Bonjour à tous !
Quelques rappels avant de commencer ce nouveau chapitre :
Cette fic est écrite dans le cadre de l'event "Halloween" du groupe "Papotage,écriture, lecture et bonne humeur".
Je publie un chapitre par semaine.
Je tiens à rappeler que je ne fais qu'emprunter les personnages qui appartiennent à la série Hawaii 5-0.
Attention Danny et Steve sont en couple dans cette fic donc si ça déranger quelqu'un merci de vous arrêter là.
Merci à Nanthana14 ( u/10072748/) pour ses corrections.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 9 : Les portes de l'Enfer sont ouvertes / Anaon / Cri
La chute fut douloureuse et accompagnée du bruit mat des corps en armures tombant à proximité de lui. Steve retint de justesse un cri de douleur. Il avait atterrit sur son épaule blessée. Que ce soit sa hanche, son dos, ses côtes, son bras ou sa jambe, tout lui faisait mal, mais le plus inquiétant était bien son épaule qui saignait à nouveau abondamment. Le militaire serra les dents en prenant plusieurs grandes inspirations pour éloigner la sensation de douleur, puis il avisa les corps tombés avec lui. Il tira sur un morceau de tissus qui dépassait d'une des armures et s'en servit pour refaire son bandage. Ce ne fut qu'une fois satisfait de celui-ci qu'il contrôla le minuteur.
Une heure vingt-cinq.
Il ne devait pas traîner. Le militaire regarda autour de lui et fut pris d'effroi. Il était entouré de murs, d'environ trois mètres de hauteur, constitués d'ossements humains. Le sol aussi était fait d'ossements réalisa-t-il juste après. Il était tombé au centre d'une place rectangulaire d'où partaient quatre couloirs. Il n'y avait pas de plafond au-dessus des murs, mais un ciel rouge sang avec des reflets oranges qui dansaient. Les couleurs lui firent penser à du feu. Il faisait d'ailleurs une chaleur agréable.
Steve se mit debout précautionneusement, faisant attention de ne pas trop forcer sur sa cheville douloureuse. Il regarda les quatre couloirs, aucun indice ne lui indiquait par où partir. Il fit quelques pas en boitillant pour essayer de trouver quelque chose qui pourrait l'aiguiller, quand il sentit que l'atmosphère derrière lui. Un froid glacial semblait se tenir dans son dos. Le brun se retourna et vit deux formes vaporeuses vertes sortir des corps sans vie pour flotter au-dessus d'eux. Les formes se façonnèrent jusqu'à prendre l'aspect translucide de l'enveloppe charnelle qu'elles venaient de quitter. Elles tendirent les bras vers Steve qui était comme gelé sur place.
Le vivant cria de douleur. Perdu dans la stupéfaction de ce qui se passait sous ses yeux, il n'avait pas vu la main d'un des fantômes se tendre vers lui jusqu'à le toucher. La brûlure résultant de ce contact fut terrible, mais eut l'avantage de faire réagir Steve qui recula.
Les jambes des âmes finirent de se former et celles-ci s'éloignèrent de leurs corps. Dès qu'elles furent à plus de vingt centimètres de ceux-ci, tout ce qui n'était pas os fut réduit en poussière et les squelettes s'envolèrent pour aller compléter un mur.
Steve sut qu'il était en danger avant même que les fantômes ne bougent. Il partit en courant, oubliant sa cheville douloureuse pour échapper aux âmes qui le prirent en chasse presque immédiatement. Il entra dans le couloir en face de lui, celui d'où les reflets oranges du ciel s'échappaient. Le couloir tournait régulièrement et se divisait souvent. Il fallut quelques dizaines de mètres au militaire pour réaliser qu'il se trouvait dans un labyrinthe. Il s'arrêta après trois ou quatre croisements pour reprendre son souffle. Les âmes ne semblaient plus être derrière lui, mais Steve se doutait qu'elles risquaient de retrouver sa trace prochainement.
Il essaya de se remémorer son chemin depuis qu'il avait commencé à courir. Le couloir vers l'orange, puis à droite, encore à droite ? Non c'était un cul-de-sac. Il avait pris en face du coup, puis à droite à nouveau et il était à une intersection à présent. Steve fut soulagé, il avait instinctivement suivi la technique de la main droite. Celle-ci consistait à toujours suivre le mur de sa main droite. Si elle avait l'avantage de permettre à coup sûr de sortir du labyrinthe, elle avait l'inconvénient de potentiellement faire le tour dudit labyrinthe. Dans le cas de Steve, il n'était vraiment pas bon qu'il y passe la journée. Il regarda le minuteur.
Une heure quinze.
S'il voulait avoir du temps pour la dernière étape, il devait sortir de là et trouver le coffre en moins de trente minutes… mal engagé, mais pas défaitiste, Steve se remit en marche à un rythme soutenu. Il préférait ne pas courir pour ménager sa cheville, déjà qu'elle le lançait douloureusement avec son pas rapide. Il continua de suivre les murs sur sa droite en espérant trouver rapidement la sortie et ne pas rencontrer trop d'embûches.
Ses quinze premières minutes d'errance dans le labyrinthe furent calmes, trop calmes. Steve était un homme d'action, il n'aimait pas ces situations où rien n'arrivait alors que la logique aurait voulu l'inverse. Bien qu'il resta concentré sur son environnement, son esprit commença à se disperser après quelques minutes. L'ambiance et l'atmosphère étaient lourdes. Le militaire remarqua tout d'abord qu'il tendait à se rapprocher de l'endroit où le ciel semblait orange. Il eut même l'impression que celui-ci dansait, comme s'il était fait de flammes… Il eut aussi la sensation qu'il avait plus chaud alors qu'il s'en rapprochait. Puis son cerveau lui rappela les images qui lui avaient été montrées plusieurs heures auparavant, celles de ceux qu'il considérait comme sa famille. Étaient-ils réellement retenus prisonniers ? Si non, leurs vies étaient-elles tout de même en danger ? Que se passerait-il s'il ne parvenait pas à faire ce que ses ravisseurs attendaient de lui ? Steve était conscient de son état lamentable, il avait une cheville foulée, une épaule perforée, des côtes fragilisées, des brûlures et des ecchymoses partout sur le corps … et il n'avait pas encore fait la moitié de ce que ses geôliers voulaient de lui.
Ses pensées dérivèrent ensuite sur Danno. Il ne doutait pas que son homme soit parti à sa recherche, mais il espérait qu'il le sortirait de là avant que quelque chose de terrible n'arrive, à lui ou à sa Ohana. Aux yeux du Navy Seal, le mieux qu'il pouvait faire était de donner du temps au 5-0 en jouant le jeu des ravisseurs pour qu'ils ne mettent pas leurs menaces à exécution.
Il fut soudainement interrompu dans ses pensées. Le carrefour où il venait d'arriver était gardé par plusieurs créatures. A l'entrée du chemin à sa gauche se tenait un être aux jambes de chien et au corps d'un homme très musclé. Ses yeux jaunes lui donnaient un air féroce et sa mâchoire semblait elle aussi avoir prit un peu du chien. Il était dans une position défensive, clairement prêt à se battre pour ne pas laisser Steve passer. Face à Steve se trouvaient deux enfants cadavériques qui jouaient avec une boule de feu. Les visages verdâtres et les yeux vides des enfants donnèrent la nausée au militaire. Sur sa droite, le regardait avec curiosité la seule créature que Steve reconnut : une sphinge. Le bas de son corps était celui d'un lion et le haut, à partir de sa poitrine dénudée, celui d'une belle jeune femme. Elle avait de grandes ailes d'aigles, actuellement au repos, dans son dos. Steve ne put s'empêcher de la trouver belle. Il fit un pas vers elle, elle lui sourit chaleureusement.
"Contre moi pas de combat si à ma question la bonne réponse tu trouves." Lui dit-elle d'une voix caverneuse.
"Et si je ne trouve pas la bonne réponse ?" Demanda Steve, troublé par cette sphinge. Il essayait de rassembler ses esprits et voulait être sûr d'avoir toutes les cartes en main avant de s'engager sur un chemin peut-être trompeur.
"Par eux tu devras passer,car mon chemin je scellerai."
Steve se tourna vers les gardiens des deux autres chemins. L'homme chien le regardait avec un sourire mauvais. Ses canines inférieures dépassaient légèrement au-dessus de sa lèvre supérieure augmentant encore plus son aspect inquiétant. Les deux enfants avaient cessé de jouer. Chacun d'eux tenait entre ses mains une boule de feu et le regardait de ses grands yeux vides. Le militaire se sentit mal. Il regarda la sphinge à nouveau et se dit que passer par son chemin serait certainement la meilleure des possibilités.
"OK, je t'écoute, quelle est ton énigme ?"
"Sois attentif, une seule fois je la dirai." Steve acquiesça, prêt à réfléchir.
"Elle communique les vibrations qui font chanter le violon.
On la cherche par amour,
Mais on doit la rendre un jour."
La première réaction de Steve fut de se demander si dans univers précédent il avait laissé ses neurones, car seul le néant résonna dans son esprit. Il avait beau tourner ça dans tous les sens rien ne lui venait. Il savait que le temps passait et qu'il devait trouver quelque chose à dire, mais en même temps il n'avait le droit qu'à une seule réponse.
Soudain, il sentit un courant d'air froid dans son dos et la brûlure de son bras se rappela à lui. Le brun tourna la tête et vit les âmes des deux guerriers venir vers lui. Il allait mourir là pensa-t-il tout d'abord. Puis il eut une pensée pour Danny, son âme sœur et il comprit.
"C'est l'âme ! La réponse, c'est l'âme."
La sphinge lui sourit et se décala pour le laisser passer. Derrière elle, il découvrit le coffre. Il s'en saisit et l'ouvrit prestement. Rien ne se passa, pas de porte. Perdu, il regarda vers l'endroit où se tenait précédemment la sphinge, mais il ne découvrit qu'un mur d'ossements. En fait, il n'avait pas le choix, il était dans un cul-de-sac. Il suivit le couloir sur quelques mètres et au détour d'un couloir, sortit du labyrinthe.
La vision qui s'offrit à lui, lui coupa le souffle. Deux portes immenses, ouvertes se tenaient devant lui, au milieu d'un désert d'ossements. Il entendit des cris sortir des portes ouvertes d'où s'échappaient aussi de gigantesques flammes. Le ciel au-dessus des portes dansait des reflets oranges créés pas les feux. Derrière lui, il sentit les deux âmes des guerriers arriver, mais cette fois elles semblaient lutter contre une force invisible qui les attirait vers les portes. Les âmes passèrent à côté de lui sans même le toucher. Un long cri perçant les suivit et ne se termina qu'après que Steve les eut perdues de vue.
"Courage", se dit le militaire. "Après tout, que pourrait-il t'arriver en Enfer ?"
Il avisa le chronomètre et marcha à la suite des âmes.
Cinquante minutes.
Alors à votre avis, que pourrait-il bien lui arriver en Enfer ?
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
N'hésitez pas à me laisser un commentaire, ça m'encouragera pour la suite.
Le prochain chapitre sera à nouveau avec Steve.
Joyeux Noël.
A bientôt
