Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.
Résumé : Vingt-six lettres, vingt-six mots, pour définir Edith Crawley.
Note de l'auteur: Cet OS fait partie du défi d'écriture Alphabet que j'ai organisé avec d'autres auteurs. Le but du jeu est simple: Après avoir choisi un personnage ou un couple, on écrit une vignette par jour avec un mot commençant par la lettre du jour (ex: Jour 1 – Lettre A: Ananas ), un mot que l'on choisit nous-même. Vingt-six écrits pour les vingt-six lettres de l'alphabet, le but étant de créer un recueil qui forme l'alphabet personnel du personnage ou du couple.
Jour 9: Lettre I
Son alphabet personnel
Identité
L'un des plus grands et des plus longs combats d'Edith n'avait pas été celui pour être aimée, pour récupérer Marigold. Non, le combat de toute sa vie, cela avait été celui de son identité. Souvent, et très tôt, Edith se demandait qui elle était.
Mary était la fille aînée, le premier enfant, celle qui avait octroyé le titre de parents à Robert et à Cora, celui de grand-mère à Violet. Elle était la preuve de la fertilité du couple, la promesse d'un héritier, une promesse dont l'amertume déteindra sur elle.
Sybil était la benjamine, la petite dernière, le bébé de la famille. L'enfant surprise. La plus belle des trois sœurs, aussi magnifique de corps que d'âme. L'innocence incarnée, la force et la résilience sous un masque de fragilité, la fierté parentale. L'incarnation de tout ce qu'il pouvait y avoir de bon en ce monde.
Mais elle ?
Edith Crawley ?
Qui était-elle ?
L'enfant du milieu. Celle dont on oubliait l'existence car moins brillante, moins éclatante. L'esprit moins piquant que Mary, moins belle que Sybil, comme si elle avait été faite avec les restes de son aînée, un brouillon pour sa cadette.
Elle avait longtemps tenté de se définir par le mariage, comme si devenir l'épouse de quelqu'un allait la faire exister aux yeux du monde.
Aujourd'hui, Edith a 33 ans elle sait qui elle est.
Elle est une brillante jeune femme. Elle dirige un magazine londonien, chose rare pour une femme de 1925. Elle est une héritière. Elle est une autrice. Elle est une mère. Elle est une femme courageuse, tout aussi résiliente que Sybil, et travailleuse. Plus forte et plus fière que quiconque aurait cru, elle-même compris.
Aussi, quand Bertie l'épouse et fait d'elle la marquise d'Hexham, il ne fait qu'ajouter un autre titre à sa carte d'identité, une ligne bien douce :
Elle est Edith Pehlam, une businesswoman, une autrice, une mère mais aussi une femme aimée pour tout ce qu'elle est.
FIN
