Heya !

Nouveau chapitre !

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Remarques :

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Merci pour vos commentaires ! Ils font toujours autant plaisir !

Chapitre écrit en 2h ! Ceux du Discord (voir profil) peuvent en témoigner !

Oui, Eowin est une très mauvaise influence sur Murtagh.

Oh ! Juste pour prévenir, je pense qu'il ne reste que... disons 4 ou 5 chapitres pour cette fic. Dépendant du temps que je met à la finir.

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Bonne lecture !

Pilou

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Chapitre 6 : Discussions.

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Ils arrivèrent rapidement aux grottes et s'installèrent dans l'une d'entre elle dont l'entrée était bien dissimulée depuis le sol. Murtagh s'assit confortablement sur une banquette de pierre alors que Eragon et Brom s'installait devant lui avec Saphira et les chevaux coincés dans un coin. Ils étaient un peu à l'étroit, mais ce n'était pas important sur le moment. Eragon voulait des réponses.

_ Donc, lequel de vous-deux commence ?

_ Brom, il a le plus à raconter !

_ Raison de plus pour expédier ce que tu as à dire en premier.

_ Ce n'est pas moi qui ai caché la vérité à mon propre fils pendant quinze ans.

_ Et moi j'aimerais savoir comment tu sais tout ça. Et comment tu nous as trouvé.

_ Après votre explication sur ce qu'il s'est passé avec ma mère.

Saphira poussa alors un long grondement qui agita les chevaux. Eragon tiquait visiblement et se tourna vers Brom.

_ Vous en premier.

Brom soupira, mais fini par parler. Murtagh écouta attentivement l'histoire. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait ressentir. D'un côté, sa mère était partie pour laisser son frère à l'abri, loin de l'Empire, tout en le laissant à la merci de Morzan. De l'autre, elle avait eu l'intention de revenir pour l'emmener avec elle, et si elle ne pouvait pas le faire elle-même, alors Brom devait s'en charger. Si le roi ne l'avait pas fait venir à la capitale aussi rapidement, il aurait pu grandir avec une famille heureuse. Mais à la place, il avait grandi à Urû'baen... Au moins il avait eu Tornac à ses côtés.

_ Pourquoi ne m'avoir rien dit ?

_ Je ne voulais pas te mettre en danger avec mon passé et Garrow s'occupait bien de toi. Après notre départ, j'avais trop besoin de ta confiance pour pouvoir te garder en vie et t'apprendre ce que je sais pour risquer de la perdre en te dévoilant mes secrets.

_ Logique, commenta Murtagh.

Eragon croisa les bras avec un mine renfrognée pour une minute ou deux avant de soupirer.

_ L'ironie, c'est que je commençais à vous voir comme un père.

Murtagh eut un reniflement amuser à ça. Pour de l'ironie, c'en était de la bonne. Brom, lui, avait l'air un peu choqué à la déclaration.

_ Dis-toi qu'au moins le tien est meilleur que le mien. La seule chose que Morzan ne m'a jamais donné, c'est une cicatrice dans le dos quand il m'a lancé Zar'roc dessus lorsque j'avais trois ans et qu'il était bourré.

Eragon le fixa avec un air incrédule alors que Brom grimaçait.

_ Je me souviens de ce jour. Heureusement que ta mère n'était pas loin ou tu serais mort.

_ Ma mère ? Je croyais que c'était juste un guérisseur qui m'avait soigné...

_ Non, c'est Séléna. Elle était une guérisseuse exceptionnelle. C'est d'ailleurs après cet incident qu'elle m'a convaincu d'essayer de partir avec toi pour la Crête.

_ Oh... Je vois. Merci.

Brom secoua la tête.

_ Je n'ai rien fait, ne me remercie pas.

Il y eut un instant de silence, puis Eragon fixa Murtagh.

_ Donc, maintenant que Brom s'est expliqué, c'est ton tour.

_ Ah oui, c'est vrai. Qu'est-ce que vous voulez savoir ?

_ Comment tu nous as trouvé ? Et comment as-tu su que Eragon était mon fils ?

Murtagh hésita une demi-seconde à raconter un mensonge comme quoi il avait entendu dire que les Ra'zacs étaient après un dragonnier et qu'il avait été curieux et les avait suivi pour trouver le-dis dragonnier. Puis il se dit que, s'il y avait bien quelqu'un à qui il pouvait dire la vérité, c'étaient ces deux-là.

_ Depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours pu voir les liens entre les gens. J'ai juste suivi celui qui me menait vers un frère ou une sœur. C'est le même endroit pour la fratrie...

_ Sérieusement ? fit Brom.

_ Oui.

Il se concentra et Regarda, ses yeux devenant blancs alors qu'il fixait les liens entre les trois personnes. Le lien entre les deux humains était solide, même pas effrité après les révélations du jour. Celui qui le fascinait le plus restait cependant celui entre Eragon et Saphira, la chaîne bleue les reliait non seulement par l'âme, mais aussi au petit doigt gauche d'Eragon.

_ Et tu penses qu'on va te croire ? demanda Eragon.

_ Quoi ? Vous pouvez croire aux dragons, en la magie et en la divination, mais pas dans la vision des liens ?

_ La divination est un ramassis d'idioties, dit Brom. Mais, j'ai vu mon compte de capacités étranges et je veux bien croire que tu possèdes quelque chose dans ce genre. Si tu comptais mentir, tu aurais dit quelque chose de plus crédible.

_ Merci, Brom. Au juste, c'est un cousin ou une cousine ?

_ Cousin, répondit Eragon. Si tu peux vraiment voir les liens, à quoi ressemble le mien avec Saphira ?

Il pouvait voir de la vraie curiosité dans la question et répondit sans hésiter :

_ C'est une chaîne bleu saphir qui relie vos âmes, et étrangement ton petit doigt gauche.

_ Pourquoi « étrangement » ?

_ De ce que j'ai pu observer, le petit doigt gauche signifie une relation romantique.

Il eut le plaisir de voir son demi-frère manquer de s'étouffer sur sa salive et éclata de rire alors que Brom levait un sourcil avec un sourire en coin.

_ Quelque chose que tu veux nous dire Eragon, tant qu'on en est aux confessions.

_ Quoi ? Non ! Je... Saphira est ma dragonne, je ne la vois pas comme ça !

Murtagh redoubla de rire devant la tête totalement rouge pivoine d'Eragon. Puis, il jeta un regard aux reste de chaînes, là aussi bleues, de Brom et commenta :

_ Remarquez, c'est la même chose pour les restes de chaîne de Brom, donc...

Ce fut au tour de Brom de manquer de s'étouffer. Murtagh eut un rictus amusé en envoyant ses émotions à sa Moitié. Il reçu en retour de l'amusement et de l'encouragement. Brom s'éclaircit la gorge et commenta :

_ Probablement un truc de dragonnier. La couleur de la chaîne correspond en plus...

_ Ouais...

Il se figea soudainement en jetant un regard vers sa propre poitrine.

_ футы нуты, Я идиот !

Les deux autres le regardèrent bizarrement alors qu'il continuait de jurer dans plusieurs langues, dont il ne comprenait réellement qu'une seule.

_ Murtagh ?

Il s'arrêta et fixa les deux autres avant de secouer la tête.

_ Ah, désolé. Je viens de me rendre compte de quelque chose, qui, en y réfléchissant, aurait dû m'être évident.

_ Quoi ?

_ Maa, rien qui ne vous concerne, ne vous inquiétez pas.

Brom semblait vouloir poursuivre l'interrogation, tout comme Eragon, donc Murtagh changea de sujet.

_ Donc, où est-ce que vous comptez aller maintenant ?

Il y eut un silence, puis Brom répondit :

_ Jusque maintenant, on suivait le plan d'Eragon de chasser les Ra'zacs, maintenant qu'ils sont morts...

_ Vous n'allez pas rejoindre les Vardens ?

_ C'est la décision d'Eragon s'il les rejoint ou non, je ne vais pas l'y forcer.

_ Quand on sait que l'autre option, c'est le roi. À moins que tu ne veuilles quitter l'Alagaësia, tout court.

_ Je ne veux pas partir ! Et si le choix est entre les Vardens et le roi, je prend les Vardens.

Brom hocha la tête, acceptant le choix d'Eragon. Murtagh hocha aussi la tête, mais fronça aussi des sourcils. Il n'aimait pas beaucoup l'idée de rejoindre les Vardens, surtout si son hypothèse était bonne. Il fut sorti de ses pensées par Brom :

_ Et toi, Murtagh ? Que comptes-tu faire ? Est-ce que tu vas venir avec nous ?

_ Non, je ne pense pas.

_ Hein ! Pourquoi ?

_ Je suis le fils de Morzan et je lui ressemble beaucoup. Ce qui veut dire que je vais probablement me faire enfermer dans les cachots au moment même où je mettrais les pieds chez les Vardens. Même si Brom se porte garant pour moi.

_ Ils ne vont pas faire ça. Pas vrai ?

Personne ne lui répondit.

_ Brom ?

Le vieil homme soupira avant de lui répondre :

_ Je suis désolé, Eragon, mais même si je me porte garant, il y aura toujours des suspicions qui planeront sur Murtagh.

_ Exactement. Je n'ai pas envie de passer mes derniers mois en territoire hostile.

Il y eut un long silence, avant que Eragon ne s'exclame :

_ Derniers mois ! Qu'est-ce que tu veux dire par « derniers mois » ?!

_ J'ai une maladie inconnue qui provoque des crises. Aucuns des guérisseurs du roi n'ont pu la soigner ou même trouver ce dont il s'agit. Tout ce qu'on sait, c'est que mon corps se détériore peu à peu et qu'il finira par lâcher. Le dernier prognostique était pour mes dix-neuf ans, vingt si j'ai de la chance.

_ Quoi... ?

Son frère avait l'air dévasté. Murtagh pouvait à moitié comprendre, il avait trouvé un frère et il allait lui être reprit après quelques mois. C'était cruel, Murtagh le savait, mais au moins ils s'étaient connus.

_ Peut-être... Peut-être que les elfes pourront... commença Brom.

_ Pour le fils de Morzan ? Je ne pense pas, non.

Le vieil homme hocha la tête, la mine sombre. Eragon les fixait tour à tour, cherchant à voir si l'un d'eux avait une solution.

_Il doit bien y avoir quelque chose...

_ On ne sait même pas ce que j'ai. Je ne pense pas, Eragon. Il faudrait un miracle pour me sauver. Désolé.

_ Ne t'excuse pas. Ce n'est pas de ta faute. C'est juste... C'est injuste.

_ La vie est souvent comme ça, petit frère. Et le truc avec elle, c'est qu'on ne s'en sort jamais vivant.

Ça tira un reniflement amusé involontaire de son frère et Murtagh compta ça comme une victoire. Il décida ensuite de changer de sujet pour ne plus reparler de sa situation.

_ Sinon, vous saviez qu'il y avait une elfe emprisonnée à Gil'ead ?

_ Quoi ?! s'exclama Brom. À quoi elle ressemble ?

_ Pas la moindre idée. J'ai juste entendu dire qu'il y en avait une quand je suis allé vers le Nord.

_ Euh... Est-ce qu'elle aurait les cheveux noirs et les yeux verts ?

Ils se tournèrent vers Eragon avec surprise et le garçon rougit sous l'attention.

_ Je viens de dire que je ne savais pas.

_ Comment tu sais à quoi elle ressemble ?

_ Je l'ai vu ? En rêve, et puis j'ai pu la visualisé juste après. Elle était dans un cachot.

_ Tu fais des rêves prophétiques et tu doutes de ma capacité ?

_ Tu as vu une elfe en rêve que tu as ensuite pu visualiser et tu ne m'en a pas parlé ?

_ Je... Je ne pensais pas que c'était important. Et je n'ai pas de rêves prophétiques. En tout cas, aucun de mes rêves ne s'est jamais réalisé.

_ Pour le moment, marmonna Murtagh.

_ Rêves prophétiques ou non, ce n'est pas le sujet. Eragon, peux-tu la visualiser de nouveau ?

_ Oui, bien sûr.

Eragon sortit un bol qu'il remplit d'eau, puis il lança un sort et la surface de l'eau devint noire avant qu'une image n'apparaisse. Une jeune femme en mauvais état et vêtue de vêtements déchirés, était allongée sur quelque chose, inconsciente ou endormie.

_ Elle n'a pas l'air en forme, commenta Murtagh.

_ C'est Arya, la porteuse d'œuf. Elle a dû être capturée après avoir envoyé l'œuf sur la Crête, si c'est bien elle qui l'a envoyé.

_ Qu'est-ce qu'on fait ?

_ On ne peut pas la laisser entre les mains de l'Empire. Non seulement elle possède des informations importantes qui ne peuvent en aucun cas tomber entre les mains du roi, mais en plus, la reine de elfes ne nous le pardonnera jamais si on la laisse là alors qu'on peut la sauver.

Eragon hocha la tête et Brom se tourna vers Murtagh. Le jeune homme soupira avant de couper le vieil homme en disant :

_ Je suppose que je peux vous accompagner jusque là. Mais ne comptez pas sur moi pour aller jusqu'aux Vardens.

_ Bien sûr.

Eragon coupa le sort et ils s'installèrent tous pour la nuit. La route allait être longue le lendemain. Ils avaient une elfe à sauver.

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Merci d'avoir lu !

Avis ?

Pilou.