Rappelez lui pourquoi il sortait avec le masochiste de service ? Ah oui, parce qu'il était assez stupide pour tomber amoureux du sabreur alors qu'ils parlaient généralement plus avec leurs corps qu'avec des mots. Sanji soupira un instant en voyant les nombreux bandages un peu partout sur le corps de Zoro et il commença à les enlever afin de les changer.
Chopper était toujours celui qui s'en chargeait, en général, mais comme Luffy s'était réveillé le matin même après son habituel coma post-bataille, le petit renne était près de leur capitaine.
Puis ça ne dérangeait pas le chef de s'occuper de son compagnon un peu. Même si, par les dieux marins, il était très étonné du nombre de bandage que son amant avait. Enfin, il ne devrait pas, Zoro était un des plus blessés à chaque putain de combat qu'ils faisaient. Mais pour une fois, il aurait bien voulu voir son homme être en un seul morceaux.
Il sentit ce dernier se réveiller sous ses doigts alors qu'il massait légèrement les zones endolories avec la crème que le petit médecin lui avait donné.
« Hey. » fit la voix bourrue du sabreur.
« Hey. » répondit-il en serrant légèrement les bandages sur la zone nettoyée. « Besoin de boire un truc ? » son vis-à-vis secoua légèrement la tête et il soupira. « Ok. Tournes-toi, vais m'occuper de ton dos. »
« Chopper ? » demanda tout de même Zoro en faisant ce que lui disait le blond.
« Avec Luffy. Ne t'inquiètes pas. »
Il entendit vaguement un ok, avant qu'un silence léger se refasse entre eux. Sanji retint difficilement de dire quoique ce soit face aux plaies de sortie qu'il pouvait voir, nombreuses qu'elles étaient, aussi vieilles que les nouvelles qu'il allait devoir panser à nouveau. Non vraiment, pourquoi il sortait avec la deuxième plus grosse tête de mule de ce bateau ?
« Pourquoi je t'aime déjà ? » lança-t-il en passant la pommade sur les plaies, faisant se tendre son amant.
« Débrouilles toi avec ta conscience cuistot. » il pouvait entendre la légère tendresse dans les mots bruts de décoffrages. Il était habitué maintenant. « Je vais bien. »
« Ouais. T'as intérêt. »
