Coucou tout le monde ! J'ai une semaine de retard, je suis désolée ! J'ai commencé à bosser à l'hôpital et en ce moment, j'ai encore moins de temps que d'habitude.

Je ne sais pas si l'histoire vous plait toujours, mais en tout cas voici un nouveau chapitre du point de vue de notre chère Sola !

Merci beaucoup à Le lama multicolore (^^) pour ta review, c'est très motivant de savoir qu'il y a des gens qui suivent cette fic et que je ne suis pas seule dans mon monde avec Tom et Sola :)

Bonne lecture à tous ^^

Chapitre 8 : Sola – mars 1942

Je me réveille à la sensation d'une main caressant mes cheveux. Ma vue est brouillée, mais j'entrevois deux orbes vertes qui me fixent avec inquiétude. Je souris doucement.

« Salut, Nox. »

« Sola ! », s'écrie-t-il. « Tu es réveillée. Comme te sens-tu ? Tu as mal quelque part ? Mme Tournedau ne va pas tarder à venir. Je peux lui demander quelque chose pour te soulager, si tu veux ? »

Je ris.

« Je me sens parfaitement bien. En fait, je n'ai mal nulle part. », réalisai-je, un peu surprise.

Mes derniers souvenirs faisaient état d'une douleur insupportable alors que les coups pleuvaient sur moi sans relâche, toute la rage de Matthew dirigée sur mon petit corps. Je me crispe en me rappelant ce qui s'est passé. Je laisse rarement quoique ce soit m'atteindre, mais hier, ce connard m'a fait pleurer. Il ne perd rien pour attendre. Je ne laisserai pas cela rester impuni.

Noxance doit avoir réalisé à quoi je pense, car son visage se ferme.

« Ils ne te feront plus de mal, ma belle. »

« Tu veux dire 'il'. », le corrigeai-je avec un froncement de sourcils. « Les autres n'ont rien fait. C'est Matthew, le responsable. Et je sais qu'il ne me fera plus de mal. Je ne le laisserai pas faire. Il m'a surprise hier mais ça n'arrivera plus. », dis-je avec fermeté.

J'essaie de rester forte, mais je suis chamboulée. Personne ne m'a jamais touchée comme il a osé le faire. Les souvenirs ne s'effaceront jamais. Je frissonne de dégoût. Le sexe ne me semble plus quelque chose de si excitant, désormais. Il a vraiment tout gâché. Je n'ai même plus envie de découvrir cela avec Noxance, maintenant, et je n'avais jamais perdu ma curiosité pour quoique ce soit auparavant.

« Je n'en doute pas », me sourit-il. « Mais ce n'est pas ce que je voulais dire. Johnson a été retrouvé mort dans la pièce où il était gardé. On ne sait pas encore grand chose, les Aurors sont très secrets mais la cause de sa mort est un peu mystérieuse. Il a été salement torturé, apparemment, mais ce n'est pas ça qui l'a tué. »

Je reste interdite un long instant, choquée.

« Comment ça, il est mort ? Comment est-ce possible ? Quelqu'un devait bien surveiller la porte, non ? Et les autres, comment vont-ils ? », le pressai-je de questions, soudain inquiète.

« Ils vont bien », grommela-t-il. « Non pas que cela aurait été une grande perte. »

Je soupire.

« Ils n'ont pas tous un mauvais fond. Matthew était vraiment le pire et il n'était pas une bonne influence pour les autres. »

« Tu parles. Les garçons de nos jours sont des mauviettes. A seize, dix-sept ans, de mon temps, on était capables d'assumer le rôle de chef de famille, si besoin. », grommela Merlin.

A côté de lui, Toni hoche la tête, pour une fois totalement d'accord avec lui. Même Liciano me regarde d'un air inquiet, lui qui ne se fait jamais du mauvais sang pour quoique ce soit.

Je lève les yeux au ciel. Je ne les avais pas vu arriver. Ils m'observent à la loupe, d'un air sombre. J'ai l'impression d'avoir à nouveau huit ans et d'être grondée pour avoir encore une fois foncé tête baissée dans des ennuis.

Noxance ne reste pas longtemps. Les cours de la matinée ont été annulés, mais il est près de midi, et tous les étudiants doivent se rendre au déjeuner pour y écouter le discours de Dippet. Il me dépose un chaste baiser sur les lèvres, et s'en va à contre-cœur. Je suis touchée qu'il soit tant inquiet pour moi. Nous ne sommes pas ensemble depuis si longtemps. Je n'avais jamais eu quelqu'un de physique pour venir me consoler lorsque je me blessais, étant enfant. C'est déconcertant.

A la seconde où il claque la porte, je me tourne vers les Ombres, les harcelant de questions. Malheureusement, aucune de mes Ombres préférées n'avait été présente dans la pièce ce soir-là, préférant veiller à mes côtés. Je suis déçue, mais ce n'est pas grave. Je découvrirai ce qu'il s'est passé. Ce n'est qu'une question de temps.

L'infirmière vient me voir vers midi et demi pour me déposer mon plateau-repas et vérifier une dernière fois mes blessures. Elle m'annonce que je resterai en observation jusqu'au soir pour qu'elle soit certaine que mon traumatisme crânien est bénin.

J'acquiesce, assez peu réjouie à la perspective de passer une après-midi entière seule avec mes pensées, mais, à ma grande joie, j'ai beaucoup de visites. Aucune n'est matérielle, mais des tas d'Ombres que je ne vois qu'occasionnellement se présentent, ayant entendu ce qui m'est arrivé. Apparemment, l'information s'est propagée de bouche à oreille, de l'autre côté. Bien entendu, ils ne restent pas longtemps – en cela, Toni, Merlin et Liciano sont des exceptions. Généralement, les Ombres n'aiment pas venir dans le monde des vivants. Ils le trouvent terne, et se sentent mal à l'aise de retrouver ce qu'ils ont laissé derrière eux. Beaucoup deviennent déprimés s'ils passent quelques heures ici. Peu importe. Je suis heureuse qu'ils aient pensé à moi et je me régale du récit de leurs aventures, ne me lassant jamais de les écouter.

Tous me quittent vers quinze heures, pour me laisser me reposer. Mon petit Ronflak Cornu, Nana, m'a rejointe en début d'après-midi, s'ennuyant sûrement de rester dans mon dortoir avec personne contre qui se blottir. Je ferme les yeux, tout en passant ma main dans sa fourrure rose, prenant garde à éviter ses deux cornes. Elle est très sensible, à cet endroit particulier. Je me détends, considérant l'idée de faire une sieste, lorsque j'entends la porte de l'infirmerie s'ouvrir.

A ma grande surprise, je vois Tom, figé à l'entrée, clairement hésitant. Je lui lance un sourire d'encouragement, avant de me souvenir de ce qui s'est passé entre nous en début de semaine. Il ne veut pas de moi. Je dois l'accepter et cesser de nourrir des espoirs insensés. Je sens immédiatement mon visage s'affaisser alors que j'essaie de le regarder de la façon la plus neutre possible.

« Bonjour, Tom. », dis-je poliment avec un petit signe de main. « Tu venais voir quelqu'un ? »

Je ne vois pas pourquoi il aurait pris la peine de venir me voir. Ce n'est pas comme si je comptais pour lui, comme il me l'a fait si bien remarquer. Mais je n'ai pas non plus l'impression qu'il ait des relations particulières avec Myrtle 'Mimi' Warren ou Kitty Lancel, et ce sont les deux seules autres étudiantes gardées à l'infirmerie en ma compagnie.

Il se rapproche de mon lit, l'air mal à l'aise.

« Salut, Sola. », dit-il, ignorant totalement ma question.

Je fronce les sourcils, incertaine. Il y a sûrement quelque chose qui explique sa visite ? Peut-être est-il venu se plaindre que j'ai sauté la dernière réunion des Chevaliers de Walpurgis ? J'attendais ses menaces depuis vendredi soir, en toute honnêteté. Mais, avec tout ce qui s'était passé entre nous, et la mort de Zelia, en plus de tout cela, je n'avais vraiment pas la tête à le voir et j'avais passé la soirée à parler avec mes Ombres préférées. Je me souviens avoir joué un temps avec l'idée d'appeler Zelia, mais je n'ai pas osé. La pauvre devait être déjà assez bouleversée, je n'avais pas envie d'en rajouter une couche. En plus de cela, je n'avais jamais essayé de contacter quelqu'un décédé aussi récemment. Toni m'avait conseillé d'attendre quelques semaines, pour que son âme soit moins torturée et qu'elle ait commencé à accepter sa mort. D'autant plus que ma défunte belle-mère n'avait rien su de mon don, et ce n'était clairement pas le moment de tout lui expliquer.

« En quoi puis-je t'aider ? », demandai-je finalement, après quelques secondes de silence inconfortable.

« Je voulais juste m'assurer que tu allais bien. », révéla-t-il calmement, en restant debout près de moi. « Je suis venu hier soir. Tu étais inconsciente. »

Je fronce les sourcils. Les Ombres ne m'avaient pas dit que j'avais eu de la visite.

« Oh. Eh bien, ça va. Je me remets, je n'ai rien eu de très grave. », dis-je d'un ton dédaigneux.

Le visage de Tom se crispe.

« Tu as eu un traumatisme crânien. », grogna-t-il. « Et ne crois pas que je n'ai pas vu cette morsure sur ton cou. Les autres n'ont peut-être pas compris, mais je sais ce que ce connard t'a fait. »

Je sursaute, mais je me retrouve incapable de rétorquer quoique ce soit. J'esquive le sujet.

« Peu importe. », chuchotai-je. « J'imagine que tu as entendu ce qui est arrivé à Matt ? Dippet a-t-il donné plus d'informations au déjeuner ? »

Il parait un instant mécontent de mon changement de sujet, mais il finit par hausser les épaules.

« Les Aurors ont embarqué les trois Serdaigles de ton année pour un interrogatoire. A part ça, c'était le blabla habituel. Ils ne comprennent pas de quoi il est mort, exactement. On dirait que son cœur a tout simplement cessé de battre. Un Avada Kedavra serait la seule cause probable, mais aucune alarme n'a été déclenchée. Ils sont perplexes. »

Il a l'air étrangement satisfait de lui. Je l'observe un moment, suspecte.

« Tu sais quelque chose, n'est ce pas ? »

« Je ne vois pas pourquoi tu penses cela. », répond-t-il innocemment, trop innocemment.

« Qu'est ce que tu ne me dis pas, Tom ? », insistai-je en me redressant.

« Rien qui doive t'inquiéter. Johnson ne pourra plus jamais te toucher. C'est une bonne chose, non ? »

« Je ne nie pas que c'était une mauvaise personne, mais je n'avais pas peur de lui. Il m'a prise par surprise, c'est tout. », grimaçai-je, un peu vexée qu'il ait pu prendre le dessus sur moi. « Il aurait fini par regretter d'avoir osé poser une main sur moi. Un petit duel en règle lui aurait vite remis les idées en place. Mmmh. Le voir mendier pour que je mette fin au combat, quelle vue ça aurait été... », rêvai-je un court instant, un peu déçue de sa mort prématurée.

Tom sourit, sincèrement amusé.

« Oh, crois-moi. Il a mendié. Il n'a fait que ça. », murmura-t-il. Je ne pense pas qu'il voulait que j'entende, mais je me redresse soudainement, stupéfaite.

Tout est logique, quand j'y pense. A Poudlard, peu d'élèves auraient vraiment eu les couilles de commettre un meurtre. Une mort par accident, peut-être, lors d'une dispute. Un crime passionnel, pourquoi pas. Mais un assassinat, prémédité ? Et si magistralement effectué, qu'il a même surpris les Aurors ?

Non. Ce n'était pas un élève lambda de Poudlard. La signature de Tom y était inscrite partout, si on savait où chercher.

La seule interrogation qu'il me reste est simplement son motif. Pourquoi mon jeune frère aurait-il été si furieux qu'il serait allé jusqu'au meurtre ? Alors même qu'il avait laissé en vie sa famille lors des dernières vacances, une famille qui l'avait lâchement abandonné à son sort dans un orphelinat sans jamais chercher à prendre contact ?

Etait-ce juste une question de possession ? Je suis sa sœur, et personne ne peut me toucher ?

Je ne comprends pas.

A contre-cœur, je suis curieuse. Je veux qu'il me raconte tout, dans les moindres détails. Il ne le fera pas. Il ne me fait pas assez confiance pour ne pas aller tout raconter aux Aurors. Cela me frustre.

D'un coup de baguette, je mets en place un sortilège de silence.

« C'était toi. », dis-je immédiatement, d'un ton ne prenant pas « non » pour réponse. « Pas la peine de le nier. J'ai compris. Juste…Pourquoi ? Comment ? »

« Je n'ai rien fait. », protesta-t-il, l'air presque convainquant. Mais je ne serai pas si facilement trompée.

Soudain, je réalise. Le Basilic. Tom et moi, nous avons fini par comprendre comment le monstre pouvait sortir de la Chambre. A l'époque de Serpentard, il n'y avait pas de canalisations, mais dans un de ses livres, ce dernier mentionne avoir creusé des tunnels dans tout le château pour que le Basilic puisse circuler. Beaucoup avaient dû être réutilisés lors de l'installation de la tuyauterie pour ne pas avoir à creuser à nouveau. Le grand serpent avait juste à passer par là pour ne pas être vu.

Un seul regard, et c'est la mort assurée. Un millième de seconde, et le cœur cesse de battre.

Tom avait laissé sortir la bête, réalisai-je avec effroi et anticipation.

« Tu l'as relâché », murmurai-je. « Oh, Merlin, Tom, dis-moi qu'il ne circule pas actuellement ? »

Il reste un long moment de marbre, puis se renfrogne visiblement.

« Putains de Serdaigles et leurs mystères », grommela-t-il. « Tu n'étais pas censée comprendre. Et pour te répondre, non. Je ne suis pas stupide. Il est à nouveau dans la statue. Pour très longtemps, sûrement », soupira-t-il avec déception.

Soulagée, je me détends, me laissant tomber dans mon lit. La seconde suivante, j'en saute à nouveau, posant mes pieds nus sur les pierres froides de l'infirmerie.

« Comment est-il ? », lui demandai-je avec empressement. « Décris-le moi. », exigeai-je.

Il sourit, sincère.

« Immense. Impressionnant. Je pourrais te le présenter, mais je crains qu'il ne s'énerve s'il est réveillé alors qu'il ne peut tuer personne. »

J'hoche la tête, pensant tristement à l'occasion manquée. Sûrement, cela ne le dérangerait pas tant que ça, si ? Je ne peux pas quitter Poudlard en sachant qu'une créature mythique s'y trouve, et que je ne l'ai jamais vue !

Sola, me réprimandai-je mentalement. Revois tes priorités.

« Ca n'explique pas pourquoi Matt ? Il ne t'a jamais rien fait. », demandai-je. « Il respectait ta place parmi les Serpentards. Et c'était un Sang-Mêlé. Il n'a pas pu se moquer de ton statut sanguin. »

« Comment peux-tu me demander ça ? », murmura-t-il furieusement en enroulant ses mains autour de mes bras. « Il n'avait pas le droit de te faire ça. Tu es à moi. »

« Il ne pouvait pas le savoir. Personne ne le sait. », lui fis-je remarquer. « Et puis, tu as dit que je n'étais rien pour toi, tu te souviens ? »

Ses lèvres se serrent. Il ne dit rien, mais ses yeux sont doux. Je n'aurai pas d'excuses formelles. Tom n'est pas comme les autres. Mais son regard me dit combien il regrette. Il a tué quelqu'un pour moi.

Oh, je n'en suis pas du tout ravie. Je n'aime pas l'idée qu'une vie humaine ait été supprimée. Tant de potentiel anéanti. Qui sait ? Matt aurait pu devenir un inventeur. Peut-être aurait-il trouvé un remède à la lycanthropie ? Peut-être aurait-il découvert une nouvelle discipline magique ? Ou révolutionné notre société ?

Mais. Je ne peux pas ignorer qu'une bouffée d'amour me traverse, et, sur la pointe des pieds, j'enroule mes bras autour de son cou, posant ma tête sur sa poitrine. Il reste rigide, mais je ne me décourage pas. Ce n'est pas pour rien que le Choixpeau m'a rendue Chapeaufloue. La chose a hésité dix-sept minutes avec Gryffondor. C'est ironique, quand on y pense. Jamais il n'a mentionné Serpentard, alors que, comme Tom, je descends de lui.

« Je comprends », dis-je simplement. Il n'est pas doué avec les émotions. Il ne sait pas demander pardon. « Oublions ça, alors. »

« Tu n'es pas…horrifiée ? », demanda-t-il en se raclant la gorge, ne me quittant pas des yeux.

Je me recule légèrement, mais mon visage reste très proche du sien.

« Oh, si. Tu ferais mieux de ne plus jamais tuer quelqu'un. Personne ne mérite de mourir avant son heure. Mais bon. C'est fait, n'est ce pas ? », m'exclamai-je en haussant les épaules. « Je savais que tu étais un monstre, quand je t'ai rencontré. Ca ne m'a pas empêché de vouloir te connaître. »

Il a l'air incertain de la façon dont il doit considérer mes paroles. Je me retiens de rouler des yeux, mais intérieurement, je suis si heureuse que mon cœur pourrait exploser. Tom ne le sait pas encore. Peut être qu'il ne le saura jamais. Mais il m'aime. Il a pris des risques fous pour moi. Il n'a pas encore menacé de me tuer si je parlais de ce que je sais à qui que ce soit. Il m'a laissé le prendre dans mes bras. Avec lui, il faut vraiment que j'apprenne à lire entre les lignes. Inconsciemment, il me dit tout ce que je dois savoir, quand je prends la peine de bien chercher.

« Tu ne comprends pas ? », dis-je un peu exaspérée. « Tu comptes aussi pour moi, idiot. Tu es mon monstre. »

Je le serre à nouveau dans mes bras, et il se détend tout juste un peu lorsque la porte s'ouvre avec un grand fracas. Nous nous séparons immédiatement mais c'est trop tard. Noxance, Ralphus et Abraxas se tiennent dans l'encadrement, ébahis.

« Sola ?! », s'exclama Noxance, ses yeux passant de Tom à moi à une telle vitesse que ce serait comique, dans d'autres circonstances. « Qu'est ce que… »

Je retire le sort de silence, et je quitte Tom pour me rapprocher de lui.

« Ce n'est pas du tout ce à quoi ça ressemble. », dis-je fermement.

Derrière moi, Tom soupire.

« Je ne vois pas pourquoi on en fait tout un secret, de toute manière. », grommela-t-il. « Ce n'est pas comme si c'était une information sensible. Sola est ma demi-sœur. », dit-il abruptement. « Pas de danger que je te la vole, Noxance ». Il glisse un sourire narquois à mon petit ami qui le fixe, les yeux écarquillés.

Je lève les yeux au ciel. Fallait-il vraiment l'annoncer au beau milieu de l'infirmerie ? Warren et Lancel, depuis leurs lits respectifs, nous observent, abasourdies.

Les trois garçons, quant à eux, restent silencieux, sonnés.

« Etait-ce vraiment nécessaire ? », soupirai-je en direction de Tom.

Ce dernier sourit. Au moins, il y en a un qui s'amuse.

oOo

N'hésitez pas à me laisser un petit message, même quelques mots font toujours plaisir ! J'écris pour moi mais aussi pour vous, alors j'accueille tout commentaire avec joie ^^

Que pensez-vous de Sola ? Dans ma tête, elle a des traits en commun avec Luna, mais c'est vraiment une personne à part entière avec sa propre personnalité et sa propre histoire. Elle est très directe, comme Luna, mais moins innocente, moins rêveuse. Son contact permanent avec les morts depuis son plus jeune âge l'a fait grandir beaucoup plus vite...

Tom pour moi est à un âge un peu charnière entre le jeune garçon en colère contre le monde entier et le grand Seigneur des Ténèbres froid et cruel qu'il est censé devenir. Avec Sola rajoutée dans le mélange, il comprend de moins en moins ses propres sentiments et erre dans des terrains inconnus pour lui...

Portez vous bien et bon dimanche à tous !