Blablamiaou : Avant-dernier chapitre de cette mini-ficounette. Bonne lecture !

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«Nouvel An'bu.»

~Chapitre 6~

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- « Rentrons maintenant. Je me caille. » ronchonna Sasuke, n'appréciant que modérément le froid piquant de cette fin d'année notamment à cause de la ridicule jupette colorée que Naruto lui avait sélectionné pour cette escale au Pays de la Lune. D'ailleurs, pourquoi la sienne était-elle sacrément plus courte et échancrée que celle de l'incendiaire blond ? Et pourquoi le foutu Roi insulaire avait-il proclamé pour coutume l'inversion des rôles entre les femmes et les hommes ? Quel cirque ! Putain d'excentrique fortuné !

- « Réchauffes-toi auprès de moi, grognon de mon cœur ! » s'exclama joyeusement et tendancieusement Naruto, profitant de l'occasion pour l'attirer plus proche qu'il ne l'était déjà et lui plaquer ouvertement ses mains frigorifiées sur son opulente poitrine factice.

Inexplicablement, tel un automatisme inné, Sasuke tata franchement et avec volupté les chaleureux seins moelleux. Il savait pertinemment que Naruto avait le cœur chaud, or là il était confronté à un épineux mystère. Cherchant une réponse satisfaisante à sa déroutante interrogation, et faisant fi des intenses rougeurs naissantes sur ses joues ou même de la populace curieuse flânant indolemment au clair de lune, sa minutie naturelle le poussa à palper davantage les plantureuses formes pointant fièrement vers ses yeux admiratifs. Incontestablement, les deux protagonistes prenaient plaisir et goût à l'excursion tactile. Naruto, infatigable clown farceur, eût évidemment le réflexe d'en rajouter exagérément au travers de soupirs outrageusement lascifs.

- « Comment parviens-tu à avoir les miches aussi … » bredouilla maladroitement l'intrigué enquêteur, ne sachant nullement cacher son vif et troublant émoi, avant que son irrésistible et décomplexé amant lui dévoile promptement l'incongrue solution en sortant de son corsage deux succulentes et copieuses brioches à la vapeur. Sans aucune hésitation, accompagnée d'un regard sulfureusement suggestif et pervers lorsqu'il mordit voracement dans le sien, Naruto lui offrit généreusement le second odorant nikuman au bœuf-curry.

- « Je saurai, toujours, parfaitement te réchauffer et combler le moindre de tes appétits. » fredonna audacieusement Naruto, fier d'empourpré si joliment son compagnon dont le regard fuyant indiquait combien il était proche de la vérité. Pour autant, Sasuke était atterré d'oublier combien son élu était un insatiable goinfre et qu'il avait su, une fois encore, quérir à son insu un encas afin de se restaurer durant leur petite virée.

Désireux de profiter au mieux de leur ultime cavale en solitaire, ils déambulèrent ensuite, paisiblement, le long de la lagune richement décorée. Cette contrée était assurément la plus chatoyante et luxueuse qu'ils aient visité jusqu'à présent. Le ponton, pareil aux accueillantes ruelles, paré de milles lumières et résonnant des rires de félicité des habitants, costumés de façon extravagante et à l'opposé de leur sexe, parachevait l'impression d'allégresse. La foule bigarrée n'importunait plus systématiquement Sasuke qui se surprit à vagabonder en quête d'infimes cadeaux pour ses proches amis. L'esprit de fête ne le possédait nullement, pourtant il aimait à fléchir quelque peu ses barrières pour jouir enfin pleinement de l'ambiance dilettante et festive. Naruto était réellement l'unique à l'extirper aussi efficacement de sa coutumière mélancolie et solitude. Il ne l'en aimait qu'infiniment plus.

- « Vite ! Montes sur mes épaules ! » suggéra subitement l'irrévérencieux trublion, mettant en œuvre son idée sans attendre la moindre approbation du bel apollon qu'il savait friand de combats artistiques.

Aussitôt, Sasuke fut merveilleusement perché au-dessus du monde pour admirer convenablement le cirque novateur paradant dans la ville entière. Omettant toute remontrance, qui habituellement aurait instantanément fusé à pareil outrage, tel un enfant passionné, il s'accrocha fermement à l'hirsute chevelure et dévora de ses yeux brillants les impressionnantes passes d'arme et autres techniques ancestrales magistralement exécutées avec brio. Subjugué qu'il fut par ce carnaval, il en oublia la position légèrement concupiscente d'avoir la tête de Naruto nichée entre ses jambes méticuleusement serrées. Miraculeusement, il n'en fut jamais incommodé et ne s'offusqua d'ailleurs nullement lorsque les audacieuses mains chaudes et câlines vinrent agripper puissamment ses cuisses exposées, afin qu'il ne se ramasse pas lamentablement au sol tant il gigotait pour suivre les talentueux numéros d'arts martiaux.

- « Le spectacle te plait-il ? » se renseigna distraitement l'incongrue monture, d'un souriant souffle vaporeux qui se répercuta vicieusement sur la peau l'emprisonnant sensuellement et fit instinctivement frissonner Sasuke. Dernier qui s'abstint pourtant de tout reproche véhément à cette brève perturbation et poursuivit sans complexe son adoration. Finalement, il retirerait indubitablement un plaisir certain à cette exubérante soirée.

Naruto, lui, savourait pleinement la divine et appétissante vue qu'il lui était offerte. Désireux de s'en repaître tout son soûl, puisqu'étant judicieusement caché sous le froufrouteux jupon de la mini-jupe de Sasuke, il huma l'odeur délicieusement musquée émanant des membres à porter de lèvres. Evidemment, en lubrique et facétieux démon, il ne put s'empêcher de lécher, goûter et croquer l'épiderme sensible. Dévotions qui ne furent pas sans conséquence. Sasuke, surpris par cette mutine traitrise, lâcha d'inopinés gloussements savamment couplés à des gémissements des plus impudiques, lorsqu'une nouvelle salve d'attaques l'assailli. Impénitent farceur, voulant être l'unique à jouir des sons outrageusement érotiques, Naruto enserra plus fermement sa victime et débuta un marathon digne d'un dément pour les isoler de cette foule devenue importune. Emporté qu'il était par la doucereuse sensation d'une poussée dure et chaude contre son cou. Vraiment, existait-il sur Terre une position plus enviable que la sienne ? Selon lui, être lové entre les jambes de Sasuke était de loin la meilleure des tortures !

Néanmoins, quelques mètres plus loin, leur course folle et chaotique se stoppa rudement. Naruto heurta de plein fouet un monumental et robuste obstacle ayant eu la lamentable idée de pousser sur son chemin. A sa décharge, les yeux bandés par les douces mains de son amant et le cerveau en vrac d'un afflux massif d'hormones, il lui était difficile d'appréhender intégralement son environnement. Tous deux virent donc milles étoiles au contact du sol qui se révéla pour le moins inhospitalier. Or, Naruto ne tomba que brièvement dans les pommes tant il se souciait de son bien-aimé toujours inanimé.

- « Sasuke ! » s'affola-t-il, sérieusement, face à l'atypique mollesse des mains l'ayant jusqu'ici atrocement agrippées. Et Kami-sama savait combien il adorait un brin de rudesse dans leurs ébats, notamment quand le brun enfonçait ses ongles acérés dans la chair tendre de son dos.

« Pardon ! Jamais plus, je ne t'entrainerai dans les emmerdes. Je t'en conjure, réveille-toi ! Pitié … » se lamenta-t-il, terrifié de lui avoir porté atteinte au risque de l'avoir gravement blessé. Bousculant tendrement le corps adoré, persistant à demeurer inerte, les sanglots inondèrent ses beaux yeux sans qu'il n'y puisse rien. Perdre Sasuke était définitivement sa frayeur ultime. Rien ne serait plus mortel que lui arracher son cœur.

Singulièrement revanchard, Naruto s'apprêtait à broyer, pulvériser impitoyablement le malchanceux pommier responsable de l'odieux drame, au mépris de la coutume locale suggérant que son prémonitoire fruit était bénéfique s'il renfermait en son trognon une étoile au contraire d'une funeste croix, lorsqu'il fut pétrifié, soufflé par le plus démentiel des éclats. Le tonitruant rire vrai et agréablement chaleureux d'un Sasuke simplement heureux de vivre, s'amusant certes à ses dépends de son adorable inquiétude. Comment un homme si puissant, destiné à devenir l'un des plus vénérés grands maîtres du monde ninja, pouvait-il perdre pied instantanément ? Et pour une grotesque futilité ! Sa fourberie et son sarcasme naturel faisaient merveilleusement illusion, toutefois Sasuke était pleinement conscient de l'incommensurable affection que lui prodiguait son idiot blond.

- « Dobe ! Me crois-tu vulnérable ? » l'incendia-t-il faussement, harponnant vigoureusement la nuque, encore fébrilement frémissante de la passagère peur ressentie, pour approcher les lèvres l'obsédant tellement. Présentement, Sasuke se foutait royalement du ridicule de son accoutrement efféminé ou de sa piteuse posture. Ni même qu'ils soient le centre d'attraction de badauds, amusés par deux hommes débrayés s'embrassant suavement sous d'envahissantes branches de gui ingénieusement entremêlées à celles du pommier survivant.

- « Rentrons chez nous. » susurra Naruto, caressant humblement la laiteuse joue rosie de son amoureux. Les mots étaient anodins, néanmoins Sasuke y devina les plus belles promesses que personne ne lui ait jamais offertes.

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********** A suivre **********

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Blablamiaou : Les indices précédents vous menaient jusqu'à l'Irlande, l'Equateur, l'Argentine et le Pérou malin s'associant aux coutumes équatoriennes et argentines. Plus beaucoup d'opportunité désormais, qui sera la brillantissime gagnante du jeu ? ^^

Rendez-vous le 31 !