[ Alors ce que vous allez lire tout à l'heure ne le faites surtout pas ]

[ J'avais très envie de l'écrire. ]

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Ça faisait des nuits qu'elle était tourmentée par ces même rêves.

Comment est-ce qu'elle en était arrivée là ? C'était tout simplement horrible. Avoir de telles pensées à son égard.

Elle se réveillait en sueur toute les nuits, le souffle court et le corps brûlant, sa chair en manque et son désir plus qu'intense.

Elle avait l'impression que ce rêve était si réel tant l'état dans lequel elle se réveillait à chaque fois la frustrait.

Elle voulait le toucher, l'embrasser, le caresser, murmurer son nom, assouvir son désir.

Mais elle ne pouvait pas, elle ne le devait pas c'était interdit.

Pourtant son esprit n'en faisait qu'à sa tête, de nuit elle laissait cours à son sombre désir.

Elle et lui, leur deux corps l'un contre l'autre se donnant du plaisir les yeux brûlants d'une passion incommensurable.

Elle ferma les yeux laissant couler ses larmes. Elle n'avait pas le droit de l'aimer et encore le désirer.

* * * * *

Le lendemain, elle se réveilla de son sommeil très court et mouvementé.

Sa sœur de sa chevelure blonde décoiffé était déjà autour de la petite table pour déjeuner.

— Bon réveil Levy.

— Bon réveil à toi.

Elle lui sourit et s'assit aussi. Sa sœur lui servit le déjeuner et elle s'empressa de manger.

— Merci.

Emira avait l'air particulièrement heureuse, ses yeux couleur jade brillaient. Il y'avait qu'une seule personne qui pouvait lui donner ce sourire.

— Alors il y'a quoi aujourd'hui ?

— On sort et j'ai hâte. Je ne sais même pas quoi mettre.

— Hmm...

C'était tout ce qu'elle avait trouvé à répondre. Une boule s'était formé au niveau de son cœur.

Elle connaissait déjà bien ce sentiment, la jalousie.

Et sa sœur se mit à parler de son petit ami avec un sourire tendre sur les lèvres.

Elle se souvenait encore de la première fois que sa sœur lui avait annoncé qu'elle avait un copain, elle avait été très contente pour elle.

Mais les jours passaient, chaque jour Emira lui parlait de son petit ami, de leur sortie, leur relation au point où elle en était arrivée à envier sa sœur. Elle qui n'avait jamais intéressé personne, n'avait jamais eu de copain, personne ne la regardait.

Son envie avait fini au fil du temps à se transformer en jalousie.

Elle jalousait sa sœur au point de rêver d'être à sa place. Depuis ce jour tout était partit en vrac.

Elle se voyait près du petit ami de sa sœur.

La première fois qu'elle avait eu cette pensée elle s'était sentie si mal. Mais la présence de son copain de temps en temps à la maison n'arrangeait pas les choses.

Elle continuait toujours d'avoir ses pensées qui étaient un peu plus osé chaque jour.

Et quand elle les voyait s'embrasser elle avait juste envie de pleurer.

Ses rêves s'intensifiaient jour après jour. Sans même sans rendre compte elle l'idéalisait et au fil du temps avait fini par tomber amoureuse de Gajeel, du petit amie de sa sœur.

Se rendre compte de ça, avait été un désastre pour elle.

— Je crois que je vais m'acheter une nouvelle robe pour l'occasion.

Levy hocha la tête incapable de dire un mot.

Elles terminèrent le déjeuner en silence ou plutôt chacune dans leur pensée.

Le soir venu, Emira s'habilla pour son rendez-vous sous les yeux larmoyant de Levy.

Elle ne voulait pas qu'il soit ensemble, elle ne le voulait plus pourtant c'était elle qui n'avait pas le droit de penser de tel chose.

— Tu me trouves comment ?

— Euh... Tu es belle. Il... Il va adorer.

Emira sourit disant aurevoir à sa sœur et s'élança vers la sortie.

Quant à Levy, elle voulait juste être à sa place de sa sœur, elle voulait être avec Gajeel même si ce n'était qu'un instant, même si c'était interdit.

Pour s'occuper, elle se mit à lire même si son cœur n'était pas à la lecture.

Toutefois, une heure plus tard elle vit sa sœur rentrer en trombe à la maison, avec les traces de larmes sous les yeux.

— Emira ?

— Oh Levy je suis si triste.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Je crois que Gajeel veut me quitter.

Levy écarquilla les yeux surprise mais au lieu de ressentir de la tristesse pour ça sœur, elle était comme fier.

Elle était horrible, comment pouvait-elle se réjouir de la tristesse de sa sœur ?

— Comment ça te quitter ?

— Il parlait bizarrement aujourd'hui, je suis sur qu'il s'agissait de ça. Je ne l'ai pas laissé terminer. Je ne veux pas qu'il me quitte.

Levy hocha la tête et sa sœur se blottit dans ses bras.

— J'aurais si mal, je l'aime.

— Je suis sur que tout va s'arranger.

Tout ce à quoi Levy pensait c'est qu'elle était la fille la plus odieuse. Elle ne ressentait aucune tristesse pour sa sœur.

Elle était devenu égoïste, égoïste pour un amour interdit.

*

Il était perdu dans ses pensées, un verre d'alcool à la main.

— Alors mec qu'est-ce qu'il y'a ?

— Hmm...

— Vu t'as tête t'as pas réussi à lui dire.

— Elle est partit avant que je ne dise.

Son ami resta silencieux avant de reprendre.

— J'ai jamais compris pourquoi tu t'étais mise avec elle alors que tu en aimait une autre.

Gajeel haussa les épaules.

— Elle ne va sûrement pas apprécié quand tu lui diras que tu es amoureux de sa sœur.

— Je peux plus rester avec elle alors que depuis toujours j'aime Levy.

— Alors pourquoi tu t'étais mise avec elle ?

— Aucune idée.

— Tu devrais lui en parler, tu ne l'aime pas et tu la fait souffrir.

* * * * *

Une semaine venait de s'écouler sans que Gajeel et Emira ne se reparle. Quant à Levy elle état mi-heureuse mi-triste. Mais voir sa sœur déprimé de cette façon ne lui réjouissait pas.

— Peut-être je devrais sortir aujourd'hui.

— Oui ça te ferais du bien.

— Tu veux venir avec moi ?

— Je préfère rester ici lire.

— J'ai l'impression qu'on est plus aussi proche qu'avant.

— Tu te fais des idées Emi, mentit-elle

— Si tu le dis. J'y vais je rentrerai sans doute tard. Enfin ça dépendrait de mon humeur.

Emira sortit et laissa sa sœur lire. La journée passait et Levy était ainsi plonger dans sa lecture. Puis on sonna à la porte. Elle se demandait bien qui s'était.

— J'arrive, cria t'elle.

Elle se leva et couru pour aller ouvrir.

— G... Gajeel ?

— Salut Levy. Ta sœur est là ?

Il voulait voir sa sœur et ça elle n'arrivait pas à le supporter.

— Non.

— Dis lui donc que je suis passé je dois lui parler.

Elle hocha la tête mais il ne partait pas, il était là, à la regarder ce qui la fit rougir.

— Tu t'en vas déjà ? Je peux t'offrir quelque chose à boire. Allez vient entre.

Il ferait mieux de rentrer, rester seul avec elle, il n'allait pas pouvoir cacher longtemps ses sentiments. Mais toutefois il entra.

— Je te sers quoi ?

— Ce que tu veux.

Mais qu'est-ce qu'elle faisait ? Elle était en train de recevoir le petit ami de sa sœur le tout en souriant.

Mais elle était tellement contente qu'il soit là, seul avec elle même si ce n'était qu'un instant.

Elle le servit un verre alcoolisé qu'il bu d'un traite.

— Ça ne va pas ?

— Non ça va.

Silencieux tout les deux, Levy finit par demander.

— Tu aimes ma sœur ?

— Humm... Pourquoi tu demandes ça ?

— Elle m'a dit que tu voulais la quitter.

— Ça n'a pas l'air de te déranger.

— Ah !

Elle détourna la face honteuse.

— Si je l'étais ça changera quelque chose ? J'ai déjà fait pire, souffla t'elle.

— Et c'est quoi ?

— Peut-être je te le dirais si tu réponds à ma question. Est-ce que tu aimes Emira ?

Il souffla avant de répondre.

— Non je ne l'aimes pas.

— Vraiment ? s'exclama t'elle un peu trop joviale.

— Ça t'arrange on dirait.

Elle hocha tête en serrant ses bras contre elle.

— Je sais que c'est mal mais j'étais jalouse de vous voir ensemble, murmura t'elle.

Il haussa un sourcil surpris.

— Pourquoi ? demanda t'il.

— Je... Je voulais être à sa place.

Il la regarda sceptique, que voulait-elle dire par là ? Est-ce que s'était ce qu'il pensait ?

Elle se leva et se mit dos à lui. Il se leva à son tour et la retourna pour lui faire face.

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Qu'est-ce que ça fait d'être aimé par toi ?

Elle plongea son regard dans le sien.

Lentement, il prit sa taille, la rapprochant de lui. Elle avait le regard pétillant souriant faiblement même si se qu'elle faisait n'était pas adéquat.

Il remit une mèche de cheveux derrière son oreille sous son regard rouge.

— Pourquoi tu ne m'arrêtes pas ?

— J'en ai pas envie, souffla t'elle.

Il glissa lentement son visage vers le sien, se rapprochant dangereusement.

Il effleura le bouts de ses lèvres des siennes.

— Ce n'est pas bien tu sais.

— Oui... mais j'en ai si envie, répondit-elle soupirante.

Il s'attarda un peu plus sur sa taille serrant avec plus de ferveur comme pour qu'elle ne s'échappe pas.

Il captura ses lèvres en se laissant aller totalement à son envie tant refoulé.

Elle glissa ses mains sous son chandail sentant enfin la froideur de sa peau comme dans ses rêves.

Ils s'embrassaient avec fougue, mélangeant frustration, envie et désir.

Ils finissèrent par se séparer le souffle court, leur yeux brillaient de désir et une lueur incertaine. Tout les deux savait bien que cétait interdit mais ils n'avaient pas l'envie de se séparer.

Il l'embrassa à nouveau aimant sentir son souffle contre sa peau.

Il retira le dessus qu'elle portait et dégraffa son soutien.

— Gajeel... On ne devrait pas.

— Moi j'en ai envie et toi ?

— Oui mais Emira...

Il la fit taire en l'embrassant, et titillant les bouts pointus de sa poitrine.

Elle rapprocha son visage du sien puis murmura.

— J'en ai rêvé tellement.

Elle retira son chandail parcourant son torse de ses petites mains.

Les lèvres de Gajeel parcourait son corps lui laissant des frissons brûlant. Ce n'était rien comparé à ce qu'elle s'imaginait, c'était plus profond et les sensations plus vrai.

Elle était parcouru de spasme, comment seul ses lèvres pouvaient lui faire autant plaisir ?

— Je t'aime, lâcha t'il.

Son cœur s'accéléra, est-ce qu'il se moquait d'elle ?

— Tu n'es pas obligé de me dire ça.

— Regarde moi, je suis sincère.

— Tu es avec ma sœur. Je me sens déjà assez mal de ressentir tout ça pour toi. Ce qu'on fait n'est pas bien.

Il caressa ses cheveux.

— Profitons juste de cet instant.

Il la porta dans ses bras et l'amena dans sa chambre.

* * * * *

Elle ouvrit la porte en avançant vers la maison.

— Levy t'es là ? Je suis rentrée plus tôt je me sens tellement triste.

Elle avança prestement vers la chambre de sa sœur.

Elle ouvrit la porte et se stoppa net.

— Levy... ? Gajeel... ?

Elle laissa couler ses larmes tandis que les deux amants qui était enlacés l'un contre l'autre sursauta en suivant leur nom.

— Emira ?Tu... Je... s'agita Levy.

— Gajeel pourquoi ? Même si je savais bien que tu ne m'aimais pas, j'aurais cru au moins qu'avec le temps tu finiras par m'aimer mais tu pensais à une autre, j'aurais jamais pu imaginer qu'il s'agissait de ma sœur.

— J'ai voulu te le dire mais tu ne m'as pas laissé parler, tu es parti sans m'écouter.

— Je ne voulais pas que tu me quittes. Alors c'est pour te rapprocher de ma sœur que tu t'es mise avec moi ?

— Non.

Lui même ne savait pas pourquoi, peut-être au fond c'était pour cette raison.

— Et toi Levy, pourquoi tu m'as fait ça ?

— Je... Je l'aime.

— C'est pour ça, que je te trouvais distante depuis un certain temps.

— Emira on devrait...

— Non, faites ce que bon vous semble, tu ne m'aimera jamais j'aurai dû m'en rendre compte depuis longtemps. Deux mois qu'on était ensemble tu n'as jamais voulu être intime avec moi.

Elle leur regarda, Levy était blottit contre ses bras malgré qu'elle pleurait incapable de la regarder en face.

Elle referma la porte derrière eux puis fondit en larme le coeur meurtri et trahi.

A l'intérieur, Levy pleura à son tour.

— On aurait jamais dû.

— Calme toi, tout finira par s'arranger.

— Je doute fort, elle me déteste maintenant.

Il la prit contre lui caressant son dos de manière réconfortante.

— Je t'aime, reste avec moi.

— Je ne peux pas.

— Pourquoi ?

— Je ne peux pas lui faire ça. Je suis horrible, je suis une mauvaise sœur.

— Ne dis pas ça c'est arrivé c'est tout.

— Non je n'aurais jamais dû avoir toutes ses pensées. Tu devrais t'en aller et ne plus revenir.

Il n'était pas d'accord, il voulait être avec elle juste avec elle. Il était du genre égoïste à ne se soucier que de lui alors il voulait être avec elle même si c'était la soeur d'Emira. Mais elle ne voulait pas, il n'allait pas la forcer.

Il l'embrassa une dernière fois.

— Je t'aimerai toujours.

Il partit après s'être rhabiller et s'en alla sans plus adresser un mot.

Elle sortit à son tour enroulé d'une serviette et vit sa sœur adossé contre le mur de sa chambre.

Elle ne s'était jamais sentie aussi honteuse de sa vie.

— Tu étais vierge n'est-ce pas ?

Levy sursauta s'étonnant que sa sœur lui adresse la parole.

— Oui.

Sa sœur alla par la suite dans sa chambre sans plus rien ajouter.

* * * * *

Deux semaines venaient de s'écouler depuis l'incident. Emira et Levy ne se parlait plus du tout même si Levy avait tout essayé.

Et dans la nuit, il y'avait que leurs larmes qui parlaient.

Mais une nuit, Emira entra dans la chambre de sa sœur et s'assit sur son lit.

— Emira ? Je peux faire quelque chose pour toi ?

— Ne fait pas semblant de te préoccuper de moi.

— Non je ne fais pas semblant.

— Ah oui ? Et c'est quoi toute ses larmes ? Pour qui tu pleures au juste ? Toi tu n'as rien. Gajeel t'aime pourquoi tu pleures. C'est juste pour te moquer de moi.

— Ça n'aurait jamais dû arriver et je m'en veux.

— Tu aurais dû y penser avant de le mettre dans ton lit. Il ne m'a jamais touché tu sais, il me repoussait toujours mais avec toi il l'a fait sans hésitation, ma propre petite sœur. Je te déteste.

Levy hoqueta de surprise, elle le savait mais l'entendre dire la blessait.

Emira se lit à secouer Levy par les épaules.

— Tu n'as rien de plus que moi. Rien. Pourquoi c'est toi qu'il aime ? Pourquoi ?

— Arrête tu me fais mal.

— Je te déteste, je te déteste.

Levy prit les mains de sa sœur.

— Je suis désolée.

— Lâche moi. Tu peux aller le retrouver.

— Je ne veux pas.

— A quoi ça sert de toute façon ? Je suis déjà brisée, alors au moins ne me faites pas souffrir en vain.

Je préfère vous voir ensemble que de vous voir séparer et me laisser espérer alors qu'il ne serait jamais à moi. Ce sacrifice est inutile.

Elle préférait vraiment les voir ensemble ?

— Je ne vous souhaite ni malheur ni bonheur. Je vous déteste.

Elle se leva et s'en alla. Quant à Levy elle avait le désir d'aller retrouver Gajeel mais peut-être qu'il ne voudrait plus d'elle maintenant.

Elle se leva de sa chambre et sortit en trombe de l'appartement.

Au rez de chaussée de l'appartement une silhouette attira son attention, elle s'approcha de lui.

— Gajeel ? Tu es là.

— Emira m'a demandé de venir et d'attendre ici je sais pas pourquoi. Toi ça va ?

— Oui, souffla t'elle.

Ils se regardaient longuement jusqu'à ce que Gajeel s'approcha plus près d'elle et lui caressa la joue.

— Tu as pleurer.

Elle posa une main sur la sienne.

— C'est parce que tu me manquait.

— Qu'est-ce qui s'est passé ?

— Emira me déteste, elle va mal... Mais je t'aime toujours autant.

Il sourit et la prit dans ses bras.

— Où est-ce que tu allais ?

— C'est toi que je venais retrouver.

— Je suis là et je ne compte plus te laisser partir.

Ils s'embrassèrent avec fougue, savourant leur retrouvaille sous le yeux larmoyant d'Emira du haut de la fenêtre de leur appartement de l'immeuble.

— Tu sais quoi petite sœur, soit heureuse avec lui même si je ne te le dirais jamais, souffla t'elle.

Au fond peut-être qu'elle ne pouvait pas en vouloir sa sœur. L'amour est un sentiment qui ne contrôlait pas.

— Gajeel t'as toujours aimé, peut-être que c'était moi qui était entre vous deux.

Sa longue chevelure blonde volait derrière son dos tandis que ses yeux vert pomme pleurait de jalousie.

...

Je disais donc ne regarder jamais les petits amis de vos sœurs.

J'avais juste envie d'écrire ce texte qui me passait par la tête.

Faire une Levy avec ses sentiments assez intéressant.

Vos avis ?

23 novembre.

Marie