Bonjour, bonsoir tout le monde,

Il m'en a donné du fil à retordre cette petite Katatchoin. En vrai je l'aime bien, c'est un personnage fort intéressant. Je suis déçue de moi-même, je n'ai pas réussi à tourner le texte dans le sens que je l'aurais voulu T_T.

Un jour j'arriverai à aller là où je le souhaite sans que mon cerveau ne me fasse des fuck tel un petit Trafalgar rebelle. J'espère que ça vous plaira tout de même.

RaR :

Stella : merci pour ta review ! Oh mais tu as été dure avec Baggy LOL, le pauvre. Tout le monde lui crache au visage. J'espère que j'ai pu un peu redoré son blason tout de même. Merci pour tes encouragements ! Bisous *3*

Bonne lecture,

Perigrin.


Jour 8 – Charlotte Kataturi

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« Poisson ogre, poisson ogre ! »

En une seconde. Une fraction de seconde. Un millième de micro seconde, Kataturi s'est revu en flash-back durant ses années d'enfance. Son cœur s'est accéléré atteignant un battement frénétique poussant son organe hors de sa cage thoracique. Ses pupilles se sont dilatées jusqu'à ne laisser qu'un disque noir peuplé d'abysse. Son cerveau a cogné fort dans son crâne où ne résonna que des centaines de pics en continu brouillant son ouïe. Tout est allé si vite, pourtant l'homme vit tout son monde au ralenti lorsque Chapeau de paille détruisit sa maison en mochi, son havre de paix et s'exposa sans honte, le poing armé devant lui.

La bouche grande ouverte, exhibant l'objet de sa souffrance, il eut le sentiment d'être bafoué.

Encore. Tout ce temps qu'il mit à faire oublier aux autres sa difformité cachée derrière des étoles épaisses, contribuant à sa légende venait d'être réduit à néant par ce foutu gosse.

« Dent de requin »


Kataturi s'en moquait de ses dents, de son sourire d'ange suturé quand il était petit. En ce temps là il osait se montrer à ses frères et sœurs, aux gens de la ville, sortant sans gêne à être lui. Force est de reconnaître que les autres étaient dérangés qu'il soit lui, l'affublant d'insultes et d'attaques.

Car lorsqu'on est enfant, on ne se rend pas compte de la méchanceté du monde. Quand on est enfant, on pense naïvement vivre dans une bulle de chaleur alors que dehors c'est le froid mordant qui règne. Alors le petit Kataturi s'est fait un point d'honneur à mordre plus férocement ces autres qui le dénigraient. Mordre encore et encore avec sa rage de petit homme, seul contre les autres en troupeaux. S'ils voulaient qu'il soit un requin aux dents longues alors il déchirerait leurs chairs putrides de poissons faibles.

Puis pour sa fratrie, surtout pour sa sœur qui n'avait rien demandé à part être née dans la même famille que lui, il abandonna son identité. Kataturi se retrancha derrière un cache misère, devenant l'homme solide, inébranlable que l'on connaissait actuellement. Seulement derrière ce rock se terrait toujours l'enfant différent en quête de reconnaissance.

« Tu vas nous bouffer d'un coup »


Il attendit l'insulte de ce pirate sorti de nulle part alors qu'elle arriva de son propre sang. Décidément, rien ne changeait en ce bas monde. Maintenant Kataturi était devenu un Commandant puissant, il était temps de s'assumer pour de vrai. Pour de bon. Pour tout le temps en fait. Il en avait marre de devoir apparaître tel un modèle de perfection alors que son visage portait la marque de l'anormalité. A cause de cette couverture d'absolu idéal il n'avait plus jamais été lui. Il piétina son écharpe s'essuyant les pieds de ce passé absurde. Pour sa famille il avait tu son identité, par sa famille il fut tout autant rejeté. En affrontant Chapeau de paille il put enfin être lui sans subir aucun jugement. A partir de cet instant le Commandant sucré serait uniquement lui, Kataturi, point final.

« T'es trop moche casse-toi de là ! »


Sa défaite résonna dans touet l'île bien entendu. Malgré tous les aspects négatifs que cela lui apporta, comme le fait de se voir déchu de son rang de frère idéal, de se voir passer un savon par Big Mom, l'homme y trouva un point positif, celle de sa victoire personnelle. Désormais Kataturi se baladait fièrement dans les rues de Tougato à visage découvert, montrant ses dents atypiques en n'écoutant que sa conscience. Il n'entendit plus jamais quelqu'un l'appeler par ce surnom humiliant.