Mot de l'auteur : Comme d'habitude, l'inspiration m'est venue alors que je devais bosser mes cours. J'avais dis que je ferais sûrement quelques bonus par-ci par-là ... En espérant que le premier soit à votre goût. Croisons les doigts pour que ça ne parte pas en vrille, genre que je ne termine pas sur hum, une fanfic qui se passerait avant WEAK. Manquerait plus que ça ... Bonne lecture !
« La déclaration. »
C'était la première fois de sa vie qu' il avait fui. Lui, le grand et fier Katsuki Bakugo avait pris ses jambes à son cou et s'était tiré à la vitesse de l'éclair. Et, ironie, il avait été étonné de sa propre vitesse de course lorsqu'il devait fuir. S'il avait su avant, peut-être que cela aurait pu lui servir lors de son enlèvement pendant le camp d'entraînement, dommage. Mais bon, il ne voulait plus, ô jamais plus, refaire cette expérience : il n'était pas un lâche, il n'avait peur de rien ni de personne. Katsuki fuyait une fois, mais cela n'arriverait pas une deuxième fois.
Mais pourtant d'accord, il voulait bien l'avouer et juste pour cette fois, que Deku lui avait fait peur. Ses deux grandes billes émeraudes qui le regardaient comme s'il était la huitième merveille du monde alors qu'il n'était seulement qu'un con insolent et moqueur, lui avait donné la frousse. Ses joues qui se coloraient de rouge au fur et à mesure qu'il restait planter devant lui, muet, incapable de sortir le moindre mot. Ses lèvres qui à peine s'étaient entrouverte lui avaient fait prendre ses jambes à son cou parce qu'il avait déjà compris comme un grand qu'Izuku lui aurait demandé s'il y avait un problème et qu'il aurait été incapable de répondre. Là, il l'avait bien mérité son surnom de Pétard mouillé.
Mais il n'y pouvait rien.
Alors peut-être qu'hier soir, allongé dans son lit en étoile de mer, il avait un peu – beaucoup trop – fanfaronné sur le fait que merde, ça ne devait pas être si compliqué que cela quand même de se déclarer à quelqu'un. Il avait même osé se moquer de Kirishima, rouge de honte quand il était parti se confesser à l'autre pile électrique, mais putain … Putain lui au moins avait été un homme jusqu'au bout, il avait tout sorti d'une traite, les bégayements avaient été là mais, il s'était confessé, pour de vrai. Katsuki lui n'avait fait que fuir devant Deku. Il était à deux petits doigts de regretter l'époque où les choses étaient inversées, où Deku était effrayé par lui, parce que maintenant il se tenait bien droit sur son chemin.
Il aura une autre chance demain. Demain oui, ça serait bon.
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Dommage, l'univers semblait contre lui. Et visiblement, demain il n'aura pas d'autre chance, parce que Deku vient de passer la porte de sa chambre. Il se pince pour être sûr que, malheureusement ou heureusement – il hésite encore un peu sur la réponse – ce n'est pas un rêve qu'il est en train de faire. Mais rien, si ce n'est la douleur. Deku est bien là, plus entêté que jamais, à l'entrée de sa chambre.
Il songe un instant à le foutre dehors, mais l'idée disparaît aussi vite qu'elle s'est pointée. Katsuki devait arrêter d'être comme ça. En revanche, au dîner il attrapera sa mère pour lui dire d'arrêter de laisser entrer Izuku dans la demeure comme si c'était normal, bordel.
« T'es sûr que ça va, Katchan ? », Izuku à l'air mal à l'aise quand il lui parle et ça lui remet les pieds sur Terre. Et enfin bon, il est toujours comme ça depuis qu'il a commencé à lui taper dessus, une petite part infime continue de le craindre même s'il ose lui tenir tête souvent. Pourtant, le nerd est toujours là malgré tout. Et Katsuki s'est enfin rendu compte qu'il est un abruti fini, que ses actions étaient débiles et puériles.
« Ça va, le nerd. », rien ne transparaît dans sa voix. C'est comme ça, il n'y peut rien. Il ne peut rien contre les mauvaises habitudes qui ont la vie dure. C'est dans sa nature d'être encore un peu, con.
« Même pas un peu de fièvre ? Parce que t'étais vraiment rouge tout à l'heure … », Deku se tord les doigts alors que lui rigole, un peu moqueur. Il n'y a que le nerd pour penser directement à une maladie, toujours que lui pour s'inquiéter de son état et pour rappliquer alors même que la peur de s'en prendre une l'habite. Il y a de toute façon toujours eu que Deku, envers et contre tous.
Et c'est peut-être ça qui le fait frissonner, le fait de savoir que le nerd a toujours été là alors qu'il aurait pu se barrer, se tirer depuis longtemps. Qu'il aurait pu le dénoncer au premier adulte qui passait dans le coin, aller se plaindre à sa mère qui serait ensuite venu attraper la sienne, et enfin il se serait fait démarrer. Mais Deku n'a jamais rien fait de tel, il a inlassablement supporté ses coups, parce qu'il l'admirait, parce qu'il espérait pouvoir un jour renouer avec lui.
Katsuki ne pouvait pas le décevoir plus, plus longtemps. Il ne pouvait pas continuer à leur faire du mal ainsi, à fragiliser ce qu'il pouvait bien rester de leur relation.
« En fait », commence-le cendré la respiration coincée au fond de sa gorge. « C'n'est pas de la fièvre. ». Il se sent au bord de la falaise, d'un instant à l'autre, il fait le grand saut. Alors qu'il ouvre la bouche pour en finir avec cela, Deku intervient la mine angoissée « C'est pire que de la fièvre ? ». Putain, mais qu'il se taise. Qu'il le laisse sauter au lieu de se l'imaginer aux portes de la mort.
« Non, maudit nerd, ce sont des sentiments. », Katsuki est en chute libre.
