In The Heart Of The Sea (Au Cœur De La Mer)
Résumé : Les Mers et leurs cousins meurtriers, les Sirènes, furent toujours en désaccord mais récemment, quelqu'un, avait commencé à rallier les prédateurs normalement solitaires sous une seule bannière et le climat de paix sur le récif où Harry était né et avait grandi sombra dans l'anticipation d'une guerre. Malheureusement pour Harry, selon Luna, il y avait une sirène dans son avenir.
Auteur : Kaede Ravensdale
Traductrice : yaoipowaa56
Disclaimers : Je ne possède rien d'Harry Potter
Chapitre 7 : Terminus
Il rejoindrait les Gardes du Récif dès qu'il aurait l'âge de le faire. Il rejoindrait les Gardes du récif et la première chose qu'il ferait serait de revenir dans cette maudite grotte ensanglantée et de planter une lance dans le cœur de ce bâtard de sirène !
Harry était là depuis près de deux semaines maintenant et il était presque guéri, à ce stade, il avait imaginé près d'un million de scénarios différents sur la façon dont il pourrait s'échapper de Tom et de cette foutue grotte. En l'envoyant dans le port encore et encore jusqu'à ce qu'il meurt dans l'eau empoisonnée. En l'étouffant avec les pièces de monnaie qu'il avait rassemblés pour construire son nid scintillant pendant son sommeil. En l'étranglant avec Nagini.
Malheureusement, ce n'étaient que des fantasmes. Pour l'instant. Mais un jour, un jour très proche, Harry veillerait à ce que la menace connue sous le nom de Tom Riddle soit définitivement supprimée de ces eaux. Les Mers n'étaient pas des prédateurs et n'étaient généralement pas connus pour leur agressivité, contrairement à leurs cousins à dents de requin dont l'un le gardait actuellement captif au fond de sa grotte, mais dans un accès de colère, il était devenu déterminé à tailler le nageoire du dos de la Sirène et à s'en servir comme drapeau sur le toit de sa maison.
Et les fausses preuves d'affection le faisaient détester encore plus le bâtard. Harry ne voulait rien avoir à faire avec lui. Rien ! Il n'était pas intéressé par un monstre agressif, blindé, aux dents dentelées, aussi joli que soit son visage ! Peu importe à quel point il aurait pu subvenir à ses besoins ! Peu importe à quel point ses gènes étaient "forts" !
Parce que peu importe à quel point il jouait à être affectueux, la reproduction était tout ce qui comptait pour lui et chaque fois que son caractère se révélait, Harry se retrouvait avec une autre blessure. Peu profonde, mais suffisamment profonde pour saigner et être incroyablement douloureuse. Chaque fois qu'il essayait de le soigner, le corbeau ne le laissait pas s'approcher. Chaque fois qu'il essayait de lui offrir un cadeau, il le rejetait. Chaque fois qu'il revenait avec de la nourriture, Harry en mangeait juste assez pour ne pas être misérable.
Tom eut même le culot de paraître blessé à ce sujet ! Bien. Le voir bouder était gratifiant après tout ce qu'il avait enduré.
Il ne finirait pas sa vie avec cette sirène. Ce serait un autre Mer, probablement un mâle en raison de son propre statut de reproducteur mais peut-être une femelle, et il serait chaleureux et doux et absolument tout ce que Tom Riddle n'était pas. Il serait de couleurs vives et lisses, avec de petites nageoires arrondies et des petit muscles. Ils ne serait pas lourdement blindés d'écailles comme des éclats d'obus, de couleur sombre, aux nageoires triangulaires et enveloppés de muscles comme de l'acier trempé.
Il n'avait aucune envie d'être tendrement bercé dans les bras assez fort pour lui briser la colonne vertébrale d'un seul coup. La sirène pouvait aller s'étouffer avec sa langue, il s'en fichait.
«Maître, vous êtes revenu.» Le doux sifflement de Nagini le ramena à l'entrée de la grotte. Harry se recroquevilla encore plus, se blottissant plus profondément dans le monticule de trésor dans lequel il s'était presque enterré et écoutait les pièces de monnaie bouger autour de lui. «Vous n'avez pas l'air bien.»
«Je n'ai pas l'air bien ?» Il bougea de nouveau ; Neptune, pourquoi sa voix l'affectait-elle autant ? «Oui, j'imagine que la plupart des créatures ne serait pas dans cette situation, ma chère.»
«Que voulez-vous dire ?» L'ombre de Nagini glissa sur le mur. «Vous n'avez pas ressenti ça depuis des années. De la peur et du chagrin.»
«Je suis entrain d'affronter ma propre fin. J'abandonne. La seule façon de l'avoir comme compagnon serait de le briser, et cela ne formerait pas le lien dont j'ai besoin pour sauver ma vie. Alors oui, j'imagine que je ressens ces choses.»
«Maitre- !»
«C'est fini, et c'est de ma faute. Ma propre faute pour avoir attendu si longtemps pour trouver un partenaire et maintenant j'en subis les conséquences.» L'eau s'agita autour de lui alors que Tom se rapprochait. «Et tout ce qui l'intéressera, c'est que je ne vivrai probablement pas assez longtemps pour qu'il guérisse, s'entraîne et revienne se venger d'avoir été retenu prisonnier.
«Vous ne pouvez pas abandonner après tout ce que vous avez fait !»
«Je ne vois rien qui puisse arrêter ça.»
«Le Mer pourrait encore...»
«Changer d'avis ?» Il y avait un ton triste dans sa voix. «L'animosité entre nos espèces est trop profonde, c'est tout ce qui a été prouvé ici. Il n'acceptera jamais mes tentatives d'affection et de courtoisie, et encore moins de me les rendre, et quelque chose me dit que ce n'est pas parce qu'elles sont maladroites et naïves.»
«Mais Maître...»
«Je vais mourir, Nagini ! Il me reste quelques mois, alors pardonne-moi de vouloir garder un peu de dignité !» Il y eut un autre changement dans le courant, il s'éloignait à nouveau. «Je dois aller au récif d'où il vient et retrouver ses parents. Dit-leur que leur fils leur sera rendu demain matin.»
«Oui, Maître.» Le serpent semblait très réticent.
«Il sera content, j'en suis sûr, quand il entendra inévitablement parler de ce que je suis devenu. J'espère qu'il trouvera un jour un compagnon qui lui plaira. La solitude absolue est un sort horrible.»
La solitude absolue ? Pas de famille ? Pas de soutien d'aucune sorte ? La seule fois où il entrait en contact avec un autre de son espèce, c'était pour le combattre et le tuer à cause d'une dispute territoriale. Il ne pouvait pas imaginer, avec sa fantaisie amoureuse, sa grande maison et ses nombreux amis, à quel point cela faisait mal. Peut-être que les tentatives maladroites et largement infructueuses de gagner son affection avaient été honnêtes après tout. Peut-être ne le voulait-il pas que pour poursuivre sa lignée.
Peut-être que ce qu'il voulait, c'était de la compagnie.
Tom était mourant ? Mourant de quoi ? Harry avait du mal à comprendre que la sirène qui l'avait retenu en captivité, la plus forte sur un millier de kilomètres, et le nom légendaire que les parents utilisaient pour garder leurs petits à l'intérieur la nuit et loin des eaux sombres, pouvaient mourir. Pouvait-il mourir si jeune de quelque chose d'aussi simple que... la solitude ? Était-ce même possible ?
Il ne pouvait plus rien y faire. Il n'était pas sûr de vouloir vraiment le sauver, même s'il le pouvait. Même si elles n'en avaient pas nécessairement l'intention, les Sirènes étaient dangereuses par leur force et leur vivacité. Et batifoler avec l'un d'eux pouvait le voir banni. Aussi agréable que ce soit de vivre une vie choyée, attendue par le mâle alpha des superprédateurs, il n'était pas sûr de pouvoir réellement l'aimer, ni que Tom puisse l'aimer, et ne voulait pas laisser sa famille derrière lui sans cette assurance.
Sans compter que la sirène semblait avoir navigué sur la question.
Harry regarda avec précaution le bord du tas d'or dans lequel il se cachait. Tom s'attarda à l'entrée de la grotte, fixant les puits de lumière de la lune qui perçaient l'eau bleue profonde. Il était vraiment beau et s'il devait mourir... ce serait une honte. Il s'installa à nouveau au milieu du sable et des pièces de monnaie et ferma les yeux, dérivant dans un sommeil agité.
A SUIVRE...
