au-dessus de la coiffeuse, puis s'observa quelques instants en silence.
Mathilda Fawley était une grande femme élancée, avec de longs cheveux bruns qui tombaient en cascade dans son dos, son visage était carré mais il s'en dégageait une douceur apaisante. Elle avait de grands yeux verts qui rappelaient à Hermione le regard perçant de son meilleur ami mort quelques semaines plus tôt, ce qui la plongeait immédiatement dans une profonde tristesse à chaque fois qu'elle croisait son regard dans un miroir. Harry. Qu'était-il sensé se passer après qu'il se soit livré à la mort elle-même ? Pourquoi avaient-ils tous été pris au dépourvu ? Comment avaient-ils pu ne pas réagir et s'attaquer aux dernier Horcruxes ? Ces questions sans réponse tournaient en boucle dans la tête d'Hermione, quand elles ne faisaient pas la place aux visages de Ron, Ginny, et Neville. Elle avait si peur d'être la seule survivante parmi tous les combattants de l'ordre. Elle repensa à ce baiser échangé avec Ron, sentit des larmes couler sur ses joues qu'elle essuya d'un revers de la main, puis baissa les yeux vers ses chaussures qui lui faisaient mal aux pieds. Elle n'avait pas encore retiré les escarpins sur lesquels elle avait dû se jucher pour le diner, mais y remédia immédiatement. Elle saisit les chaussures par le talon, les retira de ses pieds meurtris et les lança sur la porte de la chambre qui s'ouvrit juste avant que le talon aiguille ne vienne s'écraser sur le panneau de bois.
- PROTEGO ! lança Malefoy en levant sa baguette.
Les deux chaussures cognèrent contre la barrière invisible qui s'était formée instantanément devant Malefoy et tombèrent lamentablement sur le parquet. Les mains de Hermione virent se plaquer contre sa bouche mais elle ne put se retenir de lâcher un cri de surprise. Malefoy observa les chaussures avec dédain, constatant que l'une d'elle avait le talon cassé.
- Si elles ne te plaisent pas, tu n'avais qu'à me le dire, lâcha Malefoy de sa voix trainante.
- Je suis désolée ! je ne savais pas que tu étais derrière la porte.
- C'est oublié, dit-il en levant sa baguette.
Une lueur bleutée s'en échappa et vint envelopper la chaussure cassée, qui se mit à léviter. Le talon s'approcha de la chaussure et s'y raccrocha tout seul, puis l'ensemble vint se déposer délicatement au pied du lit, accompagné de l'autre chaussure intacte. Hermione observa Malefoy avec méfiance pendant qu'il entreprenait de s'improviser cordonnier, tout en restant sur ses gardes. Il n'avait pas dû apprécier son départ précipité de la table, elle se doutait bien qu'il allait lui faire payer. Il s'installa sur le bord du lit, croisa les jambes devant lui, s'appuya sur ses poignets et tourna les yeux vers elle. Hermione était restée cloitrée dans son coin sans oser bouger, mais sentir le regard gris de son ennemi se poser sur elle la troubla davantage.
- Comme je te le disais avant que tu ne quittes la table de manière fort impolie, commença-t-il d'un ton solennel, demain nous aurons des invités. Je compte sur toi pour les accueillir comme il se doit. Ils seront là pour te rencontrer après tout. Comme je t'ai expliqué tout à l'heure, voici l'arbre généalogique de ta famille.
Un parchemin clair apparu de nulle part juste devant Hermione et se déroula sous ses yeux. Elle l'attrapa au vol et eu juste le temps de lire l'entête avant que Malefoy ne recommence à parler.
« La noble famille Fawley, générations de sangs purs ».
- Tu as 24 heures pour tout apprendre, reprit-il. En bonne Miss-je-sais-tout cela ne devrait pas te poser trop de problèmes.
Hermione ne releva pas la pique qu'il venait de lui lancer et reposa ses yeux sur le parchemin. Des dizaines de noms s'étalaient devant elle, mais cela ne l'effrayait en aucun cas. Elle avait l'habitude d'apprendre et elle saurait tout cela par cœur pour demain. La question était plutôt de savoir si elle avait l'intention de tout apprendre ou pas.
- Si jamais il te venait à l'idée de me défier en, par exemple, n'apprenant pas cet arbre, je peux te garantir que tu le …
- Tu n'as toujours pas compris que ça ne sert à rien de me menacer ? l'interrompit-elle sans craindre sa réaction.
Il la regarda quelques secondes sans laisser paraitre la moindre émotion, puis se leva doucement et se dirigea vers elle.
- Oh si… murmura-t-il. Je l'ai bien compris, c'est pour ça que si tu me laisses finir ma phrase, tu verras que tu as tout intérêt à apprendre cet arbre.
Il était beaucoup trop proche d'elle à présent mais elle ne pouvait pas reculer. Elle sentait le dessus de la coiffeuse cogner contre ses cuisses alors qu'elle cherchait discrètement un objet à saisir pour se protéger contre lui. N'importe quoi aurait pu faire l'affaire, mais il lui saisit le bras d'un geste vif et lui serra le poignet.
- Si jamais tu n'apprends pas cet arbre, reprit-il d'une voix caverneuse, je m'assurerais personnellement que ta petite copine la rouquine soit exécutée sur place publique, et je m'arrangerais comme il faudra pour que tu sois aux premières loges le jour-j.
- Espèce d'ordure ! grogna Hermione en sentant les larmes lui monter aux yeux.
Elle tira sur son bras sans pouvoir le dégager de l'emprise de Malefoy qui était trop forte.
- Lâche moi ! hurla-t-elle.
Avec un regard de profond mépris, il relâcha sa prise, libérant Hermione qui se décala vers la fenêtre. Elle observa son poignet et constata une marque rouge qui commençait à virer au bleu. En relevant les yeux vers son bourreau, elle le vit quitter la pièce d'un pas vif, mais avant de refermer la porte derrière lui, il lui jeta un dernier regard et lâcha d'un ton sec :
- Hoba t'aidera à soigner ton bras.
Hermione eut l'impression étrange que la sècheresse de son ton tentait de cacher une certaine inquiétude, mais la noirceur dans ses yeux dissipa immédiatement ce doute et au moment où la porte claqua, Hermione était certaine que l'idée qu'il ait pu lui briser le bras le ravissait.
Le rayon de soleil qui lui caressa le visage le lendemain matin n'eut pas raison du profond sommeil dans lequel était plongé Hermione. Elle avait repris son apparence habituelle excepté le bandage blanc qui entourait son poignet, sous lequel on pouvait encore apercevoir les marques bleues qu'avaient laissé les doigts de Malefoy. Un léger sourire se dessinait sur le visage de la jeune fille qui semblait faire un rêve des plus agréable. Si quelqu'un avait été dans la pièce à cet instant, il aurait pu dire que cela faisait des semaines que l'on n'avait pas vu une Hermione aussi paisible. Mais c'est finalement un bruit sourd provenant des étages inférieurs du manoir qui l'extirpa de son sommeil.
Après s'être habillée, elle tenta d'ouvrir la porte, s'attendant à ce qu'elle soit fermée à clé, mais à sa grande surprise, la poignée pivota et le mécanisme de la serrure s'enclancha. Elle tira sur la porte qui s'ouvrit en grand sur le couloir. Les bruits sourds retentissaient à nouveau dans tout le manoir et Hermione décida d'aller voir ce qu'il se passait. Elle passa devant une armoire vitrée et observa son reflet.
- Mince !
Elle fit immédiatement demi-tour et entra en trombe dans la petite pièce où se trouvait les fioles de Polynectar, en attrapa une au hasard et en engloutit le contenant. Elle senti le liquide descendre dans sa gorge, immédiatement suivi par un sentiment d'étirement, comme si sa peau gonflait de l'intérieur. Quelques secondes plus tard, elle se senti à nouveau normale, jeta un coup d'œil au miroir et constata que la magie avait fait effet. Elle sorti de nouveau dans le couloir et descendit les marches vers le ré de chaussée.
Arrivée dans le hall, elle suivi l'origine des bruits qui la mena dans la grande salle de réception. Hoba était affairé à déplacer les meubles sans les ménager le moins du monde. Les guéridons traversaient la pièce à toute allure, s'entrechoquant avec les bancs qui passaient dans le sens inverse.
- HOBA ! hurla alors une voix derrière elle.
Hermione se retourna d'un geste vif, se retrouvant face à Malefoy dont le visage semblait dégager toute la hargne dont il était possible. En voyant Hermione, il s'arrêta net dans sa lancée, visiblement incapable de prononcer le moindre mot.
- Tu es déjà levée ? demanda-t-il d'un ton étrangement neutre.
- Et bien, répondit Hermione calmement. Il est bizarrement difficile de dormir avec ce bruit.
Malefoy jeta un coup d'œil à l'elfe qui avait dû arrêter de faire valdinguer les meubles dans tous les sens car le manoir avait retrouvé son habituel calme mortel. Il s'avança devant Hermione qui le suivit des yeux.
- Hoba, lança-t-il vers l'elfe qui semblait hésiter entre prendre la fuite ou rester figé sur place.
Ses yeux lançaient des regards presque imperceptibles vers la porte de la grande salle, comme s'ils cherchaient la meilleure option pour échapper au courroux de son maitre.
- Je t'ai demandé d'aménager la salle pour la soirée, continua Malefoy, pas de détruire le mobilier. Et tu as réveillé notre invitée.
- Pardon mon Maître, sanglota l'elfe en se jetant au sol. Je voulais faire au plus vite pour continuer à préparer le repas de ce soir.
- Je ne veux pas d'excuse de ta part ! répondit Malefoy en haussant le ton.
Il semblait sur le point de lever la main sur l'elfe désormais ratatiné au sol, mais Hermione décela un infime mouvement de sa tête vers elle, puis Malefoy abaissa sa main et se retourna vers la porte sans lui accorder un regard. Hermione s'avança vers l'elfe qui entreprenait de se relever, ses yeux écarquillés fixant la porte derrière laquelle Malefoy avait disparu quelques secondes auparavant.
- Hoba, tu vas bien ? demanda Hermione d'une petite voix.
- Miss, vous ne devez pas rester là, couina l'elfe en la regardant les yeux pleins de larmes. Je vais vous préparer le petit déjeuner.
- Non laisse, je vais aller me trouver quelque chose à manger dans la cuisine.
- Mais Miss, je ne peux pas, répondit l'elfe en reniflant. Maître Draco a dit que je devais vous servir quelle que soit l'heure.
- Et bien le service que je te demande est de ne pas me servir à manger. J'irai seule. Indique-moi simplement le chemin pour me rendre aux cuisines.
Hoba la regarda quelques secondes sans dire un mot. Il semblait incapable de prononcer le moindre son tant son émotion le submergeait. Il finit par lui indiquer dans un gloussement comment se rendre aux cuisines et où y trouver à manger.
Hermione quitta alors la pièce, laissant l'elfe continuer sa tâche. Elle entendit le bruit des meubles que l'on relevait avant de fermer la porte derrière elle. Elle traversa le manoir en suivant les indications de Hoba qui la menèrent à une porte simple, qui jurait avec la décoration lourde et ouvragée du reste du manoir. Elle poussa le panneau de bois et vit des marches descendre vers ce qui ressemblait à une cave. Au moment où elle posa le pied sur la première marche, les torches éteintes au mur s'enflammèrent et une lumière dorée se diffusa dans l'escalier, lui permettant de descendre sans risquer de se casser la figure.
Elle découvrit en arrivant en bas des marches une immense cave recouverte de pierres lisses et sombres, totalement aménagée en une cuisine qui ferait rêver les plus grands chefs cuisiniers. Une multitude d'ustensiles en tout genre pendaient au plafond, des panoplies de casseroles parfaitement astiquées patientaient au mur, des piles d'assiettes attendaient qu'on les remplisse dans d'immenses buffets vitrés. Hermione contempla le tour de la cuisine avec de grands yeux ronds, mais son cœur s'arrêta net quand ils se posèrent sur une silhouette assise sur un plan de travail, les jambes dans le vide, qui semblait la regarder.
- Qu'est-ce que tu fais là ? ne put s'empêcher de demander Hermione.
- Je suis chez moi, répondit la voix de Malefoy dont le visage était caché dans l'ombre. Par contre, qu'est-ce que TOI tu fais là ?
- J'ai faim, Hoba m'a indiqué où trouver à manger.
- Il est sensé te préparer à manger et te servir dans ta chambre, lança Malefoy d'une voix sombre.
- C'est moi qui lui ai demandé expressément de m'indiquer le chemin des cuisines. J'avais envie de changer d'air.
- Qu'est-ce que tu veux manger ?
A la grande surprise d'Hermione, le ton de Malefoy n'était pas agressif ni menaçant. Au contraire, il semblait parfaitement enclin à lui servir quelque chose. Méfiante, elle osa demander :
- Des pancake avec du sirop d'érable ? Et un jus d'orange.
Malefoy la regarda d'un air amusé et lui indiqua une chaise où s'asseoir. De plus en plus étonnée par le comportement de son geôlier, Hermione s'assit sur la chaise en bois sans le quitter des yeux. Il descendit de son perchoir d'un bon et lui tourna le dos pour farfouiller dans une étagère derrière lui. Quelques secondes plus tard, il lui fit à nouveau face les bras chargés de pots fermés par de gros bouchons de liège.
- Des pancakes ! lança-t-il. Ma mère adorait ça. Je connais la recette par cœur.
- Malefoy ? demanda Hermione d'un air un peu trop méfiant à son gout. Tout va bien ?
- On est sensé se marier prochainement, répondit Malefoy en posant les pots sur le plan de travail face à elle. Je pense qu'une bonne entente entre nous rendrait la chose plus crédible.
Hermione ne put s'empêcher de lâcher une exclamation sarcastique. Elle tourna les yeux vers le côté opposé de la cuisine pour faire comme si de rien était, mais Malefoy avait bien entendu.
- Ok, dit-il d'un ton brusque. Je ne suis peut-être pas la personne idéale avec qui cohabiter selon toi, mais il n'empêche que je t'ai sauvé la vie, et celle de tes crétins de Weasley.
Il eut soudain l'air de quelqu'un qui vient de faire une grosse bêtise ou qui en avait trop dit. Mais Hermione ne fit pas attention, car à l'entente du nom de famille de Ron et Ginny, elle s'était levée d'un bon et s'était précipitée vers lui en contournant le plan de travail qui les séparaient.
- Où sont-ils ? demanda-t-elle d'une voix alarmée.
- J'ai empêché leur exécution figure toi, lâcha-t-il d'un ton hautain.
Il avait cet air fier de lui qu'elle ne lui connaissait que trop bien. Elle se demanda si cela était un bon présage, ou pas.
- Où sont-ils ? répéta Hermione insistante.
- A Azkaban, finit par lâcher Malefoy après quelques secondes d'hésitation. Ils étaient prêts pour le peloton, mais j'ai demandé à ce qu'on les garde au chaud car ils avaient surement d'autres informations à nous donner sur l'Ordre. Ils ont été transférés cette nuit.
Hermione repensa alors aux menace qu'il lui avait proférées la veille et se demanda à quoi il jouait à lui dire tout et son contraire à quelques heures d'intervalle. Mais elle avait déjà autre chose en tête. Retrouver Ron et Ginny, les faire évader et s'enfuir loin de l'Angleterre.
A suivre ...
