Coucou à tous mes petits lecteurs, anciens ou nouveaux, qui (re)découvrent cette fanfiction ! Voici, après plus d'un mois, la suite de Des MASC et Viscum. Mais bon, qui dit premier décembre dit bientôt fêtes de fin d'année donc voilà un petit chapitre pour commencer le mois. J'en profite pour vous remercier, vous êtes de plus en plus nombreux à découvrir les aventures de nos deux protagonistes préférés, à mettre cette histoire dans vos favoris et même si je n'ai pas encore de reviews, ça me fait vraiment plaisir de voir qu'elle vous plaît :)

Sur ce je vous souhaite une bonne lecture et prenez soin de vous !

Disclaimer : Tout l'univers appartient à JK Rowling, je ne fais que l'emprunter le temps de cette fanfiction et pourquoi pas, d'autres à venir !

Chapitre 6 : La maison est là où le coeur est

Hermione pousse un long baillement avant d'étirer ses membres vers le plafond, le dos tout enkilosé d'être voûté sur ses innombrables dossiers.

Son magico réveil indique 17h20. Il ne lui reste donc plus que vingts minutes pour terminer sa lecture, signer tout un tas de papiers plus ou moins importants, prendre deux trois rendez-vous et se préparer à la soirée prévue chez sa rousse de meilleure amie. Super. Elle n'aura presque pas le temps de tout faire...

Après avoir eu vent de la nouvelle et se basant sur la psychologie de son auteur, Kingsley avait ordonné à son équipe de rentrer au plus vite à Londres. Si leur présence sur le terrain n'est pas indispensable, autant qu'ils viennent dans les bureaux pour voir l'avancée de l'enquête par sa vision d'investigation. Toutefois, même si rien n'est censé se produire avant une semaine, il vallait mieux qu'un groupe reste sur place pour agir au cas où le besoin ne se fasse ressentir. C'est ainsi qu'un roulement s'est établi entre les duos présents dans la capitale, et celui toujours au plus près de la dernière attaque... Et en raison de l'intérêt plus que manifeste du meurtrier envers Hermione, il a semblé logique à tout le monde qu'elle soit la première à quitter la Serinissime et la dernière à y revenir. Forçant ainsi indirectement Drago de faire de même...

Cette décision, bien que contraignante pour ces deux têtes de mules, leur a été plus qu'utile puisqu'ils ont ainsi pu découvrir d'autres informations sur ce qui c'était produit quelques jours auparavant. Les victimes jusqu'alors anonymes ont enfin retrouvé leur nom. Gaspard de Anima et Dalhia Camondo. Qui n'est, ou plutôt n'était nulle autre que la nièce de l'investigatrice de l'événement. Quant au sigle, Loua a un peu plus travaillé son idée et a fini par proposer quelque chose du genre Voldemort Intouchable Sorcier Cherche Uniquement la Mort... Mais notre rouge et or n'est pas certaine que cela veuille vraiment dire quelque chose. À redéfinir donc... Qu'importe. Elle est de nouveau chez elle et compte bien en profiter ! D'autant plus qu'elle doit repartir dès ce soir... Et que ses amis font tout ce qui en leur possible pour lui remonter le moral.

Un sourire accompagne ses pensées. Qu'elle a hâte de leur relater les conditions de leur retour et la tête de Drago !

"... Et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés devant une vieille chaussette usée jusqu'à la corde. Vous auriez du voir la grimace de Malefoy, ça valait son pesant de gallions ! Monsieur ne voulait surtout pas qu'une seule parcelle de son corps si précieux n'entre en contact avec le tissu ! Pourtant, avec un porteloin on peut difficilement y échapper, raconte Hermione hilare. L'alcool aidant, quelques perles de rires s'échappent de ses yeux pour rouler sur ses joues rougies par le nectar.

- Ce que Granger a oublié de vous dire, c'est qu'elle a presque éclaté en sanglot à la vue de cette chose. Sûrement car c'était un don de perdu pour la SALE, rétorque le dit Malefoy tout en cachant son sourire victorieux derrière sa coupe. Il a toujours le dernier mot. Toujours.

Tout le monde est présent, bavardant gaiement une coupe d'un fabuleux champagne français à la main. À les voir si joyeux et pleins d'allégresse, il paraît impensable que deux d'entre eux soit tombés nez à nez avec des cadavres. Et pourtant. Ginny regarde songeuse ses deux amis autrefois ennemis, tout en faisant distraitement sauter son petit Fabian sur ses genoux. Lui aussi est pris par l'euphorie de l'instant et gazouille gentiment tout en serrant de sa petite main potelée le doigt de son père. Que de temps est passé depuis Poudlard, pense-t-elle. La voilà Maman d'un fantastique petit garçon et marié à l'homme de sa vie. Qui l'aurai cru ! Lui qu'elle ne supportait pas et que leur amour réciproque pour le quidditch avait rapproché. Bientôt suivi par son frère et la plus serpentard des vert et argent.

- À quoi penses-tu ma Flamme ?

La voix de son époux ne tarde pas à la faire sortir de ses pensées. D'autant plus que ses prunelles charbon sont tournées vers elle et l'observent de la plus délicieuse des manières.

- À la chance que j'ai eu de te rencontrer et à la défaite monumentale que je t'ai mise, sans laquelle nous ne serions pas là aujourd'hui ! Ah oui, et que ton meilleur ami et ma meilleure amie ferai décidément un couple magnifique.

- De un, ce n'était pas une défaite puisque je t'ai laissé gagner. Et de deux je suis désolé de te contredire, mais nous sommes le plus splendide couple Serpendor qui puisse exister et qui n'existera jamais.

- Cela va de soi Blaiz', mais avoue que ces deux là se plaisent bien plus qu'ils ne veulent se l'avouer.

- Je l'avoue, je l'avoue. Seulement j'ai l'impression que nous sommes les seuls à nous en rendre compte...

- Et moi je dis que même le quotient intellectuel de petite cuillère de mon frère a remarqué quelque chose. Certe, énormément aidé par Pansy mais quand même, c'est plus que ce qu'on ne pouvait espérer !

- Serait-ce une nouvelle mission pour les angelots des coeurs ?

- Et bien mon cher, ça en a tout l'air ! Mission Dramione ?

- Mission Dramione !

Leurs poings respectifs se rencontrent à leurs paroles, complices. La machination Zabini est en marche.

Leur petite entrevue est vite coupée par la dite Pansy, précédée par un gigantesque gâteau à la citrouille et au chocolat.

- Mesdames et Messieurs, le dessert arrive !

- Ça tombe bien, je commençais à avoir faim !

- Tu as toujours faim Ron, reprennent la totalité des invités en coeur. Cette réflexion type est devenue, avec les années, une véritable doctrine dans leur groupe d'amis. Ce qui n'est pas au goût du benjamin de la famille Weasley...

- Mais heureusement, tu as la merveilleuse chance d'être aimé par la plus géniale des serpentards, rétorque Pansy en lui collant un smack sur la joue. Et ça vaut bien tous les desserts du monde !

Hermione sourit à la remarque. Ces deux là ce sont bien trouvés ! La verte et argent n'est plus la fille superficielle qu'elle a connu à Poudlard et s'est révélée d'une fine intelligence et dotée d'une bonne dose d'humour. Quant au roux... Son côté pataud et maladroit a laissé place à un jeune homme épanoui et romantique, pour le plus grand bonheur de la principale intéressée.

Avec les deux weasleys maintenant bannis du marché des célibataires, elle se retrouve de nouveau seule. Enfin seule... Harry est dans la même situation qu'elle. Et il le restera encore longtemps si il ne cessait de dévorer Daphné des yeux pour enfin faire le premier pas. Elle a beau ne rien montrer, sa situation sentimentale commence à lui peser. Peut-être que son travail actuel dans la ville de l'amour lui apportera une belle surprise dans tout ce massacre...

Lorsque la pendule à hypogriffe tonne ses 11 coups, elle échange un regard entendu avec Drago. Il est temps de fausser compagnie à leurs amis pour rejoindre de nouveau la cité des masques. Après de longues embrassades, de recommandations plus farfelues les unes que les autres et une bonne dose de chamailleries, le duo s'éloigne sous l'œil bienveillant de la lune pour retrouver leur porteloin. Transplaner aurait été plus rapide mais l'un comme l'autre a envie de prolonger cette bulle de bien-être au milieu de la tourmente, autant qu'ils le peuvent...

Arrivés à destination, Drago ne peut s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Merlin l'a entendu ! Plus de chaussette répugnante mais un chandelier dont la patine en bronze a laissé, à quelques endroits, des zones plus sombres dues à l'oxydation du métal. Lorsque l'objet se met à trembler de façon violente, il pose sans tarder son index dessus, simultanément avec celui d'Hermione, avant d'avoir la désagréable sensation de se faire aspirer par le nombril.

Lorsque le décors semble de nouveau stabilisé, Hermione ouvre les yeux. La revoilà devant son hôtel. Ce serait mentir que de dire que cet endroit ne lui a pas légèrement manqué. La magie des lieux et le calme de la ville lui font presque oublier les crimes sordides qui ont eu lieu et qui y auront lieu s'ils ne parviennent pas à retrouver ce psychopathe à temps... L'envie de revoir Drago échanger quelques mots avec l'hôtesse qui se charge de l'accueil étant proche du néant, elle prend les devant pour prendre la clé qui lui appartient. Avant de monter de nouveau les marches qui la conduise jusqu'à son antre de sommeil. Le couloir étant plongé dans le noir, elle cherche à taton l'interrupteur qui lui permettra de redonner lumière à cette partie de la bâtisse. Partie qui est seulement partiellement éclairée de la lumière verdâtre d'une sortie de secours. Quand sa main rentre en contact avec une matière plus froide, elle ne perd pas une seconde et appuie sur le petit carré de plastique.

Quelle n'est pas sa stupeur de tomber, non pas sur le blanc immaculé de sa porte, mais sur un message en lettre de sang qui la barre en totalité.

Flagello

Comme électrifiée, elle s'éloigne d'un bond de l'inscription et recule de quelques pas avant de faire buter son dos contre le mur opposé du couloir. Cela vient juste de se faire, elle n'a pas encore eu le temps de sécher...

Drago arrive quelques secondes plus tard, sifflotant gaiement avant de se figer tout aussi net en voyant l'état d'Hermione et celui dans lequel se trouve la pièce située à côté de la sienne. Après avoir fait rentrer sa coéquipière dans sa propre chambre, il envoie sans tarder un message de rapatriement à leurs collègues avant de jetter un sort de conservation sur ce qu'il avait sous les yeux.

" Pas la peine de réaliser une expertise sur "l'encre" utilisée, je viens de le faire... Il s'agit de sang animal, sûrement celui d'un chat errant, explique Hermione, la voix étonnamment calme par rapport à ce qu'elle vient de découvrir.

- Je ne sais pas ce que tu as fait à ce type Granger, mais il a vraiment l'air d'avoir une dent contre toi... "Fléau..." Même dans ma plus petite bassesse enfantine, je ne t'ai jamais considéré de la sorte... Peut-être un autre amateur de ton redoutable crochet droit ? En tout cas, une chose est sûre, il faut que tu t'éloignes de ce malade, et ce, le plus vite possible.

- Surtout pas. Il est hors de question de lui donner raison et de lui lui montrer qu'il m'intimide. J'en ai vu d'autres et il ne me fait pas peur. Je dors dans mon lit cette nuit.

- Granger c'est un ordre. Il est hors de question que tu restes quelques minutes de plus cette pièce, n'ai je pas été assez clair ? Il te faut une protection rapprochée, on partagera ma chambre cette nuit. C'est non négociable. Des sortilèges renforcés vont être mis en place autour de la pièce pour qu'on soit prévenu du moindre bruit, du moindre mouvement à proximité. Une aire de transplanage va aussi être installée dans un coin près du bureau, on ne sait jamais. En attendant, je prends le canapé. Tâche de ne pas froisser les draps en soie.

Hermione reste interdite quelques instants. Trop d'événements en si peu de temps... Sa porte, le sang, le chat, la réaction de Drago, sa proposition, la pièce emplit de son odeur... Assommée, elle s'assoit avec lourdeur sur le bord du lit. Et dire qu'elle va y passer la nuit, dans ce lit. Les arguments de Drago sont trop réalistes pour qu'elle perde son temps et sa salive à essayer de les démolir un par un... Et puis, c'est seulement pour cette nuit. Rien d'autre. Une seule et unique nuit.