Hello hello ! Attention aux âmes sensibles, il y a dans ce chapitre une scène à caractère sexuel. Bisous !
Chapitre 7 : Love games
Aelita retomba sur le dos, contre la moquette. Elle avait le souffle court et le front en sueur. Elle sentait des frissons la parcourir de toute part. Elle avait le corps moite, les mains tremblantes. Se disputaient en son corps un millier de sensations délicieuses. D'aussi loin qu'elle se souvienne, jamais elle n'avait autant joui. Peu importait ses cheveux ébouriffés, son bas ventre tendrement chauffé. Elle exaltait. Elle se sentait plus vivante que jamais, et semblait nager dans un bonheur qui ne prendrait jamais fin. Alors elle tourna la tête vers William, la respiration toujours rauque. Ce dernier était allongé à côté d'elle, et avait tiré le plaid du canapé pour les couvrir un minimum. Coulaient contre ses muscles quelques filés de sueur. Il avait le corps luisant, et Aelita sentit ses joues la brûler plus encore.
- Comment tu as fait ça ?souffla-t-elle.
- En fait je suis acteur porno, répondit William en se passant une main dans les cheveux.
Aelita ouvrit de grands yeux.
- C'est une blague ?demanda-t-elle avec une pointe de frayeur.
- Bien sûr que c'est une blague, dit William en calant ses mains sous sa nuque.
Un silence se fit. Aelita rit un instant, et passa une main dans ses cheveux coiffés au pétard. William se tourna vers elle.
- Et toi, comment tu as fait ça ?demanda-t-il, le souffle court.
- Rester longtemps avec la même personne permet d'apprendre pas mal de chose, répondit Aelita avec une certaine fierté.
À nouveau, le silence. Aucun d'eux n'osa le briser. Aelita ne s'expliquait toujours pas comment ils en étaient arrivés là. Elle avait passé une journée incroyable dans le paris de la mode, et avait continuer la soirée en discutant avec William. Puis le dérapage était venu. Et curieusement, la jeune femme ne le regrettait pas. Son corps était léger, les soucis de sa vie absents. Son cerveau semblait planer, comme s'il était sous l'emprise d'une quelconque drogue.
- On pourrait…
- Recommencer, la coupa William.
Aelita sourit.
- Histoire d'être sûr que c'était une erreur, expliqua la jeune femme, peu convaincue par ses propres paroles. Juste pour ça.
- Je pense que c'est une bonne idée, répondit William en haussa les sourcils.
Et un troisième silence se fit. Aelita se tourna vers William en se mordant la lèvre. Ils se regardèrent pendant de longue minutes. Puis William saisit sauvagement le visage d'Aelita pour embrasser ses lèvres avec passion. La jeune femme sourit, et passa des mains pressantes dans ses épais cheveux noirs. La tension grimpa encore d'un cran. Régnait dans l'appartement une ambiance ardente, alors que leurs baisers s'intensifiaient. Aelita ne mit que très peu de temps avant de grimper sur William et se pencher sur son torse, laissant sa poitrine se frotter à lui. William regarda ses seins ronds et bien proportionnés.
- Je savais qu'ils existaient, malgré leur taille, dit-il, le souffle court.
- La ferme, lui ordonna Aelita.
William la saisit par la taille, et la retourna sauvagement. Il se plaça au dessus d'elle, et la tira jusqu'à lui pour la relever.
- On va voir ce que ça donne dans un lit, souffla-t-il.
Aelita le regarda avec un sourire mutin. Et alors qu'il la dirigeait jusqu'à sa chambre, la jeune femme le plaqua farouchement contre un mur.
- On va voir ce que ça donne contre un mur, murmura-t-elle.
William lui sourit grandement, et Aelita lui saisit les poignets pour les immobilisés.
- Revêche, chuchota William.
- Célibataire, corrigea Aelita.
Elle lui tira les cheveux en arrière, chose à laquelle aucun d'eux ne s'attendait. Aelita se surprenait elle même à prendre ainsi les devants. Mais William reprit rapidement le dessus. Il la souleva, et la tourna pour la plaquer à son tour contre le mur. Dans son dos, il embrassa sa nuque avec tendresse. Aelita posa ses mains contre le mur.
- C'est une très mauvaise idée, dit-elle avec un petit rire ardent.
- Je te le confirme, répondit William en un souffle.
Aelita sentit à nouveau William se glisser en elle. Elle glapit de plaisir. Elle se laissa aller contre le mur, et attrapa la cuisse du jeune homme pour se maintenir. Elle avait la joue plaquée contre la tapisserie, et l'odeur animale de leur ébat lui parvint. Elle apprécia plus jamais. À aucun moment de sa vie elle n'avait fait l'amour aussi abruptement. Jamais elle n'avait pris autant de plaisir. Elle gémissait, haletait, et transpirait. Elle sentait en elle un milliard de sensation se bousculer comme autant d'électron libre. La main de William sur sa nuque, l'autre sur sa taille, son torse contre son dos. Le baiser qu'il déposa sur son cou. Son souffle chaud. Aelita l'écarta, et se retourna. Elle se hissa sur lui et enroula ses jambes autour de sa taille. Le jeune homme la porta jusqu'au lit, toujours en elle. Il la poussa dessus, et grimpa au dessus d'elle. Ses muscles étaient saillants, et plus d'une fois, il fit sautiller la moindre de ses mèches de cheveux en la secouant. Aelita serrait les draps froissés avec délice. Elle se mordait tellement les lèvres qu'elle crut qu'elle allait se les ouvrir. Faire l'amour c'était donc cela. L'abandon.
Lorsqu'ils achevèrent leur besogne pour la seconde fois, ils se laissèrent tomber l'un à côté de l'autre. Leurs souffles étaient rauques. William regarda Aelita.
- C'était une erreur ?demanda-t-il.
- Pour mon cerveau peut-être, répondit-elle. Mais certainement pas pour mon vagin.
William sourit légèrement.
- Et lequel tu vas écouter ?souffla-t-il doucement.
- Pour l'instant, je n'en ai pas la moindre idée, dit doucement Aelita.
Elle se mit à songer à Jérémy, sans qu'elle ne sache pourquoi. Il était abandonné dans leur appartement vide, alors qu'elle baisait sauvagement avec l'ancien ennemi de leur bande. Et cela la fit rire. Jamais elle ne s'était sentie si égoïste. Mais c'était une chose qui lui plaisait plus que tout. Elle sentait le moindre de ses membres frissonner de ses parties de jambe en l'air. Elle était hissée sur une montagne de bonheur, de plaisir physique, d'orgasmes. Elle était pleine de joie.
- On est toujours meilleurs amis ?demanda William.
- Bien sûr que oui, répondit Aelita sans même réfléchir.
William se pencha au dessus d'elle, et l'embrassa. La jeune femme le repoussa.
- Si on le fait une troisième fois je ne vais plus marcher droit, rit Aelita. Alors on va peut être s'arrêter là pour ce soir.
William haussa un sourcil.
- Pour ce soir ?fit-il remarquer.
Aelita rougit, et ne trouva rien à répondre. Elle avait fait l'amour avec William ce soir. Mais allait elle le refaire le lendemain. Elle n'en avait pas la moindre idée. Elle lui avait dit être célibataire. Mais elle n'avait pas mis Jérémy au courant, et elle s'en voulut soudainement. Elle lui avait simplement dit qu'elle partait et qu'il ne devait pas la chercher.
- Je veux aller acheter de la lingerie demain, déclara Aelita sans même réfléchir aux paroles qui passaient la barrière de ses lèvres.
William la regarda avec interrogation.
- Je veux entrer dans ton monde, affirma la jeune femme.
William sourit grandement. Aelita se tourna légèrement, et le jeune homme vint la couver de ses bras puissants. Ils s'endormirent ainsi, encore baignés de la chaleur de leurs baisers.
ooo
Aelita ouvrit difficilement les yeux. Puis elle sursauta, réalisant que ce qui la réveillait était sa sonnerie de téléphone. Elle se jeta sur l'appareil, faisant grogner William. S'affichait le numéro de Yumi. Aelita décrocha.
« Mon dieu Aelita !cria la japonaise. Mais tu es où ?! »
- Je … bredouilla Aelita. Je suis en sécurité, ne t'en fais pas.
« Où ?insista Yumi. »
Aelita se mordit la lèvre, et regarda William. Il dormait profondément.
- J'ai quitté Jérémy, finit par soupirer la jeune femme. Alors si c'est lui qui t'envoie, dis lui que ce n'est pas la peine qu'il me cherche.
« Aelita, il a une bague !hurla la japonaise avec colère. Il veut te demander en mariage ! »
Aelita laissa tomber le téléphone. Yumi l'appela plusieurs fois, mais Aelita n'eut pas la force de récupérer l'appareil. Tout se bousculait dans son crâne. Elle était complètement dévorée par la situation. Finalement, d'une main tremblante, elle attrapa son portable.
- Yumi, murmura-t-elle. Je ne l'aime plus. Dis lui de revendre la bague.
« Mais enfin...souffla Yumi, décontenancée. Aelita, qu'est ce que tu as l'intention de faire ? »
- Je veux vivre, Yumi, et je crois avoir trouvé quelqu'un avec qui ça sera possible, répondit Aelita en regardant William. Mais je… J'ai peur !
Elle plaqua une main sur ses lèvres, et plusieurs larmes roulèrent contre ses joues. Elle réalisa ce qu'elle venait de mettre en marche. Sa vie était à présent sans dessus dessous.
- Yumi, retrouve moi dans une heure au café Miaou, dit Aelita dans la précipitation.
« D'accord, mais... »
Aelita raccrocha le téléphone. Et se retourna, et sursauta en voyant William la regarder avec incompréhension. Elle le poussa d'une main pour qu'il retombe sur le matelas.
- Dors, lui ordonna-t-elle.
Et elle se leva pour aller s'habiller. Elle osa mettre les vêtements que William lui avait donnés. Elle les aimait. En à peine une demi heure elle se prépara, et elle quitta l'appartement. Elle marcha jusqu'à la bouche de métro, et monta dans le premier venu en direction du centre de Paris. Elle devait parler à Yumi. Elle devait s'expliquer. Elle devait faire quelque chose pour que ses récentes aventures ne finissent pas en massacre. Si elle ne mettait pas rapidement les choses au clair, cette petite bataille serait son Waterloo. Elle attendit que le train arrive jusqu'à l'arrêt souhaité. Elle serra fort ses mains autour de son superbe sac chic, et sortit. Elle gagna le café Miaou, et vit immédiatement la japonaise. Elle la rejoignit, et lorsqu'elle se planta devant elle, Yumi ouvrit des yeux ronds comme des billes.
- Tu...portes des talons aiguilles.
Ce furent les seuls mots que parvint à dire la japonaise. Aelita rougit légèrement.
- Disons que j'ai changé, répondit la jeune femme en s'asseyant.
Yumi pinça les lèvres, visiblement perturbée. Aelita secoua la tête avec amusement. Yumi n'était pas au bout de ses peines. Elles commandèrent toutes les deux un thé et une pâtisserie. Lorsque leurs consommations arrivèrent, Yumi ne laissa même pas le temps à Aelita de planter sa cuillère dans son cheesecake.
- Aelita, qu'est ce que tu fais ?demanda Yumi. Où tu vis ?
- C'est devenu compliqué, répondit doucement Aelita. Enfin non, en fait, c'est très simple. Je n'aime plus Jérémy. Je n'aime plus ma vie. Je veux qu'elle change. Et j'ai trouvé quelqu'un pour la changer.
Yumi fronça les sourcils.
- Aelita, ne me dis pas qu'il y a un autre homme dans ta vie...souffla Yumi, sa cuillère en suspend.
Aelita se mordit la lèvre, et Yumi leva les yeux au ciel. Aelita s'en offusqua, chose qu'elle n'aurait jamais fait avant.
- Yumi, s'agaça la jeune femme. Je ne veux plus être une ado accro au petit binoclard de mon enfance. Je veux être une femme et avoir un véritable amour. Et je crois…
Aelita peina à prononcer ses mots tant elle avait voulu se persuader du contraire. Aujourd'hui, elle réalisait leur véracité.
- J'ai trouvé la personne qui me convient, reprit la jeune femme. Une personne qui me porte mieux que Jérémy.
- Qui ?demanda Yumi.
Aelita se tut. Elle ne savait que répondre. Devait-elle lui dire ? Aelita sentit monter en elle une certaine colère. Peu importait qu'elle couche avec William ou avec le président Roosevelt. Elle avait le droit de faire ce qu'elle souhaitait, et ne devait avoir aucune honte à exprimer ses sentiments. William n'était pas une chose interdite. Il était franc et gentil. C'était un homme sur lequel Aelita pouvait compter.
- William, dit alors Aelita d'une voix ferme.
Yumi laissa tomber sa cuillère, qui plongea dans son thé et en aspergea ses vêtements noirs.
