Bonjour!
J'avoue que ça fait un moment que j'ai pas publié, mais voici enfin la suite! Nous sommes toujours un peu sur le point de vue de Kanon en grande partie. J'espère qu'il vous plaira!
Et on remercie la généralissime cat (Cat-à-hombes comme nom d'auteur, allez lire ça fic!) pour sa correction!
Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent pas et vive le shuraiolia!
Chapitre 7
Malgré le fait que Kanon soit dans le monde des humains loin de son despotique de mari, il n'en était pas pour autant libre. Il était surveillé dans le moindre de ses faits et gestes. Avec les années celle-ci fut moins lourde, moins pressante. Les gardes présents semblaient se relaxer loin de l'Atlantide. Kanon réussissait à sortir de la maison et ainsi à pouvoir se balader tranquillement. Il commença à comparer la dictature qu'ils avaient chez eux et la démocratie, comme les humains l'appelaient, de la surface. Il y avait toujours des lois, certaines arriérées mais les mariages ici étaient libre. Les humains s'aimaient et se détestaient. Tout n'était pas rose dans tous les pays mais dans celui-ci la vie était bien plus agréable qu'au fond de l'eau. Il prit même goût à la chaleur du soleil.
Puis depuis 2 ans il avait Shun avec lui. Si au départ il avait vue l'arrivée de l'enfant avec scepticisme il avait fini par l'aimer comme s'il était le sien. Ce garçon lié au même destin que lui, à ne devoir qu'être une plante en pot au bras de leur roi... Kanon commença dès lors à recevoir la visite de son fils, et si au départ il avait été heureux de la nouvelle il avait vite déchanté. Julian était un sale gosse égoïste qui prenait tout le monde de haut, même lui alors qu'il était de son propre sang. Poséidon l'avait sculpté à son image. Tout ce que voyait l'adulte dans cet enfant était tout ce qu'il détestait chez son mari.
Détester un enfant alors que c'étaot le sien... Kanon n'avait jamais pensé en être capable. Il avait toujours rêvé d'avoir des enfants avec Rhadamanthe, et même si Julian était de Poséidon, il avait attendu sa naissance avec impatiente. Espérant avoir une petite lueur d'espoir et lui donner tout l'amour qu'il ne pouvait donner à Wyvern et les enfants qu'ils auraient dû avoir. Même si le roi s'était empressé de le piétiner, l'arrivée de Shun avait été une bénédiction pour lui. Il n'avait pas pour autant oublié la colère enfouie en lui.
Pour l'instant il cherchait juste à rendre Shun le plus heureux possible, même si c'était lui permettre de voir le fils du traître toutes les semaines. En regardant les deux enfants jouer il espérait qu'un miracle ce produise. Que le peuple de l'Atlantide se soulève et mette un nouveau roi sur le trône, un qui serait bon et juste ! Un qui laisserait Shun être avec son lié, un qui lui permettrait de revoir Rhadamanthe, un qui pourrait peut-être lui permettre d'être réunit avec son fils...
Arrivé à la fin de la journée Kanon précisa à la famille qu'ils ne pourraient se voir la semaine prochaine. Julian, son fils, était censé venir leur rendre visite, comme tous les mois. Mais qu'ils se verraient la semaine suivante, à la même heure, au même endroit. Il allait partir quand il fut retenu par Camus. Il dégagea sa main de son poignet comme brûlé.
« Merci pour ce que tu fais pour mon fils, lui dit-il.
-Je ne le fait pas pour lui, siffla-t-il, mais pour Shun. »
Puis il s'en alla sans se retourner. Il savait déjà que Camus devait avoir un regard doux à vomir collé au visage. Il tourna alors sa tête vers Shun qui semblait souriant. Kanon s'arrêta et le prit dans ses bras avant de reprendre sa route. Était-il vraiment prêt à tous pour cet enfant ? Il se demandait pourquoi il se posait la question car la réponse était évidente : oui !
Arrivé à la maison les gardes étaient étrangement à leurs postes et au garde à vous. Un domestique l'attendait sur le pas de la porte, sautant d'une jambe à l'autre. Kanon sentait que quelque chose clochait, et il resserra sa prise sur l'enfant. Une fois arrivé à la hauteur de la sirène. Celle-ci pencha la tête en avant, laissant cascader ses longs cheveux blonds.
« Que se passe-t-il June ?
-Votre éminence, le chef de l'armé est ici pour vous voir. »
Saga était ici, alors que lui-même était à l'extérieur avec l'enfant qui plus est. C'était une catastrophe. Il s'attendait à tout et sûrement pas à une bonne nouvelle. Il entra, posa Shun au sol et s'avança vers l'immense salon. Son frère était-là, sirotant un verre d'un quelconque alcool dans la main. L'enfant se cachait dans les jambes de Kanon.
« On ne peut pas retirer le fait que les humains sont plutôt doués pour les breuvages de qualité. C'est bien une des seules choses à retenir d'eux.
-Que fait tu ici ? Gronda Kanon.
-Voyons, ne puis-je pas rendre visite à mon idiot de petit frère ?
-Ce serait bien la première fois que tu déplaces pour moi. »
Son aîné soupira et posa le verre sur la table basse. Le silence dura un moment, mais l'ambiance était pesante et Shun le ressentait. Kanon posa une main protectrice au-dessus de son crâne, cherchant à l'apaiser ainsi. Saga se leva alors et s'approcha de son frère une mine contrarié au visage.
« Dis-moi mon petit frère à quoi tu joues ?
-De quoi tu parles ?
-De toi sortant de la maison, partant à la rencontre d'humains et accompagné de l'enfant en plus.
-Nous étions juste allez nous baigner dans un coin isolé...
-Ne joue pas à ça Kanon, soit heureux que ce soit moi qui sois venue et non Poséidon ! Julian est venu me parler de cet enfant blond qui était sur la plage avec Shun... Mais à quoi tu penses ? »
Kanon avait presque envie de lui rire au nez. Il avait envie de lui dire qu'il faisait ce que Saga aurait dû faire pour lui. Il permettait à Shun de vivre tout simplement ! Il avait envie de lui balancer au visage que l'enfant était lié au fils du traître, mais il savait ce qu'il se passerait ensuite. Shun serait rapatrié à Atlantide et enfermé au palais. Une chasse à l'homme serait entrepris sans qu'il ne puisse prévenir Camus.
« Je l'ai juste emmené prendre l'air marin. Nous restons des Atlantes, rester enfermer dans une maison ne nous sciait guère.
-Et cet enfant blond ?
-Inconnu, Shun ne l'a pas recroisé depuis, mentit-il.
-Tu sais que tu ne peux pas me mentir Kanon, pas à moi. Je vais donc te le répéter. Qui est cet enfant ?
-Un simple humain. »
Il vit la mâchoire de Saga se contracter, était-ce parce qu'il percevait le mensonge ou le fait que ce soit un humain ? Kanon n'aurait pas su le dire, et en vrai il s'en fichait. Il allait repartir du salon, moins il voyait son frère et mieux il se portait. Il était fautif de ce mariage après tout. Saga repartit vers le canapé et si affala dessus se prenant la tête dans les mains.
« -Tu sais que je finirai par savoir ce que tu me caches Kanon et je préférais l'apprendre de ta bouche... Après tous ce que j'ai fait pour toi c'est comme ça que tu me remercies ?
-Ce que tu as fait ? Tu as fichu mon mariage et mon avenir en l'air !
-Tu ne sais rien ! hurla Saga. Tu crois tout savoir mais tu fais fausse route, ce que j'ai fait c'était pour toi !
-Menteur, tout n'a été que pour toi et toi-même. N'es-tu pas devenu le chef de l'armée juste après mon mariage ? N'as-tu pas négocié cette promotion en me vendant à Poséidon ?
-Tu... Pense ce que tu veux, je m'en fiche mais ne fait rien qui pourrait mettre notre Roi en colère, je ne serais pas toujours là pour te protéger. »
Kanon le regarda avec dédain avant de lui tourner le dos et de prendre la direction de la chambre de l'enfant.
Une heure plus tard June venait lui apprendre le départ de son aîné. Kanon ne se faisait pas d'illusion, son frère allait le faire surveiller, bien plus étroitement. Il allait devoir ruser pour permettre à Shun de revoir son lié. Il regarda la petite bouille du jeune Atlantes qui avait perdu son sourire. Est-ce que Kanon serait prêt à trahir le roi pour permettre à cet enfant de vivre une vie normale ?
Peut-être que Milo et Camus accepteraient de le prendre avec eux... D'un autre côté il n'avait pas envie de leur confier Shun. Il devait trouver un moyen d'emmener l'enfant loin de tout ça, mais qu'en était-il de Rhadamanthe ? Il pourrait recevoir les répercussions de sa trahison...
Il n'avait jamais voulu de cette vie, lui tout ce qu'il avait voulu c'était une vie tranquille, et Poséidon lui avait tout pris. Il soupira, il avait deux semaines pour voir ce qu'il allait décider. En attendant il profitait du temps qu'il avait avec Shun. Celui-ci se retourna vers lui un petit air triste au visage.
« Je ne vais plus pouvoir voir Hyoga ? demanda-t-il. »
Ses petits yeux verts remplient de larmes brisaient le cœur de Kanon. Il le prit dans ses bras lui murmurant qu'il pourrait rester avec Hyoga autant qu'il voudrait, mais qu'il fallait être patient. Il fallait qu'il soit sage et qu'il ne parle pas de son ami ni de la famille de celui-ci. Shun acquiesça toujours triste.
Du côté de Camus, ce dernier était muet depuis sa discussion avec son ancien ami. Le soir, alors qu'il était sur le canapé Milo vint le rejoindre un thé à la main. Celui-ci n'aimait pas voir son mari ainsi. Le visage de son amant semblait plongé dans une grande tristesse et du remords.
« De quoi avez-vous parlez ?
-Des morts que j'ai laissé derrière moi. Chuchota-t-il."
Camus lui expliqua alors tous ce qu'il avait appris de la bouche de Kanon, de la chose la plus insignifiante à celle bien plus grave. Il était responsable de la mort de deux personnes... Voir peut-être plus car Kanon n'avait plus beaucoup de nouvelles de l'Atlantide. Il ne rentrait que pour les solstices mais n'avait de contact avec personne sur place. Milo tenta de l'apaiser en lui affirmant qu'il ne pouvait pas savoir que Poséidon se transformerait en un homme cruel et froid.
Camus était trop pris dans sa culpabilité pour croire à ses paroles. Pourtant il voulait y croire mais ce poids sur son cœur, cette douleur, il ne pouvait l'ignorer. Il se cala contre son mari tentant de se remémorer s'il n'aurait pas pu faire autrement, comme prendre Aiolia avec lui. Mais qu'il lui disait que Shura n'aurait pas été exécuté à sa place ? Finalement son bonheur c'était fait sur le malheur des autres, de ses propres amis... Il se maudissait et était sûr que les autres le maudissaient aussi, que ce soit Aiolia, Shura, Aiolos ou même Deathmask...
Il repensa alors à Mû. Il était le seul avec qui il avait eu des contacts depuis ces douze dernières années. C'était lui qui lui avait appris pour sa grossesse alors qu'il était encore enfermé au palais, c'est aussi ça qui avait poussé Aiolia à le faire évader. Avant que sa fuite soit orchestrée, Mû lui avait parlé d'un endroit sur terre où il passait souvent du temps : l'Inde. Il avait alors demandé à Milo de prendre contact avec lui pour qu'il n'ait pas à accoucher dans un hôpital humain où les questions sur son anatomie seraient nombreuses.
Son ami était donc venu pour ses deux grossesses mais voulant tirer un trait sur son passé il n'avait posé aucune question sur ce qu'il se passait en Atlantide. Il ne voulait rien savoir, rien entendre. Mû respectant son choix s'était tu, pourtant il aurait voulu qu'il lui dise. Qu'il puisse comprendre à quel point il avait fait du mal autour de lui... Il devait aussi s'excuser auprès de son ami qu'il avait aussi mit en danger.
Il se leva et récupéra son ordinateur portable avant de s'installer sur la table basse. Milo le regarda faire un peu surpris par ce qu'il faisait. Il le vit ouvrir sa boite mail et chercher dans ses contacts. Malgré le fait qu'il ne voulait garder aucun un lien avec son passé, il avait conservé celui de Mû. Il ne savait pas trop pourquoi il n'avait jamais réussi à supprimer cette adresse. Prit d'hésitation, il resta devant son écran sans vraiment quoi savoir mettre. Devait-il lui demander comment il allait, où tout simplement s'excuser ? Il était pourtant doué pour magner les mots, mais entre écrire un livre et un mail ce n'était pas la même chose.
Il finit par taper une simple salutation. Il regarda ses doigts qui tremblaient presque sur le clavier. Milo posa alors ses mains sur les siennes et ils se regardèrent.
« Camus, tu n'es pas obligé. Dit-il.
-Je dois m'excuser, Aiolia était son meilleur ami à lui aussi. Puis même, il a risqué beaucoup en venant nous voir sans en avertir les autorités de l'Atlantide.
-Bien, je vais rester là alors.
-Merci Milo. »
Il était vraiment heureux que son homme soit là pour le soutenir sans condition. Il lui rendit son étreinte sur ses mains et se pencha pour l'embrasser. C'était fou comme son amant pouvait lui insuffler du courage par sa simple présence.
Il commença à écrire sans s'arrêter. Parlant de sa rencontre avec Kanon sur les plages grecques. Que son plus jeune fils était lié au fiancé du prince. De ses regrets. Demander son pardon au moins une centaine de fois, d'excuser sa lâcheté et son égoïsme. Il envoya tout, sachant pertinemment qu'il n'aurait pas de réponse rapidement, Mû restait une semaine par mois sur terre et parfois moins.
Une fois cela fait, un poids disparut. C'était infime, très léger, sûrement le poids d'une plume mais il le sentit sans difficulté. Il referma son ordinateur, se leva et conduit Milo jusqu'à la chambre. Il avait besoin de réconfort. De sentir les bras chauds de son compagnon autour de lui, de se sentir aimé. Il voulait savoir qu'il n'avait pas fait les mauvais choix. Son amant le comprit rapidement et disparut avec lui dans la pièce.
Le lendemain fut plus léger pour lui. Il était toujours plein de regrets mais il pouvait à nouveau sourire à ses enfants qui avaient été inquiet de son mutisme. Il leur devait la vérité, il devait leur dire tous sur sa vie, sur leurs origines métisses, mais était-ce une bonne idée de le faire maintenant ? Ne devrait-il pas préparer le terrain avant ? C'étaient des enfants après tout. Et puis ils apprendraient un jour ou l'autre qui ils étaient, autant les préparer à l'entendre.
« J'ai une histoire de sirène à vous raconter, voulez-vous que ce soir je vous en raconte une partie ?
-Les sirènes c'est des histoires pour les enfants, râla Isaak.
-Moi je veux savoir ! cria Hyoga. »
Même si le plus âgé ne semblait pas totalement d'accord, ses parents pouvaient remarquer la lueur d'intérêt dans ses yeux. Camus avait toujours su captiver leur attention avec ses histoires sorties d'un autre temps, les garçons étaient donc toujours fascinés et impatients quand il contait.
Bien voilà voilà! On a vue un peu Saga, et Camus souhaite enfin en parler avec ses enfants! Ils vont connaitre leurs métissage, et peut être que Mu aurait d'autre chose à apprendre à Camus, bonne ou mauvaise...
Laissez votre avis et à la prochaine!
