Une part de bonheur

Chapitre: 15/24

Je suis désolée du retard, le boulet que je suis a téléchargé le chapitre mais ne la pas publié. * facepalm*

Chapitre 14 :

Harry fronça les sourcils quand sa main ne trouva que le vide près de lui. Il retint un bâillement et se leva pour enfiler une robe de chambre afin de cacher son corps dénudé et se protéger du froid. Il traversa le couloir jusqu'au salon puis vers la cuisine d'où s'échappait une délicieuse odeur d'œufs brouillés et de bacon.

Il pénétra dans la pièce et trouva Draco devant les fourneaux, un tablier qui cachait partiellement son corps. Harry s'adossa contre le chambranle de la porte, un sourire aux lèvres. Le blond ne portait qu'un boxer et ne l'avait pas vu arriver derrière lui. Il pourrait s'habituer à cette vision matinale. Cela faisait deux semaines que Draco était chez lui, et Harry était triste de savoir qu'il repartirait dans deux jours. Il aimait l'avoir chez lui et savourait leur complicité à la fois ancienne et nouvelle en même temps.

Ils étaient tous les deux devenus adultes, avaient beaucoup plus d'expérience. Harry se sentait serein dans leur relation, comparé à ce qu'il avait craint au tout début, il avait confiance. C'était au-delà de ce qu'il aurait pu rêver.

Leurs retrouvailles charnelles aussi avaient été au-delà de tout. Cela ne faisait qu'une petite semaine que leur relation avait évolué sur ce plan-là. Ils avaient décidé de prendre leur temps mais avoir Draco dans son lit, le sentir tout contre lui, le toucher lui avait rapidement donné envie de plus. Le blond lui avait manqué, faire l'amour avec lui avait été comme respirer à nouveau.

-Tu comptes rester là à me reluquer longtemps ?

-Je ne sais pas, peut être bien. La vue est pas mal.

La veille au soir, ils avaient échangé les rôles parce que Draco voulait qu'Harry prenne les rennes et le brun les avaient pris avec plaisir. C'était la première fois depuis qu'ils s'étaient remis ensemble qu'Harry était celui qui prenait l'autre.

Harry s'approcha de Draco pour se coller à lui et glissa ses mains le long de sa poitrine jusqu'à ses hanches.

-Tu fais à manger ? C'est rare.

-J'aime te surprendre parfois, Potter.

Ils avaient tous les deux aimé ce moment de communion où ils s'étaient complètement donnés à l'autre. Harry avait été déçu en se réveillant seul dans le lit mais retrouver Draco dans la cuisine était aussi plaisant. Il respira à pleins poumons l'odeur de Draco et enfonça son nez entre ses omoplates.

-Gabriel arrive cet après-midi pour que je lui fasse des examens avant qu'il retourne à Poudlard. Il doit venir vers 14 heures.

Harry devrait reprendre le travail, lundi et il devait dire au revoir, au moins pour un temps, à son quotidien avec Draco et à la petite routine qui s'était installée pendant ces deux semaines. Il n'en avait pas vraiment envie mais n'avait pas non plus le choix.

En repensant aux fêtes de fin d'année qu'Harry avait passé, il se demandait encore s'il avait droit à cette part de bonheur qui lui était accordée. Depuis quelques jours, Harry y pensait et se demandait s'il était digne de tout ce qui lui arrivait.

Il essayait de maintenir la face et d'être un roc pour Gabriel et Zahran. Il le devait. À Gabriel, à ses parents, à lui-même. Il pouvait grâce à l'expérience qu'il avait gagné grâce à son métier et son parcours de vie rendre celle de Gabriel plus simple. Lorsqu'il s'était rendu compte de la grossesse de Gabriel, cela l'avait renvoyé à sa propre grossesse. Il devait protéger Gabriel.

-Harry, je pensais...Je voulais t'en parler avant, mais puisque Gabriel a du sang Malfoy et que je suis désormais le chef de famille de la famille Malfoy. Je voulais mettre Gabriel sur la liste des héritiers.

Le professeur de potion sentit alors tout le corps d'Harry se tendre contre lui, puis ses mains se détacher doucement de sa taille et reculer de quelques pas.

-Les héritiers des grandes familles sont connus par tous. Si tu fais ça, Gabriel va être exposé et on essaiera de savoir pourquoi un héritier de la noble famille Malfoy. C'est...Non, tu ne peux pas faire ça ! Et si...et si...

Le blond vit avec effarement le visage d'Harry blêmir alors que celui-ci perdait ses moyens. Il s'attendait à une réaction forte voire un refus mais pas à une crise de panique. Il leva une main pour la poser sur l'épaule du brun.

-Harry, calme-toi, on a le temps d'en discuter. Je t'en parlais juste comme ça, parce que Gabriel est aussi mon fils. Evidemment, je ne ferai rien sans en parler avant à Gabriel ET ses parents. Et surtout toi, je ne ferai rien sans ton accord et je ne ferai rien qui puisse lui nuire, tu le sais ça ? Demanda Draco alors qu'Harry reprenait ses esprits.

-...Oui, je sais. C'est juste que, je ne pense pas que ça soit une bonne idée, surtout pas tout de suite avec le bébé et...enfin, peut-être plus tard, finit Harry en baissant les yeux.

-D'accord. Mais, je voudrais vraiment parler de Gabriel à mes parents. Quand j'étais jeune, je pensais que mes parents me jetteraient dehors au moindre déboire, tu sais, mon père me menaçait souvent de me déshériter. Et même si maintenant je n'en suis pas très fier, perdre mon nom, ma fortune et le pouvoir qu'ils me conféraient me semblait inimaginable. Il a fallu que je mûrisse ...et que je te perde avant de comprendre qu'il y avait beaucoup plus important dans la vie que l'argent. J'étais bête, cupide et complètement sous la coupe de mes parents. Mais maintenant les choses ont changé. Je suis le chef de famille, j'ai gagné en indépendance et bien que mes parents n'apprécient pas mes choix de vie mais je ne leur ai pas vraiment laissé le choix. Et puis...j'ai envie qu'ils sachent que Gabriel existe, parce qu'il est important pour moi, parce qu'il est... "nous".

Draco osait à peine regarder Harry, les yeux fixés vers le sol attendant une quelconque réaction qui tardait à venir. Il sursauta presque quand Harry se glissa contre lui avec un joli sourire qui le fit intérieurement trembler. Il se damnerait pour ce sourire.

-Tu peux leur dire, si Gabriel est d'accord, alors moi aussi. Si j'avais encore mes parents j'aurais voulu leur dire aussi, affirma Harry.

Oui, il aurait voulu leur dire, qu'il avait un fils magnifique, qu'il avait un amoureux avec celui qu'il pensait être l'homme de sa vie, qu'il s'était battu pour ouvrir son cabinet et qu'enfin il était heureux.

OoOoO

-ZAHRAN MOREL ! Je ne suis pas en sucre ! Je peux très bien porter mes bagages même si je ressemble à une baleine.

-Tu ne ressembles pas à une baleine, mais tu n'as pas à porter des choses lourdes, surtout quand on peut leur lancer des sorts de rétrécissement.

Gabriel soutint le regard de son compagnon qui maintenait ses positions avant de finalement soupirer en déposant sa malle de voyage.

-...Je n'avais pas pensé à ça, concéda Gabriel en ignorant le sourcil relevé et le petit sourire satisfait de l'elfe.

Gabriel en avait marre, il avait l'impression d'avoir doublé de volume en l'espace des trois dernières semaines. Son ventre s'était vraiment arrondi pendant les vacances et il n'y avait plus aucun doute quant à sa silhouette. Il attendait un bébé. Il était entré deux jours auparavant dans son quatrième mois de grossesse. Il n'avait plus de nausée matinale certes, mais il avait dû racheter des pantalons de grossesse afin d'être à l'aise dans ses vêtements.

-Prends pas la mouche, mon cœur. Regarde, un coup de baguette et hop, là je veux bien que tu les portes.

-Non, tu te moques de moi, tu les portes tout seul. Et ne me parle plus.

Gabriel croisa les bras sur sa poitrine et ignora le bisou que son amoureux déposa sur sa joue pour rentrer dans ses bonnes grâces. Il abdiqua cependant parce qu'il ne lui en voulait pas vraiment et aussi parce qu'il devait partir d'ici une dizaine de minutes.

Gabriel attrapa son manteau et il se dirigea vers le salon où ses parents les attendaient pour leur dire au revoir. Il avait eu peur que ses parents se soient forcés à accepter l'elfe chez eux en comprenant que séparer des compagnons magiques dont l'un était enceint se révèlerait impossible. Il avait encore du mal avec la réaction qu'avait eu sa mère à l'annonce de sa grossesse bien qu'elle se soit excusée et qu'ils en aient discutés depuis.

Ses parents avaient néanmoins bien accueilli Zahran et ne s'étaient jamais montrés désagréables avec lui durant leur séjour.

Gabriel et Zahran avaient été chez les parents du plus jeune juste après le réveillon de Noël. Zahran avait aidé Gabriel à s'installer et défaire leur bagage. Il avait ensuite récupéré quelques affaires et avait passé une journée dans le royaume elfique et avait dormi chez des amis de ses années étudiantes comme il l'avait convenu avec Gabriel quelques jours plus tôt.

Zahran avait découvert l'endroit où son compagnon avait grandi. Il avait vu Gabriel évoluer dans cette petite maison chaleureuse où il avait ses marques et ses petites habitudes. Une maison dont les murs étaient décorés par des cadres photos de Gabriel avec ses parents et les meubles de sculptures en pâte à sel immondes que son amoureux avait dû fabriquer à l'école. Une maison qui abritait des gens qui s'aimaient tout simplement. Une maison comme il rêvait d'en avoir plus tard avec Gabriel.

Il avait également découvert la chambre de son amoureux qui était décorée de manière sobre avec un grand lit double qui mangeait une bonne partie de l'espace, un bureau, une bibliothèque bien remplie et un placard où quelques photos avaient été accrochées dont une de lui. C'était seulement quelques semaines avant que les parents de Gabriel ne comprennent qui était ce charmant et fringuant jeune homme pour leur fils unique.

-Je crois que je vais avoir besoin d'un massage ce soir, se plaignit Gabriel alors que son dos lui faisait mal.

Il avait commencé à avoir des douleurs quelques jours auparavant mais comme Harry l'avait prévenu que ça arriverait il n'en faisait pas grand cas. Zahran s'approcha de Gabriel et passa une main dans son dos dégageant une aura chaude qui décontracta les muscles tendus de Gabriel.

-J'ai quand même de la chance d'avoir été engrossé par un elfe de feu, ça m'aurait fait les pieds, si tu étais un elfe des forêts.

-Tu sais, Les elfes des forêts connaissent des chants qui auraient pu t'apaiser également.

-Oui, c'est vrai que toi tu chantes mal...J'en ai des frissons juste de m'en rappeler

-Hey, ne critique pas ma voix, tu ne sais juste pas reconnaitre mon talent.

-Oh si, je peux te citer toutes tes qualités de la douceur de ta voix à la taille de ton...

-GABRIEL !

-...et le chant n'en fait définitivement pas partie...

Vexé l'elfe attrapa le bras de son amoureux en boudant et ils rejoignirent la cheminé de la maison alors que Gabriel rigolait comme une baleine derrière lui. Dans le salon Helena et Tristan les attendaient. Ils les prirent tout à tour dans leur bras et Helena se fit violence pour lutter contre ses larmes, choses difficiles alors que les yeux de Gabriel se mettaient à briller quand il respira l'odeur de sa mère. Cette odeur réconfortante synonyme d'amour et de paix qui le suivait depuis qu'il était petit.

-On se revoit pour les vacances de février. Zahran, je compte sur vous pour prendre soin de mon fils, ajouta Helena à l'égard de celui qu'elle avait appris à considérer comme un beau-fils.

-Pareil, n'hésitez pas à nous contacter, ajouta Tristan.

-Comptez sur moi.

-Papa, maman, je vous aime. J'aurais aimé que tout soit plus facile.

-Gabriel. Si ton père m'a fait comprendre une chose, c'est que la magie c'est ce qu'elle fait. Et puis tu es bien entouré. Tu as une maman et trois papas. Et un compagnon qui t'aime. Vous allez vous en sortir.

Non sans un dernier regard en arrière Gabriel passa la cheminée et cria l'adresse d'Harry. Quelques instants plus tard il débarquait suivit de près par son elfe dans le salon où Harry et Draco les attendaient assis sur le canapé. Châtaigne les accueillit en leur jappant dessus, elle se mit sur ses pattes arrières déposant ses pattes avant sur le mollet de Gabriel qui se pencha doucement pour glisser sa main dans la douce fourrure châtaine de sa tête.

-Bonjour papas, vous m'avez manqué. J'espère que vous n'avez pas fait trop de bêtises quand on n'était pas là, dit Gabriel en souriant.

Avoir deux maisons, c'était bien aussi.

OoOoO

-Alors, je vois deux jambes, deux bras...

-Et ?

-Tous les constantes sont bonnes, le niveau du noyau magique aussi, c'est un bébé en bonne santé.

-Et ? Demanda Gabriel impatient alors qu'Harry regardait l'écran un sourire aux lèvres. Papa, ce n'est pas drôle, ajouta-t-il ensuite.

-Et c'est une fille. Vous allez avoir une fille.

Le cœur de Gabriel se mit à battre plus vite et un sourire niais s'accrocha à ses lèvres pour ne plus s'en défaire de la soirée. Ils allaient avoir un bébé, une petite fille. Il attrapa le bras de Zahran assis à côté de lui.

-T'as entendu ça, Zaza, on va avoir une fille...attends, tu pleures ?

L'elfe parvint enfin à détourner son visage du moniteur pour regarder Gabriel. Harry se tenait un peu à l'écart laissant les deux amoureux apprendre la nouvelle. L'elfe avait la gorge serrée et les yeux rouges. Il ne se rendit compte qu'il pleurait que lorsque la main fraiche et douce de Gabriel passa sur sa joue pour essuyer les quelques larmes qui y avaient coulé.

-Je t'aime. Gabriel Audragon, tu es l'amour de ma vie et je t'aime. Je vous aime toi et notre fille, affirma Zahran en déposant un baiser sur le front de Gabriel.

-Je t'aime aussi. J'espère qu'elle aura tes cheveux, j'adore tes cheveux, on les laissera pousser comme toi, hein ?

-Tout ce que tu veux.

Il était prêt à lui donner tout ce qu'il voulait. Le père de sa fille. Son compagnon de vie. Son âme sœur.

OoOoO

Gabriel tira son t-shirt vers le bas pour cacher son bedon dénudé tandis qu'Harry invita Draco à entrer dans la pièce où tout le monde avait les yeux un peu rougis mais un sourire fixement accroché sur leurs lèvres. Gabriel lui annonça fièrement qu'il avait une fille en se redressant pour s'asseoir sur le lit d'Harry qui avait ramené du matériel médical de son cabinet pour faire le suivi de Gabriel.

Harry souffla un bon coup alors qu'il entendit le blond féliciter chaleureusement Gabriel et Zahran.

-Bon, Gabriel, Zahran, comme tu es à un stade avancé de ta grossesse, il va falloir que je vous parle de l'accouchement.

-Pourquoi, il y a un problème ? s'inquiéta Gabriel.

-Non, ne t'inquiète pas. Cependant je vais t'expliquer le déroulement de l'accouchement pas pour te faire peur mais parce qu'y être préparé sera moins angoissant et t'aidera à te préparer à la douleur.

-Je sais qu'un accouchement fait mal mais...

-Gabriel, chéri, le plus simple c'est que je vous explique tout et après vous me poserez vos questions.

-D'accord.

-Bon alors, comme tu le sais déjà une poche magique s'est créée au niveau de ton rectum, cette poche est en tout point semblable à un utérus qui est situé juste au-dessus de ta vessie. C'est à dire que tu vas également perdre le liquide amiotique et tu vas accoucher par voie basse. Tu sentiras des contractions qui vont percer ta poche. Je pourrai d'administrer des potions anti-douleur et je vais vous apprendre des exercices de respirations à toi et Zahran qui t'aideront à réguler la douleur. Et j'aiderai le bébé à sortir manuellement mais ce sera à toi de pousser. Ça va te demander beaucoup d'énergie mais tu vas y arriver. Hey, ça va aller d'accord, demanda Harry en voyant Gabriel regarder Zahran incertain.

-Mais, ça va durer combien de temps.

-Ça, ça dépend des gens, certains le font en 1 heures d'autre en 6 heures. Maintenant je vais te parler de ce qui va se passer une fois que le bébé sera sorti...

-Parce que c'est pas fini ?!

-Non, mais comme pour la grossesse de femmes. Porter la vie c'est une expérience...vraiment unique et merveilleuse, mais c'est aussi douloureux. Pour nourrir ton bébé, tu as ce qu'on appelle un placenta. La petite y puise son oxygène et les nutriments dont elle a besoin. Mais après l'accouchement ton corps va expulser ce placenta ce qui va encore te causer des contractions qui peuvent durer jusqu'à 48h après l'accouchement. Et enfin, comme ton utérus est magique il va se résorber lentement et...

Harry avait expliqué ce processus des centaines voire des milliers de fois, mais cette fois-ci l'angoisse palpable de Gabriel le ramena à sa propre grossesse. Il posa une main inconsciente sur son estomac et força sa voix à ne pas trembler. Il devait faire comme d'habitude. Garder la tête froide, exposer les faits et rassurer le patient. Mais cette fois-ci, le patient était son fils.

-...et tu auras des douleurs dans l'estomac le temps que tes organes reprennent leur place. Tu auras évidemment des potions. Les potions sont beaucoup plus efficaces qu'à mon époque, mais je ne vais pas vous mentir, ça ne sera pas agréable.

-Ça fait beaucoup à digérer.

-Oui, je sais mais vous avez 5 mois pour vous préparer. Et permets-moi de te rappeler que sur 4 parents, un est obstétrimage et l'autre potionniste. Et je sais que les elfes ont des moyens d'apaiser leur compagnon durant ce moment et de soulager leur douleur. Je ne sais pas comment ça fonctionne exactement mais je l'ai déjà vu faire et la plupart des elfes à qui j'ai parlé après m'ont expliqué avoir agi instinctivement.

Harry vit Zahran glisser une main sur le bras de Gabriel pour le réconforter et l'assurer de son soutien indéfectible puis jeta un coup d'œil vers Draco. Il lui avait déjà un peu parlé de l'accouchement, mais le blond semblait néanmoins accuser le coup. Harry lui attrapa la main et lui offrit un petit sourire qu'il espérait rassurant.

-D'accord, et est-ce que...est-ce qu'elle ne craint rien ?

-Tout accouchement possède un pourcentage de complications mais tous tes tests sont bons. Et je serai là surtout.

L'elfe déposa un baiser sur la joue de son petit brun et sourit à Harry. Ils lui faisaient confiance.

-Draco va te fournir des potions de vitamines, de la crème anti-vergeture crois-moi...Tu apprécieras, sauf si tu préfères les garder.

Celles d'Harry avaient longtemps été synonyme de dégoût de soi, d'échec et de culpabilité. Pour certaines, elles étaient signe de victoire, de force, d'amour. Lui avait eu du mal à accepter les siennes. Depuis il avait fait un long travail sur lui-même.

-Non, je veux bien la crème.

-Tu sais que je t'aimerais même avec.

-Oui, je sais, mais si je peux les éviter...expliqua Gabriel l'air presque penaud.

Il avait beau accepté sa grossesse, Gabriel aimait son corps vierge de marque et fin. Il espérait d'ailleurs réussir à récupérer son corps après la grossesse bien qu'il sache que Zahran l'accepterait quelle que soit la forme de son corps.

-Je te ferai toutes les potions dont tu auras besoin, affirma Draco.

Gabriel passa une main sur son ventre et eut un sourire. Ça vaudrait le coup. Il avait hâte de rencontrer sa fille.

OoOoO

Harry était calé dans les bras de Draco, dans le canapé, une tasse de thé entre les mains. Ils avaient passé une bonne partie de l'après-midi dans cette position et Harry regrettait déjà le départ de Draco pour Poudlard. Après deux semaines à l'avoir rien que pour lui, son absence serait compliquée à gérer, il le savait.

Ils avaient pris leur petites habitude et Harry ne voulait pas y renoncer tout de suite. Il posa sa tasse sur la table basse et avisa les valises posées à l'entrée de la porte du salon menant au couloir. Gabriel et Zahran étaient partis bien avant, devant rejoindre le train alors que Draco, lui rentrait par cheminée.

Il se dégagea des bras du blond qui posa le livre qu'il lisait d'une main et attrapa le bouquin pour le poser près de sa tasse fumante. Le blond partait dans une petite heure.

-J'ai pas envie que tu partes.

-On va se voir dans la semaine tu sais ?

-Oui, je sais, mais...enfin, je...

-Potter, il va falloir un verbe et un complément à ta phrase pour que je la comprenne, taquina le blond tandis que le brun prit la mouche.

Draco avait beau avoir énormément murit, il restait le même petit sale con. Harry croisa les bras sur sa poitrine et détourna son regard du blond et de son air goguenard. Il ne lui accorda de l'attention que lorsque le potionniste se redressa pour se rapprocher de lui et embrasser la peau gracile de son cou lui soutirant un soupir. Harry frissonna en sentant un sourire étirer les lèvres qui caressaient sa peau avant qu'un couinement ne s'échappe de sa gorge en sentant des dents s'enfoncer à la base de sa nuque. Le souffle du brun se fit plus erratique mais il gardait son attitude boudeuse jusqu'à ce que le blond ne s'allonge en l'emportant dans sa chute en rigolant. Le rire du blond déclencha le sien alors qu'il se retrouvait à quatre pattes au-dessus de lui.

-Tu te moques encore de moi...

-Toujours Potter, toujours, affirma Draco en tirant Harry vers lui pour qu'il l'embrasse ce que le brun se fit un plaisir de faire.

-T'es un sale con Malfoy.

-Donc c'est comme ça que tu m'aimes? Chuchota Draco doucement.

En sentant le corps d'Harry se tendre, Draco se rendit compte de l'implication de ses paroles et allait les retirer mais le brun se pencha sur ses lèvres, glissa une main dans ses cheveux avant de descendre sur son cou.

-Oui, je t'aime comme tu es, je l'ai toujours fait, souffla-t-il avant de reprendre son manège.

Il glissa ses mains sous le t-shirt du blond qui suivit le mouvement pour lui faire subir le même sort. Merlin, ce que ça allait leur manquer. Depuis deux semaines, ils se redécouvraient une libido et une faim de l'autre qui les poussaient à se dévorer l'un l'autre jusqu'à plus soif.

Le directeur des Serpentard se releva et Harry se retrouva à califourchon sur lui tout en continuant à le dévorer de baisers sur chaque morceau de peau découvert. Le brun ne put empêcher le mouvement lascif de va-et-vient de ses hanches qui anticipaient déjà ce qui allait se passer.

-Crois-moi Harry, si je pouvais rester ici...

-Tais-toi. Tu as cinq minutes pour enlever tes fringues et me prendre...

-Mmmh, monsieur est autoritaire ?

-Draco, enlève ton foutu t-shirt.

Le blond s'exécuta en même temps qu'Harry et au moment où l'aiguille de l'horloge indiqua l'heure de son départ, Draco sut qu'il serait en retard au dîner dans la grande salle. Il devait s'occuper d'un brun gémissant qui ne semblait pas encore rassasié de lui.

A suivre...

Enfin, on connait le sexe de l'enfant et Gabriel en sait un peu plus sur son accouchement :3

à la semaine prochaine!