Encore pas à l'Heure cette fois-ci pour un nouveau chapitre :)
Désolé pour ça /
Petit disclaimer :
-Mention de cigarette !Bonne lecture à tout.e.s
Chapitre 9: La vision de Caroline.
Elle entra sur le terrain de Quidditch. La peur lui serrait le ventre et elle se remémora son premier vol pour se donner du courage
Caroline s'était avancée, nerveuse, jetant un regard à ses deux amies et le mot avait été prononcé à l'unisson:
-Debout!
Trois balais avaient sautés dans la main de leur propriétaire y comprit celui de Caroline. Les autres filles avaient du s'y reprendre à plusieurs fois avant de réussir
Le professeur de vol, et coach de Quidditch, Joachim Delpuech ressemblait à une version homme de l'image qu'elles avaient de madame Bibine, cela les avait fait sourire, se demandant si il y avait un archétype.
-Vous pouvez enfourcher vos balais, avait-il ordonné avec un fort accent belge. Aller, tapez du pied, montez un peu et redescendez après environ deux mètres, en penchant votre balais.
Là où Marie avait eu des difficultés pour s'envoler, les deux autres avaient atteint efficacement les deux mètres indiqués. Néanmoins, la redescente avait été plus facile pour Caroline qui était parvenue à maîtriser son balai en parfaite ligne droite là où Maëlla avait risqué par deux fois de passer par dessus. La sensation avait été folle. Son premier vol sur balai, elle ne l'oublierait jamais.
À la fin du cours, après avoir continué à voler et même échangé quelques passes avec un Souaffle, elles s'étaient rendues à la salle de Banquet.
- Je crois qu'on a bien fait de ne pas prendre option Quidditch on est vraimentpas bonnes! avait admis Marie, un peu déçue néanmoins.
-Parle pour toi! avait répliqué Maëlla avant de rajouter: mais toi Caro, c'était trop bien! T'as vraiment pris le truc de suite!
-Merci les filles! J'espère que ça ira.
Forte de ce cours, elle s'était investie tous les samedis dans ses entraînements à la grande surprise de ses amies qui, la connaissant avaient parié sur le moment où elle se lasserait. Moment qui n'était pas arrivé et maintenant en ce samedi de novembre, elle se retrouvait sur le terrain, prête à en découdre.
Ce n'était pas un match des trois équipes officielles, qui rassemblaient toute l'école, mais il y avait quand même une petite centaine de spectateurs, y comprit, évidemment, ses amies venue la voir pour son premier. En effet, lorsque l'on faisait du Quidditch à Beauxbâtons, soit l'on faisaient juste les entraînements dans l'objectif de faire du sport, soit l'on participait à des matchs de ligue deux, comme Caroline, soit au tournoi principal.
Les équipes se faisaient face à dix mètres du sol quand l'arbitre, lui-même sur un balai, lança le Souaffle marquant le début du match.
La jeune femme était au poste de poursuiveuse car elle était petite et rapide mais n'était pas intéressée par le poste d'Attrapeuse ayant peur de s'y ennuyer. Ainsi à peine le match démarré qu'elle se lança dans le jeu. Se retrouvant en quelques secondes avec la balle rouge dans les mains, elle esquiva des le début un Cognard et un poursuiveur adverse qui lui fonçaient dessus. Ceux-ci arrivant de chaque côtés d'elles, ce fut son opposant qui se prit le Cognard droit dans le nez, le sonnant quelques instants. Elle ne resta pas pour regarder et poursuivit sa course jusqu'aux anneaux. À quelques mètres de ceux-ci, elle se retrouva bloquée par les deux autres poursuiveurs encore valides. Elle tenta alors une passe à sa collègue, Sofia une élève de sixième année, qui l'a rata et, alors que la balle commençait sa descente, Sofia piqua pour la rattraper deux mètres plus bas avant de l'envoyer d'un mouvement dans l'anneau central. Caroline l'applaudit puis retourna au centre du terrain, se préparant à une deuxième phase. Elle jeta un œil à leur Attrapeur, Jonah, qui, pour l'instant, continuait de faire des tours de terrain, ce qui indiquait qu'il n'avait pas encore repéré le vif d'or.
Plusieurs passes s'enchainèrent, rapides et efficaces qui permirent à l'équipe adverse de marquer à leur tour.
Et le match continua ainsi, au bout d'une demi heure le vif d'or n'avait toujours pas été repéré et l'écart se creusait entre les Dahu et les Gévaudan, les derniers ayant l'avantage. Le public était fébrile, l'attention à son comble, mais la petite balle dorée était toujours invisible.
Sofia se retrouva soudainement bousculée par Jonah lui-même ayant fait accélérer d'un coup son balai. Elle tenait alors le Souaffle, qu'elle laissa s'échapper. Les autres ne furent pas assez rapide avant que celui-ci ne tombe dans l'herbe du terrain. Caroline piqua, serrant les dents pour maintenir la Mandragore, suivit par Étienne l'autre poursuiveur de son équipe et un des Gévaudan. Mais ce fut elle la plus rapide, à quelques mètres de la balle, elle commença à ralentir sa chute et, alors que son balai revenait à l'horizontale, elle frôla le sol pour attraper d'une main le souaffle avant de remonter en vitesse vers les buts. Son action déjà belle fut couronnée de succès lorsqu'elle marqua le point. Les applaudissement furent tonitruant, on en parlerait pendant plusieurs jours.
Mais le match continuait et les Attrapeurs s'étaient lancés dans une course effrénée tandis que poursuiveurs et batteurs restaient concentrés sur le Souaffle.
Une minutes, puis cinq, puis dix les Attrapeurs s'épuisaient , ce serait à celui qui aurait le plus d'endurance. Ce fut le Gévaudan qui commença à montrer des faiblesses le premier, il ralenti un peu et cela galvanisa Jonah qui donna un dernier coup d'accélération avant de tendre le bras et de le lever vers le ciel, laissant les ailles dépasser de sa main.
Les acclamations se rependirent chez les Dahus, tandis que l'équipe faisait des tours d'honneurs sur le terrain. Le score final était de 190 à 70.
Après le match, ils allèrent tous ensemble boire un verre fêtant ça indépendamment de la maison à laquelle ils appartenaient. Telle était la vie à Beauxbâtons, bonne entente et solidarité était de rigueur. Il n'en fallait pas moins pour devenir une école d'élite.
Et Caroline, malgré sa peur de ne pas réussir et son éloignement avec sa famille s'y sentait bien. La fatigue était, au final, un plus grand soucis, entre les cours, les devoirs, les préoccupations liées aux Animagi et le Quidditch, elle avait parfois l'impression d'étouffer. Et, elle en avait conscience, il suffirait que ces amies se relâchent, pour qu'elle s'arrête à son tour.
Mais elle tenait bon et, un peu comme tous, elle attendait avec impatience le vendredi pour les options, Herbologie avancée et Divination dans son cas.
Elle avait choisi le premier carles plantes étaient déjà une de ses passions en tant que Moldue. Quant au second il s'agissait dequelque chose qui l'avait attiré sans raison apparente et ils clôturaient sa semaine parfaitement.
Le vendredi matin, elle allait donc en Herbologie. Assez proche du cours général, ils passaient bien plus de temps dans les serres. Ils étudiaient des plantes parfois dangereuses au simple contact ou même à l'écoute. Certaines encore étaient si rares que l'entrée dans la serre trois se faisaient à l'aide de trois sortilèges bloquant la porte. Et il y avait Sputum Droconis, la préférée de Poppy Deschamps, professeure des niveaux deux, une fleur magnifique et minuscule, à l'instar de sa propriétaire, cachée dans un coin de ce jardin couvert, qui n'avait qu'une seule fonction: faire éternuer les dragons.
Maëlla avait montré un brin d'intérêt pour la botanique quand elle lui avait racontée, intérêt vite retombé car cela ne servait à rien. Mais l'anecdote resta puisque relativement drôle.
Après une bonne douche et un repas rapide, elle se rendait alors dans son cours préféré.
Au bout d'un couloir, dans une pièce rendue sombre par les lourdes tentures colorées, le manque de bougies et les effluves d'encens, se jouaient les forces mystiques et étranges de la Divination.
Cartes, boules de cristal, feuille de thé et étoiles représentaient cet art . Ses amies étaient septiques, comme beaucoup de sorciers, mais Caroline, sans parvenir à l'expliquer, avait compris qu'il y avait quelque chose. Instinctivement, elle avait su reconnaître et comprendre les signes à travers différentes méthodes. La professeure, Michelle Nosdames, une femme de grande taille toujours tirée à quatre épingles, ouvertement transgenre, et faisant se retourner plus d'un élève dans l'établissement, l'avait prise un peu sous son aile. Considérant sans vraiment le cacher, qu'elle était une de ses élèves qui en valait la peine, elle se concentrait surtout sur elle pendant les quatre heures de cours.
Elle était, en peu de temps, parvenue à raconter la vie entière amoureuse d'un élève de septième année rien qu'en regardant le fond de sa tasse mais aussi à trouver un objet que son professeur avait caché dans le château en regardant dansdes cailloux.
Bien que très impressionnantes, ces réussites ne furent pas ses plus grandes ce semestre ci. Celle-ci se produisit un dimanche givré de novembre.
Alors que le froid mordait leurs visages malgré les sortilèges de protection, les capes doublées et le petit feu, elles s'étaient posées au pied de leur pin. Marie râlait comme à son habitude, sur la sensation de la feuille, jouant avec sa baguette.
-Une semaine ! C'est fini, dans une semaine! On le sait que c'est difficile, t'arrêtes de t'énerver un peu! s'exclama Maëlla, un peu agacée.
-J'ai aucune patience, tu le sais! Et puis, la sensation est chelou! Je déglutis parfois sans raison, expliqua-t-elle en grimaçant. Et j'ai tellement peur que l'on se rate! Le mec qui a tenté cette année est toujours dans le coma!
-En même temps, il est débile. On nous dit depuis le début de l'année qu'il faut pas écouter Rowling. Bon bah t'écoutes pas Rowling et tu réfléchis cinq minutes! C'est pas compliqué.
-Ouais fin j'espère qu'on a la bonne version! Ça me paraît trop simple. Genre nous on aurait de la chance? Nan!
-Regardes où on est et réfléchis…
-Point validé, j'ai rien dit!
Elle blaguèrent quelques instants, sans se préoccuper de Caroline qui ne disait rien depuis le début. Soudainement celle-ci se leva et se fut le trou noir.
Elle revint à elle toujours debout au milieu de leur îlot, ses amies éberluée la fixant du regard.
-J'ai dit quelque chose, hein? avança-t-elle, se rasseyant et s'allumant une cigarette.
-Ouais c'était flippant meuf! lâcha Maëlla. Tiens!
Elle lui balança une petit sphère en verre, qu'elle reconnu comme étant une boule-Répèpète . Cela se confirma lorsque sa voix s'en éleva:
-... sixième jour sans soleil, à sa tombée quand même, la lumière frappera, le liquide coulera, les mots prononcera.
Un silence accueillit la première prédiction de Caroline. Elle se mit à rire, un rire faux un peu cassé:
-J'avoue, j'ai beau m'être déjà dit que ça arriverait un jour, je flippe un peu! Genre un peu beaucoup!
-Calme-toi! T'es la meilleure élève en Divination, ta prof t'idolâtre, lui rappela Marie. Elle a du voir ça en toi.
-J'en sais rien et puis ça veut pas dire grand-chose ce que j'ai dit, non? Si tout ce que je sais faire c'est des prophéties nulles…
-Prophéties, prophéties moyen . Mais, en vrai je crois pas que ce soit si con… avança Maëlla.
Elles se turent un instant, réfléchissant au sens des mots de leur amie.
-C'est simple en fait! La dernière partie c'est sur l'éclair et la potion et la première sur quand il aura lieu! s'exclama Maëlla, d'un ton fier.
Elle ne s'étonnèrent pas que les parole de Caroline aient inversé le moment où elles devaient boire la potion et celui de dire la formule. Il s'agissait là d'une énième différence.
-Ah bah oui, cool! Ça fait que tu peux laisser tomber ton sort de météo! lança Marie, ravie.
-Meh, oui du coup.
-N'empêche c'est pas rassurant de savoir qu'à tout moment je peux m'arrêter pour décrire les choses du futur.
-Mouais, t'emballes pas ca doit être rare quand même. De toutes façons, t'as peur et tu hésites sur tout, on a l'habitude!
Avec un énième rire un peu nerveux, Caroline se pencha au dessus du petit feu bleu afin de réchauffer ses mains. Le silence pesa sur le petit îlot qui était leur refuge, dans sa tête, et celle de ses amies certainement, l'inquiétude et l'excitation se mélangeaient.
Elles sortaient de leur cours de Sortilèges pour se rendre en études quand Maëlla émit un petit cri de joie. Ses amies sursautèrent et se tournèrent vers elle, les sourcils froncés, pleins d'interrogations.
-On est le trente novembre! C'est fini, c'est la pleine lune ce soir!!Trop bien, trop bien.
Elle se mit à sautiller dans le couloir, bousculant des gens au passage qui, devant son sourire enfantin et ses excuses lancées à la volée, ne s'en émurent pas plus que ça et la regardèrent passer avec un haussement d'épaule.
Marie qui était étonnement calme malgré l'angoisse, émit même un petit rire en voyant les gens se faire bousculer. Caroline rit aussi, la pression des derniers jours et même des derniers mois avait été parfois trop forte pour elle mais ses amies étaient là et elles faisaient ça ensemble. Cela lui parut un peu niais mais plutôt rassurant.
Perdue dans ses pensées, Elle sentit une main se poser sur son bras et elle se tourna vers Marie qui lui demandait si tout allait bien. Ce geste lui fit répondre oui avec un grand sourire. Sourire qui s'élargit quand elle entendit Maëlla crier de l'autre bout du couloir:
-Il neige! Les gens! C'est trop bien!
Elles sourirent un instant avant que leur visage ne se décompose. Il fallait impérativement que le ciel soit clair ce jour là pour préparer la potion.
Elle regarda Marie et l'expression qu'elle avait en disait long. Elles rattrapèrent leur amie pour la calmer et lui indiquer le désastre. L'effet fut instantané. Elle se prépara à cracher la feuille de mandragore avant que Marie ne l'arrête:
-Fais pas ça! Faut attendre la nuit peut être que le ciel va se dégager. Attendons!
Et elle attendirent. Longtemps. Les nuages lourds semblaient ne pas vouloir quitter le ciel.
Puis tard dans la nuit alors qu'elles n'y croyaient plus, la lumière de la pleine lune transperça le ciel.
Et voilà on appoche doucement du dénouement de cette aventure Animagi !
Merci encore de nous lire!
A demain pour le chapitre 10: le prix des études !
